18 mai 2012
Veep [Pilot]

Fundraiser (Pilot) // 1 380 000 tlsp.
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What About ?
La sénatrice Selina Meyer devient la vice-présidente des Etats-Unis. Elle découvre alors que ce métier est très loin de ce qu'elle avait imaginé. Ses déboires sont prétexte à une satire politique...
Who's Who ?
Créée par Armando Iannucci (In The Loop, The Thick Of It). Avec Julia Louis-Dreyfus (Seinfeld, Old Christine), Anna Chlumsky (My Girl), Tony Hale (Arrested Development), Reid Scott (My Boys, The Big C)...
So What ?
Ces derniers temps, je me suis souvent demandé ce qui passait par la tête des pontes de HBO à refuser quasi-systématiquement tous les pilotes qu'ils commandaient. Bien entendu, un pitch intéressant, un bon casting et des producteurs qui ont déjà fait leurs preuves n'assurent pas obligatoirement la réussite et l'aboutissement d'un projet. Mais tout de même. A ce petit jeu-là, on a eu The Wonderful Maladys, 12 Miles Of Bad Road, The Miraculous Year, All Signs Of Death et plus récemment Tilda, Spring-Fall et surtout The Corrections qui ont été snobés par la chaîne, malgré des auspices plus qu'attrayants et prometteurs. On ne verra jamais ces pilotes, certains étaient peut-être très mauvais. Mais là où je veux en venir -parce que je sens bien que je tarde un peu trop- c'est que je ne comprends pas bien comment Veep a pu arriver à l'antenne. Enfin j'exagère un peu. Si, je comprends. D'autant que je n'ai pas trouvé ce pilote mauvais à proprement parler. Disons simplement qu'elle n'apporte rien de nouveau. Games Of Thrones offre une alternative intéressante. Treme aussi dans un autre genre. Et ça vaut pour à peu près toutes les séries de la chaîne, qu'on les aime ou pas. C'est encore plus vrai pour l'autre nouveauté qui accompagne Veep, Girls, qui est un vrai petit bijou comme on en attendait plus. Bored To Death avait un truc aussi coté comédie. Même Hung ou Eastbound & Bound. Bref, la liste est longue. Mais Veep, sérieusement ?
On pourrait d'abord rétorquer que Veep a un atout de taille : Julia Louis-Dreyfus. C'est vrai, mais c'est un peu faux aussi. Je l'aime bien la bougresse. Je n'ai pas vu grand chose de Seinfeld à mon grand désarroi (j'ai les DVD mais pas le temps de les regarder) mais il me semble bien qu'elle y était excellente. Et le rôle de sa vie restera toujours celui d'Elaine de toute façon. Elle m'a bien fait marrer aussi quand elle est apparue en guest dans Arrested Development. C'était quelque chose ! A partir de Old Christine, ça se gâte un peu. C'est super que HBO lui fasse confiance mais ne méritait-elle pas une meilleure série que celle-ci ? D'après le pilote, son personnage est tout sauf attachant. Il n'est pas particulièrement agaçant non plus. Il laisse indifférent. Gênant pour une héroïne. Et il ne fait pas beaucoup rire. Encore plus gênant pour une comédie. Quel autre atout possède Veep alors ? Ses acteurs secondaires peut-être. Tony Hale était excellent dans Arrested Development lui aussi. Tiens, on y revient. Il se débrouille bien ici aussi, à première vue. Reid Scott ? Un peu de tendresse à son égard, uniquement parce qu'il a joué dans The Big C et que The Big C est une série importante pour moi. En plus, il a dans Veep un rôle très différent et même prometteur. Et puis il y a Anna Chlumsky et je crois qu'en souvenir de My Girl, un film culte de mon enfance, je serais prêt à regarder toute la saison rien que pour elle. Son personnage est sans conteste le meilleur, le seul qui soit attachant d'ailleurs. Et puis l'actrice n'a jusqu'ici jamais eu la carrière qu'elle méritait. Il est temps que la roue tourne ! Bravo aux producteurs de lui avoir donné sa chance et merci HBO de ne pas les en avoir empêchés. Un autre atout particulier sinon ? Non, je n'en vois pas vraiment.
Veep est présentée comme une satire politique mais ce que j'ai vu, moi, c'est une simple suite de gags, rarement brillants, parfois vulgaires, souvent ratés. Le problème de Selina Meyer n'est pas qu'elle n'est pas compétente mais juste qu'elle est bien trop égocentrique pour s'autoriser à l'être. Son problème aussi c'est qu'elle n'est pas la Présidente mais la Vice-Présidente et que son champ d'action est donc plus limité. Elle est un peu notre François Fillon en fin de compte. Elle est là mais on se demande bien à quoi elle peut servir ! Et elle aussi visiblement. Comment la série peut-elle tenir sur la longueur dans ces circonstances ? Je l'ignore mais je crois que je ne serai pas là pour le savoir. Je préfère largement revoir Parks And Reacreation (et rattraper la saison 4) qui, sur un thème proche, s'en sort bien mieux et avec plein de fous rires à la clé ! Sur ce coup-là, HBO aurait pu s'abstenir.
How ?
28 avril 2012
Girls [Pilot]

Pilot // 872 000 tlsp.
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What About ?
L'entrée dans la vie active de quatre jeunes filles d'une vingtaine d'années, de leurs humiliations à leurs rares triomphes. Hannah, l'éternelle stagiaire, rêve de devenir écrivain ; Marnie, sexy et un peu garce sur les bords, ne manque pas d'ambition; et Jessa, hippie dans l'âme, aimerait gagner sa vie de son art...
