26 mars 2012

Bent [1x 01 & 1x 02]

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Pilot // Smitten

2 750 000 tlsp. // 2 380 000 tlsp.

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What About ?

 Une mère récemment divorcée engage un entrepreneur sexy pour refaire sa cuisine mais se promet de ne pas succomber à ses charmes... et lui fait tout ce qui est en son pouvoir pour ça n'arrive pas !

Who's Who ?

Créée par Tad Quill (Scrubs, Spin City). Avec Amanda Peet (Jack & Jill, Studio 60...), David Walton (Perfect Couples, Quaterlife), Jeffrey Tambor (Arrested Development), Margo Harshman, Joey King...

So What ?

   Cette année, NBC a commandé plus de nouvelles comédies que de raison puisqu'elle a aussi choisi de renouveler quasiment toutes les anciennes, même celles qui faisaient des audiences proches du néant (Community, je parle de toi). Pas étonnant donc que certaines soient utilisées comme des bouche-trous en fin de saison. Mais est-ce que Bent était celle qui méritait le plus (avec Best Friends Forever, mais on en reparlera plus tard...) d'être traitée de la sorte ? Je ne crois pas. Je pense même qu'elle aurait été parfaite en duo avec Up All Night dès la rentrée. Elle possède elle aussi ce petit coté mignonnet qui nous donne envie d'être indulgent et de leur laisser une chance de nous prouver qu'elles sont un peu plus que ça. La comédie avec Christina Applegate, Will Arnett et Maya Rudolph a réussi à trouver rapidement un équilibre qui la rend aujourd'hui charmante à défaut d'être hilarante. Je suis sûr que Bent aurait pu en faire autant si on lui avait donné sa chance. Au lieu de ça, Whitney et Chelsea ont été privilégiées. Allez comprendre...

   L'alchimie entre Amanda Peet et David Walton est instantanée. Leurs dialogues font mouche et on prend vraiment plaisir à les regarder s'envoyer des vannes, même quand celles-ci ne sont pas d'une originalité folle. Grâce à eux, il se dégage indéniablement quelque chose de frais et de spontané de cette comédie romantique qui débute pourtant comme dix mille autres. Alex aurait pu être super agaçante dans le genre de la femme coincée et rabat-joie : elle ne l'est pas. Pete aurait pu être super énervant dans le genre du mec loser et frimeur : il ne l'est pas non plus. En soi, c'est déjà un petit miracle. La fille d'Alex est espiègle et touchante, mais pas forcément super bien utilisée dans ces deux premiers épisodes. Je suis plus partagé sur le père de Pete parce que j'attendais beaucoup plus de Jeffrey Tambor. Il méritait mieux que ça. Et je n'aime pas beaucoup le fait qu'il soit un acteur/artiste raté. Certes, sa réplique sur China Beach et Dana Delany m'a fait marrer. Mais cette manie qu'a NBC de caser des réfèrences télévisuelles à tout bout de champ dans ses séries et de vouloir raconter l'envers du décor, ça devient lourd (surtout quand on voit l'effet répulsif que ça a sur le public). Sinon, les collègues bras cassés de Pete ne m'inspirent pas spécialement confiance mais on a vu pire galerie de personnages secondaires. 

   Bent n'aurait certainement pas pu tenir plusieurs saisons en ne reposant que sur son (futur) couple star mais ce n'était pas une raison pour la gâcher de la sorte ! NBC a encore merdé et on va finir par croire qu'ils le font exprès. 

How ?

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21 mars 2012

Breaking In 2.0.

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The Contra Club // 3 600 000 tlsp.

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What's About Now ?

Le quotidien d'une équipe de brillants informaticiens qui travaillent au sein d'un firme spécialisée dans la sécurité high tech. Tous officient pour un chef manipulateur et sont parfois amenés à prendre des mesures -très douteuses- pour vendre leurs systèmes de sécurité. Mais rien n'est plus tout à fait pareil depuis qu'une nouvelle employée extravangante a intégré l'équipe...

Who's Who Again ?

 Comédie créée par Adam F. Goldberg (Aliens In AmericaUne Famille Presque Parfaite). Avec Christian Slater (The ForgottenAu Nom de La RoseMy Own Worst Enemy), Odette Yustman-Annable (Brothers & Sisters, October RoadDr. House), Bret Harrison (ReaperV), Megan Mullally (Will & Grace), Alphonso McAuley...

So What ?

   Breaking In est probablement l'une des séries du moment dont on parle le moins. Elle avait commencé l'année dernière dans une certaine indifférence, y compris la mienne (j'avais mis plusieurs semaines à voir le pilote et quelques semaines supplémentaires pour en écrire une review très succincte). Après avoir été annulée par la FOX -sans que cela ne déclenche une vague de contestations- puis sauvée par la chaîne -sans que cela ne remplisse de joie qui que ce soit- la voilà enfin de retour pour une saison 2 remaniée. Je vais être honnête avec vous : je n'ai pas rattrapé les six épisodes de la saison 1 que j'ai manqués. Peut-être que la petite comédie a évolué dans le bon sens au fur et à mesure. Après tout, la base n'était pas mauvaise. Elle était juste moyenne, avec quelques zones de progression évidentes. Je vais donc me contenter de comparer le pilote avec ce pilote 2.0. 

