25 janvier 2014

Fatrick [Pilot Script]

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FATRICK

Comédie single-camera // 22 minutes

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Ecrit par Nahnatchka Khan & Corey Nickerson (Don't Trust The Bitch in Apartment 23). Réalisé par Jim Rash & Nat Faxon (The Descendants, The Way Way Back). Pour FOX & 20th Century FOX Television. 36 pages.

Lorsqu'il réalise qu'il ne mène pas la vie dont il a toujours rêvé, Patrick, un trentenaire athlétique et tombeur de ces dames, gros quand il était enfant et copieusement moqué par ses camarades qui le surnommaient "Fatrick", décide de reprendre sa vie en main : il ne se laissera plus jamais marcher sur les pieds par qui que ce soit, et surtout pas par sa mère envahissante, et laissera une bonne fois pour toutes son passé douloureux derrière lui...

Avec Zach Cregger (Friends With Benefits, Guys With Kids), Marcia Cross (Melrose Place, Desperate Housewives), Ray Ford (Don't Trust The Bitch in Apartment 23)... (casting en cours)

 

   Qu'on se le dise, cette saison 2014/2015, les gros sont tendance ! Enfin surtout si ce sont d'anciens gros ou des gros sur le point de ne plus l'être. En clair, le message de Super Fun Night et de son héroïne en surpoids mais la plupart du temps bien dans sa peau n'est pas passé. On pourrait le regretter, ou alors voir le bon côté des choses : il était temps de leur accorder une place à la télévision, en dehors du populaire jeu de télé-réalité The Biggest Loser qui en fait plus des bêtes de foire qu'autre chose. Ils seront donc peut-être représentés par la bande de Losin' it (projet pas encore commandé en pilote chez NBC), Ellen More Or Less (pilote commandé, toujours chez NBC) et ce cher Fatrick, l'objet de cet article -et de tous les désirs- donc laissons-lui maintenant la place.

   D'abord, je crois n'avoir jamais vu un pilote dans lequel le héros passe environ 18 minutes sur 22 torse nu ! J'exagère... à peine. En fait, quand il ne l'est pas, c'est parce que c'est le Patrick jeune qui est à l'écran et non la version adulte. Mon petit doigt me dit que le craquant Zach Cregger va passer des heures et des heures à la salle de muscu avant le tournage. Et c'est vrai qu'il a quelques progrès à faire (=> Not really NSFW). Il commence, passe et termine l'épisode shirtless. Au-delà de ça, le jeune homme a un timing comique parfait et ce rôle principal, il le mérite amplement. Il n'aura aucun mal à endosser ce costume, surtout que euh... il n'en porte pas. Il est touchant P(F)atrick. On a autant envie de lui faire un câlin -ou une tape dans le dos selon votre sensibilité- en flashback qu'au présent. Mais pas tout à fait pour les mêmes raisons. Même si la charge émotionnelle du pilote est amenée sans subtilité aucune en jouant sur des ressorts bien connus (humiliations en milieu scolaire, culpabilisations et punitions domestiques...), elle arrive à bon port. Le passage constant d'une ligne temporelle à une autre, notamment dans l'introduction très énergique mais aussi très agaçante à cause de ce procédé, ne se révèle pas toujours pertinent. Il a tendance à alourdir le propos inutilement bien qu'il offre aussi parmi les meilleures répliques. Je ne sais pas si ce système sera gardé tel quel par la suite, mais il serait de bon ton de calmer le jeu. Un flashback en intro suffirait amplement à mon avis.

   Fatrick est une comédie familiale avant tout, même si ce n'est pas exactement ce que le pitch nous vend. Les séquences présentes ou passées avec la mère du héros, son père ou ses deux soeurs sont nombreuses, pour ne pas dire majoritaires. Et même si tout ce petit monde est parfaitement dysfonctionnel, il se dégage de la chaleur de ce foyer. Un regret toutefois : que l'une des soeurs -qu'ils soupçonnent tous d'être lesbienne- n'apparaissent pas au présent. Je m'attendais à ce qu'elle débarque à la fin, mais pas du tout. Peut-être dès l'épisode 2, pour muscler la galerie de personnages secondaires même si elle n'en a pas vraiment besoin. En effet, Patrick peut aussi compter sur ses collègues déménageurs, des beaufs qu'il n'apprécie guère; sa voisine, future love interest qui pour le moment le déteste parce qu'il lui vole toujours sa place de parking; sa nemesis de l'école, son autre love interest d'aujourd'hui; et son meilleur ami black ET gay, qui s'assumait déjà quand il avait 10 ans. Evidemment, LE rôle qui va être au centre de toutes les attentions, c'est celui de la maman, Arlene. Pourquoi ? Parce qu'elle est interprétée par la Housewife Marcia Cross pardi ! Honnêtement, je ne comprends pas pourquoi elle a accepté de jouer dans cette comédie. Non pas qu'elle ne soit pas bonne -elle est très correcte- mais on pouvait s'attendre à ce qu'elle soit plus exigeante pour son premier rôle après celui de Bree Van de Kamp, d'autant plus que c'est peu ou prou le même personnage. C'est une nutrionniste névrosée, envahissante mais aimante, qui a passé sa vie à réprimander son fils et castrer son mari. D'un autre côté, l'actrice et la production sont sûrs de ne pas se tromper : elle sublimera ses répliques -par ailleurs plutôt bien écrites- et attirera la curiosité des téléspectateurs. Et puis elle sera plus peinarde que dans un drama où elle est l'une des héroïnes et je pense que c'est exactement ce qu'elle recherchait. Moment amusant mais gênant : quand Arlene déclare "Look at me now! Smooth as a baby seal!". Et là, on s'imagine bien la tête toute botoxée de madame (alors que le personnage vante les mérites du naturel, du bio...).

   Fatrick est une comédie amusante, positive, malheureusement pas aussi transgressive que Don't Trust The Bitch -de la même créatrice- mais certainement tout aussi attachante. Une fois qu'elle se sera modérée voire débarrassée de sa double temporalité, je ne vois pas ce qui pourrait l'empêcher de devenir un passage hebdomadaire obligatoire.

PS: Sur le même thème, Brenda Forever était évidemment mille fois plus réussie ! (Remember Brenda !)

 

A VENIR : HIEROGLYPH, TIN MAN, THE MIDDLE MAN, HERE'S MY DAMN FAMILY, CLEMENTINE, CONSTANTINE, HOW TO GET AWAY WITH MURDER, SENSE 8, SEA OF FIRE, BAD JUDGE, LIFESAVER, SECRETS AND LIES...

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20 janvier 2014

The Last Ship [Pilot Script]

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THE LAST SHIP

Drama // 42 minutes

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Pilote "Phase Six" écrit par Hank Steinberg (The Nine, Interpol, FBI Portés Disparus)  & Steven Kane (The Closer). Produit par Michael Bay (Transformers, Pearl Harbor, Armaggedon). Réalisé par Jonathan Mostow (Clones, Terminator 3, U-571). Adapté de William Brickley. Pour TNT & Platinum Dunes. 65 pages.

Après avoir passé plusieurs mois en Arctique pour une mission top secrète, l'équipage de l'USS Nathan James, un destroyer de la NAVY, découvre avec horreur qu'une épidémie a décimé une majeure partie de la population terrestre. La Chine et l'Europe sont en guerre, tandis que le Gouvernement Américain n'est plus. Protégés par les océans, le commandant et les 200 âmes sous ses ordres font partie des derniers survivants de la planète. Une scientifique présente à bord doit absolument trouver un vaccin avant l'extinction totale de l'espèce...

Avec Eric Dane (Grey's Anatomy), Rhona Mitra (Nip/Tuck, Boston Justice, Strike Back), Adam Baldwin (Chuck, Firefly), Michaela McManus (Vampire Diaries, Les Frères Scott, New York Unité Spéciale), Charles Parnell, Travis Van Winkle, Christina Elmore...

 

   L'été prochain, la chaîne câblée TNT va lancer The Last Ship, probablement son projet le plus ambitieux depuis son lancement en 1988, à ranger du côté du Falling Skies de Spielberg et son équipe. Celle qui nous a habitués à des cop-shows de toutes sortes, plus ou moins bien fichus (The Closer, Perception, Rizzoli & Isles, SouthLAnd...) et quelques programmes plus inattendus (Dallas, Mob City, Men of a certain age...) a donc fait confiance à Michael Bay pour produire une série résolument tournée vers l'action sur fond de fin du monde. Ils se sont adressés à la bonne personne. A priori, pas de monstres ni d'extra-terrestes ici, juste un très méchant virus (mortel) qui se propage à la vitesse de la lumière et qui n'épargne personne, pas même le président des Etats-Unis et ses plus proches collaborateurs... enfin personne sauf la femme et les enfants du Commandant Tom Chandler, l'un des deux héros de The Last Ship. Ils ont survécu, reclus dans une cabane quelque part dans les bois. On touche là à l'un des principaux défauts de ce type de show (et de film) : le patriotisme américain exacerbé, quelque peu crispant -vous aurez droit en fin de pilote à une envolée lyrique remplie de prières et d'espoir- et ces bons vieux ressorts plein de bon sentiments mettant en avant les valeurs familiales et le triomphe de l'amour. Moi, ça m'ennuie et me gâche le plaisir.