Who's Who ?
Créé, réalisé et produit par Lena Dunham. Produit par Judd Apatow (Freaks & Geeks, Undeclared, En cloque mode d'emploi, 40 ans toujours puceau...). Avec Lena Dunham (Mildred Pierce), Jemina Kirke, Allison Williams (Will & Kate), Zocia Mamet (United States Of Tara, Parenthood, Mad Men)...
So What ?
Prétentieuse, Lena Dunham ? Je ne crois pas... Mais sincère en tout cas. Alors, lorsque l'héroïne de SA série -qu'elle a créée et produite, et dont elle a réalisé le pilote aussi tant qu'à faire- annonce à ses parents qu'elle a le sentiment d'être "la voix de [sa] génération" avant de se raviser se rendant compte de son soudain trop plein de confiance et de parler plutôt d'"une voix d'une génération", on se dit qu'on a vraiment affaire à une série atypique qui réussit l'exploit en quelques minutes seulement à nous lier d'amitié avec son personnage principal. J'aimerais en dire autant des jeunes femmes qui l'entourent mais il faudra certainement plusieurs épisodes avant d'apprendre à toutes les connaître puisqu'elles n'offrent dans ce pilote que des bribes de ce qu'elles sont, sans paraître caricaturales pour autant mais bien réelles. Elles existent. Elles font partie de ma génération, de la vôtre peut-être aussi. Si vous avez plus de 30 ans, elles vous rappellent certainement ce que vous étiez ou ce que d'autres qui vous entouraient étaient. Si vous avez moins de 20 ans, préparez-vous à devenir comme elles en moins de temps qu'il ne faut pour le dire ! La crise, les stages mal ou pas payés qui s'éternisent, les parents qui ne comprennent pas tout et qui ont leurs propres problèmes à régler, les petits et grands tracas de l'amour et du sexe... le constat n'est pas réjouissant. Girls n'essaye pas de vendre du rêve. Elle a même tendance à faire l'inverse et n'hésite pas à nous mettre mal à l'aise, comme lorsqu'Hannah va chercher un peu de réconfort sexuel auprès d'un bourrin, et qu'elle a l'air de drôlement bien s'en accomoder ! C'est là que la différence avec Sex & The City est la plus flagrante : on rit aussi, mais jaune. Alors qu'avec Carrie et Samantha, c'était vraiment de bon coeur. Excellente idée d'ailleurs que de citer la célèbre série de HBO et ses héroïnes pour mettre en perspective la vie de ces filles et celle dont elles rêvent. La différence entre la réalité et la fiction, au sein d'une fiction.
Ce pilote de Girls m'a considérablement mis en appétit mais c'est probablement sur la longueur que la série deviendra remarquarble (ou pas). Un peu comme lorsque l'on fait connaissance avec quelqu'un, que l'on passe un moment agréable et que l'on se dit que cette personne pourrait bien devenir un bon ami. Le temps me dira si mon intuition était bonne avec ces filles-là...
PS: Après avoir vu le deuxième épisode, absolument tordant, décomplexé à mort, cru et touchant, je suis plus que jamais confiant et conquis !
How ?
14 avril 2012
The Client List [Pilot]

The Rub Of Sugarland (Pilot) // 2 800 000 tlsp.
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What About ?
Ex-Reine de beauté du Texas, Riley Parks se bat désormais chaque mois avec son mari pour subvenir aux besoins de sa famille. Malheureusement, la crise ne les épargne pas. Lorsque monsieur se retrouve au chômage, madame se voit contrainte d'accepter un petit boulot dans un salon de massage. Elle découvre bien vite que les services proposés aux clients vont bien au-delà... Désespérée, acculée, elle n'a d'autre choix que de sombrer, elle aussi, dans la prostitution. Une double vie qui va s'avérer très difficile à gérer...
Who's Who ?
Créée par Jordan Budde (Beverly Hills). Sur une idée de Suzanne Martin (Hot In Cleveland, Frasier, Ellen). Avec Jennifer Love Hewitt (La Vie à Cinq, Ghost Whisperer, Souviens-toi l'été dernier), Cybill Shepherd (Cybill, Clair de Lune, The L Word), Loretta Devine (Boston Public, Grey's Anatomy, Eli Stone), Kathleen York (A la maison Blanche, Desperate Housewives), Colin Egglesfield (Melrose Place Nouvelle Génération), Naturi Naughton (The Playboy Club), Rebecca Field (October Road), Desi Lydic (Awkward.)...
So What ?
The Client List aurait pu s'appeler The Cock Whisperer. Là où Melinda Gordon aidait les proches de personnes disparues à soulager leurs maux, Riley Parks, l'héroïne de la dramédie, se contente de soulager physiquement des hommes bien vivants, aux abdos d'acier et aux corps parfaits car, c'est bien connu, ceux qui viennent chercher un peu de réconfort auprès de prostituées sont des apollons comme on en voit que dans les magazines. Je pourrais arrêter ma critique là. Cela suffirait à vous prouver combien cette nouveauté de Lifetime est ridicule. Mais je vais continuer, pour le fun. Et parce qu'il est hors de question que je me sois tapé ce pilote pour rien !
