09 août 2011

Wilfred [1x 01 & 1x 02]

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Happiness // Trust

2 550 000 tlsp. // 2 040 000 tlsp.

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What About ?

 Les gens voient Wilfred comme un chien. Ryan voit Wilfred comme un homme déguisé en chien. Wilfred est l'alter-ego de Ryan. Il lui permet de sortir de sa coquille, lui qui est si peu sûr de lui et si introverti...

Who's Who ?

Créée par Jason Gann, Adam Zwar, Tony Rogers. Produite par David Zucherman (Le Prince de Bel Air, Les Griffin, King Of The Hill, American Dad!). Avec Elijah Wood (The Faculty, Le Seigneur des anneaux, Eternal Sunshine...), Jason Gann (Wilfred AU), Fiona Gubelman, Dorian Brown (Roomates)...

So What ?

Alors là, il va sérieusement falloir que l'on m'explique en quoi Wilfred est une comédie drôle, qui mérite que l'on s'y intéresse au-delà des deux premiers épisodes (il me fut très pénible d'aller jusqu'au bout).  Ce qui est certain, c'est qu'il s'agit d'une drôle de comédie (notez la différence), parfaitement loufoque, à qui l'on peut tout reprocher sauf son originalité ! Adaptée de la série australienne du même nom, elle est, de ce que j'ai lu et entendu, légèrement différente dans le sens où les américains ont cherché à justifier le concept. On sous-entend que si Ryan voit ce chien, c'est parce qu'il est drogué de médicaments, ou parce qu'il a trop bu, ou les deux à la fois. En réalité, le deuxième épisode venu, on se rend compte qu'il a juste un grain et que ce chien, qui lui même fume et boit, est bien réel dans son esprit malade. J'ai compris le but de l'affaire : ouvrir Ryan au monde. Et c'est assez touchant quand on y pense, d'autant qu'Elijah Wood incarne parfaitement la petite bête fragile et paumée à qui l'on ne peut que vouloir du bien. Passé ce moment de tendresse, Wilfred m'a tout bonnement ennuyé et affligé. Je n'ai pas souri une seule fois (je vous jure !), en partie parce que les dialogues m'ont semblé plats, et les situations bien trop faciles, dignes du film français Didier avec Alain Chabat. Toutes les blagues que l'on pouvait faire sur les "chiens humains" ont été faites dans le pilote, des léchouilles sur le visage et sur les seins, au pipi et caca n'importe où jusqu'à la simulation vulgaire de l'acte sexuel doggy style. Pitié, pourquoi ? Au-delà de ça, Wilfred se comporte comme un chien quand les scénaristes en ont besoin, et comme un humain quand ça les arrange. On veut nous faire passer de la facilité pour de l'originalité. Je ne marche pas. Est-ce que je manque d'humour ? Visiblement. Beaucoup de gens ayant l'air de sincèrement apprécier ce truc... Si vous avez de vrais bons arguments qui pourraient me convaincre de laisser une troisième chance à Wilfred, exprimez-vous, je vous écoute attentivement. Si, comme moi, vous n'avez pas compris cette série du début à la fin et que vous n'avez pas ri, merci de me rassurez. 

Posté par LullabyBoy à 12:19 - - Commentaires [11] - Permalien [#]
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08 août 2011

Weeds [7x 05 & 7x 06]

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Fingers Only Meat Banquet // Object Impermanence

680 000 tlsp. // 710 000 tlsp.

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   A la fin du 6ème épisode, Nancy promet à son avocat qu'elle aura bientôt de meilleures histoires à lui raconter. Est-ce un aveu de la part de la créatrice et productrice, Jenji Kohan, qu'elle n'est d'abord pas satisfaite de ce début de saison 7 (auquel cas elle est la seule) et surtout qu'elle n'est pas prête de laisser tomber Weeds ? Coincidence ou pas : cette semaine, le nouveau directeur de Showtime a clairement fait comprendre qu'il n'avait pas l'intention de virer la série de sa grille de sitôt ! On peut donc d'ores et déjà dire qu'il y aura une saison 8. Il y a deux ans, j'aurais trouvé que c'était une très mauvaise nouvelle. Aujourd'hui, je suis ravi et confiant. Nancy a encore plein de bonnes histoires à nous raconter...

   Si je devais citer les deux gros défauts de ces deux épisodes, ce serait en premier lieu le cloisonnement des intrigues, qui n'existait quasiment plus en saison 6 du fait de la cavale du clan Botwin, ce qui a clairement aidé la série à remonter la pente. Ici, Nancy et Silas sont sur la côte Ouest et nous offre le meilleur, tandis que Shane, Andy et Doug galèrent sur la côte Est et peinent à nous passionner. Shane est le gros dommage collatéral de la nouvelle histoire entre sa mère et son frère. Il a dû mal à se placer dans tout ça, ses pulsions meurtrières semblent faire partie du passé... Que lui reste-t-il à part un don très développé pour l'observation ? La deuxième partie de la saison a tout intérêt à lui offrir mieux que ça. Concernant Doug, que dire si ce n'est que je le vois comme une sorte d'exutoire pour les scénaristes. Ils peuvent tout se permettre avec lui, même les pires saloperies donc le voir se faire branler par des "masseusses" avec son patron, ça rentre tout à faire dans ce cadre, vulgaire et pas vraiment drôle, mais forcément ahurissant quand on y pense. On est à la télé américaine quoi, câble ou pas câble ça reste super osé... Andy alterne entre comédie et drama dans le premier épisode, avec une réflexion sur la mort assez intéressante et inattendue dans une série comme celle-ci. Malheureusement, Lindsay Sloane est déjà sur le départ et elle n'a pas été exploitée à sa juste valeur. Dans le second épisode, Andy part dans une nouvelle direction, avec une nouvelle idée de business pas franchement prometteuse. Mais l'association avec Shane peut, elle, se révéler intéressante pour l'évolution des deux personnages. 