   Parce que du plaisir, j'en ai quand même pris à la lecture de ce script plutôt bien agencé, qui commence doucement puis qui monte en puissance avant de s'achever sur un cliffhanger pas très original mais efficace. SPOILER ALERT : Il y a un traitre sur le bâteau. On en a pour notre argent (et le premier trailer laisse penser que les moyens ont bien été mis pour que The Last Ship ressemble à quelque chose). On nous promet de beaux plans larges du destroyer, ainsi que du paysage gelé environnant. Une scène se déroule même sur la glace, en compagnie de scientifiques. On n'échappe pas à des envois de missiles tonitruants et de belles explosions à la clé. SPOILER ALERT : Notre pauvre France est détruite sous nos yeux par ces vilains Chinois qui refusent d'admettre que le virus est né par chez eux. On s'étonnerait presque que ce ne soit pas les Russes les responsables de la fin du monde... jusqu'à ce que les Russes tirent sur le vaisseau américain. Forcément. De tous ces clichés on se passerait bien. Mais on sait tous à quoi s'attendre face à ce genre d'histoires de toute façon ! The Last Ship n'a aucunement l'intention de renouveler le genre. Elle se contente surtout de l'adapter au format télé (la première saison comptera 10 épisodes).

   Au bout d'un moment, une fois lassé des scènes d'action en tous genres, je me suis retrouvé face au gros problème de ce pilote : il ne présente pas correctement les personnages en dehors des trois héros principaux. Et encore. Si les personnalités sont rapidement affirmées, on ne peut pas dire qu'il y ait quoi que ce soit qui nous permette de nous attacher à eux. Et on peut craindre le pire sachant que les acteurs choisis pour les incarner ne sont pas de grands tragédiens, si vous voyez ce que je veux dire. Eric Dane, Rhona Mitra et Adam Baldwin, c'est pas l'Actor's Studio quoi. En même temps, ils devraient bien s'en sortir puisqu'on ne leur demande rien. J'ai un peu d'espoir au sujet du Dr Rachel Scott (Mitra), parce que c'est la chic fille qui ne se laisse pas marcher sur les pieds face à tous ces hommes décérébrés. On ne peut que l'aimer. Mais les deux alpha males qui vont très vite se taper dessus m'agacent déjà, en partie à cause de leurs répliques toutes faites, clichées à mort. Le reste des personnages se noient dans la masse pour l'instant. On ne comprend pas qui fait quoi précisément (mais mon ignorance dans le domaine de la NAVY n'aide pas). D'ailleurs, je ne me rappelle déjà plus vraiment d'eux, à part du petit jeune qui vomit en découvrant des corps en putréfaction sur un yatch abandonné. Mais c'est à peu près tout ce qu'il fait. 

   The Last Ship devrait ravir les amateurs des productions cinématographiques de Michael Bay. Les ingrédients sont les mêmes, tous les clichés sont respectés, les personnages sont aussi peu dignes d'intérêt. En cela, le pari est réussi, le divertissement est assuré ! Si vous cherchez de la subtilité, des performances d'acteurs, de l'émotion, je ne vous conseille pas d'embarquer. Vous risqueriez de très vite le regretter !

 

 

A VENIR : FATRICK, HIEROGLYPH, TIN MAN, THE MIDDLE MAN, CONSTANTINE, SECRETS AND LIES, SENSE 8, HERE’S YOUR DAMN FAMILY, SEA OF FIRE, HOW TO GET AWAY WITH MURDER, CLEMENTINE, BAD JUDGE, LIFESAVER...

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18 janvier 2014

Happyland [Pilot script]

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HAPPYLAND

Comédie // 22 minutes 

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Ecrit par Ben Epstein (10 things I hate about you). Réalisé par Lee Toland Krieger (Celeste & Jesse Forever). Pour MTV Networks & Storyline Entertainment. 37 pages.

Lucy, une adolescente cynique, vit dans le monde magique d'un célèbre parc d'attractions où travaille sa mère, qui incarne le personnage d'une princesse de conte de fées malgré son âge avancé. Comment approcher la réalité, grandir et tomber amoureux dans un tel microcosme où tout n'est que fantaisie ? Lorsque le nouveau patron du parc débarque avec ses deux fils, la vie de Lucy et de ses amis est bouleversée...

Avec Bianca Santos (The Fosters), Zuley Henao (Love Thy Neighbor), Shane Harper (High School Musical 2, Bonne Chance Charlie, Awkward.), Ryan Rottman (90210, The Lying Game), Katherine McNamara, Cameron Moulene (Raising Hope), Brady Smith...

 

   Alors que Awkward. va entamer au printemps prochain sa 4ème saison sur MTV, on s'étonne un peu que la chaîne "musicale" n'ait pas su proposer de compagne idéale à la comédie à succès jusqu'ici ! Mais c'est sur le point de changer. Happyland, qui a reçu une commande de 8 épisodes mais pas encore de période de diffusion, peut tout à fait concourir à ce titre. Avant elle, Faking It aura sa chance. Je n'ai pas lu le script de son pilote, je ne sais pas ce qu'elle vaut, mais le pitch laisse penser que c'est un peu osé puisque deux meilleures amies se font passer pour un couple de lesbiennes dans leur lycée... Mais revenons-en donc à Happyland ! Sa force, qui pourrait aussi devenir sa faiblesse, c'est qu'elle se déroule dans un parc d'attractions et je n'ai personnellement aucune série qui me vienne à l'esprit s'étant aventuré dans cet univers. On est clairement dans un pastiche de Disneyland, avec les mêmes codes sauf que les personnages "mythiques" sont différents. Mais il y a le château, la mascotte animale, la parade... Découvrir l'envers du décor est amusant, cocasse même, et il s'en dégage une atmosphère très lumineuse, très colorée, très positive. Et ce malgré le cynisme puisque la magie l'emporte toujours ! Cela étant dit, on risque rapidement d'étouffer dans ce petit monde et les passages se situant en dehors du parc sont des bouffées d'air frais. Les héros bossent là-bas le week-end mais le reste de la semaine, ce sont des ados comme les autres. On a un pied dans le réalisme à la MTV et un autre dans le monde merveilleux de Disney. Les deux s'allient plutôt bien.

   Mon souci avec Happyland, c'est que l'on a vraiment affaire à un Awkward 2.0. Le pilote est écrit sur le même modèle, mais sans les voix-off. Et sans les voix-off, ça perd de son charme ! Le ton est le même et les personnages de Jenna et de Lucy se confondent. On peut même aller plus loin en comparant la relation de l'héroïne avec sa mère : c'est la même, si ce n'est qu'elle est ici divorcée. Mais elle est tout aussi superficielle, rêveuse, déconnectée des réalités. Leurs scènes ensemble fonctionnent, leurs répliques sont bonnes, mais impossible de s'enlever cette impression de déja vu -qui n'en est pas une- de l'esprit. Le scénariste nous intègre un triangle amoureux des plus banals mais inévitable dans ce type de séries entre Lucy, son meilleur ami de toujours clairement amoureux d'elle même si elle ne le voit pas et le petit nouveau, fils du patron, hyper beau, hyper drôle... qui a tout du prince charmant quoi. Et d'ailleurs, il obtient une promotion au bout d'une seule journée de taff pour incarner celui du parc. Piston ! Globalement, les personnages secondaires sont beaucoup moins excentriques et hauts en couleur que ceux d'Awkward., ce qui rend l'ensemble moins attrayant. Le personnage de la meilleure amie est très plat par exemple. Et il n'y a pas d'équivalent à Sadie ou à Valérie, qui sont drôles, certes, mais qui permettent aussi d'ajouter un peu de politiquement incorrect. Comme dans les contes de fées, les héros sont ici bien chastes.

   Happyland est une petite bulle d'air frais dans le même esprit qu'Awkward., mais elle ne réussit pas aussi bien son départ que son aînée. Elle a suffisamment de charme pour attirer l'attention et nous donner d'en voir un peu plus. D'ici à nous rendre "happy", elle a quand même pas mal de choses à améliorer !

15 janvier 2014

Line Of Sight [Pilot Script]

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LINE OF SIGHT

Drama // 52 minutes

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Pilote "Ceiling and visibility unlimited" écrit par Blake Masters (Brotherhood, Rubicon, 2 Guns). Réalisé par Jonathan Demme (Le silence des agneaux, Philadelphia, Enlightened). Pour FOX Television Studios & AMC Studios. 63 pages.

Lewis Bernt, membre du Conseil national de la sécurité des transports, est victime d'un accident d'avion pour le moins suspect. Il survit miraculeusement à ce drame, ainsi que deux de ses amis, tandis qu'un troisième passager est mort et le corps d'un autre a totalement disparu. Aucun ne se souvient du vol, comme si le choc avait tout effacé de leur mémoire. Dès lors, Lewis met tout en oeuvre pour déterminer les causes du crash mais se voit confronté à des phénomènes étranges. La paranoïa s'installe peu à peu. Que s'est-il vraiment passé ce jour-là ?