Malgré le talent incommensurable de Jennifer Love Hewitt -qui se situe entre son bras gauche et son bras droit- et une manière tout à fait subtile du scénariste de présenter la situation financière si catastrophique de Riley -"la crise bla bla bla"- on a bizarrement beaucoup de mal à la plaindre, cette mère de famille typique des productions de Lifetime. Comprendre par là qu'elle est belle, sexy quand il lui vient la bonne idée d'enfiler un "négligée" du plus bel effet, courageuse et surtout : elle a un coeur EN OR ! C'est une bonne mère, une bonne épouse, une bonne fille, une bonne amie, une bonne employée. Une fille vraiment trop bonne quoi, dans tous les sens du terme. Une bonne poire aussi. Ah et une bonne psy ! Non parce qu'elle aime bien bavarder avec ses clients pendant qu'elle les tripote. Donc elle donne des conseils. Elle sauve des mariages... Une pute multi-fonction en somme ! Au fait, pourquoi est-ce qu'on a transformé le téléfilm de base, probablement insipide, en série ? Ah oui : parce que Jennifer Love Hewitt en a eu l'excellente idée pendant qu'elle attendait de recevoir le Golden Globe de la meilleure actrice dans un téléfilm ou une mini-série pour ce rôle, qu'elle n'a pas remporté Dieu merci ! La crédibilité de l'institution en aurait pris un coup. Déjà que la nommer était plus que limite...
The Client List est donc bien partie pour brasser du vent pendant plusieurs saisons, en reposant essentiellement sur la romance entre Riley et le frère de son mari -joué par Colin Egglesfield, le Tom Cruise du pauvre mais avec 20 centimètres en plus- et sur l'ambiance "trop 'Sex & The City' quoi" du spa mais sans les grossiéretés et les réflexions intelligentes sur le sexe et l'amour à notre époque. Imaginez la même idée de départ mais développée par Showtime ! Certes, il y a déjà eu Secret Diary Of A Call-Girl dans un genre proche, mais ce n'était pas une grande réussite non plus (et pas pour les mêmes raisons...). Il y avait de quoi faire quelque chose de vraiment bon. Et puis le reste de la distribution n'est pas dégueulasse, au contraire ! On ne sait pas ce que Cybill Shepherd est venue faire là, elle qui n'avait plus accepter de rôle régulier dans une série depuis Cybill ! On comprend à la limite mieux le choix de Loretta Devine, qui sort tout juste de la sitcom State Of Georgia, en dehors de son arc dans Grey's Anatomy: elle a sans doute le meilleur rôle de la série, celui de la mère-maquerelle, si l'on peut dire. Elles valent en tout cas toutes les deux mieux que ça. C'est une raison supplémentaire d'espérer que le public déserte rapidement...
Bref, The Client List est l'une des nouveautés les moins bandantes de l'année, et les décolletés de Jennifer Love Hewitt n'y pourront rien changer. Pfiou, ça soulage !
How ?
09 avril 2012
Best Friends Forever [Pilot]

Pilot // 3 940 000 tlsp.
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What About ?
Jessica et Lennon, les meilleures amies du monde, vivent loin l'une de l'autre. Quand Jessica reçoit les papiers du divorce, elle part pour New York et s'installe chez Lennon. Il n'en faut pas beaucoup pour que les deux femmes retrouvent leurs vieilles habitudes. Face à ces retrouvailles, Joe, le petit-ami de Lennon, se sent exclu. Il essaie de se montrer compréhensif, mais très vite, il devient un étranger dans sa propre maison. Et quand sa nouvelle colocataire le découvre nu par accident, cela n'arrange pas les choses.
Who's Who ?
Créée par Jessica St Clair et Lennon Parham. Avec Jessica St Clair (Weeds, Worst Week), Lennon Parham (Accidentally On Purpose), Luka Jones, Stephen Schneider...
So What ?
Ce qui est vraiment super sympa avec Best Friends Forever et qui me rend ultra indulgent, c'est qu'il ne s'agit pas d'une grosse machine calibrée pour marcher, ni d'une comédie faite pour séduire un public plus élitiste comme NBC en a l'habitude depuis quelques années. C'est même tout l'inverse : c'est cheap, c'est un peu vide dans le fond... et dans la forme aussi, ce n'est pas particulièrement drôle, ce n'est pas du tout original non plus. Bref, ça ne ressemble pas à grand chose. Et pourtant, je crois que j'ai aimé ça ! Tout réside dans l'alchimie entre les héroïnes, qui n'est pas étonnante puisque les deux femmes, qui ont aussi créé la série et qui la produisent, sont meilleures amies à la ville comme à l'écran !
Je pars peut-être dans un délire total car je n'ai rien lu qui puisse le confirmer mais j'ai l'impression que le projet est né de l'envie des deux actrices de prendre leur destin en main puisqu'Hollywood ne semble pas prêt à leur donner leur chance. Jessica Ct Clair n'est pas une totale inconnue, loin de là. Elle a un peu d'expérience maintenant. Mais, malgré son talent indéniable, elle ne parvient pas décrocher un rôle régulier dans une sitcom. La première et la dernière fois, c'était In The Motherhood et ça a rapidement mal tourné. La filmographie de Lennon Panham est encore plus courte et son visage atypique (ni beau ni vraiment laid) n'a pas dû l'aider. Elles auraient pu partir sur l'idée d'une série mettant en scène deux jeunes comédiennes qui galèrent, ce qui aurait été un peu facile mais peut-être plus intéressant au final, mais elles ont préféré se concentrer sur l'amitié indestructible de deux femmes tout ce qu'il y a de plus normales. Elles n'ont pas pris de risques, ce qui fait que le propos atteint déjà ses limites dès le pilote mais le résultat n'en est pas moins frais et sympathique. On se laisse volontiers prendre au jeu, sans s'ennuyer. Les acteurs face à elles ne sont pas vraiment à la hauteur mais ils ne se débrouillent pas si mal compte tenu de leur expérience encore moins grande. Les clichés hommes/femmes ne sont pas trop accentués, malgré mes craintes. Vous allez me dire que je débloque mais j'ai ressenti comme une filiation avec Parenthood. C'est difficile à expliquer. Ca tient peut-être aux scènes d'engueulades où tout le monde parle en même temps et à cette impression globale de simplicité et de sincérité...