   Là où les auteurs se surpassent, c'est en Californie avec un retour aux sources auquel on ne pouvait pas s'attendre et qui a été géré à merveille ! J'avais perdu espoir de revoir un jour Heylia et la série ayant prouvé qu'elle pouvait tout à fait survivre sans elle et Conrad, je ne m'en formalisais pas. C'est en la retrouvant que je me suis rendu compte combien elle avait manqué. La présence de Dean m'a paru peu pertinente à la base, trop forcée, mais ce n'était pas une mauvaise idée tou compte fait. Rien que pour la scène avec les tapettes à mouche ! Le face à face entre Nancy et Heylia ne déçoit pas, les deux femmes étant parfaitement conscientes des faiblesses de leur adversaire : la solitude de l'une, la fucked-up life de l'autre. Elles finissent par se rendre compte qu'elles ont besoin l'une de l'autre et une nouvelle collaboration est donc en marche. "On ne change jamais vraiment" dit Heylia. Allégorie pour parler de la série ?  En parallèle, c'est évidemment la colère de Silas pour Nancy qui s'exprime plus que jamais avec en point d'orgue, enfin, quelques mots sur la réelle identité du fils, dont le père biologique n'est pas Judas. C'était intense. J'ai  beaucoup aimé aussi cette scène où Nancy est coincée dans le paradis d'herbes de Heylia, incapable de sortir de peur que les pièges posés un peu partout ne se referment sur elle. N'est-ce pas, là aussi, une métaphore de ce que le personnage vit et a toujours vécu ? Dans le premier épisode, le combat acharné de Nancy pour revoir Stevie était très touchant et évidemment très drôle. Sa soeur est devenue une sacrée enflure, y'a pas à dire !

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// Bilan // S'il n'existait pas une telle différence de niveau entre les intrigues de Nancy et celles des autres personnages, je crois que l'on tiendrait là la saison la plus aboutie et profonde de Weeds !

07 août 2011

Love Bites [1x 02 > 1x 08]

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Saison 1 // 2 120 000 tlsp.

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   Après avoir été agréablement surpris par le pilote de Love Bites (Lire ma critique), qui se  croquait avec plaisir, je me suis laissé tenter par les 7 épisodes suivants, dans la même veine. Je ressors de ce visionnage avec trois certitudes : 1/ NBC a fait n'importe quoi avec elle et ne lui a jamais laissée sa chance, qu'elle méritait pourtant, surtout quand on voit la tronche des autres nouveautés de la chaîne cette année 2/ C'est un concept qui avait davantage sa place sur le câble que sur un grand network : parler d'amour au 21ème siècle, c'est aussi parler de sexe sans tabou, ce que Love Bites n'a pas pu faire 3/ Becki Newton est une comédienne unique qui mérite de retrouver vite chaussure à son pied !

   Ma mission du jour est très simple : vous donnez envie, si vous n'avez pas encore tenté, d'accorder une chance à Love Bites en cette période estivale propice aux nouvelles expériences. De toute façon, l'engagement n'est que de courte durée ! Un soir, deux, voire trois tout au plus devraient suffire. Quand on est lancé...

   Le concept très particulier de la série a longtemps été flou avant la diffusion, il l'a même été au début, mais il s'est révélé assez efficace sur la longueur. Il y a un certain charme à découvrir les réseaux sociaux à la fois du personnage de Becki Newton (mais l'actrice n'apparaît pas dans deux épisodes... les moins bons) et de celui de Greg Grunberg, l'une à New York, l'autre à Los Angeles, et plus précisément dans le quartier de Venice Beach avec ses berges et ses canaux. Il aurait été encore plus abouti les relier l'un à l'autre mais c'était peut-être prévu pour plus tard. On fait donc la rencontre au fil des épisodes des voisins gays de Judd et Colleen, du meilleur ami de Judd, de sa soeur, de sa nièce; la soeur et le beau frère d'Annie, dont elle porte le bébé, d'un de ses prétendants... et ce sont ces scènes-là, qui touchent directement les personnages principaux, qui sont les plus réussies. Cela prouve donc quelque part que le concept a ses limites. Certains segments sont plus faibles que d'autres : je pense instinctivement à l'histoire de l'astronaute trompé par sa femme qui était originale mais ratée; a contrario, j'ai bien aimé le couple formé par Michelle Trachtenberg et Bret Harrison, ils étaient vraiment mignons et "normaux". Preuve que l'on pouvait s'attacher à certains personnages sans les avoir vus longtemps. Je me souviens aussi du segment avec le pote de Judd et Laura Prepon dans le rôle d'une femme atteinte d'un cancer du sein. C'était vraiment touchant. Il y a eu quelques tentatives sympathiques de bousculer l'ordre établie en s'intéressant à des ados ou à des personnages plus âgés. En huit épisodes, pas mal de thèmes ont donc été balayés de manière plus ou moins superficielle. J'ai souvent adhéré même si les dialogues n'étaient pas toujours à la hauteur. Puis il se dégageait une cohérence d'ensemble presque inattendue à chaque fin d'épisode.

