26 septembre 2010

Parenthood [2x 02]

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No Good Deed // 5 85o ooo tlsp.

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   Cet épisode de Parenthood a eu beaucoup de mal à m'accrocher. Je crois que j'en ai un peu marre des historiettes en fait. L'exemple le plus frappant étant celui de Julia, très à part du reste du groupe, qui doit encore se taper une intrigue autour de sa fille et de la mafia des housewives du quartier. C'est vraiment léger, redondant par rapport à la saison 1 et ça remet en plus Joel dans une position très secondaire alors que le Season Premiere laissait entendre qu'il allait prendre plus de place. Il faut absolument que les scénaristes se concentrent sur lui et Julia avec quelque chose de plus consistant. Alors certes, Erika Chistensen n'est pas Lauren Graham, on l'a bien compris, mais elle n'est pas moins talentueuse. L'autre intrigue qui ne m'a pas convaincu, c'est celle de Crosby et Jasmine (et Jabbar). Pourtant, les retrouvailles en début d'épisode étaient émouvantes. Mais la suite m'a gonflé. Jasmine devient une grosse conne égoïste. On pourrait la comprendre, elle a droit aussi d'avoir une carrière, mais on ne cherche pas à souligner cela. On se concentre juste sur sa "trahison" et c'est pas très intéressant. Je sens qu'en plus, Crosby va perdre petit à petit ce qui faisait son originalité. Il pense déjà à prendre un appartement. Son bâteau est très bien ! Le Jabbar n'a pas l'air malheureux quand il y est deux jours par semaine. Pourquoi pas toute la semaine ? Non vraiment, c'était créer une engueulade basée sur du flan.

   Le premier jour de boulot pour Sarah dans l'entreprise d'Adam était en tous points prévisible. On se doutait qu'ils allaient s'engueuler et c'est même arrivé encore plus vite que prévu ! Quant au rapprochement entre Sarah et le big boss, il était sympathique même si on l'avait vu venir de loin. Je sais que je suis presque trop indulgent du fait que je m'attendais à détester le personnage de William Baldwin et que ce n'est pas du tout le cas. Je ne vais pas dire que je l'adore non plus mais ça passe bien. Il est marrant, pas aussi prise de tête que je l'avais imaginé. Cela dit, voir Sarah avec lui sur le long terme, ça ne me tente pas. Bon et puis entremêlé à cela, il y avait cette pauvre Kristina qui devait gérer la famille collante au bord du divorce. Ils m'avaient fait marrer en saison 1 mais là c'était over the top et pas vraiment drôle. Puis alors ces scènes avec un boucan pas possible et des cris dans tous les sens, je ne peux plus les supporter. 

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// Bilan // Des cris, beaucoup trop de cris dans tous les sens, dans cet épisode passable de Parenthood. Peut largement mieux faire, d'autant que la moitié des personnages ne sont pas utilisés. 


17 septembre 2010

Parenthood [2x 01]

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I Hear You, I See You (Season Premiere) // 7 6oo ooo tlsp.

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   Même si pendant l'été, les Walker m'ont beaucoup plus manqué que les Braverman, je suis content de retrouver ces derniers. Ils nous avaient quitté sur un joli petit épisode sans cliffhanger, ou presque. Ils nous reviennent avec la même simplicité. Ce n'est pas forcément ce que je préfère -les gros cliffhangers c'est quand même le pied- mais ça a son charme. La saison 2 démarre donc tranquillement, sans bouleversements majeurs et c'est sans doute mieux comme ça. Le nouveau leitmotiv de Zeek, c'est "I Hear You, I See You". Le fruit d'une thérapie de couple qui semble fonctionner, du moins en apparence. Je doute que ce soit si simple que ça. En attendant, Zeek est beaucoup plus supportable et il réussit même à être drôle avec cette histoire de fuite qui ne restera pas dans les annales mais qui a le mérite de mettre enfin en avant Joel, le grand discret de la saison 1. Il commence à en avoir marre de jouer l'homme parfait qui reste sagement à la maison pendant que sa femme travaille. Il fallait bien que ça arrive tôt ou tard. Un deuxième bébé ? Si le gosse est aussi amusant que sa soeur, je veux ! Enfin d'ici à ce qu'il puisse parler, la série sera finie depuis bien longtemps... Les dialoguistes ont réussi à rendre originales la scène classique de l'enfant qui demande à ses parents comment on fait les bébés. L'option choisie par Julia est la franchise. Elle va vite se rendre compte de son erreur ! Très marrant.