   Histoire de ne pas perdre les éventuels nouveaux téléspectateurs de Breaking In -qui n'existent pas en réalité- ce premier épisode de la saison replace efficacement le contexte, le concept même et les personnages principaux. Nécessaire. Puis les auteurs s'amusent à moquer le parcours de la série en quelques répliques lorsque le big boss, Oz, rencontre... "Mr. Fox". Amusant. Mais tout décolle à partir du moment où Megan Mullally, LA Megan Mullally que je vénère, entre en scène dans un rôle à peu près équivalent à tous ceux qu'elle a joué précédemment, que ce soit pendant 8 ans dans Will & Grace ou en guest dans tout un tas de séries (Parks And Recreation, Happy Endings... pour ne citer que ses plus récents exploits). La bonne nouvelle, c'est qu'elle ne vient pas juste redynamiser la série pour la rendre plus drôle -ce dont elle avait indéniablement besoin, c'est vrai- mais aussi pour bouleverser un peu l'ordre établi. Il se trouve qu'elle ne joue pas une simple nouvelle recrue farfelue mais une femme influente -et farfelue bien  entendu- qui envisage de racheter la société mais qui préfère d'abord assurer l'investissement en l'infiltrant incognito. Enfin au départ. Elle est vite découverte et il se trouve qu'Oz est dans le coup. Bref, la suite peut être sympa partant de ce principe, surtout qu'Oz va avoir quelqu'un de plus puissant face à lui et il avait besoin de descendre de son piédestal pour gagner, espérons-le, en humour. Dans mon souvenir, Christian Slater était beaucoup moins convaincant que cela, cela dit. Le reste de la bande est assez fidèle à lui-même il me semble : Melanie est relativement insipide mais Odette Annable ne sera pas présente dans les 13 épisodes de la saison 2 à cause de -ou plutôt grâce à- ses engagements dans Dr. House; Cameron ne m'inspire pas grand chose; Cash a quelques bonnes répliques qui se perdent dans la masse; et Dutch a disparu. Je me rappelle que c'est le seul personnage à qui je trouvais du potentiel dans le pilote. Je ne sais pas ce qu'il est devenu mais son absence est regrettable à mon sens. L'assistante de Veronica pourrait être amusante elle aussi, si on lui donne l'occasion de s'exprimer. 

   Breaking In m'a presque donné envie, avec ce nouvel épisode, de lui donner une seconde chance. Mais en faisant appel à Megan Mullally, il ne pouvait en être autrement ! La série évolue clairement dans le bon sens mais son statut de cause perdue rend l'entreprise bien vaine...

How ?

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16 mars 2012

Avant-première: Missing [Pilot]

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Pilot // Article publié à l'origine le 14 Octobre 2011

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What About ?

 Une ancienne agent de la CIA dont la vie a été bouleversée par un événement tragique voit le sort la frapper à nouveau dix ans plus tard lorsque son fils disparait dans d'étranges circonstances alors qu'il suit des études à Rome. Commence alors pour elle une course contre la montre dangereuse à travers l'Europe...

Who's Who ?

 Créée par Gregory Poirier (Benjamin Gates, Fausses Rumeurs...) et produite par Gina Matthews (Jake 2.0., The Gates). Avec Ashley Judd (Heat, Le Collectionneur, Double Jeu...), Cliff Curtis (Die Hard 4, Les rois du désert, Training Day, Trauma), Adrianno Giannini (Ocean's Twelve, A la dérive), Sean Bean (Game Of Thrones, Le Seigneur des Anneaux), Nick Eversman, Keith Carradine...

So What ?

   Ce que vous allez lire là, je vous le dis avec fierté mais en toute humilité : c'est de l'EXCLU MONDIALE. J'ai fouiné un peu sur la toile et je n'ai pas encore trouvé d'autres reviews du pilote de Missing à ce jour. La série ne débutera qu'à la mi-saison sur ABC (mais l'été reste encore une option plus qu'envisageable). Le pilote a été projeté en avant-première à une poignée de privilégiés il y a quelques jours lors du MIPCOM (marché international des contenus audiovisuels) à Cannes et j'ai eu la chance d'être de la partie. La première saison, dont le tournage s'est achevé il y a seulement deux semaines, ne comprend que 10 épisodes et c'est certainement l'une des plus grandes forces de la série qui, dès le pilote, ne perd pas de temps pour faire avancer sa trame principale à un rythme effrené. 

   Si je devais classer la série dans une catégorie, je dirais qu'elle est un "thriller d'action" comme on en a peu vu à la télévision jusqu'à maintenant; et si je devais jouer au petit jeu des comparaisons, je dirais qu'elle se rapproche plus de 24 et de Prison Break dans la forme mais sa vraie source d'inspiration, c'est clairement le cinéma d'action des années 90 dont Ashley Judd, l'actrice principale, était justement l'un des visages féminins les plus connus. Plus proche de nous, disons qu'on est assez proche d'un Taken. C'est typiquement le genre de programme qu'il faut regarder en mettant son cerveau au placard, chose que je n'ai pas totalement réussi à faire. Les maladresses et surtout les facilités sont nombreuses au cours de ce premier épisode. L'héroïne tombe par exemple pile sur ce qu'elle cherche lors du visionnage d'une vidéo de surveillance alors que l'événement en question s'est déroulé plusieurs jours plus tôt. Beaucoup de chance... Les scénes de course-poursuites et de combats sont nombreuses. Ashley Judd -enfin sa doublure- fait de la moto à toute vitesse dans les rues de Rome, se fait balancer avec une violence inouïe contre des armoires, assomme un homme, en tue un autre... tout ça en l'espace de quelques minutes ! J'avais très peur que la réalisation soit cheap du fait qu'il s'agisse d'une coproduction et c'est souvent ce qui est arrive malgré les sommes engagées mais mes craintes ont vite été balayées. Tout est convaincant, à défaut d'être bluffant. Absolument rien n'a été tourné en studios avec fonds verts. L'équipe a vraiment sillonné l'Europe, l'idée étant de visiter une ville par épisode sachant que le pilote se déroule déjà entre la capitale italienne et Paris. Tous les décors sont donc naturels, bien filmés et pas trop clichés. Cela change d'un Alias qui ne bougeait pas de Los Angeles (no offense). Ashley Judd -soeur cachée de Katherine Heigl ?- est plutôt bonne, aussi bien quand elle doit courir après les méchants que quand elle doit pleurer, mais les scènes d'émotion restent grossièrement écrites et ça, elle n'y peut rien. Les personnages masculins ont tendance à être trop unidimensionnels et leurs relations avec l'héroïne hyper clichées. 