   Les guests, pour les sériphiles c'était assez génial je dois dire. Jugez plutôt : Lindsay Price, Frances Conroy, Krysten Ritter, Jennifer Love Hewitt, Michelle Trachtenberg, Christopher Gorham, Cheryl Hines, Jeffrey Tambor, Bret Harrison, Beau Bridges, Kurtwood Smith, Laura Prepon, Donald Faison, Jessica St Clair, Guillermo Diaz, Matt Long, Eddie McClinktock, Adam Baldwin, Vanessa Marano., Jaime Pressly.. Oui, mesdames, messieurs. Tout ce petit monde là s'est donné rendez-vous. Imaginez la liste si la série avait eu une saison complète ! 

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// Bilan //  Love Bites est une expérimentation beaucoup moins bancale que prévue, qui a su trouver un ton juste assez rapidement, qui n'est pas tombée dans la mièvrerie mais qui aurait pu oser plus et qui a réussi à trouver un équilibre entre humour, émotion, overzetop et réalisme. Elle ne méritait pas d'être traitée par NBC comme elle l'a été, mais avait-elle seulement une chance de marcher ?

05 août 2011

[Desperate Housewives] Wisteria Lane ferme ses portes

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Hallelujah !

   Je n'ai pas pour habitude de traiter des news sur le blog (malgré son titre... je vous raconterai un jour son origine d'ailleurs...) mais celle qui vient de tomber est bien trop énorme pour ne pas vous en toucher deux mots. Desperate Housewives s'arrêtera en 2012. La rumeur courait, j'avais l'intime conviction qu'ABC prendrait cette (bonne) décision mais on ne peut jamais être sûr de rien. Je pensais qu'ils attendraient de voir les audiences des premiers épisodes de la saison 8 avant de prendre une décision ferme et définitive. Peu importe maintenant : c'est ainsi et c'est un grand soulagement pour moi et j'espère pour tous les fans de la série.

   Pourquoi ? Parce que très très peu de séries en danger ont eu la chance de connaître leur sort avec 9 mois d'avance (et là je repense avec émotion à la famille Walker...). Lost l'a eu, avec encore plus d'avance d'ailleurs. Je n'ai pas d'autres exemples en tête mais cela a bien dû arriver. Les scénaristes, sans Marc Cherry dans les pattes en plus, n'auront donc aucune excuse s'ils rataient la dernière saison. D'autant que le cliffhanger de fin de la saison 7, je le répéte, était excellent et ne pouvait qu'introduire le dernier souffle des ménagères désespérées. Je soupçonne de toute façon le créateur de connaître la fin de la série depuis le début et j'espère qu'il ne changera pas d'avis. Les premières idées sont les meilleures. J'imagine que Mary Alice a encore quelques secrets bien enfouis à nous révéler... Cela permettra aussi de faire revenir quelques personnages qui ont marqué la série et je pense en particulier à Katherine. Ce serait dommage que Dana Delany ne fassent pas un petit coucou à ses anciennes camarades, de préfèrence en compagnie de Julie Benz. J'aimerais beaucoup revoir le pédophile Artz aussi, mais je ne me fais pas d'illusions. Une trève entre Cherry et Nicollette Sheridan pour une dernière apparition fantômatique ? Ce serait sympa. Susan Mayer se tirera-t-elle une balle dans la dernière scène du Series Finale ? Je prierai pour cela jusqu'en Mai 2012. Malgré tout le mal que j'ai pu dire sur la série ces dernières années, ici et ailleurs, je lui souhaite une belle mort car elle est et restera culte pour longtemps !

   Toutes mes pensées vont en ce jour à Marc Cherry, ce génie ! (ou pas) Vous pouvez déposer vos condoléances en commentaires.

Tueurs En Séries [Episode du 5 Août 2011]

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Au programme cette semaine: Hommage aux héroïnes irremplaçables de Sex & The City en attendant le prequel, les premières images du mockumentary Death Valley de MTV avec vampires, loups-garous et zombies, la présence en guest de Neil Patrick Harris et Sofia Vergara qui imaginent la rencontre au sommet entre Barney et Gloria, le retour des Contes de la Crypte, de Bored To Death...

 


04 août 2011

True Blood [4x 05 & 4x 06]

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Me And The Devil // I Wish I Was The Moon

5 260 000 tlsp. // 5 190 000 tlsp.

