21 octobre 2011

Enlightened [1x 02]

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Now Or Never // 190 000 tlsp.

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   A ceux qui se demandaient ce à quoi Enligtened pouvait bien ressembler passé son pilote, la réponse est simple : à une étrange comédie de bureau ! C’est en tous cas sur le retour au travail d’Amy que le second épisode de la série est centré et la voilà qui se retrouve à la cave, avec des gens bizarres pour faire un travail bizarre et ça tombe plutôt bien au fond puisqu’elle-même est bizarre aux yeux de tous sauf peut-être aux nôtres. Sa mère la prend pour une demeurée, son ex-mari pour une folle et l’ensemble de ses collègues pour une excentrique doublée d’un passé d’hystérique prêt à ressurgir à tout moment. Et cet épisode ne cesse d’ailleurs de souffler le chaud et le froid en mettant l’héroïne dans des positions censées la rendre furieuse mais elle parvient malgré tout à garder son calme en public. Elle a une technique imparable pour cela : fermer les yeux et rêver à une vie plus sereine, plus calme où tout le monde s’aime… une utopie qui paraitra stupide pour certains, poétique pour d’autres. Inutile de préciser que je me range dans la seconde catégorie même si je comprends que cela ne puisse pas plaire.

    Il y a un truc qui m’a frappé pendant l’épisode mais je sens que je vais me sentir bien seul : je trouve que Valérie Lemercier ferait une parfaite Amy si la série venait à être adaptée un jour en France (donc jamais). L’artiste française – que j’adore- partage beaucoup de mimiques avec Laura Dern et il y a même dans leurs visages des traits communs : le regard, le nez… Bref, ça n’a pas grand intérêt que je vous dise ça mais il fallait que je le partage. Pour rester sur Laura Dern, je trouve vraiment qu’elle est parfaite dans ce rôle. Un peu logique d’un autre coté, il a été écrit par et pour elle. Parfois elle me fait vraiment penser à une Sarah Jessica Parker dans la cinquantaine. Là encore, je prends le risque de me sentir bien seul… et j’espère que Carrie ne deviendra pas aussi perturbée soit dit en passant ! Ce qui serait pas mal maintenant, c’est qu’Amy se lâche et dise vraiment ce qu’elle pense de tout ce petit monde qui l’entoure mais sans se mettre en colère. A partir de là, on pourrait se retrouver face à de grands moments d’émotion !

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// Bilan // J’aimerais disserter davantage sur ce second épisode d’Enlightened mais il faut reconnaître qu’il ne donne pas matière à une analyse approfondie. Je crois qu’il faut prendre la série comme elle est actuellement : amusante, touchante et pleine de possibilités, à l’image de son héroïne. 

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20 octobre 2011

The Walking Dead [2x 01]

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What Lies Ahead (Season Premiere) // 7 300 000 tlsp.

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    Un phénomène, par principe, se doit d'être surprenant. On ne s'attendait pas à ce que la saga Twilight fasse un tel carton lors de la sortie du premier film. On ne s'attendait pas non plus à ce que tous les enfants de France adoptent les tamagotchi pendant quoi... deux mois ? On ne s'attendait pas au succès phénomènal des boys band à l'époque, ni au revival incroyable des stars des années 80 qui remplissent désormais des stades... bref, my point is : AMC la première et les médias américains en général ne pouvaient pas prévoir non plus que The Walking Dead se transformerait en phénomène télévisuel ! L'exploit réalisé par la première saison n'était apparemment pas suffisant, il a fallu que ce Season Premiere établisse un record ! Bien des phénomènes sont inexplicables mais celui-là alors... je ne cherche même plus à percer son mystère !