   Missing aura certainement beaucoup de mal à se faire une place sur ABC car la chaîne ne possède pas d'autres séries équivalentes à l'heure actuelle et le drama s'adresse peut-être à un public plus masculin que d'habitude, mais elle pourrait en tous cas être un divertissement efficace, pas prise de tête et possiblement addictif. 

How ?

15 mars 2012

Luck [Post-Mortem]

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What About ?

Un regard provocateur sur le monde de la course hippique à travers les yeux de divers protagonistes qu'ils soient parieurs, coureurs, organisateurs...

Who's Who ?

 Créée par David Milch (Deadwood, John From Cincinnati). Produite par Michael Mann (Ali, Public Enemies, Heat...). Avec Dustin Hoffman, Nick Nolte, Kevin Dunn, Jill Hennessey, Jason Gedrick, Dennis Farina, Kerry Condon, John Ortiz, Ian Hart...

So What ?

   La bête est morte. Luck n'est plus. Dans le panthéon des séries annulées pour des raisons tout à fait étonnantes et improbables, la série de HBO vient de se trouver une place de choix en stoppant sa production définitivement suite à la mort de trois chevaux sur le tournage. Je ne critique pas cette décision, qui est même assez courageuse si l'on fait abstraction du fait que personne ne regardait le programme (400 000 abonnés en moyenne) et que, quelque part, c'est sans doute aussi un soulagement pour les dirigeants de la chaîne qui ne savaient pas trop quoi en faire -mais l'abus de cynisme est dangereux pour la santé- toujours est-il que beaucoup de questions se posent. La production ne pouvait-elle pas prévoir qu'un tel tournage risquait de conduire à ce type d'accident ? Toutes les précautions ont-elles vraiment été prises ? Une enquête de la PETA est déjà lancée... En attendant, cette annulation est-elle une grande perte pour la télévision ? Doit-on pleurer Luck éternellement ?

   Cela fait depuis le mois de Décembre et la diffusion du pilote que je repousse l'échéance du visionnage. Lorsque le projet a été annoncé, j'étais assez enthousiaste vu les grands noms associés et le simple fait que le thème n'ait jamais été abordé à la télévision auparavant. Et puis le temps a passé, ma curiosité s'est émoussée et l'absence totale de buzz a fini par m'achever. Il a fallu que la série soit annulée pour que je me décide enfin à regarder le pilote. Et vous savez quoi ? Je ne regrette pas de ne pas m'être lancé plus tôt et je ne regarderai pas les épisodes suivants. Luck m'a mis en colère pour tout dire. Michael Mann a fait du très bon boulot du coté de la réalisation, il n'y a pas à dire. Le générique (et le morceau choisi pour l'illustrer) m'a bien plu. Les acteurs sont tous impeccables. Tout ça, on le savait de toute façon déjà sans même avoir vu la moindre image de la série. Le contraire était impossible. Ce que je n'avais pas prévu, c'est que je m'ennuie à ce point pendant ces 60 minutes ! Je vais être sincère : je n'ai quasiment rien compris aux enjeux et pas parce que je suis bête mais parce que le monde de la course hippique m'est totalement étranger et que les scénaristes n'ont pas cherché à un seul moment à le rendre accessible aux non-initiés. Certes, on est sur HBO et ses dramas n'ont pas pris pour habitude de prendre les téléspectateurs par la main à tout instant, ce qui est une force en soi, mais il y a des limites. Luck se coupe sciemment de toute une partie du public avec une certaine arrogance. Plus l'épisode avance, plus les tenants et les aboutissants s'éclaircissent mais les zones d'ombre et d'incompréhension restent nombreuses au bout du compte. Vraiment trop nombreuses. Et les personnages peinent à être attachants. J'avais vraiment envie de découvrir cet univers qui, j'en suis sûr, peut tout à fait être le terreau idéal pour raconter des destins passionnants, mais on m'en a empêché. Je me suis senti exclu. La mort de Luck est triste mais à qui manquera-t-elle à part à Pierrette Brès et Omar Sharif ? La course, c'est pas mon dada.

How ?

 

05 mars 2012

Awake [Pilot]

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 Pilot // 6 240 000 tlsp.

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What About ?

Les vies parallèles et simultanées d'un policier, Michael Britten, qui n'a jamais réussi à se remettre d'un tragique accident de voiture qui a décimé sa famille. Depuis, il vit entre deux réalités : l'une où est encore vivant son fils, l'autre où est encore vivante sa femme...

Who's Who ?

Créée pa Kyle Killen (Lone Star, Le Complexe du Castor). Avec Jason Isaacs (Brotherhood, Harry Potter), Laura Allen (Dirt, Les 4400, Terriers), Steve Harris (Friday Night Lights), Dylan Minnette (Lost, Saving Grace), Wilmer Valderrama (That 70s Show), B.D. Wong (New York Unité Spéciale), Cherry Jones (24)...

So What ?

   Le plus gros défaut d'Awake, et c'est un vrai problème je vous assure, c'est qu'elle est policière. Son héros aurait pu être pompiste, guide de haute-montagne, gynécologue, vétérinaire, professeur, même avocat... ça ne m'aurait pas dérangé, mais il a fallu qu'il soit flic ! Et je comprends parfaitement ce choix pour tout dire. Le sujet est tellement casse-gueule, l'histoire tellement complexe, qu'il fallait d'une manière ou d'une autre que le téléspectateur lambda de NBC puisse se raccrocher à quelque chose qui lui soit familier, comfortable. Le créateur de la série, forcément échaudé par le bide monumental de Lone Star, sa précédente tentative -probablement mon plus grand chagrin sériephilique de ces dernières saisons- a donc décidé d'enfermer son ambitieuse aventure au plus plus profond de l'âme humaine dans la coquille la plus classique et la plus ennuyeuse qui soit à la télévision aujourd'hui. Awake rejoint ainsi cette année Touch, d'une certaine façon, dans la liste de ces cop shows déguisés qui se donnent du mal pour se distinguer du genre auquel ils appartiennent et qui ne réussissent que jusqu'à une certaine limite.