Avec David Morrissey (The Walking Dead, Meadowlands, Dérapage), Sarah Clarke (24, Nikita, TwilightOscar Metwally (Fringe, Munich), Darren Pettie (Ringer, Mad Men), Lisa Gay Hamilton (The Practice, Men of a certain age), Olafur Darri Olafsson (La vie rêvée de Walter Mitty), Kai Lennox (The Unusuals), Samantha Mathis (American Psycho, Under The Dome)... 

 

    "What happened to me?" Cette question, les héros de Line Of Sight se la posent à juste titre de manière récurrente au cours du pilote. A plusieurs reprises ils agissent comme guidés par une force invisible, qui peut tout aussi bien les paralyser. Depuis le crash, leurs mains les démangent, ils entendent des murmures non identifiés, la vue des framboises les obsèdent... et des gens étranges, qui semble possédés, viennent leur dire des choses tout aussi étranges avant de disparaître en fumée. Il est question de date maudite, de théorie du complot, de morts pas vraiment morts, de vivants un peu morts de l'intérieur... Bref, AMC se lance dans une drôle d'aventure avec ce projet qui, s'il est commandé, fera office d'OVNI sur la chaîne. En même temps, The Walking Dead en était un. Et on voit où elle en est aujourd'hui ! Sauf que là où Line Of Sight en est un, c'est surtout parce qu'elle aurait très bien pu naître sur n'importe quel network. Il n'y a, semble-t-il, aucune valeur ajoutée. TWD n'est pas bonne, mais elle a son style et son originalité, indéniablement. Line Of Sight, c'est de la science-fiction qui n'a pas l'air de vouloir s'assumer, en tout cas pas tout de suite. Pour ne pas trop effrayer. Alors elle y va tout doucement. Et ça, ça me fait penser à The Event il  y a quelques années sur NBC, qui avait des qualités, qui était loin d'être honteuse avec un beau casting en plus, mais qui a trop tardé à dévoiler ce qu'elle était vraiment et a perdu bien des téléspectateurs en cours de route, certains se sentant un peu trahis. Là aussi, je sens bien qu'il va être question d'extra-terrestes à un moment donné. Mais au bout de combien de temps ? 

   La première partie du pilote commence de manière assez banale. Un mari se rend compte que sa femme le trompe. Il est rongé par la culpabilité et les doutes. Il ne parvient pas à la confronter. Il retrouve ses potes et là, paf, pas de chance : accident d'avion. C'est marrant parce que son métier c'est justement d'enquêter sur les accidents d'avion. Parce que oui, c'est un job à plein temps apparemment. Soit. Ensuite il y a la partie hôpital, pas très intéressante, où j'aurais aimé que l'émotion prenne le dessus histoire de rendre ces personnages que l'on vient à peine de rencontrer un peu plus attachants. Mais le scénariste préfère se concentrer sur les étrangetés. C'est dommage. Et tout le reste du pilote consiste à installer pas subtilement du tout et de manière très répétitive une ambiance mystérieuse et paranoïaque, mais pas spécialement inquiétante. On va dire que ça, ce sera avant tout le boulot du réal (qui n'est pas un mauvais) et du compositeur de la bande-originale. J'ai du mal à avoir de l'empathie pour les héros. Ils ne dégagent rien. En plus, nous avoir collé David Morissey dans le rôle principal, l'interprète du fameux Gouverneur de The Walking Dead, je trouve ça facile. L'acteur est bon mais je n'ai pas l'impression que ce rôle soit adapté à lui. AMC voulait juste le reprendre (pas que pour des raisons artistiques) et c'est tombé sur Line Of Sight

   Honnêtement, je ne comprends pas ce que AMC a pu trouver de spécial et de différent à ce script. Je ne vois pas comment la suite ne pourrait pas se transformer en gros pétard mouillé en plus. Hormis éventuellement les moyens et l'esthétique, je ne détecte pas ce qui peut différencier Line Of Sight d'un show de SyFy, par exemple. Peut-être que la suite sera plus ambitieuse ? Après tout, AMC s'est basée sur un pitch allant au-delà du pilote, j'imagine. Ma curiosité est indéniablement piquée. La fin m'a laissé avec des tas de questions. Mais est-ce vraiment bon signe ? Pour sa première incursion dans la science-fiction, AMC aurait pu trouver plus original et plus intriguant... 

 

A VENIR : HIGH MOON, HAPPYLAND, HIEROGLYPH, FATRICK, TIN MAN... 

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30 décembre 2013

The Black Box [Pilot Script]

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THE BLACK BOX

Drama (13 épisodes commandés) // 42 minutes

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Ecrit par Amy Holden Jones (Mystic Pizza, Beethoven, Proposition indécente). Produit par Ilene Chaiken (The L Word) et Bryan Singer (X-Men, Dr House, Usual Suspects). Réalisé par Simon Curtis (My week with Marilyn, Threesome). Pour ABC, Sierra-Engine Television & Bold Films. 58 pages.

Elizabeth Banks, une célèbre neurologue à qui tout semble réussir, se bat en secret contre une maladie mentale : elle est bipolaire, comme l'était sa mère. Régulièrement, lorsqu'elle ne prend pas ses médicaments, elle est traversée de fulgurance, mais peut aussi se transformer en prédatrice à l'appétit sexuel vorace, ou mettre sa vie gravement en danger. Si sa famille est au courant du mal qui la ronge, son fiancé ignore tout de son état et de ce dont elle est capable. Avec ses patients, elle est en empathie totale, quitte à employer des méthodes peu conventionnelles pour les aider...

Avec Kelly Reilly (L'auberge espagnole, Le casse-tête chinois, Flight, Sherlock Holmes, Eden Lake), Vanessa Redgrave (Les Diables, Le Crime de l'Orient Express, Deep impact Nip/Tuck), Laura Fraser (Breaking Bad, Lip Service), Terry Quinney (Oz, Mentalist), David Ajala (Fast & Furious 6), David Chisum (Sunset Beach), Ditch Davey (Spartacus, Sea Patrol), Ali Wong (Are your here, Chelsea?), Siobhan Williams (Heartland)

 

    Avant la lecture de ce script, j'avais deux remarques en tête. Après avoir lu le script, j'ai mille choses en tête et toujours ces deux mêmes remarques. La première, qui vous paraîtra sans doute futile : "C'est quand même très con d'appeler une série The Black Box quand il y en a une autre qui cartonne sur une chaîne concurrente sous le titre The Blacklist".  Ce serait bête que ça lui porte préjudice, d'autant que ce nom n'est pas représentatif de ce qu'elle propose. Ca lui donne un aspect mystérieux, thrilleresque, qu'elle n'a pas vraiment. Un changement s'impose, ABC. Deuxième remarque : "Kelly Reilly, je t'aime <3". Si vous n'avez pas vu les films que j'ai cités plus haut dans lesquels elle a joué, alors vous ne comprenez pas combien elle méritait depuis longtemps de tenir un premier rôle à la télévision. Il y a bien eu la série policière anglaise Above Suspicion mais je suis prêt à parier, sans l'avoir vue et sans préjuger de sa qualité, qu'elle ne l'utilisait pas au maximum de son potentiel. Elle est ravissante, sexy, drôle, touchante... Elle peut tout faire et le rôle d'Elizabeth Banks, à multiples facettes, va lui permettre de montrer toute l'étendue de son talent ! Tantôt sauvage, tantôt sage comme une image, tantôt chatte, tantôt chienne, tantôt douce, toujours rousse ! Bref, dans quelques mois, vous verrez, vous serez tous amoureux d'elle, si ce n'est pas déjà fait !

   Bon. Avant cela, il va quand même falloir que la série fonctionne et quand on voit tous les flops que s'est ramassée ABC cette saison, on est en droit d'être inquiets. Pour le moment, elle n'a pas de case de diffusion d'annoncée. Va-t-elle débarquer en fin de saison et déborder sur l'été ? Prendre la place de Scandal (puisque sa saison a été réduite à 18 épisodes à cause de la grossesse de Kerry Washington) après Grey's Anatomy ? Ou bien prendre la case maudite du jeudi avant Grey's Anatomy ? Ou se retrouver complètement ailleurs ? Une chose est sûre : ABC y croit suffisamment pour avoir commandé une saison de 13 épisodes sans passer par la case pilote ! C'est le genre d'opération qui est amenée à se multiplier sur toutes les chaînes mais ce n'est tout de même pas anodin. ABC a visiblement vu du potentiel en The Black Box. Et moi aussi. Sa première force, c'est d'avoir une héroïne tout à fait atypique de par sa maladie, à laquelle on ne peut que s'attacher dès les premiers instants. Dans la séquence introductive, elle raconte à sa psy -interprétée par l'excellente Vanessa Redgrave- comment elle a failli mettre fin à ses jours quelques jours plus tôt, et accesoiremment aussi comment elle a copieusement trompé son mec. Mais elle n'était pas tout à fait elle-même. Elle était dans un état second parce qu'elle n'avait pas pris ses médicaments. Elle est pardonnée... sauf qu'elle a choisi de ne pas les prendre ! Et elle répéte l'opération un peu plus tard dans le pilote, ce qui conduit à une séquence très hot qui me fait dire que la série ne peut passer qu'à 22h. Evidemment, une fois tournée, elle le sera un peu moins mais qu'importe ! J'espère quand même que la bipolarité d'Elizabeth ne sera pas que prétexte à la mettre dans tout un tas de situations improbables et qu'un certain réalisme sera conservé.