   La saison 1 de The Walking Dead ne m'avait pas tellement plu. Ses zombies m'avaient même laissé sur ma faim. Ennuyeuse, laborieuse, maladroite, lunatique, vaine... Autant d'adjectifs qui m'ont permis de la décrire au fil des cinq premiers épisodes. Puis le final a réussi à piquer ma curiosité, à me frustrer même. Je n'étais cependant pas certain de poursuivre l'aventure mais face à l'ampleur qu'a pris la série pendant son absence, j'ai eu envie de voir ce premier épisode de la saison 2. Juste comme ça. Maintenant, j'ai envie de voir la suite. Pas que je l'ai trouvé formidable mais, pour la première fois, les auteurs sont parvenus à proposer quelque chose d'efficace et de prenant, pas seulement sur 10 minutes mais tout du long. Peut-être parce que les anciens ont été virés et que les nouveaux ont de meilleures idées ? Le pré-générique m'a surpris dans le mauvais sens. Je m'attendais à un coup de poing équivalent à celui de pilote, il n'en a rien été. C'était une séquence presque banale, qui permettait simplement de replacer le contexte de ce nouveau départ là où le "Previously On" suffisait bien. En revanche, les scènes qui ont suivi le générique -dont je ne suis toujours pas fan- étaient scotchantes ! La tension était bien plus que palpable. Un tour de force d'autant plus grand qu'on se fiche un peu du sort de ces personnages auxquels on a bien du mal à s'attacher.

   Il n'y en a qu'une que je ne veux surtout pas voir mourir mais qui est, comble de l'ironie, la suicidaire de la bande : Andrea. Il s'agit, à l'heure actuelle, du seul personnage qui soit vraiment bien écrit et incarné. Laurie Holden dominait largement ses compagnons lors de la première saison et j'ai bien l'impression que ça ne changera pas. Sa dispute avec le vieux sage Dale était extrêmement poignante. La partie soap avec Shane et Lori était à peu près tout l'inverse de ça : lourde et inappropriée. Je comprends bien le désir de la production de toucher aussi les femmes mais je pense qu'elles ont tout autant envie que les hommes de voir des zombies se faire exploser, que ce soit au tournevis, à la hache ou à l'arbalête. C'est un peu pour cela que l'on est tous là, non ? La saison 1 n'avait pourtant rien promis de plus... On notera qu'en ce début de saison 2, les morts-vivants sont drôlement alertes et fringants. Ils pouraient se mettre à parler que ça ne nous étonnerait même pas ! Mais ils ont en même temps perdu un sens essentiel pour eux : l'odorat. Lorsque toute la fine équipe est planquée sous les carcasses de voitures, ils ne sentent rien. La chaîr était pourtant drôlement fraîche dans le coin ! Cela gâche un peu le plaisir mais il faut tenter d'en faire abstraction tant bien que mal... Il y a plein d'autres facilités tout au long de l'épisode. Je tiens également à souveler un autre gros problème : Rick Grimes et Andrew Lincoln donc est probablement le personnage le moins charismatique de The Walking Dead ! Même Shane, à sa façon, l'est plus que lui. C'est dramatique pour un héros. Rick se fait évidemment voler la vedette par Andrea mais aussi par un outsider, Daryl, qui n'était pas supportable par le passé si mes souvenirs sont bons mais qui, là, m'est apparu sous un jour plus flatteur. Il va vite falloir faire quelque chose, c'est très embarrassant ! 

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// Bilan // Une longue scène de tension très réussie malgré ses approximations + du défonçage de zombies en règle + la géniale Andrea + un cliffhanger surprenant et saisissant = un bon départ pour la saison 2 de The Walking Dead. Mais, parce qu'il y a toujours un "mais" : des personnages globalement toujours aussi insipides, héros compris + des longueurs et des dialogues peu inspirés + une absence de direction pour la suite et une deuxième partie d'épisode moins réussie = un bon départ qui aurait bien pu être bien meilleur et qui ne rassure en rien sur ce qu'est capable d'offrir la série cette année ! 

19 octobre 2011

The Vampire Diaries [3x 05]

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The Reckoning // 2 890 000 tlsp.