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    "I'm so tired... I wish I was the moon tonight... This is crazy... I wish I was the moon tonight..." Telle une jeune fille en fleur du haut de ses treize printemps, après avoir vu ces deux bons voire très bons épisodes de True Blood, j'ai la soudaine pulsion de télécharger la chanson de Neko Case I Wish I Was The Moon puis l'écouter en boucle dans mon iPod nuit et jour jusqu'à ce que mort s'en suive et que je devienne, enfin, la lune. Bon en fait pas du tout. La lune est là : je suis assis dessus. L'autre brille au dehors. J'attends la pluie et je repense à la moiteur des bois (cartonnés) de Bon Temps lorsque Sookie et Eric ont enfin mordu le fruit défendu. Cela faisait plus ou moins trois ans que l'on attendait cela. Enfin je dis "on", mais ça ne me fait véritablement que quelques mois, pour ma part, que cette pensée m'obsède. Avant, je n'en avais que faire. Il fallait trouver le bon moment et, ma foi, après avoir préparé le terrain de manière peu subtile, les scénaristes ont jugé que cet instant était arrivé. Cet épisode fera donc date dans l'histoire de la série. C'est même un moment charnière qui pourrait faire basculer le cours des choses : maintenant que les téléspectateurs ont eu ce qu'ils voulaient, vont-ils continuer à se passionner pour True Blood ? Si les histoires parallèles sont aussi bien gérées qu'actuellement, c'est de l'ordre du possible. 

   L'arrivée de l'ex petite amie de Tara en ville nous offre l'occasion de faire, à nouveau, un point sur l'état émotionnel actuel de la jeune fille. Elle est désormais capable de prendre de la distance avec ce qu'elle a vécu, d'en rire, mais elle n'est pas totalement débarassée de ses démons puisqu'elle ne parvient pas à repartir. Je retrouve là la Tara des deux premières saisons, que j'avais littéralement adoré, mais avec une certaine maturité en prime. La discussion entre copines avec Sookie était plutôt mignonne aussi, avant qu'elle ne tourne au vinaigre, comme prévu. Perdu au Mexique, le duo Lafayette/Jesus hypnotise par sa solidité. C'est une toute autre ambiance dans laquelle ils nous plongent, mystique, avec un arrière goût de Breaking Bad pour les paysages. Je n'ai pas eu le sentiment que l'histoire était pour autant trop déconnectée du reste puisque les événements se déroulant autour de Marnie à Bon Temps sont similaires, avec des flashbacks du coté de la sorcière tout à fait envoûtants. Les effets sont cheaps mais les acteurs ont le mérite d'assurer. A ce propos, un grand bravo à Sam Trammell qui imite à la perfection, jusque dans la voix, le déchet qui lui sert de frère ! Impressionnant. Désormais débarassés de leurs boulets, les deux personnages sont prêts à offrir le meilleur apparemment. Cette histoire de skinwalker me plaît bien. Elle s'alterne à merveille avec les inquiétudes de Jason, qui croit qu'il va se transformer en panthère. A mon avis, malgré ce que pense Sookie, il est bel et bien devenu un werepanther,et j'étais d'ailleurs étonné que les auteurs n'en fassent pas le cliff de l'épisode. Ca se sentait pourtant venir à des kilomètres à la ronde ! Après tout, on ne sait rien des parents Stackhouse. Qui sait de quelle monstruosité ils étaient atteints ? L'évolution de la relation entre Jason et Jessica avance doucement mais sûrement. J'ignore pourquoi je lui souhaite de sortir avec un tel idiot alors qu'elle vaut mieux que ça, mais je veux vraiment les voir ensemble. Allez comprendre... La scène du rêve de Jason était assez géniale sous ses airs superficiels et gratuits : elle synthétisait parfaitement les conflits intérieurs du jeune homme.

   Les points négatifs de ces épisodes sont peu nombreux : ils se limitent essentiellement à l'inutilité effarante d'Alcide et de sa satanée copine, que l'on aurait préféré ne jamais revoir à ce stade; et Arlene et Terry, le bébé maléfique que je crois toujours tout à fait normal et sa Chucky à lui, que j'ai vraiment hâte de voir s'animer et parler. Je pense que l'on peut battre des records de nullité ! Quant au sort de Pam, il a beau m'attrister, je la trouve géniale en répugnante vampire en état de décomposition avancée. Tant que le sort est levé avant qu'elle ne meurt... Je plains l'actrice qui doit bien s'amuser tous les jours pour le maquillage ! La malédiction sera certainement levée, en même temps que'Eric recouvrira la mémoire et abandonnera Sookie, à moins que ce ne soit elle qui le fasse !

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// Bilan // Très riches mais sans être confus, ces deux épisodes confirment que le cru 2011 de True Blood figure parmi les plus goûtus !

03 août 2011

The Big C [2x 05]

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Cats And Dogs // 510 000 tlsp.

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    Malgré les absences conjuguées d'Andrea et de Rebecca (la deuxième semaine consécutive pour celle-ci), ce Cats And Dogs était un délice. On peut remercier pour ça le nouveau pote de Cathy, Lee, avec qui il ne se passera normalement jamais rien d'ordre amoureux et/ou sexuel puisqu'il lui annonce qu'il est gay au cours d'une scène mémorable (on ne se lasse pas des crises de rire de Laura Linney). Mais alors à quoi va-t-il bien pouvoir lui servir ? Des amis, elle en a déjà quelques uns, surtout si l'on considère son mari comme son meilleur ami, mais des amis qui partagent la même souffrance liée à la maladie, non. C'est le premier. En cela, leur discussion sur leur futur enterrement était aussi touchante qu'amusante.  On constate par la même occasion l'évolution de Cathy. La saison dernière, elle voulait mourir comme un oiseau, cachée; aujourd'hui, elle imagine une grande fête avec -c'est le détail qui tue- une fontaine de chocolat ! De plus, ses délires bouddhistes l'aideront peut-être à se calmer en cette période où la colère la ronge. Dans tous les cas, on est gagnant car ce personnage apporte indéniablement sa pierre à l'édifice. Le passage du "braquage" était très drôle aussi, très Big C dans l'âme.