   Ici, le problème est double : on passe -Dieu merci- tellement de temps en dehors de l'enquête du jour qu'elle ne parvient jamais vraiment à retenir notre attention. Pire : les investigations policières manquent déjà pas mal de réalisme en tant normal, le format procedural oblige, mais alors là, étant donné qu'elles sont réglées en trois ou quatre scènes grand maximum et qu'elles se complètent artificiellement, ça dépasse l'entendement et frôle le ridicule. J'ignore comment elles seront traitées dans les prochains épisodes mais je ne vois pas comment je pourrais y trouver mon compte puisqu'en prenant plus de place, elles me dérangeront encore davantage ! Le problème est aussi insoluble que les tourments du héros en somme ! On peut simplement reconnaître que certains éléments feuilletonnants glissés dans la sphère professionnelle du héros aiguisent notre curiosité. Entre les deux réalités, beaucoup de choses changent, le partenaire de Michael notamment et cela aura forcément une importance sur le long terme, au-delà d'être un bon moyen d'éviter une trop grande routine. 

   Le plus triste dans tout ça, c'est que tout le reste est absolument PAR-FAIT. La réalisation est impeccable, sombre, froide, en accord avec le sujet du deuil, mais colorée aussi, par petites touches, pour nous accorder un peu de répit et offrir un semblant d'espoir. Les images sont incroyablement belles. C'est souvent le cas des séries de NBC d'ailleurs, mais ça s'apparente ici plus à un film indé ultra léché. Les acteurs sont au diapason avec un Jason Isaacs brillant en chef d'orchestre ! Même Laura Allen, sur qui j'avais de gros doutes quand le casting a été annoncé, a réussi à me convaincre. Le jeune Dylan Minnette est une belle découverte. Ca fait un bien fou de découvrir Wilmer Valderrama dans un autre registre que celui de la comédie. On est effectivement à mille lieux de That 70s Show. Mais s'il n'y avait que deux prestations à retenir, ce serait celles de Cherry Jones et D.B. Wong, les deux psychiatres de Britten dans les deux réalités parallèles, qui font de leur scènes feutrées et intimes de grands moments épiques. 

   Une dernière petite plainte pour la route : à force d'être gavé aux productions de J.J. Abrams -pour mon plus grand plaisir- je m'attendais à un twist final qui allait relancer la machine et donner encore plus d'envergure à Awake. Genre une scène qui nous révèle qu'il existe une troisième réalité où femme et enfant sont morts. Ou, à l'inverse, une où les deux sont vivants et lui soit mort, soit dans le coma... Mais je suppose que sortir la carte de la simplicité, si l'on peut dire, correspond mieux à cette série. Et puis, au fond, elle ne pose qu'une véritable question pour nous tenir en haleine sur la longueur : quelle est la bonne réalité ? Si, dès le pilote, on suggère qu'il ne s'agit d'aucune des deux, ça risquerait de perdre de son intérêt...

   Au bout du compte, Awake, qui m'a parfois fait penser à Life On Mars du peu que j'en ai vu, est indiscutablement la série de network la plus ambitieuse et complexe de la saison, mais malheureusement pas la plus réussie pour toutes les raisons évoquées. Elle aurait pu s'épanouir plus librement sur une chaîne du câble. Kyle Killen devrait sérieusement penser à se tourner vers FX, par exemple. Il aurait tout à y gagner, et nous aussi.

What Chance ?

   On ne saura probablement jamais le fin mot de l'histoire d'Awake. Les audiences baisseront au fur et à mesure, ça semble inéluctable. Mais, avec un peu de chance, NBC ira au bout des 13 épisodes commandés...

How ?

Awake n'est pas la meilleure nouveauté de la saison, mais c'est elle qui avait la meilleure bande-annonce, et de loin !


14 février 2012

The River [1x 01 & 1x 02]

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Magus (Series Premiere) // Marbeley // 7 950 000 tlsp.

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What About ?

Un aventurier célèbre, star de la télévision, est porté disparu lors d'un voyage au fin fond de l'Amazonie. Durant des années, accompagné de sa femme et de son fils, le Dr Emmet Cole a partagé - via son show télé - ses découvertes de contrées éloignées. Aujourd'hui, la chaîne finance une expédition filmée façon télé réalité pour tenter de le retrouver. Une équipe de cameramen suit de près les recherches menées entre autres par la famille et des amis du disparu. Tous embarquent à bord d'un bateau qui remonte l'Amazone et va les amener à faire des rencontres pour le moins effrayantes...

Who's Who ?

Créée par Michael R. Perry (Dead Zone, Millenium) & Oren Peli (Paranormal Activity). Avec Eloise Mumford (Lone Star), Thomas Kretschmann (La Chute, Wanted, King King) Joe Anderson (Across The Universe) Paul Blackthorne (Lipstick Jungle, 24, The Dresden Files) Leslie Hope (24)...

So What ?

   Tôt ou tard, cela devait arriver : la télévision allait s'emparer du phénomène Paranormal Activity/ Rec. & co pour l'adapter au format série. Alors apprendre que ce sont ceux qui en sont à l'origine qui allaient s'y coller avait quelque chose de rassurant et d'excitant, si tant est que le genre nous plaise. Et c'est mon cas, à petite dose. J'attendais donc The River avec une certaine impatience, d'autant que l'on a absolument rien de comparable à l'antenne actuellement et que le genre de l'horreur se résume à The Walking Dead, mais elle est finalement bien plus et bien moins que ça (comprendra qui pourra). Je ne peux qu'être déçu par le résultat, je ne m'attendais pas à tant d'inconsistance et si peu de fun...