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    L'épisode de transition de la semaine dernière nous aura donc mené à un très bon épisode cette semaine. Cela valait le coup d'attendre un peu. Toutes les intrigues se sont rejointes, même celle de Matt et Jeremy, pour former un ensemble à la fois cohérent, prenant et malin. Depuis son arrivée, Klaus a énormément de mal à s'imposer en grand méchant à nos yeux. D'une part parce que Joseph Morgan n'est pas exceptionnel. D'autre part parce que les auteurs ne lui ont pas donné le matériel suffisant. Ils sont peut-être sur le point de frannchir ce pas-là et de craindre vraiment ses futures actions. Excellente idée donc de le voir s'en prendre à Tyler, un personnage qui a réussi à se faire une place dans nos coeurs alors que ce n'était pas franchement gagné à la base. Sa relation avec Caroline y est pour beaucoup, certes, mais il tient aussi debout sans elle. La perspective de le voir devenir un hybride est alléchante étant donné que sa condition de loup-garou est désormais acceptée par lui-même comme par ses compagnons et qu'il n'y a du coup plus grand chose à en dire. Toutefois tant qu'il sera le seul de son espèce à rôder dans les parages... Dans tout ça, les véritables motivations de Klaus restent un peu floues mais son plus grand ennemi à lui, un certain Michael de son prénom, approche et devrait éclaircir les zones d'ombre restantes. 

   Le retour de Stefan et Klaus à Mystic Falls et l'arrivée de Rebekah permettent de passer à la vitesse supérieure sans plus tarder. A nouveau, les scénaristes ont choisi d'éloigner Stefan d'Elena, pas physiquement cette fois mais amoureusement. Damon va donc avoir le champ libre et nous, nous allons pouvoir nous régaler. A moins qu'un autre plan soit prévu mais je n'en vois pas d'autres de possible pour le moment à part si un nouveau personnage débarque et lui vole son coeur. Elena a besoin d'évoluer de toute façon car cela fait un moment qu'elle tourne en boucle et son refrain est devenu plus que lassant à la longue. De son coté, Stefan est privé de sa légendaire empathie : une perspective tout à fait réjouissante. Paul Wesley s'en sort très bien en plus. Ce qui est pas mal non plus, c'est que Matt -vous savez le petit blond qui ne sert à rien en général- a désormais sa place dans l'équation de la série. Sa tentative désespérée pour contacter sa soeur Vicky était touchante et je crois que c'est la première fois que je ressens la moindre émotion pour lui. Sauf peut-être quand Vicky est morte justement mais c'était il y a bien longtemps... Il était jusqu'ici le seul personnage à n'avoir aucun élément supernaturel en lui mais les scénaristes n'ont pas pu résister : il se retrouve afflublé du même don que Jeremy après l'avoir bien cherché. Ce que l'on peut imaginer, c'est que Vicky et Anna vont se faire la guerre en utilisant les deux personnages. Mais quel est leur but à toutes les deux ? Où veulent-elles en venir ? Bonnie retrouve un rôle actif dans cet épisode mais ce que l'on attend avec impatience, c'est sa rencontre future avec l'Original Witch ! Après ça, on pourra éventuellement lui dire adieu sans regrets... Sinon, Rebekah me fait marrer. Elle a un petit coté Pam de True Blood. C'est un beau compliment que je lui fais là bien qu'elle ne le mérite pas encore. 

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// Bilan // The Reckoning est sans hésiter un épisode majeur de ce début de saison 3, le plus réussi à ce jour même, à la fois dans son immédiateté et dans ce qu'il représente pour la suite. 

Desperate Housewives [8x 04]

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School Of Hard Knocks // 8 240 000 tlsp.

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    Lorsque j'implorais la semaine dernière les scénaristes de Desperate Housewives de fêter cette dernière saison en faisant revenir quelques anciens de la série, ce n'est pas vraiment Danielle, l'horrible et odieuse fille de Bree, que j'avais en tête. A vrai dire, je n'ai pas pensé à elle une seule seconde. En voyant le nom de Joy Lauren apparaître à l'écran en début d'épisode j'ai donc poussé un soupir. Et puis j'ai pensé à Julie, la niaise, et je me suis dis que Danielle, c'était pas si terrible que ça. En fait, au fond de moi, je crois que je l'aime bien cette peste. Elle était agaçante au début et elle n'arrivait pas à la cheville de son frère Andrew, mais quand elle a commencé à apparaître moins elle est devenue bien plus supportable et les auteurs ont su l'utiliser à bon escient. C'était à nouveau le cas pour cet ultime (?) retour en guise de grand pardon. La mécanique est ultra rôdée et super prévisible mais le nouveau business coquin de Danielle nous a reservé de bons moments de rigolade avec une Bree super en forme. Il n'en fallait pas plus !