 

   Les deux intrigues parallèles de Sean et Adam ne sont vraiment devenues intéressantes que lorsqu'elles se sont rejointes : Sean a ainsi prouvé qu'il pouvait être un adulte responsable après s'être ridiculé au parc et Adam... Adam a juste prouvé qu'il était vraiment aussi con qu'il en avait l'air ! Deux choses à retenir: on peut payer une pute avec un vase un peu cher, elle acceptera; marcher avec une tenue de dominatrice 100% cuir, c'est pas facile: à éviter. Les déboires de Paul sont peu passionnants à suivre jusqu'à la scène finale, mignonne comme tout, qui nous rappelle combien il est le compagnon idéal, malgré son physique repoussant.

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// Bilan // De bons dialogues, de bons acteurs et le tour est joué ! Tant pis si les situations dans lesquelles ils se retrouvent ne sont pas des plus inspirées.

02 août 2011

Ciné Mix [Janvier-Juillet 2011]

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   SOMEWHERE. Une histoire touchante mais ennuyeuse, qui a tendance à mener... nulle part. AU-DELA. Très certainement le plus mauvais Eastwood depuis des lustres ! Jusqu'au bout, on ne sait pas vraiment où il veut en venir. Les premières images de tsunami sont impressionnantes mais le reste... Et puis c'est long, trop long. LE DISCOURS D'UN ROI. Ce film n'a pas volé son Oscar, même si je lui ai préféré Black Swan, moins classique. Colin Firth est incroyable. La messe est dite.

 

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    BLACK SWAN. Un film inclassable qui vous entraîne dans un tourbillon d'émotions et une descente aux enfers obsédante. Profond. Noir. Sublime. SEX FRIENDS. Ou l'art, pour Natalie Portman, de prouver que l'on peut être à l'aise dans un genre (le drama dansant) mais aussi dans la comédie prévisible mais bien balancée. 127 HEURES. La réalisation de Danny Boyle est à elle toute seule une bonne raison de voir ce film. Les plans sont magnifiques. Les heures passent pour le héros mais l'ennui n'a pas sa place, jusqu'à ce que l'horreur vienne vous prendre aux tripes pour ne plus vous lâcher jusqu'à la délivrance.

 

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   NEVER LET ME GO. Une histoire étrange mais humaine, infiniment puissante et poignante. Visionnaire ? Peut-être. PAUL. Pour le fun, rien que pour le fun. On s'amuse et on s'attache à cette bande de losers et leur nouvel ami. MA PART DU GATEAU. Klapisch nous a habitués à mieux. Karine Viard sauve le film, mais pas suffisamment pour rendre la fin franchement ratée acceptable. 

 

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    RANGO. Visuellement, je n'ai pas de reproches à faire à ce spectacle. Mais ce n'est pas du Pixar et ça se sent. Le message n'est finalement pas très éloigné de celui de Wall-E par exemple, mais tout est moins subtil et moins touchant. LES YEUX DE SA MERE. Excessif, ce film n'en est pas moins réussi. Il souffre d'un "trop" et la crédibilité du scénario laisse sincèrement à désirer mais tout se joue du coté des acteurs, tous très justes, de Deneuve à Marina Foïs, en passant par Nicolas Duvauchelle et Géraldine Pailhas, laquelle me laisse toujours un goût d'inachevé dans son interprétation, quelque soit le film. THE COMPANY MEN. John Wells n'a pas son pareil pour traiter avec réalisme la condition sociale, ici post-crise économique, et l'a prouvé avec les différentes séries sur lesquelles il a travaillé, mais dans le format d'un film, il semble moins à l'aise, moins libre, même engourdi. The Company Men est loin d'être raté, mais il est un peu trop gentillet au final.

 

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   MORNING GLORY. En voyant l'affiche, on s'attend à une comédie gentillette, voire un peu coconne sur une héroïne lumineuse mais pas très maline qui terminera avec l'homme de ses rêves à la fin. Il y a un peu de ça mais le film vaut carrément mieux. Rachel McAdams est effectivement rayonnante mais son personnage ne s'arrête pas là. Harrison Ford est irrésistible en vieux bougon. Et le tout égratigne le monde de la télévision avec délection. RABBIT HOLE. C'est avec peu de mots que Nicole Kidman et Aaron Echkart, au diapason, composent une partition parfaite, fine et délicate. C'est donc les seuls mots que j'écrirais sur ce film dramatiquement beau. MR. NICE. La première partie du film est ennuyeuse, clichée sur les années 60/70 et la drogue, l'alcool, les partouzes... La deuxième partie, qui donne la part belle à Chloe Sevigny, est bien plus convaincante mais le mal est déjà fait. 