Best Friends Forever ne durera certainement pas une éternité, d'autant que tout le monde l'avait déjà oublié avant même qu'elle ne commence, mais dans un style très dépouillé -de tout- elle a indéniablement un truc. Son truc.
What Chance ?
Euh... Strictement aucune en fait.
How ?
L'épisode tout entier est sur YouTube !
02 avril 2012
Don't Trust The B----- In Apartment 23 [Pilot]

Pilot // Diffusion le 11 Avril
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What ?
June, une jeune fille gentille et honnête tout droit débarquée de sa campagne natale, doit, contre son gré, emménager à New York avec Chloé, qui se trouve être son parfait opposé : une fêtarde invétérée, sans morale et diablement sexy, dont le meilleur-ami n'est autre que... James Van Der Beek, l'ancienne star de "Dawson", particulièrement imbu de sa personne. Pour couronner le tout, leur voisin est un pervers qui ne cesse de les mater ! Le pire dans tout ça, c'est que Chloé est bien décidée à faire de la vie de June un enfer...
Who ?
Créée par David Hemingson (How I Met Your Mother, Kitchen Confidential). Réalisé par Jason Winer (Modern Family). Avec Krysten Ritter (Breaking Bad, Veronica Mars), Dreama Walker (The Good Wife), James Van Der Beek (Dawson), Liza Lapira (Traffic Light, Dollhouse)...
So What ?
AB(itch)C a encore frappé ! Après les insolentes texannes de GCB (qui me ravissent toujours autant quatre épisodes plus tard), c'est au tour de Don't Trust The B---- In Apartment 23 de faire ses débuts bien tardifs sur la chaîne de l'alphabet. Détail "amusant" : ce sont les deux séries d'ABC qui ont eu les meilleurs retours des publics test lors de la saison des pilotes l'an dernier ! Je ne suis pas étonné le moins du monde. En revanche, je suis plus suspicieux sur la stratégie qui consiste à les lancer en fin de saison. Certes, il est plus facile d'en faire la promotion à cette période alors qu'à la rentrée il y a tellement de nouveautés que le public s'y perd. Mais on voit bien avec GCB qu'ABC n'a pas franchement fait exploser le budget pub ! Il ne restait peut-être plus de sous. Même sanction pour DTTB (pour les intimes) ?
Ainsi, la première chose à retenir de ce premier épisode très très efficace, c'est que "Le Beek c'est chic" dixit Chloé. On ne peut la contredire : James Van Der Beek est juste excellent ici et il joue à la perfection une version très exagérée de lui-même. Grâce à ses vidéos Funny Or Die, l'acteur avait su casser son image du gentil et rêveur Dawson et Apartment 23 lui donne l'opportunité de le faire à plus grande échelle auprès d'un public plus large. En tant que fan invétéré de la série pour ados, je n'étais que joie et excitation à chacune de ses apparitions, d'autant que les réfèrences à Dawson étaient nombreuses. Preuve qu'elle a marqué toute une génération (les autres risquent par contre de se sentir exclus). L'ensemble du casting est très solide : Krysten Ritter a la bitch attitude dans les veines et ses répliques sont toutes excellentes; je connais moins Dreama Walker et j'étais même assez étonné qu'on la choisisse pour jouer une fille "bien" tant son visage respire la perversion (et le plastique) mais elle s'avère parfaite elle aussi, d'autant que June ne se laisse pas faire, bien au contraire. Et si la pire des garces n'était pas celle que l'on croit ? Je vois bien un retournement de situation de ce type en cours de route. A force de se faire malmener, elle pourrait devenir le bourreau. Une perspective très excitante... Il va de toute façon falloir que la série évolue à un moment donné car le format actuel, aussi efficace soit-il, ne peut pas tenir trois saisons comme ça sans lasser.
Le pilote de Don't Trust The B---- ne se contente pas de laisser entrevoir du potentiel : il l'exploite à fond ! Les auteurs et les acteurs ont tout donné (et le réalisateur, qui avait déjà inauguré Modern Family, s'en sort comme un chef). Certaines répliques sont franchement osées (une histoire de concombre notamment...). Cette comédie n'a que des atouts. Elle mérite assurément un joli succès !
What Chance ?
Je crains que Don't Trust The B---- ne soit pas plus compatible avec Modern Family que Cougar Town et Happy Endings. Elle n'est pas assez familiale. En revanche, elle a toutes les chances de cartonner sur les 18/34 ans ! ABC devrait vraiment envisager de lancer un deuxième carré comédie s'adressant à cette cible. Oui mais où le proposer ? Il n'y a pas la place... Etant donné que la série de Courteney Cox a toutes les chances d'être annulée, un duo avec Happy Endings quelque part dans la semaine serait déjà pas si mal...