   La star du show, c'est Lauren Graham et les producteurs ne s'en cachent plus. C'est elle qui ouvre et cloture l'épisode. Et c'est elle qui m'a le plus touché. Si le jeu de l'actrice y est pour beaucoup, il faut reconnaître que le personnage de Sarah ne peut qu'inspirer la sympathie. Le passage où elle demande à Joel de lui fabriquer un bureau était drôlement émouvant. Ce n'était pourtant pas grand chose. La voilà propulsée stagiaire dans l'entreprise de son frère, vous savez, l'autre star du show, un dénommé Peter Krause. Pourquoi pas ? A ma grande surprise, j'ai plutôt apprécié la prestation de William Baldwin, le petit nouveau de la bande qui va certainement séduire Sarah on ne sait comment. Et ce n'était pas gagné. Je ne suis pas fan de l'acteur. Quoiqu'il arrive, il passe après Jason Ritter, et je vois mal comment ce Gordon Flint pourrait être plus intéressant et attachant. Il me laisse une impression bizarre quand même, il cadre mal au style de la série. C'est un personnage de soap on dirait. Pas de série familiale "réaliste".

   Dax Shepard s'est coupé les cheveux ! Hourra ! Il est quand même plus agréable à regarder comme ça, même si les cheveux courts ce serait bien mieux. Cela dit, après y avoir réfléchi tout l'été, j'ai compris pourquoi il ne les coupait pas court : parce qu'on le confondrait (encore plus) avec Zach Braff dont il est le sosie. Le départ de Jasmine et Jabbar en fin de saison dernière ne m'inspirait pas tellement et je sens au loin l'intrigue boulet pointer le bout de son nez. A moins qu'ils ne reviennent vivre en Californie rapidement. Le Skype-Sex c'était marrant. Le reste, c'était ni émouvant ni drôle. D'un coté, Crosby faisait de la peine et de l'autre, Jasmine était anormalement agaçante. Elle avait un comportement étrange, qui ne lui ressemble pas tellement de ce que l'on sait d'elle. Toujours est-il que les scénaristes ne la jouent pas fine en lançant une intrigue amoureuse entre Crosby et Gaby, la divine "infirmière" de Max. Du coup, on ne sait pas trop sur quel pied danser et quelle team choisir... Dernière intrigue sympatoche : les incompréhensions et les disputes entre Kristina et Haddie. Classique de chez classique mais efficace, avec ce qu'il faut de tendresse sur la fin. Un dernier mot pour dire qu'Apple a visiblement financé cet épisode. C'était presque génant ce placement de produit une scène sur deux ! Ca ne correspond pas tellement à l'esprit de la série en fait.   

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// Bilan // Parenthood revient avec un Season Premiere dense mais simple, qui résume parfaitement ce qu'est la série et qui plante suffisamment bien la situation pour ne pas perdre d'éventuels nouveaux téléspectateurs. Je ne peux pas dire que j'en sors avec un enthousiaste fou mais je suis content.

05 juillet 2010

Parenthood [Saison 1]

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Saison 1 // 6 38o ooo tlsp.

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   Rien qu'en décernant quatre étoiles à la première saison de Parenthood, je me sens sale. Et je n'ai pas encore écrit tout l'article... J'ai l'impression de trahir les Walker de Brothers & Sisters, de leur planter un coûteau dans le dos. Moi qui leur suit si fidèle et si dévoué depuis leurs débuts télévisuels, récompenser de la sorte leurs principaux rivaux, c'est très moche. On ne pourra pas me reprocher d'être malhonnête en tous cas. Je le dis haut et fort, malgré ma honte : j'aime les Braverman ! Je m'y attendais un peu à vrai dire, c'est sans doute pour ça que j'ai repoussé mon visionnage de la série à l'été. Le pilote ne m'avait pas convaincu (la preuve ICI), il était trop confus, trop brouillon, trop bruyant, trop plombant, trop prudent. Mais le potentiel était là, énorme et insolent. Les scénaristes n'ont pas tarder à l'exploiter admirablement et dès l'épisode 3, j'étais devenu accro. J'ai littéralement englouti les épisodes suivants, comme je le fais rarement. Je ressors de cette première saison enchanté d'avoir rencontré cette famille qui ressemble un peu à la mienne, à la vôtre. Bien-sûr, on est à la télévision, tout est toujours plus émouvant et trépident mais le réalisme est là et il côtoie la simplicité à merveille. En cela, le générique de la série (car elle en a un !) est fidèle à son esprit et il est vraiment réussi, bien que je ne sois pas fan de la petite chanson country/folk qui l'accompagne, qui ne reste pas vraiment en tête.