 

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    SCREAM 4. Le défi était presque impossible à relever et pourtant, ils l'ont fait ! Ce quatrième volet, bien qu'absolument pas nécessaire, est fidèle à l'esprit originel de la trilogie, basculant même par moments dans le jubilatoire. ET SOUDAIN, TOUT LE MONDE ME MANQUE. Inventif et moderne, ce film porté par la toujours éblouissante Mélanie Laurent, séduit plus par sa justesse et son humour que par la profondeur de son propos ou sa subtilité. DE L'EAU POUR LES ELEPHANTS. Le "Titanic" du cirque ? Certainement pas ! Mais un film hollywoodien très classique, dans le bon sens du terme, mais avec les défauts qui vont avec : de la prévisibilité et du manichéen en veux-tu en voilà.

 

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   BON A TIRER (BAT). Sans Christina Applegate dans l'un des rôles principaux, je ne serais sans doute pas allé voir ce film (on ne se refait pas) qui sentait mauvais dès l'affiche. Comme prévu, en plus d'être vulgaire et trop rarement drôle, cette comédie trouve le temps d'être frustrante et misogyne. MINUIT A PARIS. Je n'aime pas tellement Owen Wilson mais il est bien meilleur chez Allen que dans la comédie suscitée. Le pari(s) de Woody est réussi malgré les clichés et Carla Bruni. Magique et surréaliste, il marque les esprits d'une jolie manière. THE TREE OF LIFE. Malgré la présence, parfois insoutenable, de la religion, cet arbre de vie est une des plus belles choses qu'il m'ait été donné de voir au cinéma à ce jour. Les images sont sublimes, gracieuses, éblouissantes. C'est ce que l'on retient au bout du compte. Tant pis pour les défauts et les longueurs. 

 

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   LE GAMIN AU VELO. Le visionnage de ce film n'a pas été qu'une partie de plaisir à cause de son aspect inquiétant. Il est douloureux de voir ce gamin errer sans but, triste comme les pierres, seul et en manque de son père. Mais il y aussi de la douceur et un regard bienveillant de la part des réalisateurs qui touche du début à la fin. LA DEFENSE LINCOLN. A part pour prouver que Matthew McConaughey peut être un bon acteur quand il fait le bon choix de projet, j'ai du mal à trouver une utilité à ce film. Qui a suivi assidument quelques séries judiciaires aura vite compris de quoi il retournait. Mais ce n'est pas mauvais... LE COMPLEXE DU CASTOR. Décidément, Kyle Killen (Lone Star, Awake) a du talent à revendre. C'est un bon scénariste, mais qui n'a pas là rendu son meilleur travail. Ou alors est-ce Jodie Foster qui n'a pas su sublimer ses écrits ? Je parle de la Jodie Foster réalisatrice, pas l'actrice, toujours impeccable, au même titre que Mel Gibson. Le film est au final aussi déprimant que le héros est déprimé. 

 

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    BEGINNERS. Raconter les hauts et les bas d'une histoire d'amour aussi singulière qu'universelle, ce n'est pas nouveau et ce sera encore fait mille fois. Mais avec beaucoup d'imagination, d'humour et de fantaisie, on parvient à faire original. Un des plus beaux rôles d'Ewan McGregor au passage, ça ne se rate pa. BLUE VALENTINE. Le pendant sombre et désenchanté de Beginners. A voir pour le couple extrêmement convaincant et juste porté par Michelle Williams, qui n'a plus rien à prouver, et Ryan Gosling, qui se révèle peu à peu. C'est dur, c'est triste, ça coupe même l'envie d'aimer, mais c'est trsè réussi. LES TUCHE. Comme dans la plupart des comédies françaises, les meilleures blagues -les seules même- sont dans la bande-annonce. Toutes les autres tombent à plat. J'adore Isabelle Nanty mais il faudrait que je pense à arrêter d'aller voir ses films. Les Tuche sont quand même attachants dans le fond mais le film aurait dû être mille fois plus drôle. Et pas de Stéphanie de Monaco au final: c'est un scandale !

 

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   IL N'EST JAMAIS TROP TARD. Le duo Tom Hanks/les lèvres de Julia Roberts tient toutes ses promesses. Il m'a donné le sourire, même si tout cela était un peu facile et un peu niais. DERRIERE LES MURS. J'ai rarement autant regretté d'être allé voir un film. Au point où je me suis même demandé comment j'avais pu croire, ne serait-ce que quelques instants, que ça pouvait être réussi. D'en ennui terrible, dès les quinze premières minutes. D'un ridicule total jusqu'à l'apothéose finale. Il n'y a bien que Laetitia Casta qui s'en sort dignement. Et encore. C'est vraiment pour lui trouver un point positif. La 3D ? Je ne vois absolument pas son intérêt ici. J'AIME REGARDER LES FILLES. Le casting, rempli de talents inconnus mais prometteurs, n'est pas la seule richesse de ce petit film français très touchant, drôle mais mélancolique.