   L'autre atout de la série, c'est qu'elle est un peu tout à la fois. Le mélange des genres, c'est compliqué à gérer mais The Black Box semble y parvenir honorablement. Elle est donc médicale, puisque l'on suit deux patients d'Elizabeth en plus de tout le reste (un cas sérieux et un autre plus léger, un peu AllyMcBealien mais qui devient tendre au fur et à mesure); elle est aussi familiale, puisque les Banks prennent une place importante, que ce soit le frère, la belle-soeur -incarnée par Laura Fraser, une des révélations de Breaking Bad !-, la nièce mais aussi la mère, décédée mais très présente dans les esprits; Et puis il y a évidemment le côté soap, à la Grey's Anatomy, avec tout plein de beaux médecins qui lui tournent autour, dont son nouveau chef, probablement un addict pour lequel elle finira forcément par craquer. Du coup, son gentil fiancé, je le pressens, va vite devenir un boulet. A moins qu'il ait lui aussi des choses à cacher mais c'est franchement mal parti ! Visuellement, la série se permet quelques excentricités. A plusieurs reprises, la caméra se met du point de vue du patient, dont un qui souffre du syndrôme d'Alice au pays des merveilles et qui voit donc tout ce qui l'entoure de façon déformée. Si c'est bien fichu, ça peut être très amusant. J'espère que les épisodes suivants poursuivront sur cette voie, peut-être même en osant davantage la comédie. L'héroïne n'a pas l'humour d'un Dr House et les gens qui l'entourent ne sont pas tous des excentriques façon cabinet Cage & Fish, mais on pense à ces deux séries. Et tant mieux !

   Je ne sais pas si The Black Box parviendra à tenir ses promesses au-delà du pilote -ça pourrait très vite devenir répétitif et ennuyeux si les scénaristes ne font pas très attention- mais elle a vaiment du potentiel. Elle a un côté classique, rassurant, qui pourrait attirer un public qui n'aime pas trop être bousculé, mais elle fait en même temps preuve d'audace à plusieurs reprises, sur le fond comme sur la forme, ce qui pourrait plaire aux plus sériephiles d'entre nous. L'héroïne a absolument tout pour plaire, surtout avec Kelly Reilly pour l'incarner. Je suis plus réservé sur les autres personnages, qui doivent encore faire leurs preuves. J'espère qu'ABC saura lui offrir toute l'attention qu'elle mérite !

 

A VENIR : LINE OF SIGHT, TURN, HIGH MOON, HAPPYLAND, FATRICK, TIN MAN, HIEROGLYPH...


23 décembre 2013

Halt & Catch Fire [Pilot Script]

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HALT & CATCH FIRE

Drama // 52 minutes

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"Breaking Big Blue" Pilote écrit par Christopher Cantwell & Christopher C. Rodgers. Produit par Mark Johnson (Breaking Bad, RectifyMelissa Bernstein (Breaking Bad, Rectify). Réalisé par Juan José Campanella (Dans ses yeux, Dr House). Pour AMC Studios & Gran Via Productions. 63 pages.

Au cœur des années 80, au Texas, un visionnaire, un ingénieur et une prodige spécialisés dans la micro-informatique confrontent leurs inventions et innovations aux géants de l'époque. Leurs relations sont alors mises à rude épreuve, entre convoitises, jalousies et crises d'égo...

Avec Lee Pace (Pushing Daisies, Twilight, Le Hobbit, The Fall, Lincoln), Scoot McNairy (Bones, Cogan, Argo, 12 Years A Slave), Mackenzie Rio Davis, Kerry Bishé (Scrubs, Argo, Sex & The City le film), Toby Huss (La caravane de l'étrange), David Wilson Barnes,  Maggie Elizabeth Jones (Ben & Kate)...

 

   Joe MacMillian. Retenez ce nom. Je suis prêt à parier que dans quelques années il sera presque aussi connu que celui de Don Draper. Je ne suis pas un grand adepte de Mad Men et je n'ai de son fameux héros qu'une image lointaine, basée sur quelques lectures, quelques analyses, quelques images, mais j'ai le sentiment que ce Joe MacMilian est une sorte d'alter ego de Don Draper, une vingtaine d'années plus tard. Ils n'évoluent pas dans le même monde, ni le même milieu, mais leurs failles semblent être les mêmes. Ce sont deux hommes dotés d'une grande intelligence, pourris par l'ambition, la soif d'argent et de pouvoir, rongés par un tempérament autodestructeur. Ils sont aussi admirables que détestables. Des personnages fascinants. Il ne fait aucun doute que la prestation de Lee Pace dans ce rôle sera à la hauteur de celle de Jon Hamm, laquelle lui a permis de remporter de nombreuses récompenses. Qui sait ? En 2015, le grand gagnant des Emmy Awards, ce sera peut-être lui. Je l'imagine très facilement nommé en tout cas. Peut-être même que Halt & Catch Fire sera en lice dans la catégorie "Meilleur drama", aux côtés de Mad Men justement et sa dernière saison très attendue. Une chose est sûre, AMC a mis la main sur une pépite, originale, ambitieuse et étonnante ! A lire le pitch pourtant, il n'y a rien d'extrêmement bandant là-dedans. Et pourtant...

   Ce qui m'a frappé d'abord à la lecture de ce script c'est sa fraîcheur. Il est écrit par deux petits mecs débutants, qui ont visiblement un talent fou et qui, grâce à ces 63 pages, sont sur le point de voir leur vie changer. La résonance avec le destin des héros de Halt & Catch Fire est amusante. J'espère toutefois que pour en arriver là, ils n'ont pas eu recours, eux, à des méthodes peu reluisantes à base de plagiat et d'espionnage industriel. Car le point de départ de la série, c'est ça. Du plagiat, justifié par Joe MacMillian par le fait que c'est ainsi que le monde de l'informatique à l'ére d'IBM fonctionne. Est-ce encore le cas aujourd'hui ? Cette série se déroule certes dans le passé, lequel n'est pas si lointain, mais son propos sonne très actuel. On parle d'une époque où internet n'existait pas encore. Ou le PC n'en était qu'à ses balbutiements. Ou tout était à créer, inventer, imaginer. Et c'est exactement ce que nos héros et leurs contemporains ont fait. Pour en arriver jusqu'aux iPhone, aux tablettes, à Facebook, Twitter... à ce monde ultra-connecté qui est le nôtre. Il y a quelque chose de tout à fait étourdissant dans ce pilote. A la fois dans ce qu'il décrit et dans tout ce qui en a découlé. Impossible d'ailleurs de ne pas penser à Masters Of Sex. Le parallèle peut paraître saugrenu mais il ne l'est pas tant que ça. Il n'y a pas véritablement d'étude des moeurs ici, mais il s'agit aussi d'un drama qui raconte les débuts d'une aventure extraordinaire qui a changé nos vies quotidiennes. L'objet du désir n'est juste pas le même. Notons au passage que Halt est une création pure. Elle n'est pas basée, en tout cas officiellement, sur des personnags existants. 

   La majeure partie de ce premier épisode consiste à dévoiler petit à petit le plan tout à fait brillant de MacMillian et de constituer son équipe. Si lui est expert dans la vente -un trentenaire audacieux, prêt à tout, notamment à se mettre constamment en danger ainsi que ceux pour qui il travaille ou qui travaillent pour lui- il s'adjoint les services d'un ingénieur désabusé, qui a fait de mauvais choix et qui se retrouve dans une situation précaire avec une femme et deux enfants à charge, et une étudiante surdouée, charmante de surcroit, au tempérament bien trempé, qui accepte de quitter l'université avant d'obtenir son diplôme pour se lancer dans l'aventure de sa vie. Trois cerveaux puissants. On sent déjà les conflits poindre, qu'ils soient d'ordre professionnels ou personnels. Tout est lié. Oserais-je ajouté les conflits d'ordre amoureux ? Il ne faudrait pas que la série nous fasse du mauvais Nip/Tuck avec un trio voire un quatuor amoureux compliqué et insoluble. Mais il y aura forcément un peu de cet ingrédient là aussi. Tout est construit de manière à créer des rivalités et des trahisons. Entre celui qui est incapable d'accepter un "non" et celui qui refuse qu'on lui donne un ordre quelconque... les problèmes ne font que commencer ! Et j'ajouterai que les deux personnages nous sont présentés dans leur première scène respective par 1/ une tentative de suicide 2/ une méga baston. Ca va chier.