   J'aurais presque pu en dire autrant de l'intrigue bouche-trou de Gaby. Presque. J'étais même à deux doigts de le faire. C'est vrai que c'était drôle, c'est vrai que le personnage n'a pas perdu de sa fraîcheur -quand il s'agit de nous faire marrer en tous cas- et c'est vrai que le thème du conseil des parents d'élève n'avait pas encore été abordé sous cet angle. Mais Lynette a quand même eu pas mal de storylines de ce type par le passé, souvent réussies d'ailleurs. Gaby n'y a rien apporté de plus, Juanita n'a servi à rien et j'avais même un peu de peine pour elle au bout du compte. C'est quand même elle qui souffre le plus dans cette histoire et c'est à peine évoqué. Alors je ne veux pas non plus trop intellectualiser ce qui ne devrait pas l'être mais je ne peux pas m'en empêcher parfois. Et puis au-delà de ça, Suburgatory a traité du même sujet dans son épisode 3 et c'était beaucoup plus rafraîchissant et original ! 

   Chez Lynette, on peut compter sur l'amie Renee pour détendre l'atmopshère car, pour le moment, la mégère blonde et son éternelle chemise sale n'ont plus du tout le coeur à rire. En effet, Tom a déjà retrouvé chaussure à son pied. Et elle n'est même pas jeune et idiote : elle est du même âge que lui et médecin ! C'est le petit twist sympa qu'on voyait légèrement venir mais qui fonctionne quand même. L'émotion prend le dessus au final, comme toujours, et on se laisse forcément toucher aussi pénible soit devenue Lynette et aussi inintéressant soit resté Tom. Tiens, d'ailleurs, il habite à Melrose Place maintenant ! Sort Of. Ce que j'aurai aimé à ce propos, c'est que Laura Leighton, la femme de Doug Savant dans la vie et l'une des meilleures amies de Marc Cherry, joue enfin dans Desperate et pourquoi pas la nouvelle petite amie de Tom. Je ne comprends pas pourquoi ça ne s'est jamais fait... Dommage. 

   Bon et puis il y a Susan sinon, qui se remet à la peinture de façon à exprimer toute sa rage. Très bien, elle a trouvé son truc à elle pour vivre au mieux le secret : qu'on passe à autre chose la concernant ! Cela devient lourd. A l'entendre, on croirait que c'est elle qui l'a tué le pervers, de ses propres mains ! Faut arrêter : elle a "juste" couvert sa pote. C'est considéré comme un crime, certes, mais ce n'est pas non plus la fin du monde. Comme d'hab', ce cher Mike n'est d'aucune utilité alors qu'il avait l'occasion d'intervenir puisque le sujet le touche plus que jamais. Mais non, il se contente simplement de pardonner. En gros, le cliffhanger de l'épisode précédent est déjà oublié. Le nouveau est nettement plus prometteur : Chuck va pouvoir s'attaquer au cas du père Solis. Il est le premier sur la liste de ses prochaines investigations. A ce stade de la saison, soit il fait rapidement chou blanc soit les auteurs font traîner son enquête en longueur. La perspective n'est donc pas super excitante quand on regarde bien mais peut-être que l'effet dernière saison permettra quelques excentricités... 

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// Bilan // Facile en tous points, désespérement classique, cet épisode est correct parce qu'il parvient, malgré tous ses handicaps, à être drôle. 

18 octobre 2011

Grey's Anatomy [8x 05]

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Love, Loss & Legacy // 9 970 000 tlsp.