 

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    BAD TEACHER. La meilleure comédie américaine de 2011 ? Décomplexée, un peu trash et vulgaire, elle tient la route de bout en bout. Cameron Diaz est évidemment excellente en salope sans pitié mais la révélation du film, c'est sans aucun doute Lucy Punch ! ABSENT. A force de pudeur, ce film argentin ne tient pas toutes ses promesses. Il ennuie même beaucoup sur la fin, malgré une surprise de taille. Traiter un tel sujet sur le ton du thriller, c'était osé et original mais c'est essentiellement raté. Le reste l'est heureusement un peu moins. 

01 août 2011

Awkward [1x 01 & 1x 02]

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Pilot // Knocker Nightmare 

1 720 000 tlsp. // 1 43o ooo tlsp.

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What About ?

Une adolescente de 15 ans gagne une certaine notoriété suite à un quiproquo. Elle devient pour ses camarades de classe la fille qui a tenté de mettre fin à ses jours, alors qu’il s’agissait d’un regrettable accident. Mais comment en tirer profit pour devenir plus populaire ?

Who's Who ?

Créée par Lauren Iungerich (10 Things I Hate About You). Avec Ashley Richards (Les Frères Scott), Beau Mirchoff (Desperate Housewives), Nikki Deloach (North Shore, Windfall), Jillian Rose Reed (Weeds), Brett Darven, Molly Tarlov, Desi Lydic...

 So What ?

Il y a encore deux ans, MTV n'avait pas une seule série originale sur son antenne après des essais infructeux (pour ne pas dire médiocres) dans les années 90. A l'heure où la chaîne musicale n'a plus grand chose de musical sur son antenne, le nouveau dirigeant de la chaîne a commandé pilotes sur pilotes. The Hard Times Of RJ Berger avait ouvert la marche dignement (Voir ma critique), la version US de Skins a quelque peu défrayé la chronique (Voir ma critique), Teen Wolf a ouvert une autre voie (ma critique viendra dans les jours qui viennent) et Awkward est celle qui a bien failli passé complètement inaperçu avec un lancement en plein été et très peu de promotion. Il y aura aussi Death Valley dans quelques semaines puis plus tard la version américaine de The Inbetweeners mais on en reparlera...

 Une série qui se passe au lycée, avec une ado qui souffre de ne pas faire partie de la bande des gens populaires et qui est secrétement amoureuse de l'un d'entre eux, c'est vu et revu et re-revu au cinéma comme à la télévision. L'originalité ici, si l'on doit vraiment en trouver une, c'est le ton sur lequel l'histoire est traitée. MTV ne peut pas se permettre de montrer des gens nus en train de fumer de la drogue ou boire de l'alcool mais elle peut se rattraper avec les dialogues où, certes, les "fuck" sont bannis comme quasiment partout ailleurs, mais pas les sarcasmes bien sentis et les blagues sur le suicide, Britney Spears et le cul. La narration de l'héroïne, Jenna, rend donc l'ensemble très agréable, même lorsqu'elle se retrouve dans des situations clichées au possible. Elle est parfaitement consciente de qui elle est, de ce qu'elle vit et de ce que sont ceux qui l'entourent. Par exemple, elle sait que Mattie, le mec sur qui elle craque depuis des années, est un idiot. Elle ne comprend pas ce qui l'attire chez lui mais c'est plus fort qu'elle. De cela découle forcément un propos un peu plus intelligent que prévu et des personnages beaucoup plus crédibles que dans, allez, au hasard : Glee. Ils ne sont pas vraiment des caricatures même s'ils entrent tous plus ou moins dans des cases. Voilà qui est rafraîchissant ! On ne cherche pas l'efficacité et le rire du téléspectateur à tout prix, on les trouve naturellement, sans en faire des tonnes. Les amies de Jenna sont amusantes dans leur genre, mais ma préfèrence va à l'infirmière du lycée (ou conseillère d'orientation : on ne sait pas très bien ce qu'elle fait mais elle le fait), complètement à coté de la plaque mais vraiment tordante. 

En somme, je n'attendais rien d'Awkward et j'ai été agréablement surpris par le pilote, qui m'a instantanément donné envie de voir l'épisode suivant, sans avoir l'impression de perdre mon temps. Rarement un teen show n'aura rentrascris, sous forme de comédie j'entends, aussi bien cette période difficile mais inoubliable qu'est l'adolescence. Evidemment, les quelques dramas qui ont réussi à mener à bien cette mission (Dawson, Angela 15 ans, Freaks & Geeks) l'ont fait de manière plus subtile... 

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31 juillet 2011

Happy Endings [1x 04 > 1x 12]

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 Saison 1 // 4 330 000 tlsp.

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    Si mes comptes sont exactes, nous avons eu cette année pas moins de cinq tentatives de sitcoms "de potes" : Mad Love sur CBS, classique mais correcte; Traffic Light sur la FOX, moyenne mais avec un certain potentiel jamais exploité; Perfect Couples sur NBC, la Modern Family du couple franchement ratée; Friends With Benefits sur NBC toujours, mais elle est jugée tellement mauvaise par sa propre chaîne qu'elle n'a pas encore été lancée (ce sera pour le mois d'Août); et enfin Happy Endings sur ABC, la plus prometteuse sur le papier qui a réussi l'exploit de ne pas décevoir, bien au contraire ! Et c'est aussi la seule qui a obtenu, par miracle avouons-le, une saison 2. La preuve que même dans le monde impitoyable des séries, il y a (parfois) une justice. Pour être très honnête, j'ai hésité à faire une review de cette première saison pour la simple et bonne raison que mon ressenti est équivalent à celui que j'avais publié au sujet des deux premiers épisodes (A lire ou à relire ICI). Mais elle le mérite bien alors... 