    Halt & Catch Fire ne fera peut-être pas long feu -on se souvient de Rubicon sur AMC déjà, brillante, bien que très difficile d'accès, éteinte après une seule saison- mais elle marquera les esprits de ceux qui l'auront vue et elle sera forcément considérée par les experts de la profession comme une grande. Avec une telle histoire et de tels personnages, même la pire des réalisations ne pourrait altérer la qualité du scénario de ce pilote et toutes les belles perspectives qu'il laisse entrevoir. Qu'on ne connaisse rien à la micro-informatique n'est pas un problème : la série ne s'adresse pas particulièrement aux geeks, mais à tous les amateurs de télévision intelligente qui ne se contente pas de divertir. Elle est de celles qui ravivent l'étincelle.

 

A VENIR : TURN, LINE OF SIGHT, HAPPYLAND, THE BLACK BOX, HIEROGLYPH, HIGH MOON, FATRICK, TIN MAN...

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18 décembre 2013

Wayward Pines [Pilot Script]

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WAYWARD PINES

Drama // 42 minutes

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Ecrit par Chad Hodge (Runaway, The Playboy Club). Produit et réalisé par M. Night Shyamalan (Sixième Sens, Signes, Le Village...). Basé sur le roman Pines de Blake Crouch. Pour FX Productions & FOX. 63 pages.

 Ethan Burke, l'un des meilleurs agents des Services Secrets du Bureau de Seattle, est envoyé en mission dans la charmante petite ville de Wayward Pines. Il doit enquêter sur la mystérieuse disparition de deux agents fédéraux : l'Agent Bill Evans et l'Agent Kate Hewson, son ancienne partenaire et surtout la femme qui a failli détruire son mariage. Alors qu'il s'approche de la ville, Ethan a un accident. A son réveil, ses souvenirs sont intacts mais il réalise qu'il n'a plus aucun moyen d'entrer en contact avec le monde extérieur. Son téléphone, son portefeuille, son argent et sa carte d'identité ont disparu et il commence à prendre conscience que la petite Wayward Pines n'est pas aussi lisse et parfaite qu'il n'y paraît...

Avec Matt Dillon (Sexcrimes, Mary à tout prix, Collision), Juliette Lewis (Tueurs Nés, Une nuit en enfer, The Firm), Carla Gugino (Karen Sisco, Political Animals, EntourageMelissa Leo (Treme, Prisoners, Fighter), Terrence Howard (Los Angeles Police Judiciaire, Iron Man), Justin Kirk (Weeds), Shannyn Sossamon (Mistresses US, How to make it in America), Hope Davis (The Newsroom, In Treatment), Toby Jones (Harry Potter, Hunger Games, The Mist), Lindsey Kraft, Greta Lee, Tim Griffin...

 

J’ai lu ce script avec gourmandise mais avec le sentiment tenace que j’avais affaire à une histoire que je connaissais déjà… par cœur. Chaque rebondissement est attendu. Et en même temps, c’est excitant. Oui mais c’est prévisible. Mais exaltant… C’est compliqué, quoi. De ma petite expérience en lecture de script, j’ai remarqué que ce qui était facile ou prévisible sur le papier l’était encore plus une fois porté à l’écran. Je suis donc inquiet pour Wayward Pines. Et d’autant plus qu’au fond, ça m’a vraiment plu.

Par exemple, je ne vous révèle pas grand-chose en vous disant que le héros est en fait enfermé dans la ville. On l’empêche d’en sortir. C’est même tout l’objet du premier épisode finalement. Sauf qu’on vous l’annonce officiellement en guise de cliffhanger dans l’avant-dernier acte. A ce moment-là, ça relève simplement de la confirmation. La surprise est éventée. L’autre truc qui m’a un peu dérangé et qui pourrait devenir encore plus problématique par la suite, c’est toutes les scènes –certes courtes- qui se déroulent en dehors de Wayward Pines, que ce soit au Bureau des Services Secrets ou auprès de la femme du héros. Elles ne sont pas intéressantes et nous coupent régulièrement de l’action principale. Il aurait été plus prenant de rester à 100% dans la ville, afin de maximiser l’empathie avec Ethan et renforcer l’aspect claustrophobique qu’essaye de nous vendre le scénariste. Et puis au bout du compte, le pilote use de toutes les ficelles habituelles des films de ce genre. C’est vrai que côté séries, on en a eu peu de cette trempe. Le Prisonnier et Persons Unknown me viennent immédiatement à l’esprit, mais pas beaucoup d’autres.

Wayward Pines peut toutefois compter sur un super casting. Matt Dillon fera probablement un beau héros comme on les aime, un peu torturé mais pas trop, égratigné mais beau quand même. Celle que je suis particulièrement pressé de découvrir, c’est Melissa Leo. D’abord parce ce qu’elle est excellente mais encore trop peu connue ; ensuite parce que le personnage qu’elle interprète, Nurse Pam, promet de bonnes crises de rire. Elle est décrite comme une sorte de Kathy Bates dans Misery. C’est exactement ça, mais l’accent est surtout mis son humour noir, ravageur… qui finit par devenir flippant ! Je suis très fan de Carla Gugino. Son rôle n’est pas incroyable, j’aurais préféré qu’elle écope de celui de Juliette Lewis pour tout dire. On sera sûrement amené à la voir davantage à l’écran. Mais Juliette Lewis est très bien aussi, et trop rare, alors…

Wayward Pines a « FAIL » écrit partout sur ses murs. C’est typiquement le genre de séries qui ne marchent jamais, malgré un point de départ hyper intrigant. Je ne sais pas si les épisodes suivants tourneront désespérément en rond mais le pilote est tout à fait recommandable, bien que trop classique dans le fond. Peut-être que la réalisation de Shyamalan fera toute la différence ? Il y a en tout cas matière à faire quelque chose de saisissant visuellement !

A VENIR : HALT AND CATCH FIRE, TURN, THE BLACK BOX, HAPPYLAND, TIN MAN, FATRICK, HIEROGLYPH...

09 décembre 2013

The Affair [Pilot Script]

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THE AFFAIR

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Drama // 52 minutes

Ecrit et produit par Sarah Treem (In Treatment, House Of Cards), co-créé par Sarah Treem et Hagai Levi (Be Tipul, In Treatment). Réalisé par Mark Mylod (Shameless US, Entourage, Once Upon A Time). Pour Showtime Networks. 73 pages.

Un beau jour, au début de l'été, Noah, un homme marié et père dévoué de quatre enfants, fait la rencontre d'Alison, une femme mariée elle aussi, qui pleure la mort récente de son enfant. Dès le premier regard échangé, le coup de coeur est instantané et partagé. Commence alors une relation adultérine qui détruira leurs mariages respectifs et aura des conséquences dramatiques pour chacun des membres de leurs familles...

Avec Dominic West (The Wire, The Hour, 300, Chicago), Ruth Wilson (Luther, The Prisoner 2009, Lone Ranger), Maura Tierney (Urgences, Rescue Me, The Whole Truth, The Good Wife), Joshua Jackson (Dawson, Fringe), Julia Goldani Telles (Bunheads)...

 

   A la lecture du pitch de The Affair, impossible de ne pas penser à Betrayal, le thriller soap d'ABC lancée cette rentrée sans rencontrer le succès escompté, ce qui n'aura surpris personne. J'avoue que j'avais beaucoup aimé le script du pilote (comme en témoigne ma review), mais le résultat final est loin de m'avoir séduit. A cause des acteurs principaux d'abord, absolument pas convaincants; à cause de la réalisation, ensuite, bien peu efficace, trop lisse; et à cause des quelques changements apportés çà et là faisant perdre de la subtilité à l'ensemble. Comme je le craignais, ce projet n'était pas du tout fait pour un network mais pour une chaîne du câble (je suggérais Showtime à l'époque !), donc ABC a cherché à le rendre plus accessible, moins intimiste, sans pour autant le rendre plus énergique. Résultat : on s'est retrouvé avec un produit froid, ennuyeux, dont le potentiel ne suffisait pas à donner envie de poursuivre. The Affair sera-t-elle la version réussie de Betrayal ?

   Je n'ai pas la réponse à cette question, car je suis partagé. Et, à vrai dire, je ne serais pas choqué que Showtime choisisse de ne pas transformer l'essai en série. Autant ce serait une bêtise pour The Vatican, autant ce serait presque du bon sens pour The Affair ! Les chances pour que ce show séduise largement sont minces. Pourtant, le thème de l'adultère est susceptible de toucher beaucoup de monde. Qui n'a jamais été trompé ? Qui n'a jamais trompé ? "Plein de gens", vous allez me répondre.  Un "Moi" peut-être même. Mais les fidèles sont-ils majoritaites ? Je ne le crois pas. Mais là n'est pas le débat. Même si ce pilote a quelque chose de spécial, une atmosphère ambivalente, aussi lumineuse que sombre, au coeur d'une ville balnéaire de la côte Est, il naît d'une histoire qui semble, au premier abord, banale. On se dit au fond que le sujet ne mérite pas vraiment d'être décliné sous la forme d'une série. Ou alors d'une mini-série de quelques épisodes seulement. Mais plusieurs saisons de 13 épisodes ? Il faudrait pour cela tomber dans le soap. Ajouter de nombreuses complications, tout un tas de personnages supplémentaires. Or, dans ce premier épisode en tout cas, ce n'est pas la chemin qui est emprunté. Tout est simplifié à l'extrême pour ne garder que l'émotion de la rencontre, le trouble, la douleur qui n'est jamais loin. C'est beau, mais est-ce suffisant ? 