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    J'exige que Catherine Avery, mère de Jackson, devienne si ce n'est un personnage régulier en tous cas un personnage récurrent de Grey's Anatomy ! Il n'est jamais aisé, au bout de huit saisons, de parvenir à créer de nouveaux personnages de passage forts. Les deux prétendants de Bailey, Ben et Eli, en sont d'ailleurs de bien mauvais exemples, ou encore le Dr Stark, actuellement porté disparu. On pourrait la définir comme une version d'Ellis Grey souriante et optimiste. On a même du mal à comprendre par moment pourquoi son fils semble tant lui en vouloir. Elle n'a pas l'air bien méchante. Exigeante, elle l'a sans doute été. Dure également. Mais quand on voit là où Jackson en est aujourd'hui, on ne peut que lui donner raison. Elle a cru en lui et elle a eu raison. Envahissante ? C'est certainement là que réside le plus gros problème entre le fils et sa mère. Aucun femme ne trouve grâce à ses yeux. Aucune ne peut être à la hauteur. Est-ce que Lexie le sera ? Il faudra attendre pour le savoir puisqu'elle est partie en voyage. Jamais personne ne part en vacances dans Grey's Anatomy ! C'est pourtant connu ça... On peut quand même s'estimer heureux d'avoir croisé Chyler Leigh l'espace de quelques secondes ! Puis c'était marrant d'entendre parler d'elle sans arrêt au cours de l'épisode mais de ne jamais la voir. Catherine Avery n'a pas simplement illuminé l'épisode de sa présence, elle a aussi permis de faire avancer plusieurs intrigues, sans compter évidemment l'aprofondissement tant attendu du personnage de Jackson qu'elle ne pouvait qu'apporter. C'est malin de ne pas l'avoir limitée à ça.

   Elle va donc remettre sur le devant de la scène le triangle amoureux Jackson/Lexie/Mark, ce que l'on ne réclamait pas à corps et à cris pour être franc mais si l'histoire pouvait enfin être réglée une bonne fois pour toute... Et puis son passé avec April a permis de relancer la question de la virginité de la jeune médecin. Il serait effectivement temps qu'elle voit le loup et autrement que sur une table d'opération. Le grand cas médical du jour -une transplantation de pénis !- sonnait d'ailleurs très Grey's Anatomy des débuts. C'était agréable: drôle forcément un peu, émouvant aussi mais sans virer dans le pathos, et super tendu (sans mauvais jeu de mot). Une jolie réussite ! On peut remercier Catherine Avery, dont les intéractions avec les autres personnages semblaient parfaitement naturelles, pas forcées, que ce soit avec Mark, Richard, April... Bref, vous l'aurez compris : enthousiaste je suis !

   Il s'est tout de même passé deux-trois choses en dehors de Mme Avery et notamment le retour de Zola au Seattle Grace mais pas forcément de la manière que l'on avait imaginé. En fait si : c'était une évidence que les soucis de santé du bébé allaient revenir sur le tapis rapidement et le timing était ici parfait ! Dans l'adversité, Meredith et Derek se rapprochent encore un peu plus et partagent à nouveau une intimité même si la souffrance domine les deux amoureux. Je suppose que Zola ne va plus tarder à retrouver son chaleureux foyer maintenant. Espérons que les retrouvailles soient à la hauteur de la séparation ! En en parlant de séparation, rien ne va plus pour Miranda qui jette son "toy boy" Eli non pas parce que Ben est revenu dans sa vie mais parce qu'elle ne se sent pas en phase avec elle-même. Moi, ce que je crois c'est que Bailey ne s'est jamais remise de son divorce avec Tucker et fuit désormais l'engagement quelque soit l'opportunité amoureuse qui se présente. Elle en a eu deux et elle les a faites foirer. Les garçons en question ne sont pas à blâmer, ils ont fait de leur mieux. Eli est resté classe jusqu'au bout, ce qui nous fait d'autant plus le regretter surtout qu'il n'a jamais véritablement été exploité scénaristiquement parlant. Les scénaristes semblent être du coté de Ben, qui va vraisemblablement construire un futur avec Miranda, qu'elle le veuille ou non. Pour l'instant elle ne le veut pas, ou se refuse de le vouloir, mais elle ne résistera certainement pas bien longtemps. Ces histoires ne sont pas forcément passionnantes ni bouleversantes mais elles vont à ravir à Chandra Wilson. Sinon, Henry et Teddy ont emmenagé ensemble mais les auteurs n'ont pas vraiment pris la peine de s'étendre sur le sujet et c'est regrettable. Les scènes se déroulant en dehors des murs de l'hôpital sont souvent excellentes, j'aurais bien aimé que l'on participe à la fête...