   Le format du "found footage" est-il adaptable à la télévision ? The River prouve que oui. J'avais peur que les tremblements de caméra ne passent pas et nous donnent plus la nausée qu'autre chose mais non. On s'y habitue vite et le réalisateur a su ne pas en abuser. On peut d'ailleurs globalement saluer son travail sur le pilote, qui met particulièrement bien en avant les décors. Pour une fois, on a la chance de ne pas avoir affaire à un fond vert. C'est très appréciable. Ca l'aurait été encore plus si le scénario avait été à la hauteur des ambitions mais il ne l'est vraiment pas. On nous plonge très rapidement au coeur de l'Amazonie, ce qui n'est pas une mauvaise chose en soi, mais on oublie de nous présenter les personnages dignement. On doit donc se contenter d'une suite de clichés face à une famille dysfonctionnelle dont on survole les maux. On ne s'attend pas à une grande profondeur de ce point de vue là dans un film mais dans une série, c'est beaucoup plus génant. On est censé s'attacher à eux, avoir envie de suivre leurs aventures semaine après semaine et pourtant, je ressors de ces deux épisodes plus agacé qu'autre chose par le petit groupe. Il faut dire que les acteurs ne sont pas non plus super convaincants dans l'ensemble. ABC a vraisemblablement considéré que le concept se suffisait à lui-même et que la distribution avait peu d'importance. Pourtant, elle en a forcément, surtout lorsqu'on demande de jouer des choses tout à fait invraisemblables, voire ridicules ! Dans ma ligne de mire, une des dernières scènes du pilote, qui sonne comme l'apothéose du grand n'importe quoi. Leslie Hope s'époumone sous la tempête tandis tout le monde s'agite autour d'elle afin d'avoir la peau de cette bête mystèrieuse qui leur a causé bien des sueurs froides. Il y avait quelque chose de profondément embarrassant à ce moment-là pour les acteurs et la production. Presque de la pitié. Et ce sentiment a été accentué avec l'intrigue du second épisode, "le monstre de la semaine", lorsque la pauvre jeune fille qui ne parle pas un mot d'anglais est "habitée" par l'esprit de l'aventurier star, à travers une libellule qui s'est infiltrée dans son oesophage. C'est aussi stupide que ça en a l'air. Au bout du compte, l'aventure n'existe pas. Le fil rouge est traité en second plan. Tout ce que les auteurs souhaitent, c'est nous effrayer avec une nouvelle histoire chaque semaine. Il faut vraiment être très peureux pour se laisser prendre au jeu...

   The River est une déception sur le fond, mais une jolie réussite sur la forme. Le rejet du feuilletonnant est un mal qui ne cesse d'accroître et qui nous gâche les séries les plus prometteuses. The River en est la dernière victime en date. Combien en faudra-t-il encore avant que les chaînes et le public ne se réveillent et donnent de nouveau leur chance à ces séries qui nous font vibrer chaque semaine et qui vont un peu plus loin que le divertissement basique ?

What Chance ?

Huit épisodes suffiront pour prouver que The River aurait fait une bien meilleure série d'été, avant de disparaître définitivement du paysage.

How ?

13 février 2012

Touch [Pilot]

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Pilot // 12 010 000 tlsp.

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What About ?

Martin Bohm, père célibataire veuf, est hanté par son incapacité à communiquer avec son fils de 11 ans, très perturbé depuis la mort de sa mère. Mais tout change le jour où il découvre que celui-ci est un petit génie, qui voit ce que personne d'autre ne remarque et qui est capable de connecter entre eux deux événements qui semblent ne rien avoir en commun à la base...

Who's Who ?

 Créée par Tim Kring (Heroes, Preuve à l'appui). 

Avec Kiefer Sutherland (24), David Mazouz, Gugu Mbatha-Raw (Undercovers), Danny Glover (L'Arme fatale, La couleur pourpre...)...

So What ?

   Après la débâcle Heroes, un des plus grands gâchis sériephiliques de ces dernières années, Tim Kring s'est donné beaucoup de mal pour réussir son retour médiatique. A travers le script de Touch, il a trouvé les mots justes pour séduire Keifer Sutherland, finalement aussi étonné que nous de revenir si rapidement à la télévision, une saison seulement après la fin de 24. Une fois ce pilote visionné, on comprend parfaitement ce qui a pu plaire à l'acteur, car on ne peut que partager son enthousiasme : une scénario ingénieux et ambitieux en premier lieu; un personnage principal charismatique, dont la quête est profondément touchante, mais qui, par bien des aspects, n'a pas grand chose en commun avec le cultissime Jack Bauer qu'il connait par coeur; et surtout une message positif tout à fait rassurant en ces temps de crise et d'individualisme, en partant de l'idée de que nous, être humains de la planête Terre, sommes tous liés les uns aux autres. Effet papillon, six degrés de séparation... autant de concepts bien connus brassés intelligemment pour offrir un pilote convaincant, même quand il verse parfois dans l'invraisemblable, le trop plein de coincidences. On soupire un instant puis on se dit que c'est quand même vachement bien... pour l'instant.

   Je ne suis pas un grand fan de 24, et je n'en ai d'ailleurs pas vu grand chose pour être honnête, mais je suis heureux de constater grâce à Touch que Kiefer Sutherland n'est pas un acteur mono-expressif. C'est Jack Bauer qui devait l'être, tout simplement. L'intérêt de la série ne résidait sans doute pas dans ses prestations mais dans l'action, les twists et une certaine forme d'originalité lorsque le show a été lancé. Il a l'occasion ici de s'appuyer sur une palette d'émotions d'emblée plus large, en majeure partie grâce à la relation que son personnage, Martin Bohm, entretient avec son fils, que l'on dit "autiste" pour résumer même si le mot n'est jamais prononcé dans le pilote (sans doute pour éviter toute polémique). Le fait que le petit garçon soit muet est d'ailleurs, à mon avis, une grande force de la série et aide le concept à ne pas paraître ridicule. S'il parlait, son "don" pourrait rapidement devenir risible. Vous l'imaginez expliquer tout ce qu'il a compris à son père ? Les enfants savants, ça passe mal à l'écran. Du coup, Bohm se retouve dans la position de celui qui doit déchiffrer les signes et s'agiter sur le terrain. Le duo fonctionne à merveille ainsi, avec tout ce que cela implique d'émouvant à travers l'apprivoisement progressif et le dévouement sans failles. Le personnage de l'assistante sociale n'est pas inintéressant mais il va avoir du mal à se faire naturellement une place dans la suite de la série sans que cela paraisse forcé ou répétitif. De manière générale de toute façon, je suis assez pessimiste sur les prochains épisodes. Aussi réussi soit ce pilote, il pose finalement les bases d'un procédural à histoires bouclées qui ne tiendra la route que si les auteurs prennent autant de soin à peaufiner leurs intrigues que dans le pilote. On pourrait très rapidement tomber dans le prévisible et le tiré par les cheveux le cas échéant. Il n'y a véritablement que l'évolution entre le père et son fils qui m'intéresse et je suppose qu'entre le pilote et le dernier épisode de la première saison, l'avancée sera très limitée...