   La scénariste a choisi de raconter dans ce pilote le début de l'adultère à travers les deux points de vue : d'abord celui de Noah, dans les 40 premières pages, puis celui d'Alison, dans la trentaine restantes. Un concept intéressant, mais qui ne tient pas tout à fait ses promesses : il aurait été intéressant que les récits des deux protagonistes diffèrent un minimum, même sur des détails, or ce sont exactement les mêmes. Reste toutefois toutes les scènes où ils ne sont pas ensemble à découvrir. A la lecture, elles sont plaisantes. Je crains qu'elles soient un peu ennuyeuses à l'écran. Ce sont, surtout pour Noah, des scènes de vie familiale assez basiques. Un départ en vacances, des adolescents qui boudent, une femme légèrement contrariée (Maura Tierney, qui n’a pas grand-chose à faire pour le moment). La situation d'Alison, du fait de la perte de son enfant et du deuil impossible auquel elle est éternellement soumise, est plus singulière. Son surfeur de mari, interprété par Joshua Jackson, est énigmatique. Doit-elle avoir peur de lui ? Est-ce quelqu'un de bien ? Petit à petit, beaucoup de questions se posent. Comment cet enfant est mort ? L'un des deux parents est-il responsable ? Mais le plus grand mystère qui entoure ce pilote réside dans les voix-off de Noah et Alison qui se muent peu à peu en ce qui semble s'apparenter à une thérapie et qui se révèle finalement être un interrogatoire de police. La scénariste ne donne sciemment aucune indication de lieu et de date. Combien de temps après leur rencontre ce moment a lieu ? Et surtout pourquoi ? Y'a-t-il eu un meurtre ? Un suicide ? 

   The Affair pourrait être un vrai beau drama, profond et éprouvant. La difficulté n'est pas de produire un bon pilote -il a de grandes chances de l'être, surtout si la réalisation est à la hauteur et que les interprètes sont aussi bons qu'ils le sont habituellement ailleurs- mais de produire un deuxième épisode, puis un troisième... puis des dizaines tout en restant pertinent et sobre...

 

PROCHAINEMENT : WAYWARD PINES, TURN, HALT AND CATCH FIRE, HAPPYLAND, TIN MAN, FATRICK...

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24 novembre 2013

The Leftovers [Pilot Script]

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THE LEFTOVERS

Drama // 52 minutes

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Ecrit et produit par Damon Lindelof (Lost, Prometheus, Star Trek Into Darkness, World War Z...) et Tom Perrotta, auteur du roman The Leftovers. Produit et réalisé par Peter Berg (Friday Night Lights, Battleship). Pour Warner Bros. Television & HBO Networks. 78 pages.

Que se passerait-il si 2% des êtres humains disparaissaient de la surface de la terre sans la moindre explication ? C'est à cette question que les habitants de la petite ville de Mapleton vont être confrontés lorsque nombreux de leurs voisins, amis et amants s'évanouissent dans la nature le même jour d'automne.

Trois ans plus tard, la vie a repris son cours dans la bourgarde dépeuplée, mais rien n'est plus comme avant. Personne n'a oublié ce qui s'est passé ni ceux qui ont disparu. A l'approche des cérémonies de commémoration, le shérif Kevin Garvey est en état d'alerte maximale : des affrontements dangereux se préparent entre la population et un groupuscule aux revendications mystérieuses, comparable à une secte...


Avec Justin Theroux (Six Feet Under, Mullholland Drive, American Psycho...), Amy Brenneman (Amy, Private Practice, Heat, Daylight), Liv Tyler (Armageddon, Le Seigneur des Anneaux...), Christopher Eccleston (Doctor Who), Chris Zylka (Kaboom, Secret Circle), Ann Dowd (Compliance), Max et Charles Carver (Desperate Housewives, Teen Wolf), Emily Meade (Young Adult), Jake Robinson (The Carrie Diaries), Margaret Qualley, Michael Gaston (Damages, Mentalist, Unforgettable), Carrie Coon,  Amanda Warren...

 

   Tout comme le roman dont il est adapté -une oeuvre bouleversante qui m'a énormément marqué- le pilote de The Leftovers -et la série qui va naturellement en découler puisque HBO en a d'ores et déjà commandé 9 autres épisodes- est unique en son genre. Déstabilisant. Perturbant. Émouvant. Lent. Il ne plaira pas à tout le monde, j'en suis certain. Il va diviser. Comme à peu près tout ce que Damon Lindelof fait. Ca ne ressemble à peu près à rien de ce qu'il a pu écrire avant, en surface du moins. On y retrouve sa sensibilité, mais sans tout le bullshit -que j'adore- qui va habituellement autour. Il y a un certain mysticisme qui peut rappeler les dernières heures de Lost. Et les personnages sont au coeur de l'histoire, comme dans la série suscitée. Ils passent avant les circonstances, avant les événements, avant les rebondissements. The Leftovers, c'est une étude de caractère, une aventure pyschologique, une suite de portraits tracés à la craie qui ne demande qu'à être peaufinés, approfondis, coloriés à l'intérieur car ces (anti)héros ressentent un grand vide depuis que ceux qu'ils aimaient sont partis. Sans laisser de traces, justement. Ils ne savent plus comment combler l'absence et le manque. Ils ne savent plus quoi faire de leur solitude. Ils sont au bord du précipice. Et c'est à ce moment-là qu'on les attrape et que l'on nous demande de leur tendre la main et de ne plus la lâcher.

   Contrairement au roman qui présentait méticuleusement les personnages un à un, chapitre par chapitre, la série a choisi de se concentrer avant tout sur celui interprété par Justin Theroux : Kevin Garvey, le chef de la police. "He will be our hero. Sort of." Ce qui m'a un peu déçu au premier abord, je dois bien l'avouer. Ce n'était pas nécessairement le personnage le plus fascinant du lot. Et puis, encore un flic ? Mais son job n'a pas tellement d'importance, c'est à l'homme que l'on s'intéresse avant tout. Un homme perdu, torturé. Un mari et un père de deux enfants, qu'il n'a pas su retenir. Un étranger parmi les siens. Et un sacré DILF ! Je n'ai pas compté le nombre de scènes où il était nu ou à demi-nu, mais elles sont relativement nombreuses. ll n'y a pas de doute : on est bien sur HBO ! On suit en parallèle sa femme, Laurie Garvey, qui a quitté mari et enfants pour rejoindre un mystérieux culte, lequel cherche sans cesse à recruter de nouveaux membres en profitant de leurs faiblesses et de manière extrêmement intrusive. C'est là que le pilote prend un tournant weird, qui met mal à l'aise. Enfin il y a ça et le chien qui se fait exploser la tête sous les yeux de Kevin...

   Une des particularités de cette secte, c'est que ses disciples n'ont pas le droit de parler. Si bien qu'Amy Brenneman et quelques autres acteurs ne prononcent pas un mot de tout le pilote ! J'ai hâte de voir la performance, car c'en est assurément une ! Le personnage de Laurie, bien qu'on ne le comprenne pas, est extrêmement attachant; son destin est à mettre en parallèle avec celui de Nora, une jeune femme qui a perdu à la fois son mari et son enfant le même jour, au même moment. C'est d'ailleurs à elle que l'on doit le moment le plus fort du roman, qui est lié à un certain... Bob l'éponge (!). J'espère qu'il sera retranscris à un moment donnée dans la série. Il n'apparaît pas dans le pilote en tout cas. Beaucoup d'autres personnages gravitent autour de ce noyau dur. On est notamment introduit à un groupe d'ados qui ne représente vraiment pas la meilleure partie de ce premier épisode. Surtout quand on sait que les jumeaux Scavo en font partie. On va dire que c'est très classique. Il y a du gros potentiel à boulets. Mais il y a Amy. Et Amy, c'est un peu la brise d'air frais de Mappleton. Elle ne semble pas avoir été touchée par le drame. Elle rit, elle vit, elle virevolte. Et puis il y a un gourou inquiétant, une mairesse intraitable, un révérend devenu rédacteur en chef d'un tabloid local (Christopher Eccleston) et des animaux qui se comportent bizarrement. Bref, des "restes" peut-être, mais pas des miettes. 

   The Leftovers est une série qu'il faudra suivre religieusement dans quelques mois, parce qu'elle mérite toute notre attention et toute notre dévotion. Elle ne sera pas parfaite, mais j'ai l'intime conviction qu'elle sera importante.

 

A VENIR : WAYWARD PINES, TURN, HALT AND CATCH FIRE, HAPPYLAND, THE AFFAIR, TIN MAN, FATRICK...

08 octobre 2013

Top Pilotes Comédies [Saison 2013/2014]

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t_l_chargement1. BROOKLYN NINE-NINE (FOX)

What? La vie au sein du commissariat de police de Brooklyn n'est pas de tout repos : une pléiade d'inspecteurs un poil loufoques doivent jongler entre leur mission de protéger et servir les habitants de la ville, leur vie personnelle et surtout celle du bureau.

Who?  Andy Samberg, Andre Braugher, Terry Crews, Melissa Fumero, Jo Lo Truglio...