   Comme on pouvait s'y attendre, ce sont Peter Krause et Lauren Graham, les deux têtes d'affiche, qui héritent des personnages les plus intéressants. Ou alors ce sont eux qui ont réussi à les rendre encore plus intéressants qu'ils ne l'étaient sur le papier ? Peu importe. Leurs performances sont parfaites, avec un petit bémol concernant Lauren Graham qui ne prend pas beaucoup de risques en restant dans son registre habituel. Lorelai/Sarah : même combat ! En plus, c'est sa relation avec sa fille Amber qui est mise le plus en avant, bien que Amber et Rory soient très différentes. D'ailleurs, j'aime vraiment beaucoup Amber, qui est un des personnages les plus touchants de la série et de la saison toutes séries confondues. Mae Withman se débrouille extrêmement bien. On en vient souvent à se demander si les deux actrices ne sont pas vraiment mère et fille. L'alchimie est parfaite. Du coup, le fils de Sarah, Drew, reste sur le bas-coté mais il y a justement beaucoup à dire sur sa position dans la famille en saison 2. Il est émouvant aussi à sa manière. Je suspectais d'ailleurs une possible homosexualité le concernant mais les scénaristes semblent s'être éloignés de cette option. Adam est devenu son père de substitution et c'est une des intrigues qui m'a fait aimer ce frère aîné, qui n'est pas Mr. Perfect, c'est sans cesse souligner, mais qui se débrouille quand même super bien avec ses enfants et sa femme. J'en profite pour m'excuser platement sur ce que j'ai pu dire au sujet de Monica Potter, que j'avais trouvé transparente dans le pilote. Elle est excellente, notamment dans la comédie et c'est une très bonne surprise. J'avais bien aimé son duo avec Minka Kelly (resplendissante) mais il n'a pas été exploité longtemps. La jeune femme a totalement disparu après deux-trois épisodes, sans explication. La maladie de Max a été traitée avec soin et réalisme tout le long de la saison. Il a amené des scènes très fortes émotionnellement, parfois même assez dures, et il nous a offert quelques moments d'hystérie pendant lesquels on ne pouvait que compatir pour ses pauvres parents. Trois minutes de cris et de coups de pieds m'ont achevé. Quant à la fille d'Adam, Haddie, je l'ai trouvé elle aussi très intéressante, sans doute moins qu'Amber parce qu'on ne peut pas faire mieux, mais intéressante oui. Elle ne se vautre pas aveuglément dans la rebellion et c'est rassurant. Je craignais qu'on tombe là-dedans. Un mot enfin sur la relation entre Sarah et le prof de littérature d'Amber qui est la plus réussie de la saison. Jason Ritter était génial, et carrément craquant. Une bonne raison d'espérer que sa nouvelle série, The Event, se plante. C'est con, ça a l'air bien. Mais je milite pour le retour de Mark !       