   En bref, Touch a toutes les cartes en main pour être considéré comme un divertissement haut de gamme, avec un concept de départ fort (et fort casse-gueule) mais des épisodes indépendants à qualité variable. N'étant pas client du genre, je risque fortement de passer mon tour, mais je reconnais que ce pilote parfaitement exécuté m'a plu et touché, et je préfère rester sur cette bonne impression.

What Chance ?

   Après un beau lancement derrière American Idol, le destin de Touch est difficile à prévoir (mais le fils du héros doit bien le connaître, lui...). Si la FOX la diffuse bien le lundi soir à la place d'Alcatraz à partir de Mars, il y a de fortes chances qu'elle voit ses audiences fondre comme neige au soleil au fil des semaines. Mais on peut d'ores et déjà s'attendre à un renouvellement, étant donné que la chaîne va certainement déjà annuler coté drama The Finder, Terra Nova, Fringe et House (et c'est sûr à 100% pour cette dernière). 

How ?

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20 janvier 2012

Are You There, Chelsea? [Pilot]

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Pilot // 6 180 000 tlsp.

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What About ?

Inspirée de la jeunesse de la comédienne Chelsea Handler, cette comédie est centrée sur une barmaid dans la vingtaine qui n'a pas pour habitude de mâcher ses mots, surtout quand elle a un coup dans le nez, ce qui arrive presque tous les jours...

Who's Who ? 

Créé par Julie Ann Larson (Dharma & Greg, The Drew Carey Show). Adapté du roman de Chelsea Handler. Avec Laura Prepon (That 70s Show, October Road), Chelsea Handler, Jake McDorman (Greek), Lenny Clarke (Rescue Me), Lauren Lapkus, Ali Wong, Mark Povinelli...

So What ?

   Si les toutes jeunes 2 Broke Girls accouchaient d'un spin-off, il ressemblerait certainement à Are You There, Chelsea? (ou comment le titre de série le plus original et le plus long de l'année -Are you there Vodka, it's me Chelsea?- se transforme en le plus nul et insensé de la décennie). Donc une série un peu dans le même esprit mais en moins bien, en gros. N'est-ce pas ça, souvent, le principe d'une série dérivée ? Curieusement, ce n'est pas CBS qui nous offre ce chef d'oeuvre, qui a un gros penchant pour la vulgarité comme le lourd Oncle Charlie et le duo de serveuses suscitées, mais NBC, plutôt connue pour taper dans la qualité quant il s'agit de comédies. Enfin c'était vrai jusqu'à Whitney. Pas étonnant que la chaîne ait décidé de les coupler d'ailleurs. Elles vont très bien ensemble. Mais alors pourquoi ai-je accordé deux étoiles à Chelsea me direz-vous ?

   Eh bien parce que j'ai ri, souvent malgré moi et de temps en temps de bon coeur. Et ça ne se contrôle pas. Je crois que les filles qui jurent, qui parlent de cul et qui se comportent un peu comme des mecs, ça me plaît. Pas pour rien que j'ai adoré Sex & The City, qui est quand même LA référence en la matière (et qui allait plus loin que ça fort heureusement), ou encore Absolutely Fabulous (va falloir que je regarde les nouveaux épisodes d'ailleurs...). Chelsea essaye de surfer sur cette vague-là en se reposant sur l'autobiographie dont elle est adaptée, qui a été un grand succès en librairie aux Etats-Unis et qui méritait bien une adaptation. Peut-être qu'un film ou une série sur le câble aurait été plus adéquat. On sent que les auteurs sont dans la retenue. Ils aimeraient sans doute aller plus loin mais leurs blagues de cul déjà pas très subtiles correspondent au maximum de ce qu'ils peuvent se permettre sur un grand network. Alors du coup, ils tentent de se rattraper sur les personnages secondaires qui forment une galerie bien étrange. On se retrouve avec une petite asiatique avec une très grosse tête, un vrai nain mieux proportionné mais stupide, une grande ficelle toute idiote qui imite très bien les chats et un roux vraiment très roux (mais pas roux pour de vrai). Il y a une nonne aussi, et une lesbienne hypra camionneuse (aka Beist). Enfin bref, des curiosités en tous genres qui sauvent comme ils peuvent une Chelsea aux répliques pauvres, à peine aidée par une soeur un peu trop sobre pour trouver sa place (jouée par la vraie Chelsea d'ailleurs). Je ne suis pas du tout fan de Laura Prepon, qu'elle se la joue comique ou sérieuse mais je crois que je ne l'avais jamais aussi bien toléré qu'ici ! Ce qui est intéressant au bout du compte avec cette comédie, c'est le féminisme qui transparait entre deux blagues foireuses : Chelsea boit comme un homme et l'assume complètement, Chelsea veut toujours être "on top" quand elle fait l'amour et même si elle veut devenir une meilleure personne maintenant qu'elle est tata, Chelsea restera toujours Chelsea.  Elle a des grosses couilles et c'est plutôt cool. Sympa d'avoir cassé le tabou du caca pendant l'accouchement sinon (il fallait que ce soit dit).