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// Bilan // Energique et bien écrit, Love, Loss & Legacy s'inscrit dans la tradition Grey's Anatomyenne avec ce qu'elle peut avoir de plus entrainant et d'efficace. 


17 octobre 2011

Tueurs En Séries [Episode du 14 Octobre 2011]

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Au programme cette semaine : Les "in" et les "out" de la rentrée : Playboy Club, Free Agents, 2 Broke Girls, Whitney, Up All Night... - Les Simpson sont immortels - La famille Bluth d'Arrested Development va enfin revenir ! - La famille Gallagher reprend du service - Des nouvelles du spin-off de Bones et de Game Of Thrones - La saison 2 de Braquo, c'est pour bientôt... - Rencontre au MIPCOM avec Fran Drescher, l'ancienne Nounou d'enfer, Kristen Johnston et Ashley Judd - L'auteur des romans Dexter nous tease sur le prochain opus... et la voix de votre serviteur !

Enlightened [Pilot]

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Pilot // 210 000 tlsp.

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What About ?

 Auto-destructrice de nature et colérique, Amy a décidé de changer suite à une révélation d'ordre spirituel qui l'a conduite à passer quelques temps à Hawaii dans une thérapie de groupes. De retour dans sa vie d'avant, elle est bien décidée à faire le bien autour d'elle et à trouver un équilibre pour enfin vivre...

Who's Who ?

 Créée par Mike White (un des scénaristes de Dawson et Freaks & Geeks) et Laura Dern. Avec Laura Dern (Jurassik Park, Blue Velvet, Sailor & Lula, Un Monde Parfait...), Diane Ladd (Primary Colors, Chinatown, Kingdom Hospital), Luke Wilson (La Famille Tenenbaum, La Revanche d'une Blonde), Sarah BurnsMike White...

So What ?

    Beaucoup de séries commencent par la fuite du personnage principal vers un nouvel ailleurs, effrayant par principe mais aussi et surtout plein de promesses. Il change de boulot, de ville, d'amis, de moitié... J'aime beaucoup ces points de départ-là, en général. Ils m'inspirent, ils me donnent de l'espoir, ils me rappellent que l'on peut tout recommencer et c'est parfois nécessaire, primordial, vital ? Dans Enlightened, pas question pour l'héroïne d'abandonner sa vie. Bien au contraire. Si elle la délaisse momentanément pour vivre une expérience nouvelle, c'est pour revenir plus forte, plus sûre d'elle et tenter, enfin, d'être heureuse. Elle recommence tout mais avec l'espoir de retrouver le même boulot, les mêmes collègues, dans la même ville, avec les mêmes amis, avec la même moitié... ? Ou une autre... nouvelle... ou ancienne... le coeur a ses raisons que les reboots ne connaissent pas. Rien n'a changé dans la vie d'Amy, les paramêtres sont les mêmes mais le dénominateur commun, c'est elle et elle, elle n'est plus tout à fait la même.