  Crosby est un cas particulier. Au départ, j'avais un gros problème avec Dax Shephard qui, en plus d'être assez laid, a un regard d'endive cuite. Je n'évoquerais même pas sa coupe de cheveux. Pourvu que son contrat pour la sason 2 comprenne une close pour un passage hebdomadaire chez le coiffeur, avec shampoing à volonté payé par la production ! Je me suis laissé convaincre petit à petit, et par l'acteur, et par Crosby, qui apporte toujours une jolie touche de légéreté et d'humour, même quand il est confronté à des situations difficiles. Je repense tout à coup à l'épisode où il rencontre la famille de Jasmine, il était vraiment top. Sa relation avec Jabar est évidemment super mignonne et sa relation avec Jasmine, pourtant très prévisible, m'a séduit. Je trouve d'ailleurs dommage de la faire partir... On en vient à Julia, l'enfant Braverman la moins bien exploitée du groupe. Je ne vais pas dire que je ne l'aime pas. Ce serait mentir. Mais je n'arrive pas à l'adorer non plus. Il lui manque quelque chose. Sans doute du temps d'antenne et surtout une bonne grosse intrigue. Sa rivalité avec l'autre mère de famille l'a pas mal occupée. C'était amusant. Il lui faut du drame maintenant ! Et puis son mari, Joel, est pour le coup le Mr. Perfect. Il est donc relativement chiant et effacé. Mais j'ai de l'affectation pour Sam Jaeger depuis Eli Stone. J'espère qu'il aura une meilleure matière de travail l'année prochaine. On termine par les deux parents, Zeek et Camille, qui ont pris de l'ampleur au fur et à mesure de la saison et fort heureusement ! Pendant de longs épisodes, je me languissais de voir Camille ne serait-ce qu'ouvrir la bouche. Finalement, son effacement n'était pas idiot, qu'il ait été voulu ou non. Sa sortie de l'ombre a encore plus d'impact du coup. Par contre, j'ai un très gros problème avec Zeek et ce depuis le pilote. Il est lourd et désagréable au possible. Autoritaire, borné, égoïste... je pourrais lui trouver tous les défauts de la terre à vrai dire. Je guette donc patiemment la crise cardiaque.

   Je ne sais pas si c'est moi qui suis obsédé par Brothers & Sisters mais j'ai l'impression que Parenthood a été écrite comme une sorte d'anti-Brothers & Sisters, en cherchant à souligner une plus grande simplicité à tous les niveaux. Ils ont réussi leur pari. Cependant, je ne place pas encore les Braverman au niveau des Walker. Même si tout est plus réaliste, on rêve moins et on se laisse moins facilement porté par l'émotion. Les scénes de comédie sont moins efficaces également et moins nombreuses. Quant au casting, il est loin d'être mauvais mais un Peter Krause plus une Lauren Graham ne valent pas une Sally Field plus une Calista Flockhart plus une Rachel Griffiths ! Laissez-moi pour terminer vous annoncer la bonne nouvelle : je reviewerais Parenthood de façon hebdomadaire l'année prochaine. J'avoue, les Braverman me manquent déjà et je leur souhaite une longue vie (même si c'est mal barré)...

05 mars 2010

Parenthood [Pilot]

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Pilot // 8 1oo ooo tlsp.

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What About ?

Le quotidien des Braverman, une famille du Middle West. Sarah, Adam, Crosby et Julia, quatre frères et soeurs, partagent les joies, les peines et les épreuves que leur réserve la vie.

Who's Who ?

Au casting de ce nouveau drama familial, point de Sally Field, de Calista Flockhart, de Rachel Griffiths ou de Rob Lowe. Mais Peter Krause, l'inoubliable Nate de Six Feet Under, qui enchaîne les séries à tort ou à raison. Après The Lost Room et Dirty Sexy Money, le voilà frère et père dans Parenthood. Je l'aime beaucoup et j'ai envie de dire : heureusement qu'il est là ! Sa femme, c'est Monica Potter (Boston Legal). Elle est froide, transparente mais elle a pleuré et cette scène-là était belle. Et puis il y a Lauren Graham, la divine. Celle que l'on rêverait d'avoir pour mère nous aussi. Elle était parfaite dans Gilmore Girls, elle est parfaite dans Parenthood. Récemment divorcée, elle est de retour chez ses parents avec son fils et sa fille, incarnée par Mae Whitman (Arrested Development). L'autre soeur de la famille, c'est Erika Christensen (Six Degrees), une brillante avocate mariée à Sam Jaeger (Eli Stone). Et le dernier frère est interprété par Dax Shephard, surtout connue pour être le fiancé de Kristen Bell. Je ne sais pas ce qu'elle lui trouve et je ne comprends pas pourquoi elle ne l'a pas envoyé chez le coiffeur. Quant aux parents et grands-parents, selon le point de vue duquel on se place, ils sont joués par Craig T. Nelson (Earl, The District) et Bonnie Bedelia (Sordid Lives, The Division), la seule véritable erreur de casting à mon sens.

So What ?