   En bref, Are You There, Chelsea? s'en tire mieux que prévu à mes yeux, sans doute parce qu'après avoir enduré Whitney, Work it et toutes les autres sitcoms pourries que l'on nous a pondu cette saison, on revoit automatiquement ses exigences à la baisse. Celle-ci est la moins pire de toutes. J'aurais presque envie de continuer, c'est dire ! Mais j'ai peur quand même : c'est à cause de séries comme celles-là, écrite par des femmes et qui mettent en avant des femmes fortes et indépendantes, que l'on se retrouve avec des Last Man Standing et des How to be a gentleman qui crient à la virilité perdue des hommes à cause de leurs castratrices de femmes. Pitié, écrivez-nous juste de bonnes comédies qui font rire, sans chercher à faire passer des messages ridicules !

What Chance ?

   Difficile de prédire l'avenir de Chelsea étant donné la situation actuelle de NBC. Si elle réussissait à se maintenir au-dessus des 5 millions, elle devrait avoir ses chances mais est-ce vraiment possible ? J'ai comme un gros gros doute. Elle est déjà passée à 4,3 millions face à American Idol...

How ?

Un trailer "amusant", dans le sens où il s'agit d'images provenant du premier pilote, retourné depuis avec la moitié des acteurs qui ont changé ! Pas sûr qu'on ait gagné au change, cela dit.

 

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15 janvier 2012

The Firm [Pilot]

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Chapter One (Series Premiere) // Chapter Two

6 320 000 tlsp.

 44030376

 

What About ?

 Mitch McDeere et sa famille ont passé dix ans au sein d'un programme de protection des témoins. Désormais libres de leurs mouvements, déterminés à refaire leur vie et s'écrire un futur, ils se rendent rapidement compte que le danger est partout et que de nouvelles menaces les attendent... 

Who's Who ?

 Créé par Lukas Reiter (The Practice). Adapté de l'oeuvre de John Grisham. Avec Josh Lucas (American Psycho, Un homme d'exception, Hulk...), Molly Parker (Swingtown, Deadwood), Callum Keith Rennie (24, The Killing, Battlestar Galactica), Tricia Helfer (Battlestar Galactica), Juliette Lewis (Tueurs Nés, Une nuit en enfer, Gilbert Grape...), Natasha Calis...

So What ?

   Du haut de mes 26 ans, je dois bien avouer que le roman The Firm de John Grisham, sorti en 1991, puis le film adapté du roman par Sydney Pollack, sorti en 1993, ne font pas vraiment partie de mes références. J'avais entre 6 et 8 ans à l'époque. J'ai tout de même vu le film quelques années plus tard mais il ne m'a pas laissé un souvenir impérissable. La question que je me pose, aujourd'hui, c'est pourquoi ne pas en avoir fait un remake en série, quitte à prendre quelques libertés pour que ça tienne la route sur la longueur, plutôt qu'une suite qui partait forcément avec de gros handicaps ?

   Le premier d'entre eux était de réussir à s'adresser à tous les publics : celui qui a aimé le film il y a 20 ans et qui avait vraiment envie de découvrir cette suite mais qui en attendait forcément beaucoup; celui qui avait vu le film il y a 20 ans ou plus récemment, qui ne s'en souvenait pas plus que ça mais qui avait le sentiment qu'une bonne série pouvait en découler; et celui qui n'avait pas vu le film mais qui était simplement curieux de découvrir cette nouvelle série en ne partant avec aucun a priori. Y'a-t-il un seul de ces publics qui a pu être conquis par ce pilote d'1h25 vraiment trop long ? Je ne pense pas. Sans être mauvais, il est franchement bancal pour les uns et terriblement banal pour les autres. On nous avait promis un thriller haletant et feuilletonnant pour les adeptes du genre avec des histoires fermés pour séduire également les téléspectateurs occasionnels. Hormis les 10 premières minutes, les 10 dernières et l'équivalent de 10 autres au cours de l'heure (et 5 minutes) restante, on est avant tout face à un drama judiciaire procédural comme on en a vu des tas, plus proche du réalisme de Boscho que de l'idéalisme et l'extravagance de E. Kelley. Peu importe le camp dans lequel on se trouve de toute façon. On trouve le temps long et on attend, en vain, que la machine s'emballe !

   Le deuxième handicap, et pas des moindres, était de constituer une distribution aussi solide que dans le film. Pour remplacer Tom Cruise dans le rôle de Mitch McDeere, le choix s'est porté sur Josh Lucas, un acteur que l'on a vu un peu partout mais dont la carrière au cinéma n'a jamais vraiment décollé. Il est bon, il est charismatique, il est convaincant. Molly Parker, je l'aime beaucoup. Elle est un peu trop en retrait malheureusement. Son personnage n'a pas un caractère très affirmé. A l'inverse, je n'ai jamais été très fan de Callum Keith Rennie mais il est à sa place, ici. Quant à Juliette Lewis, elle n'a pas non plus grand chose à faire dans ce premier épisode mais elle apporte la légère touche d'excentricité et d'humour dont la série a gravement besoin. C'est quand même super sérieux, cette histoire. On a rarement l'occasion de souffler ou même de sourire. L'aspect familial du show est attirant. Ce coté "petite firme artisanale" a du charme, mais là encore, ce n'est pas tellement exploité et le cas du jour, guère passionnant mais touchant par moment, prend beaucoup trop de place. On en vient au troisième handicap : comment nous faire avaler que Mitch est assez bête pour tomber deux fois dans le même piège et comment nous faire croire qu'il puisse s'imaginer que ceux qui lui ont pourri la vie il y a des années sont prêts à le laisser tranquille maintenant ? Le créateur n'y arrive tout simplement pas. Notre héros passe pour un mec super naïf alors qu'il est censé être en même temps un brillant avocat. La pilule ne passe tout simplement pas. 