   Illuminé par Laura Dern -qui méritait bien sa série- ce pilote est une invitation au voyage d'abord avec quelques scènes trop courtes se déroulant à Hawaii et ne nous dévoilant qu'une infime partie du parcours initiatique traversé par Amy, mais néanmoins magnifiques, qui vous emportent... Quelques conversations à la chaleur d'un feu de bois, les cheveux au vent, l'embrun marin dans l'air; quelques méditations, les yeux fermés, le coeur autrefois serré ouvert et rempli; quelques brasses au fond des mers, au milieu des plantes, des poissons et d'une grande tortue, symbole de l'immortalité (de l'âme ?) et de la sagesse; quelques sourires; quelques larmes; un au-revoir puis un retour à la réalité, dur, triste. Alors que l'on pensait désormais notre héroïne invincible, la voilà qui flanche déjà. Mais elle se reprend, retrouve ses (nouveaux) esprits et poursuit sa belle bataille contre le cynisme, la méchanceté, l'hypocrisie... tout ce qui fait la laideur de notre monde. Une Ange du Bonheur Amy ? Une béni-oui-oui ? Non. Une femme qui croit, qui a la foi en quelque chose mais ne sait pas elle-même en quoi. Une femme qui croit en elle ? Une femme que je suivrais au bout du monde en tous cas, qu'elle soit au bord de la crise de nerfs -excellente scène d'ouverture- au bord de la plage -j'y suis un peu resté dans ma tête- au bord des larmes -émouvante lorsque sa mère fuit l'évidence et ses responsabilités- au bord du gouffre... Et je veux vous parler de cette robe jaune, du fantôme de Carrie Bradshaw, de la côte Ouest, de Los Angeles, de la voix de Regina Spektor, et de son piano...

   Enlightened est une série lumineuse, qui possède la légéreté de sa profondeur et qui ne sait pas elle-même où elle nous emmène mais qui a des choses à nous dire, des histoires à nous raconter, des personnages à nous présenter, à nous faire apprendre à aimer... Je crois en Amy. Ayez foi en elle vous aussi.

How ?

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16 octobre 2011

Last Man Standing [Pilot]

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Pilot // 12 953 000 tlsp.

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What About ?

Un père de famille doit se battre au quotidien pour préserver ce qui lui reste de virilité alors qu'il n'est entouré que de femmes...

Who's Who ?

 Créée par Jack Burditt (30 Rock, Voilà!, Frasier). Avec Tim Allen (Papa Bricole, Toy Story, Super Noël...), Nancy Travis (Presque Parfaite, Becker), Hector Elizondo (Chicago Hope, Grey's Anatomy), Kaitlyn Dever (Justified), Molly Ephraim, Alexandra Krosney...

So What ?

   Deux tendances totalement opposées semblent se dessiner en terme de comédies en cette rentrée : celles qui mettent en avant des femmes malignes (les 2 Broke Girls, l'héroïne de Suburgatory), qui se croient malignes (Whitney) ou qui ne le sont que par intermittence (la New Girl); et puis d'un autre coté celles qui font la part belle aux hommes de cro-magnon et/ou beaufs de service (How To Be A Gentleman, bientôt peut-être Man Up!). Les succès de How I Met Your Mother, Modern Family, The Office et j'en passe n'auront donc servi à rien à la fois en terme de ton, de réalisation et de message ?

   20 ans après le lancement de Papa Bricole, Tim Allen est donc de retour sur ABC dans un rôle équivalent à celui qu'il a tenu pendant 8 saisons, la seule grosse différence ici étant qu'il n'est plus entouré de trois fils mais de trois filles. L'homme moderne qui assume ses émotions et sa part de féminité n'existait pas à l'époque. C'était, au mieux, une douce utopie. Les temps ont heureusement bien changé et celui qui pouvait être attachant et amusant dans les années 90 n'est qu'un plus qu'un pauvre imbécile totalement dépassé et conscient de l'être, et pas vraiment prêt à changer pour autant ! Nulle doute que le but de la série sera de le faire évoluer dans le bon sens mais, en attendant, il va falloir se taper des blagues profondément médiocres à base de clichés sur les hommes, "les vrais", les durs. Savoir changer un pneu, pêcher de gros poissons, allumer un barbecue... semblent être les éléments essentiels pour les définir. Moi, ça me fait peur; ça me débecte même. Il semble y avoir derrière tout ça un bon gros message Républicain à vomir, où les pensées progressistes n'ont pas leur place. La scène de la crèche m'a d'ailleurs choqué sur le coup : il retire le fils de sa fille du lieu parce qu'ils s'amusent à construire des mosquées avec des coussins. Obama est d'ailleurs raillé à l'occasion. On peut saluer l'audace -tout comme celle, gentillette, de se moquer de la concurrence directe, à savoir Glee- mais franchement, produire ça en 2011 et en être fier, c'est inquiètant. Comme en plus ça a marché, ça va donner de supers idées aux dirigeants de chaînes... Je n'ai pas parlé de la prestation de Tim Allen en elle-même mais que dire si ce n'est qu'il m'a l'air carrément surestimé le monsieur ?