How ?
26 mars 2012
Bent [1x 01 & 1x 02]

Pilot // Smitten
2 750 000 tlsp. // 2 380 000 tlsp.
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What About ?
Une mère récemment divorcée engage un entrepreneur sexy pour refaire sa cuisine mais se promet de ne pas succomber à ses charmes... et lui fait tout ce qui est en son pouvoir pour ça n'arrive pas !
Who's Who ?
Créée par Tad Quill (Scrubs, Spin City). Avec Amanda Peet (Jack & Jill, Studio 60...), David Walton (Perfect Couples, Quaterlife), Jeffrey Tambor (Arrested Development), Margo Harshman, Joey King...
So What ?
Cette année, NBC a commandé plus de nouvelles comédies que de raison puisqu'elle a aussi choisi de renouveler quasiment toutes les anciennes, même celles qui faisaient des audiences proches du néant (Community, je parle de toi). Pas étonnant donc que certaines soient utilisées comme des bouche-trous en fin de saison. Mais est-ce que Bent était celle qui méritait le plus (avec Best Friends Forever, mais on en reparlera plus tard...) d'être traitée de la sorte ? Je ne crois pas. Je pense même qu'elle aurait été parfaite en duo avec Up All Night dès la rentrée. Elle possède elle aussi ce petit coté mignonnet qui nous donne envie d'être indulgent et de leur laisser une chance de nous prouver qu'elles sont un peu plus que ça. La comédie avec Christina Applegate, Will Arnett et Maya Rudolph a réussi à trouver rapidement un équilibre qui la rend aujourd'hui charmante à défaut d'être hilarante. Je suis sûr que Bent aurait pu en faire autant si on lui avait donné sa chance. Au lieu de ça, Whitney et Chelsea ont été privilégiées. Allez comprendre...
L'alchimie entre Amanda Peet et David Walton est instantanée. Leurs dialogues font mouche et on prend vraiment plaisir à les regarder s'envoyer des vannes, même quand celles-ci ne sont pas d'une originalité folle. Grâce à eux, il se dégage indéniablement quelque chose de frais et de spontané de cette comédie romantique qui débute pourtant comme dix mille autres. Alex aurait pu être super agaçante dans le genre de la femme coincée et rabat-joie : elle ne l'est pas. Pete aurait pu être super énervant dans le genre du mec loser et frimeur : il ne l'est pas non plus. En soi, c'est déjà un petit miracle. La fille d'Alex est espiègle et touchante, mais pas forcément super bien utilisée dans ces deux premiers épisodes. Je suis plus partagé sur le père de Pete parce que j'attendais beaucoup plus de Jeffrey Tambor. Il méritait mieux que ça. Et je n'aime pas beaucoup le fait qu'il soit un acteur/artiste raté. Certes, sa réplique sur China Beach et Dana Delany m'a fait marrer. Mais cette manie qu'a NBC de caser des réfèrences télévisuelles à tout bout de champ dans ses séries et de vouloir raconter l'envers du décor, ça devient lourd (surtout quand on voit l'effet répulsif que ça a sur le public). Sinon, les collègues bras cassés de Pete ne m'inspirent pas spécialement confiance mais on a vu pire galerie de personnages secondaires.
Bent n'aurait certainement pas pu tenir plusieurs saisons en ne reposant que sur son (futur) couple star mais ce n'était pas une raison pour la gâcher de la sorte ! NBC a encore merdé et on va finir par croire qu'ils le font exprès.
How ?
21 mars 2012
Breaking In 2.0.

The Contra Club // 3 600 000 tlsp.
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What's About Now ?
Le quotidien d'une équipe de brillants informaticiens qui travaillent au sein d'un firme spécialisée dans la sécurité high tech. Tous officient pour un chef manipulateur et sont parfois amenés à prendre des mesures -très douteuses- pour vendre leurs systèmes de sécurité. Mais rien n'est plus tout à fait pareil depuis qu'une nouvelle employée extravangante a intégré l'équipe...
Who's Who Again ?
Comédie créée par Adam F. Goldberg (Aliens In America, Une Famille Presque Parfaite). Avec Christian Slater (The Forgotten, Au Nom de La Rose, My Own Worst Enemy), Odette Yustman-Annable (Brothers & Sisters, October Road, Dr. House), Bret Harrison (Reaper, V), Megan Mullally (Will & Grace), Alphonso McAuley...
So What ?
Breaking In est probablement l'une des séries du moment dont on parle le moins. Elle avait commencé l'année dernière dans une certaine indifférence, y compris la mienne (j'avais mis plusieurs semaines à voir le pilote et quelques semaines supplémentaires pour en écrire une review très succincte). Après avoir été annulée par la FOX -sans que cela ne déclenche une vague de contestations- puis sauvée par la chaîne -sans que cela ne remplisse de joie qui que ce soit- la voilà enfin de retour pour une saison 2 remaniée. Je vais être honnête avec vous : je n'ai pas rattrapé les six épisodes de la saison 1 que j'ai manqués. Peut-être que la petite comédie a évolué dans le bon sens au fur et à mesure. Après tout, la base n'était pas mauvaise. Elle était juste moyenne, avec quelques zones de progression évidentes. Je vais donc me contenter de comparer le pilote avec ce pilote 2.0.