  

21029267_201308200951059372. THE CRAZY ONES (CBS)

What? Simon Roberts, le patron excentrique d'une agence de pub de renom, travaille avec sa fille, Sydney, son total opposé. Entourés d'une équipe de talentueux publicitaires, ils s'efforcent de rester dans le coup malgré la concurrence et la folie qui s'emparent d'eux bien souvent...

Who? Robin Williams, Sarah Michelle Gellar, James Wolk, Amanda Setton, Hamish Linklater...

How? Fous ? Pas tant que ça ! Surexcités ? Carrément ! The Crazy Ones possède un pilote hyper efficace, qui évite tous les pièges dans lesquels il était censé tomber : Robin Williams n'en fait pas trop mais juste ce qu'il faut, Sarah Michelle Gellar ne se contente pas d'être la rabat-joie, elle a ses petits moments de comédie qui lui vont si bien, et James Wolk -qui n'en finit plus d'être une révélation- est par-fait. Ce trio se suffit presque à lui-même. Ensuite, les possibilités offertes par l'agence de pub et les cas farfelus auxquels elle risque d'être confrontée, David E. Kelley style, ne fait qu'augmenter mon enthousiasme quant à suivre la fine équipe semaine après semaine. J'avais peur d'un truc ringard : c'est tout le contraire ! C'est moderne ET drôle. Par contre, la même série en format 42 minutes aurait été encore plus intéressante à mon sens... 

Then? Le deuxième épisode a confirmé ma bonne impression et je rajouterai que CBS semble avoir mis les moyens pour que la série ressemble à quelque chose : effets-spéciaux dignes de ce nom, beaucoup de scènes en extérieur, générique hyper sympa... Une vraie plus-value visuelle !

 

3. SUPER FUN NIGHT (ABC)

21040677_20130916153902915What? Trois jeunes femmes coincées et mal dans leur peau tentent par tous les moyens de passer une soirée "super fun" chaque vendredi. Mais le résultat est souvent loin de leurs espérances, surtout lorsque Kimmie reçoit une promotion qui va chambouler son quotidien puisqu'elle va faire de nouvelles rencontres...

Who? Rebel Wilson, Liza Lapira, Lauren Ash, Kebin Bishop...

How? Certes, c'est de la triche, le premier épisode diffusé n'est pas le véritable pilote MAIS il est génial et c'est tout ce qui compte à ce stade. En revanche, je crains que comme Don't Trust The B**** la comédie déjantée n'ait pas d'avenir à long terme sur ABC -elles auraient d'ailleurs formé un duo sympa, voire un carré génial avec Happy Endings et Mixology- l'humour y est trop particulier pour que le grand public s'y retrouve. A tel point d'ailleurs que les critiques américains n'ont pas apprécié non plus. PLein de gens n'ont pas apprécié en fait. Je ne comprends pas bien... Oserais-je dire que les gens n'ont pas envie de voir une fille bien en chair se moquer d'elle-même ? Non, je n'irai pas jusque là. En attendant, je trouve Rebel Wilson géniale et il faut plus de femmes comme elle à la télévision. Tina Fey et Lena Dunham ont creusé le sillon. Ceux qui entourent l'héroïne doivent par contre encore faire leurs preuves. Il va falloir profiter de ces super fun épisodes je crois, on risque de ne pas en avoir beaucoup... 

Lire la critique du script (version CBS)

 

4. THE GOLDBERGS (ABC)

the_goldbergsWhat? Grandir dans les années 80 au sein d'une famille complétement barrée mais aimante, c'était le quotidien d'Adam, aujourd'hui trentenaire, qui se demande comment il a pu devenir si "normal" dans de telles conditions. A partir des vidéos qu'il a tournées pendant toute son enfance, il en retrace les événéments les plus marquants...

Who? Wendi McLendon-Covey, Jeff Garlin, George Seagal, Troy Gentile, Hayley Orrantia... 

How? C'est vrai, les Goldberg crient souvent (tout le temps ?) et très fort. C'est vrai qu'ils en font trop (des tonnes ?) et que ça pourrait devenir usant. Mais avant d'en arriver là, j'ai envie de leur donner leur chance. Je trouve qu'ils la méritent amplement. Leurs accoutrements me font rire. Leurs références aussi. Plein de répliques font mouche dans ce premier épisode. D'autres tombent à l'eau, j'avoue. Ce petit vent de nostalgie fait du bien. La tendresse qui se dégage de cette famille aussi. Wendy McLendon-Covey est excellente on l'a-do-re. ABC nous a apporté The Middle et Modern Family, ainsi que l'excellente The Neighbors : The Goldbergs est dans cette digne lignée. 

Lire la critique du script 

 

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5. TROPHY WIFE (ABC)

130647_group_01r3_fulWhat? Kate, une ancienne fêtarde, change de vie instantanément lorsqu'elle tombe amoureuse d'un homme qui a déjà trois enfants, très manipulateurs, et deux ex-femmes, très présentes, qui la jugent sans cesse. En emménageant avec lui, elle n'imaginait pas devoir faire autant de sacrifices...

Who? Malin Akerman, Marcia Gay Harden, Bradley Whitforld, Michaela Watkins, Natalie Morales...

How? Trophy Wife est la preuve que même avec un super script, une super distribution et un super réalisateur aux commandes, on n'obtient pas toujours la réussite escomptée. J'attendais beaucoup de ce pilote et il m'a déçu. Pourtant, les quelques changements que j'ai repéré par rapport au scénario d'origine sont plutôt bien vus. Non, ce qui pose problème c'est qu'il n'y a pas encore d'alchimie entre les acteurs. Ils sont tous bons séparément mais ensemble, ça ne fonctionne pas (encore). Du coup, le rythme s'en retrouve impacté. Malin Akerman paraît bien seule parfois à se démener dans tous les sens pour un résultat moyen. Son talent comique n'est pourtant plus à prouver. En tout cas, le potentiel est indéniablement là. Cette cellule familiale originale peut amener vers des intrigues variées et vraiment drôles. A la Modern Family, clairement son modèle. Espérons qu'elle ait le temps de trouver son ton... 

Lire la critique du script

 

6. SEAN SAVES THE WORLD (NBC)

Sean_Saves_The_World_NBC_season_1_2013_posterWhat? Le quotidien de Sean, un père gay divorcé, qui doit jongler entre sa carrière compliquée par la présence d'un patron insupportable et l'arrivée à plein temps d'Ellie, sa fille de quatorze ans sous son toit...

Who? Sean Hayes, Linda Lavin, Megan Hilty, Samantha Isler, Thomas Lennon, Ech Kellum...

How? Si vous ne supportez pas Sean Hayes (oubliez son atroce apparition dans Smash !) et les rires enregistrés, vous allez forcément détester cette sitcom à l'ancienne. Suis-je trop nostalgique de Will & Grace pour l'apprécier à sa juste valeur ? Possible. J'ai en tout cas passé un bon moment devant ce pilote, conforme à ce que j'en attendais. Les répliques fusent, le héros cabotine à mort. Et alors ? Megan Hilty est très à l'aise dans ce registre et l'ensemble de la distribution est solide. C'est sûr que Sean et sa bande auraient plus eu leur place sur TV Land que sur NBC (et auraient eu plus de chance de survivre aussi), mais je ne bouderais pas mon plaisir tant qu'il durera ! Je la troquerais contre tous les Whitney et Guys With Kids du monde.

 

7. THE MICHAEL J. FOX SHOW (NBC)

Michael_J_Fox_Show_NBC_season_1_2013_posterWhat? Le quotidien de Sean, un père gay divorcé, qui doit jongler entre sa carrière compliquée par la présence d'un patron insupportable et l'arrivée à plein temps d'Ellie, sa fille de quatorze ans sous son toit...

Who? Michael J. Fox, Betsy Brandt, Wendell Pierce, Katie Finneran, Juliette Goglia...

How? Je m'attendais à un Modern Family-bis. Je me retrouve avec un sous-Modern Family. Passé la déception, je trouve que The Michael J. Fox Show a plein de qualité et qu'on ressent une véritable authenticité et de l'émotion. Mais on rit peu. Très peu. Merci Katie Finneran de remplir le quota minimum de loufoquerie car le reste de la série est très sage finalement. Les gosses ne sont pas très attachants. J'adore Betsy Brandt mais elle n'a pas franchement la comédie dans le sang et Michael J. Fox fait parfois peine à voir. Il se bat comme un lion, c'est parfaitement admirable, mais c'est aussi dérangeant : on ne comprend pas ce qu'il dit sans sous-titres et ses mouvements mal assurés l'empêchent de faire marcher à pleine puissance son sens comique inné. Et puis franchement, NBC qui réussit une fois de plus à nous caser les coulisses de la télé dans une de ses séries... C'est tellement fatiguant ! 

Then? Le deuxième épisode ne m'a pas plus convaincu mais pas déplu non plus. C'est correct, mais ça ne donne pas plus envie que ça de revenir semaine après semaine... 