    Happy Endings est ce qu'on appelle dans le jargon un "grower". On commence à la regarder en se disant que c'est sympa mais qu'il n'y a pas non plus de quoi crier au génie et puis au fur et à mesure que l'on s'attache aux personnages, l'envie de les retrouver se fait de plus en plus pressante. Avec une saison de seulement 12 épisodes (enfin un 13ème jugé médiocre sera programmé à la fin du mois d'Août au milieu de rediffusions), c'est un petit exploit d'avoir réussi à rendre cette petite bande si incontournable. Certains héros bénéficient toutefois de plus d'attentions que d'autres. On sent rapidement qui sont les chouchous des scnénaristes. Peut-être est-ce pour cela que ce sont aussi les miens ? Adam Pally alias Max, le gay qui ressemble à un hétéro, est la plus sympathique trouvaille de ce casting solide. Il n'a jamais besoin d'en faire des tonnes, contrairement à certains de ses comparses, pour nous faire rire. Ses répliques pleines de sacarsme se suffisent à elles-même. Un des épisodes qui m'a le plus marqué est celui de son coming-out auprès de ses parents. C'était une façon fort réussie de traiter du sujet, avec une pointe de nazisme en prime. Car oui, c'est une spécificité de la série : elle adore faire preuve de "gentil" racisme et d'évoquer l'actualité avec humour. Il a d'ailleurs fallu couper une scène faisant réfèrence à Ben Laden dans un épisode diffusé peu de temps après sa mort. L'autre catégorie d'humour qui fait mouche dans Happy Endings, c'est l'hystérie. Penny en est la meilleure représentante même si elle se calme petit à petit de façon à ne pas devenir agaçante. Sa quête du "right guy" est classique mais elle réussit à y apporter une touche personnelle bienvenue. Casey Wilson est juste excellente. Pas étonnant : elle vient de l'école Saturday Night Live. Dans le genre hystérique, son ami Derrick, le gay overzetop, m'a fait littéralement mourir de rire lors de ses deux apparitions. J'espère qu'il reviendra de temps en temps. Si Max et Penny sont mes personnages préférés, c'est aussi parce qu'ils sont très drôles ensemble. 

    Le groupe dans son ensemble fonctionne comme celui de Cougar Town : ils sont tout le temps fourrés les uns chez les autres, ils donnent l'impression de ne quasiment jamais travailler, ils boivent un peu beaucoup (mais pas tellement du vin) et ils pétent régulièrement des plombs en partant des délires absurdes mais tout à fait tordants. Dave, qui est un peu le héros à la base, me plaît bien aussi. Zachary Knighton est vraiment plus dans son élément en comédie qu'en drama. Vers la fin de la saison, lorsque les auteurs reviennent un peu plus sur le mariage raté et ses conséquences pour l'ancien couple, il se passe vraiment quelque chose de touchant. Cela dit, on aurait pu le ressentir dès le départ si ABC n'avait pas fait modifier l'ordre des épisodes. Les numéros 2 et 3 passent en effet en 10 et 11ème position et ils ne sont pas mauvais du tout. La véritable raison du déplacement est que la chaîne voulait que les épisodes suivants le pilote soient les moins feuilletonnants possibles pour accrocher le public le plus large possible. Ca n'a pas marché, mais c'est bien tenté. Parmi les personnages les moins amusants, Alex (Elisha Cuthbert) figure en pôle position. C'est celle qui est la moins définie depuis le départ. On ne sait pas vraiment qui elle est, ce qu'elle veut et elle est toujours un peu détachée des autres, pas aussi présente (surtout au départ à cause des circonstances de l'annulation de son mariage). Mais elle ne m'est pas désagréable et dans le final, toute seule dans son couloir de l'hôtel, elle m'a même ému. Enfin, le couple formé par Jane et Brad a connu de très bons moments mais je suis moins conquis. Disons que Brad se fait quand même pas mal écraser par Jane, beaucoup plus drôle. Lui, c'est le loser de la blague et on se lasse vite de ses bides à répétition. Mais je n'ai pas de repcoches à faire à l'acteur, Damon Wayans Jr. Je le trouve bon et beaucoup plus fréquentable que son père, qui apparaît d'ailleurs dans un épisode. Un des plus ratés de la saison à mon sens ! Leur intrigue commune n'arrivait pas à être drôle et l'émotion forcée sur la fin n'était pas plus convaincante. 

    Happy Endings est avec Raising Hope la meilleure nouvelle comédie de l'année. Elle est évidemment moins colorée, osée et surprenante mais une comparaison entre les deux ne serait de toute façon pas pertinente. Je suis ravi de pouvoir retrouver la petite bande pour une 2ème saison, qui, à moins d'un miracle, sera aussi la dernière. Sa trajectoire me fait un peu penser à celle de Better Off Ted. Deux sitcoms sosu-estimées qui valent vraiment le coup d'oeil et qui donnent indéniablement le sourire.