Histoire de ne pas perdre les éventuels nouveaux téléspectateurs de Breaking In -qui n'existent pas en réalité- ce premier épisode de la saison replace efficacement le contexte, le concept même et les personnages principaux. Nécessaire. Puis les auteurs s'amusent à moquer le parcours de la série en quelques répliques lorsque le big boss, Oz, rencontre... "Mr. Fox". Amusant. Mais tout décolle à partir du moment où Megan Mullally, LA Megan Mullally que je vénère, entre en scène dans un rôle à peu près équivalent à tous ceux qu'elle a joué précédemment, que ce soit pendant 8 ans dans Will & Grace ou en guest dans tout un tas de séries (Parks And Recreation, Happy Endings... pour ne citer que ses plus récents exploits). La bonne nouvelle, c'est qu'elle ne vient pas juste redynamiser la série pour la rendre plus drôle -ce dont elle avait indéniablement besoin, c'est vrai- mais aussi pour bouleverser un peu l'ordre établi. Il se trouve qu'elle ne joue pas une simple nouvelle recrue farfelue mais une femme influente -et farfelue bien entendu- qui envisage de racheter la société mais qui préfère d'abord assurer l'investissement en l'infiltrant incognito. Enfin au départ. Elle est vite découverte et il se trouve qu'Oz est dans le coup. Bref, la suite peut être sympa partant de ce principe, surtout qu'Oz va avoir quelqu'un de plus puissant face à lui et il avait besoin de descendre de son piédestal pour gagner, espérons-le, en humour. Dans mon souvenir, Christian Slater était beaucoup moins convaincant que cela, cela dit. Le reste de la bande est assez fidèle à lui-même il me semble : Melanie est relativement insipide mais Odette Annable ne sera pas présente dans les 13 épisodes de la saison 2 à cause de -ou plutôt grâce à- ses engagements dans Dr. House; Cameron ne m'inspire pas grand chose; Cash a quelques bonnes répliques qui se perdent dans la masse; et Dutch a disparu. Je me rappelle que c'est le seul personnage à qui je trouvais du potentiel dans le pilote. Je ne sais pas ce qu'il est devenu mais son absence est regrettable à mon sens. L'assistante de Veronica pourrait être amusante elle aussi, si on lui donne l'occasion de s'exprimer.
Breaking In m'a presque donné envie, avec ce nouvel épisode, de lui donner une seconde chance. Mais en faisant appel à Megan Mullally, il ne pouvait en être autrement ! La série évolue clairement dans le bon sens mais son statut de cause perdue rend l'entreprise bien vaine...
How ?
16 mars 2012
Avant-première: Missing [Pilot]

Pilot // Article publié à l'origine le 14 Octobre 2011
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What About ?
Une ancienne agent de la CIA dont la vie a été bouleversée par un événement tragique voit le sort la frapper à nouveau dix ans plus tard lorsque son fils disparait dans d'étranges circonstances alors qu'il suit des études à Rome. Commence alors pour elle une course contre la montre dangereuse à travers l'Europe...
Who's Who ?
Créée par Gregory Poirier (Benjamin Gates, Fausses Rumeurs...) et produite par Gina Matthews (Jake 2.0., The Gates). Avec Ashley Judd (Heat, Le Collectionneur, Double Jeu...), Cliff Curtis (Die Hard 4, Les rois du désert, Training Day, Trauma), Adrianno Giannini (Ocean's Twelve, A la dérive), Sean Bean (Game Of Thrones, Le Seigneur des Anneaux), Nick Eversman, Keith Carradine...
So What ?
Ce que vous allez lire là, je vous le dis avec fierté mais en toute humilité : c'est de l'EXCLU MONDIALE. J'ai fouiné un peu sur la toile et je n'ai pas encore trouvé d'autres reviews du pilote de Missing à ce jour. La série ne débutera qu'à la mi-saison sur ABC (mais l'été reste encore une option plus qu'envisageable). Le pilote a été projeté en avant-première à une poignée de privilégiés il y a quelques jours lors du MIPCOM (marché international des contenus audiovisuels) à Cannes et j'ai eu la chance d'être de la partie. La première saison, dont le tournage s'est achevé il y a seulement deux semaines, ne comprend que 10 épisodes et c'est certainement l'une des plus grandes forces de la série qui, dès le pilote, ne perd pas de temps pour faire avancer sa trame principale à un rythme effrené.