 

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8. MOM (CBS)

mom_612x907What? Christy, une mère de famille célibataire, tout juste sortie de cure de désintoxication, doit remettre de l'ordre dans sa vie. Mais sa mère, Bonnie, une alcoolique notoire avec qui elle n'a plus eu de contact depuis plusieurs années, refait surface et lui complique infiniment la tâche. Lorsque ses enfants et son boss s'y mettent à leur tour, rien ne va plus pour Christy... à nouveau !

Who? Anna Faris, Allison Janney, Nate Corddry, French Stewart, Matt L. Jones...

How? Pourquoi Diable CBS a-t-elle choisi d'édulcorer l'héroïne de Mom et changer tant de blagues si efficaces du premier script du pilote ? Ce n'est pas comme si les bêtises des excellentes 2 Broke Girls n'avaient pas habituer le public à un peu plus de vulgarité féminine ! En tout cas, c'est certainement pour ne pas trop ressembler à sa consoeur que Christy ne travaille plus dans un dinner mais dans un grand restaurant. Le résultat est forcément moins chaleureux, d'autant que le chef qui n'existait pas à la base n'apporte absolument rien à mon sens ! Avec tout ça, Anna Faris est en sous-régime et Allison Janney n'est pas au maximum de ses capacités. Le potentiel est pourtant là ! Laissez les acteurs et les scénaristes se lâcher et tout devrait bien se passer... 

Then?  Le deuxième épisode était beaucoup plus réussi que le premier. Me voilà rassuré. Mom mérite de faire son trou sur CBS. Elle n'est pas moins bonne que les autres, elle est même meilleure que certaines...

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9. BACK IN THE GAME (ABC)

back_in_the_game_posterWhat? Une mère célibataire, divorcée, qui n'a pas sa langue dans sa poche, emménage avec son fils chez son père, un joueur de baseball à la retraite et veuf, lui aussi grande gueule. Lors de son temps libre, elle coache l'équipe de baseball de son fils...

Who? Maggie Lawson, James Caan, Ben Koldyke, Griffin Gluck, Lenora Crichlow...

How? Ecoutez, je n'ai rien contre Back In The Game, qui est une comédie tout à fait honnête, mais je trouve que c'est le maillon faible des quatre nouvelles comédies lancées par ABC cette saison. C'est la moins efficace, la moins originale et celle qui possède à mon sens le moins de potentiel sur le long terme. Ensuite, je dois bien reconnaître que l'univers du baseball ne me parle pas du tout et que ça ne m'a pas aidé à me laisser prendre au jeu. Le casting est plutôt bon, dela dit. Mais je crois que j'ai un problème avec James Caan. Il ne me fait pas rire. Je le trouve même très antipathique dans une comédie. Il a un personnage équivalent à celui d'Ed O'Neill dans Modern Family, mais lui a une bonhommie qui rend le monsieur attachant. Par contre, j'adore le petit Griffin Gluck qui faisait déjà des merveilles dans Private Practice. Bref, je n'ai pas crié au scandale devant ce pilote mais je passe volontiers mon tour pour la suite !

 

10. THE MILLERS (CBS)

the_millers_612x907What? Un homme fraîchement divorcé voit ses parents très envahissants emménager chez lui contre son gré...

Who? Will Arnett, Margo Martindale, Beau Bridges, Jayma Mays, Nelson Franklin, J.B. Smoove...

How? Pitch on ne peut plus simpliste : humour on ne peut plus basique, regressif même, essentiellement à base de pets. The Millers ne fait pas dans la finesse pour son entrée en matière et c'est franchement décevant de la part de Greg Garcia, le papa de Earl et Raising Hope, qui a toujours su faire du white trash intelligent et attachant. Oops, il ne faut pas oublier qu'il a aussi commis l'inintéressante Oui Chérie au début des années 2000 ! Pourtant, je n'arrive pas à complètement détester cette sitcom, qui jouit quand même d'un savoureux casting -qui mérite mieux- et qui peut encore évoluer dans le bon sens. Il va falloir redoubler d'effort. Relever le niveau. Et croiser les doigts pour que ça marche ! En attendant, on ne comprend toujours pas pourquoi CBS a préféré commander The Millers à Super Clyde. Ah oui ! Parce qu'elle a préféré priver une autre chaîne de ce sympathique projet même s'il n'avait rien à faire chez elle. Mais en mettant le pilote en ligne sur son site n'exprime-t-elle pas une forme de regret ? Ne serait-elle pas capable de revenir sur sa décision si le buzz est positif ? 

 

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11. WELCOME TO THE FAMILY (NBC)

Welcome_To_The_Family_NBC_season_1_2013_posterWhat? Après avoir obtenu son diplôme, Molly Yoder quitte ses parents pour l'Arizona. Tandis que Miguel devient la fierté de sa famille en devenant le premier diplômé des Hernandez. Seulement tous deux n'avaient pas prévu que leurs projets futurs prennent une telle direction quand Molly apprend à Miguel qu'elle attend un enfant de lui. Les Yoder et les Hernandez, que tout oppose, vont devoir apprendre à vivre ensemble....

Who? Mike O'Malley, Ricardo Chavira, Mary McCormack , Justina Machado, Ella Rae Peck...

How? Qu'est-ce qui différencie Welcome To The Family des comédies de la fin des années 90-début 2000 ? Rien ! Elle est datée, tant dans le propos que dans l'humour. Les personnages sont inspides. Le message de tolérance est d'une pauvreté abyssale. Tout compte fait, si l'on fait abstraction de la réalisation, elle aurait même pu naître dans les années 80. Elle aurait super progressiste à l'époque. Mais toujours pas drôle. Que NBC ait choisi de lui donner sa chance à elle et non à Brenda Forever (à tout hasard hein... Bon allez, j'arrête !), ça dépasse l'entendement. Le casting est pas dégueu, mais il ne parvient pas à sauver ce naufrage qui mérite de passer vite fait à la trappe. Les cartouches de mi-saison de la chaîne comme About A Boy, Growing Up Fisher ou même Undeatable ont l'air plus prometteuses. 

 

12. WE ARE MEN (CBS)

We_Are_Men_Poster_CBSWhat? Les exploits d'un jeune homme qui apprend sur les choses de la vie au contact d'hommes plus âgés et expérimentés au sein du complexe de location où il travaille...

Who? Christopher Nicholas-Smith, Kal Penn, Tony Shalhoub, Jerry O'Connell...

How? Voilà notre comédie annuelle sur un groupe de mecs virils et antipathiques, qui sera annulée après une poignée de diffusions parce qu'elle n'a rien de drôle et d'attachant à offrir. Celle-ci a l'avantage de posséder une distribution solide et une ambiance ensoleillée/vacances qui donnerait presque envie de rester... sur un malentendu. Honnêtement -et je le dis le plus sérieusement du monde- je pense que la série n'a pas été commandée parce que CBS y croyait mais parce qu'elle l'avait achetée à prix d'or au moment de son développement et qu'il était plus rentable de lui laisser sa chance que de la tuer dans l'oeuf. Mais le résultat est celui que l'on attendait tous. C'est médiocre et rétrograde. Et puis qui a envie de voir Jerry O'Connell en speedo ? La phrase peut se terminer avant "en speedo", ça marche aussi.  

 

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13. DADS (FOX)

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What? Warner et Eli, deux papas trentenaires, voient leurs vies basculer dans l'absurdité quand leurs pères décident d'emménager avec eux.

Who? Seth Green, Giovanni Ribisi, Peter Riegert, Martin Mull, Brenda Song...

How? Tout a été dit sur Dads. Cette sitcom est offensante (bon, peut-être pas non plus de quoi en faire tout un foin comme on a pu l'observer sur les sites américains et les réseaux sociaux) et surtout abominablement mauvaise. On a de la peine pour les acteurs et encore plus pour la FOX qui aurait mieux fait de ne jamais passer commande de cette série à Seth MacFarlane et l'équipe de l'horrible Ted à l'aveugle, sans passer par la case pilote. Voilà ce qui arrive... Le pire dans tout ça, c'est qu'elle handicape Brooklyn 99 diffusée juste après.

 

BONUS : FRIENDS WITH BETTER LIVES (CBS) 44030376

What? Des amis trentenaires mènent tous une vie qui les insatisfaits, qu'ils soient éternels célibataires, mariés ou fraîchement séparés. Pire, ils se jalousent les uns les autres, persuadés qu'ils seraient plus heureux en échangeant leurs quotidiens...

Who? James Van Der Beek, Kevin Connolly, Brooklyn Decker, Majandra Delfino, Zoe Lister-Jones...

How? Cette nouvelle sitcom attendue à la mi-saison sur CBS a bien peu de chances de devenir le nouveau How I Met Your Mother. Mais on sent bien que l'intention est là. On est malheureusement plus proche de Rules Of Engagement. Autant dire qu'elle est inoffensive, vaguement amusante. Ses atouts tiennent en deux noms : James Van Der Beek, une sorte de Barney Stinson de la gynécologie, et Zoe Lister-Jones, une débutante vue dans Whitney qui est LA révélation de la série. Chacune de ses répliques font mouche. Son personnage est absolument hilarant ! Rien que pour elle, il faudra être attentif à son arrivée dans quelques mois. 

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