   Last Man Standing est une sitcom qui ne tient pas debout et qu'on a juste envie de laisser tomber sur-le-champ ! 

What Chance ?

 Les deux premiers épisodes ont très bien marché mais rien ne dit que cela durera. Je crois que pour le bien de la télévision américaine, il faut que la sitcom se plante dans les prochaines semaines...

How ?

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15 octobre 2011

[Carnet de Voyage] MIPCOM 2011

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   J'ai eu le plaisir de passer quelques jours à Cannes la semaine dernière à l'occasion du MIPCOM (Marché international des programmes de télévision) où étaient présents Fran Drescher, la célèbre "Nounou d'Enfer", avec son ex-mari et coproducteur sur sa nouvelle sitcom Happily Divorced; la distribution de Hell On Wheels (en Novembre sur AMC); Kristen Johnston, l'ancienne star de 3ème planête après le soleil qui est de retour sur TV Land dans The ExesKiefer Sutherland pour présenter sa nouvelle série Touch attendue à la mi-saison, accompagné du créateur, Tim Kring, et Kevin Reilly, le président de la chaîne; Ashley Judd et l'ensemble du casting de Missing, série de mi-saison d'ABC, le créateur de The Firm, Lukas Reiter...

   Voici quelques morceaux choisis de ces interviews et je vous conseille tout particulièrement ceux de Kristen Johnston : cette femme est hilarante (même après le générique de fin hein...). Bon visionnage !

 

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14 octobre 2011

Ciné Mix [Septembre 2011]

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    LA GUERRE EST DECLAREE. Il m'a fallu plusieurs jours avant de digérer ce film, vibrant, brillant, amusant et souvent destabilisant. Les dialogues sonnent souvent faux. A moins qu'ils ne sonnent plus juste que juste ? Une curiosité qui finit par nous emporter et nous bouleverser. SEXE ENTRE AMIS. Les comédies sur les Sex Friends se multiplient. Elles ont tendance à toutes se rassembler mais celle-ci se différencie grâce à ses interprétes qui forment un duo très convaincant, vraiment drôle. Les séquences émotion sont moins réussies mais on se sent bien en sortant de la salle. Le feel good movie de la rentrée sans aucun doute !

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   FRIGHT NIGHT. Efficace dans ses scènes d'action avec une utilisation parfois maligne de la 3D, le film patauge dès qu'il évoque la mythologie vampirique et qu'il confronte ses personnages au doute. Les acteurs ont beau être bons (Colin Farrell et Toni Collette), on s'ennuie un peu dès que le rythme ralentit. GLEE! ON TOUR: LE FILM 3D. Lire la critique complète ICI.

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    CRAZY, STUPID, LOVE. A little "Crazy", not that "Stupid", with a lot of "Love". Le casting de cette comédie (Julianne Moore, Ryan Gosling, Emma Stone...) aurait pu se suffire à lui-même mais le scénario est bien fichu, en plus. UN HEUREUX EVENEMENT. Remi Bezançon n'a pas reproduit le miracle du merveilleux Le Premier jour du reste de ta vie mais ce film partage un même sens de la poésie, de l'humour et du réalisme, avec une réalisation toujours très inspirée. Louise Bourgoin est étonnamment juste. Pio Marmai encore parfait.