Si je devais classer la série dans une catégorie, je dirais qu'elle est un "thriller d'action" comme on en a peu vu à la télévision jusqu'à maintenant; et si je devais jouer au petit jeu des comparaisons, je dirais qu'elle se rapproche plus de 24 et de Prison Break dans la forme mais sa vraie source d'inspiration, c'est clairement le cinéma d'action des années 90 dont Ashley Judd, l'actrice principale, était justement l'un des visages féminins les plus connus. Plus proche de nous, disons qu'on est assez proche d'un Taken. C'est typiquement le genre de programme qu'il faut regarder en mettant son cerveau au placard, chose que je n'ai pas totalement réussi à faire. Les maladresses et surtout les facilités sont nombreuses au cours de ce premier épisode. L'héroïne tombe par exemple pile sur ce qu'elle cherche lors du visionnage d'une vidéo de surveillance alors que l'événement en question s'est déroulé plusieurs jours plus tôt. Beaucoup de chance... Les scénes de course-poursuites et de combats sont nombreuses. Ashley Judd -enfin sa doublure- fait de la moto à toute vitesse dans les rues de Rome, se fait balancer avec une violence inouïe contre des armoires, assomme un homme, en tue un autre... tout ça en l'espace de quelques minutes ! J'avais très peur que la réalisation soit cheap du fait qu'il s'agisse d'une coproduction et c'est souvent ce qui est arrive malgré les sommes engagées mais mes craintes ont vite été balayées. Tout est convaincant, à défaut d'être bluffant. Absolument rien n'a été tourné en studios avec fonds verts. L'équipe a vraiment sillonné l'Europe, l'idée étant de visiter une ville par épisode sachant que le pilote se déroule déjà entre la capitale italienne et Paris. Tous les décors sont donc naturels, bien filmés et pas trop clichés. Cela change d'un Alias qui ne bougeait pas de Los Angeles (no offense). Ashley Judd -soeur cachée de Katherine Heigl ?- est plutôt bonne, aussi bien quand elle doit courir après les méchants que quand elle doit pleurer, mais les scènes d'émotion restent grossièrement écrites et ça, elle n'y peut rien. Les personnages masculins ont tendance à être trop unidimensionnels et leurs relations avec l'héroïne hyper clichées.
Missing aura certainement beaucoup de mal à se faire une place sur ABC car la chaîne ne possède pas d'autres séries équivalentes à l'heure actuelle et le drama s'adresse peut-être à un public plus masculin que d'habitude, mais elle pourrait en tous cas être un divertissement efficace, pas prise de tête et possiblement addictif.
How ?
15 mars 2012
Luck [Post-Mortem]

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What About ?
Un regard provocateur sur le monde de la course hippique à travers les yeux de divers protagonistes qu'ils soient parieurs, coureurs, organisateurs...
Who's Who ?
Créée par David Milch (Deadwood, John From Cincinnati). Produite par Michael Mann (Ali, Public Enemies, Heat...). Avec Dustin Hoffman, Nick Nolte, Kevin Dunn, Jill Hennessey, Jason Gedrick, Dennis Farina, Kerry Condon, John Ortiz, Ian Hart...
So What ?
La bête est morte. Luck n'est plus. Dans le panthéon des séries annulées pour des raisons tout à fait étonnantes et improbables, la série de HBO vient de se trouver une place de choix en stoppant sa production définitivement suite à la mort de trois chevaux sur le tournage. Je ne critique pas cette décision, qui est même assez courageuse si l'on fait abstraction du fait que personne ne regardait le programme (400 000 abonnés en moyenne) et que, quelque part, c'est sans doute aussi un soulagement pour les dirigeants de la chaîne qui ne savaient pas trop quoi en faire -mais l'abus de cynisme est dangereux pour la santé- toujours est-il que beaucoup de questions se posent. La production ne pouvait-elle pas prévoir qu'un tel tournage risquait de conduire à ce type d'accident ? Toutes les précautions ont-elles vraiment été prises ? Une enquête de la PETA est déjà lancée... En attendant, cette annulation est-elle une grande perte pour la télévision ? Doit-on pleurer Luck éternellement ?
Cela fait depuis le mois de Décembre et la diffusion du pilote que je repousse l'échéance du visionnage. Lorsque le projet a été annoncé, j'étais assez enthousiaste vu les grands noms associés et le simple fait que le thème n'ait jamais été abordé à la télévision auparavant. Et puis le temps a passé, ma curiosité s'est émoussée et l'absence totale de buzz a fini par m'achever. Il a fallu que la série soit annulée pour que je me décide enfin à regarder le pilote. Et vous savez quoi ? Je ne regrette pas de ne pas m'être lancé plus tôt et je ne regarderai pas les épisodes suivants. Luck m'a mis en colère pour tout dire. Michael Mann a fait du très bon boulot du coté de la réalisation, il n'y a pas à dire. Le générique (et le morceau choisi pour l'illustrer) m'a bien plu. Les acteurs sont tous impeccables. Tout ça, on le savait de toute façon déjà sans même avoir vu la moindre image de la série. Le contraire était impossible. Ce que je n'avais pas prévu, c'est que je m'ennuie à ce point pendant ces 60 minutes ! Je vais être sincère : je n'ai quasiment rien compris aux enjeux et pas parce que je suis bête mais parce que le monde de la course hippique m'est totalement étranger et que les scénaristes n'ont pas cherché à un seul moment à le rendre accessible aux non-initiés. Certes, on est sur HBO et ses dramas n'ont pas pris pour habitude de prendre les téléspectateurs par la main à tout instant, ce qui est une force en soi, mais il y a des limites. Luck se coupe sciemment de toute une partie du public avec une certaine arrogance. Plus l'épisode avance, plus les tenants et les aboutissants s'éclaircissent mais les zones d'ombre et d'incompréhension restent nombreuses au bout du compte. Vraiment trop nombreuses. Et les personnages peinent à être attachants. J'avais vraiment envie de découvrir cet univers qui, j'en suis sûr, peut tout à fait être le terreau idéal pour raconter des destins passionnants, mais on m'en a empêché. Je me suis senti exclu. La mort de Luck est triste mais à qui manquera-t-elle à part à Pierrette Brès et Omar Sharif ? La course, c'est pas mon dada.
How ?
05 mars 2012
Awake [Pilot]

Pilot // 6 240 000 tlsp.
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What About ?