   Parenthood, c'est un peu la dernière chance de NBC cette saison. C'est la dernière série qu'elle lance et c'est paradoxalement celle qui était la plus attendue sur la chaîne cette année. La faute à qui ? Au vilain cancer de Maura Tierney qui a obligé les producteurs à reculer le tournage jusqu'à finalement l'écarter de la série à contre-coeur. Pas de mauvais esprit mais quand même : on a gagné au change ! Si Lauren Graham n'avait pas fait partie de ce pilote, il aurait été encore moins réussi, c'est sûr et certain. Elle apporte beaucoup, notamment une légère touche de fantaisie et d'humour. Et j'en viens au gros point faible de ce pilote pour moi : il manque cruellement de légéreté. On nous avait promis une dramédie, à l'image du film de Ron Howard dont la série est adaptée, on se retrouve surtout avec un drama hyper classique mais qui a la chance d'être quasiment seul dans ce créneau aujourd'hui à l'exception plus que notable de Brothers & Sisters évidemment. Je vais essayer de ne pas m'amuser à comparer les deux séries, ce serait injuste de comparer un pilote à quatre saisons formidables. Je note en tous cas que le patriarche a réussi l'exploit d'être déjà lourdingue ! Lui, je ne l'aime pas du tout. Il y a du boulot pour le rendre intéressant et surtout attachant. A ce propos, c'est assez grave à mon sens que la matriarche soit à ce point effacée de cette présentation. J'imagine que l'erreur sera vite réparée mais elle est impardonnable. Il faut dire aussi qu'il y a beaucoup beaucoup de personnages, que l'on s'y perd forcément au début ne sachant pas très bien qui est qui. Il n'y a pas vraiment eu d'efforts de faits pour clarifier la situation d'ailleurs.

   Autre problème de taille mais qui est acceptable dans un pilote, pas au bout d'une huitaine d'épisodes : il n'y a pas d'alchimie particulière entre les acteurs. J'ai par exemple trouvé la scène entre Peter Krause et Craig T. Nelson complètement ratée. On est totalement passé à cote de l'émotion recherchée et pourtant, Krause était très bon. De la même façon, le couple qu'il forme avec Monica Potter n'est pas particulièrement transcendant. Je crois que trouver des acteurs à sa hauteur n'est pas chose aisée et les producteurs ont échoué à ce niveau-là. Il ne reste plus qu'à compter sur la magie... Plus grave : je n'ai pas ressenti d'"esprit de famille". Ils vivent tous leurs vies dans leurs coins, ils se parlent et s'apprécient sans doute mais ça s'arrête là. Pas d'effusion lors du dîner par exemple. Ils ont essayé mais la sauce n'a pas prise. Pour le coup, je ne peux que comparer aux scènes de dîner entre les Brothers & Sisters. C'est autre chose, et dès le pilote (lequel n'était pourtant pas super réussi). On peut éventuellement déceler quelque chose de prometteur entre Peter Krause et Lauren Graham mais est-ce simplement le fait qu'ils soient les stars du show et les plus talentueux qui donne cette impression ?

Malgré tous ces défauts plus ou moins gênants, l'angle choisi pour traiter de la famille (les relations parents-enfants plutôt que les relations frères et soeurs), sans être original, est intéressant. La découverte de l'autisme (plus précisément du syndrome d'Asperger) de l'un des enfants est l'intrigue qui m'a le plus séduit et le plus touché. C'est un sujet à la mode mais si c'est traité avec réalisme, je ne dis pas non. Les relations difficiles entre une mère qui vient de divorcer et ses deux enfants éloignés de leur père n'est pas une situation très originale non plus mais on peut compter sur Lauren Graham pour nous faire vibrer et ça a déjà commencé. La scène avec son fils était très belle. Le certain réalisme dans lequel baigne la série est un bon point également. On n'est pas face à une famille riche de Pasadena avec avocats, médecins et politiciens. La ville de l'action n'est pas identifiée mais la maison familiale laisse entrevoir un train de vie modeste (tout est relatif) et la bande-son axée country-folk souligne la simplicité qui émane des Braverman.   

En bref, Parenthood est dotée d'un potentiel évident qui ne demande qu'à éclore. Tout est fait avec coeur et simplicité, qu'il s'agisse du choix des acteurs, des dialogues, de l'atmosphère et des relations familiales. La série a cependant besoin de trouver son rythme, de présenter plus efficacement certains personnages laissés sur le bas-coté dans le pilote, de davantage oser la carte de l'humour et de la légéreté et enfin, les membres du casting ont besoin de trouver une complicité en coulisses qui se refléterait à l'écran. Quant tout cela sera réglé, Parenthood pourra sans doute nous émouvoir et qui sait nous marquer...    


// Bonus // Un trailer de 4 minutes :