   The Firm n'aurait jamais dû voir le jour sous la forme d'une suite. C'était le meilleur moyen de se rater. Le plantage n'est pas intégral et on sent que l'auteur y a vraiment mis de la bonne volonté, mais au bout du compte, on ne frissonne pas, on ne s'attache pas plus que ça aux personnages, on s'ennuie un peu et on se dit que The Good Wife et Harry's Law sont, dans deux styles très différents, deux séries judiciaires bien meilleures à qui l'on a bien plus envie d'accorder notre temps si précieux ! 

What Chance ?

   L'audience du pilote avait déjà clairement fait passer le message : le public ne voulait pas de cette nouvelle Firm et n'avait même pas de curiosité à son égard. L'audience du deuxième épisode, aux alentours des 4 millions, a enfoncé le clou. NBC se retrouve donc avec 19 autres épisodes sur les bras ! Oh, ça permettra de combler le vide... La série n'est pas une grande réussite mais elle méritait mieux que ça. 

How ?

14 janvier 2012

House Of Lies [Pilot]

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Gods Of Dangerous Financial Instruments (Series Premiere) // 1 030 000 tlsp.

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What About ?

Marty Kaan est un consultant en finance et management auprès de grandes entreprises, adepte des filles, de la fête et de la frime. Aidé par sa fine équipe d'experts, il sillonne les Etats-Unis à la recherche de nouvelles victimes tout en élevant son jeune fils du mieux qu'il peut alors que son ex-femme, qui est aussi sa concurrente principale, n'en a que faire...

Who's Who ?

Créé par Matt Carnahan (Dirt). Adapté du livre de Martin Khin.  

Avec Don Cheadle (Hors d'atteinte, Ocean's Eleven, Collision...), Kristen Bell (Veronica Mars), Ben Schwartz (Parks And Recreation), Josh Lawson (Romantically Challenged), Dawn Olivieri (Heroes, Vampire Diaries), Donis Leonard Jr...

So What ?

   Il y a quelques mois, lorsque Showtime a annoncé ses commandes en série de Homeland et de House Of Lies, je tirais un peu la tronche. La première ne me disait rien qui vaille, avec un pitch qui me repoussait totalement mais un casting alléchant qui permettait quand même de relativiser, et la seconde n'avait même pas ce dernier atout parce que Don Cheadle n'est pas du tout ma tasse de thé et que Kristen Bell méritait mieux à mon sens qu'un rôle secondaire dans une comédie elle-même secondaire. Je me suis lourdement trompé sur Homeland, qui est à ce jour la meilleure nouveauté de la saison toutes chaînes et tous genres confondus, mais je suis plus sceptique sur House Of Lies

   L'univers des grandes entreprises et de ses grands patrons, Wall Street, le consulting, le management... autant de thèmes et de termes repoussants, surtout en pleine crise financière, qui ont cependant le mérite d'être originaux pour une série, qui plus est une comédie. Déprimante cette "maison de mensonges" ? Non. Elle porte un regard très cynique, voire caricaturale dans le cynisme, sur ce milieu fait de requins et de pourris en grande majorité, mais elle le fait avec extravagance, humour et irrévérence. Clairement, il s'agit du show de Don Cheadle et détester l'acteur revient forcément à détester la série, mais qui n'a pas tellement d'avis sur la question (ou carrément qui l'adore) peut y trouver son compte. Je pense aussi aux fans de Californication qui devraient pouvoir faire le rapprochement entre Hank Moody et Marty Kaan. Ils partagent au moins une passion pour les histoires d'amour compliquées et la débauche. La scène du restaurant -je n'en dirais pas plus pour ne pas gâcher la surprise à ceux qui n'ont pas encore vu le pilote- est totalement dans l'esprit de la série californienne d'ailleurs. Pas étonnant que Showtime ait décidé de les associer le dimanche soir. Il semblerait quand même que House Of Lies possède un peu plus de fond malgré les scènes de sexe récurrentes et une forme plus intéressante aussi, notamment grâce aux interventions du héros face caméra afin de nous donner quelques leçons de communication franchement pas superflues dans ce contexte où le téléspectateur lambda peut vite se retrouver largué. Toutefois, il va falloir ne pas en abuser. Une ou deux scènes de ce type par épisode suffiront largement ! 

   Si la série surprend également à travers son aspect familial touchant -on peut remercier pour cela le fils de Marty ainsi que son père- elle rate la présentation du reste de ses personnages secondaires, tous très transparents dans ce pilote. Je suis pourtant certain qu'ils se révéleront tous un à un au fil de la saison -le contraire serait quand même très étonnant- mais il aurait été judicieux de nous les présenter dès le départ de manière plus claire. On ne sait finalement pas quel est le rôle de chacun au sein de l'équipe. On retient tout juste que Jeannie, le personnage incarné par Kristen Bell, n'est pas le plus effacé de tous et qu'une romance avec Marty aura lieu à un moment ou un autre de la série car il existe une légère tension sexuelle entre ces deux-là, clairement. C'est rassurant quelque part, l'actrice n'a pas accepté ce rôle par dépit visiblement. Elle aura vraiment quelque chose à jouer. L'ex-femme du héros pourrait aussi trouver un intérêt mais elle n'est pour le moment qu'une cold bitch même pas drôle. En revanche, les personnages de passage comme la strip-teaseuse ou le "patron du jour" et sa femme amusent davantage ! C'en est presque inquiétant. 

   Trève de speculations, cette House Of Lies un peu bordélique n'est pas à brûler et Don Cheadle, le propriétaire des lieux, a su trouver la bonne clé pour nous donner envie d'y séjourner un petit moment. Entre une narration originale, une réalisation rythmée, un propos intelligent avec une grosse pointe de cynisme et du potentiel à tous les étages, cette nouvelle comédie n'a pas le charme des autres productions de Showtime en la matière, c'est certain, et elle est encore loin d'être parfaite, mais elle se défend plutôt bien et surtout mieux que prévu !

How ?