Les vies parallèles et simultanées d'un policier, Michael Britten, qui n'a jamais réussi à se remettre d'un tragique accident de voiture qui a décimé sa famille. Depuis, il vit entre deux réalités : l'une où est encore vivant son fils, l'autre où est encore vivante sa femme...
Who's Who ?
Créée pa Kyle Killen (Lone Star, Le Complexe du Castor). Avec Jason Isaacs (Brotherhood, Harry Potter), Laura Allen (Dirt, Les 4400, Terriers), Steve Harris (Friday Night Lights), Dylan Minnette (Lost, Saving Grace), Wilmer Valderrama (That 70s Show), B.D. Wong (New York Unité Spéciale), Cherry Jones (24)...
So What ?
Le plus gros défaut d'Awake, et c'est un vrai problème je vous assure, c'est qu'elle est policière. Son héros aurait pu être pompiste, guide de haute-montagne, gynécologue, vétérinaire, professeur, même avocat... ça ne m'aurait pas dérangé, mais il a fallu qu'il soit flic ! Et je comprends parfaitement ce choix pour tout dire. Le sujet est tellement casse-gueule, l'histoire tellement complexe, qu'il fallait d'une manière ou d'une autre que le téléspectateur lambda de NBC puisse se raccrocher à quelque chose qui lui soit familier, comfortable. Le créateur de la série, forcément échaudé par le bide monumental de Lone Star, sa précédente tentative -probablement mon plus grand chagrin sériephilique de ces dernières saisons- a donc décidé d'enfermer son ambitieuse aventure au plus plus profond de l'âme humaine dans la coquille la plus classique et la plus ennuyeuse qui soit à la télévision aujourd'hui. Awake rejoint ainsi cette année Touch, d'une certaine façon, dans la liste de ces cop shows déguisés qui se donnent du mal pour se distinguer du genre auquel ils appartiennent et qui ne réussissent que jusqu'à une certaine limite.
Ici, le problème est double : on passe -Dieu merci- tellement de temps en dehors de l'enquête du jour qu'elle ne parvient jamais vraiment à retenir notre attention. Pire : les investigations policières manquent déjà pas mal de réalisme en tant normal, le format procedural oblige, mais alors là, étant donné qu'elles sont réglées en trois ou quatre scènes grand maximum et qu'elles se complètent artificiellement, ça dépasse l'entendement et frôle le ridicule. J'ignore comment elles seront traitées dans les prochains épisodes mais je ne vois pas comment je pourrais y trouver mon compte puisqu'en prenant plus de place, elles me dérangeront encore davantage ! Le problème est aussi insoluble que les tourments du héros en somme ! On peut simplement reconnaître que certains éléments feuilletonnants glissés dans la sphère professionnelle du héros aiguisent notre curiosité. Entre les deux réalités, beaucoup de choses changent, le partenaire de Michael notamment et cela aura forcément une importance sur le long terme, au-delà d'être un bon moyen d'éviter une trop grande routine.
Le plus triste dans tout ça, c'est que tout le reste est absolument PAR-FAIT. La réalisation est impeccable, sombre, froide, en accord avec le sujet du deuil, mais colorée aussi, par petites touches, pour nous accorder un peu de répit et offrir un semblant d'espoir. Les images sont incroyablement belles. C'est souvent le cas des séries de NBC d'ailleurs, mais ça s'apparente ici plus à un film indé ultra léché. Les acteurs sont au diapason avec un Jason Isaacs brillant en chef d'orchestre ! Même Laura Allen, sur qui j'avais de gros doutes quand le casting a été annoncé, a réussi à me convaincre. Le jeune Dylan Minnette est une belle découverte. Ca fait un bien fou de découvrir Wilmer Valderrama dans un autre registre que celui de la comédie. On est effectivement à mille lieux de That 70s Show. Mais s'il n'y avait que deux prestations à retenir, ce serait celles de Cherry Jones et D.B. Wong, les deux psychiatres de Britten dans les deux réalités parallèles, qui font de leur scènes feutrées et intimes de grands moments épiques.
Une dernière petite plainte pour la route : à force d'être gavé aux productions de J.J. Abrams -pour mon plus grand plaisir- je m'attendais à un twist final qui allait relancer la machine et donner encore plus d'envergure à Awake. Genre une scène qui nous révèle qu'il existe une troisième réalité où femme et enfant sont morts. Ou, à l'inverse, une où les deux sont vivants et lui soit mort, soit dans le coma... Mais je suppose que sortir la carte de la simplicité, si l'on peut dire, correspond mieux à cette série. Et puis, au fond, elle ne pose qu'une véritable question pour nous tenir en haleine sur la longueur : quelle est la bonne réalité ? Si, dès le pilote, on suggère qu'il ne s'agit d'aucune des deux, ça risquerait de perdre de son intérêt...
Au bout du compte, Awake, qui m'a parfois fait penser à Life On Mars du peu que j'en ai vu, est indiscutablement la série de network la plus ambitieuse et complexe de la saison, mais malheureusement pas la plus réussie pour toutes les raisons évoquées. Elle aurait pu s'épanouir plus librement sur une chaîne du câble. Kyle Killen devrait sérieusement penser à se tourner vers FX, par exemple. Il aurait tout à y gagner, et nous aussi.
What Chance ?
On ne saura probablement jamais le fin mot de l'histoire d'Awake. Les audiences baisseront au fur et à mesure, ça semble inéluctable. Mais, avec un peu de chance, NBC ira au bout des 13 épisodes commandés...
How ?




