10 janvier 2012

Jane By Design [Pilot]

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Pilot // 1 600 000 tlsp.

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What About ?

 A 16 ans, Jane se fait embaucher dans une entreprise suite à un malentendu. Il lui faut alors jongler entre sa vie de lycéenne, les cours et son nouvel emploi d'assistante pour un haut cadre dans le monde impitoyable de la mode. Elle touche son rêve du bout des doigts mais son mensonge lui portera forcément préjudice un jour...

Who's Who ?

 Créée par April Blair (Bienvenue à Monte Carlo). Avec Erica Dasher (The Lake), Andie MacDowell (Quatre mariages et un enterrement, Short Cuts, Un jour sans fin...), India de Beaufort (Les frères Scott), Nick Roux (Lemonade Mouth), Matthew Atkinson, David Clayton Rogers...

So What ?

    ABC Family, si tu tenais tant à avoir ton Ugly Betty à toi, il y avait peut-être moyen de commander une saison 5 de la série avec America Ferrera, quitte à faire des coupes budgétaires pour ne pas avoir à augmenter ton coût de grille. D'autant que depuis la saison 3, Betty avait bien plus sa place sur la petite soeur familiale d'ABC tant les bons sentiments l'avait bouffée, au détriment de son aspect soap déjanté. J'ai l'impression que Jane By Design est ainsi née de cette frustration : il fallait à la chaîne une série dans le même esprit. Mais avec moins de moyens, moins d'idées, moins de bons acteurs (voire pas du tout) et quelques contraintes inhérentes à la chaîne -tout le monde il est (trop) beau- on se retrouve avec du sous-sous-sous Ugly Betty, un produit bien fade qui ne tient même pas la route. Même le pilote The Lying Game était plus réussi. Il donnait en tous cas davantage envie de voir la suite ! Là, sincèrement... Je sais juste que quelques scènes des prochains épisodes ont été tournées à Paris et je suis curieux de voir ce que ça va donner (comme quoi, elle a pas un budget totalement ridicule non plus). Le générique est sympa sinon, je regrette presque de ne plus être amené à le revoir. 

   Le problème ne vient pas tellement du pitch de départ, il n'est en tous cas pas plus invraisemblable que ceux de Switched At Birth ou tout un tas de téléfilms made in Disney, mais plutôt des personnages, tous plus inintéressants les uns que les autres. L'héroïne est mignonne, mais son histoire -père mort, mère partie, frère au chômage- est pénible à découvrir et pas touchante une seule seconde. C'est tellement facile. La jeune fille est sympathique, c'est indéniable, mais elle ressemble tellement à toutes les autres qu'au bout de huit séries fondues dans le même moule -et je suis gentil sur le nombre- on est incapable de s'y attacher. Son meilleur pote -qui est forcément amoureux d'elle en secret- ressemble également à tous les meilleurs potes de toutes les héroïnes de toutes les autres séries. Quoiqu'il arbore sur la tête une crête Vivelle Dop du plus bel effet. Je ne crois pas en avoir vu ailleurs. Super ! Bon et puis il y a la Wilhelmina de Jane By Design ou le "Diable" du Diable s'habille en Prada du pauvre, incarnée par Andie MacDowell. L'actrice cherche désespèrement à revenir depuis plusieurs années. Elle avait tente un "soap gothique" intitulé Prince of Motor City pour ABC mais la série n'avait pas été commandée. Puis elle devait rejoindre Lone Star en récurrente mais la série a été annulée avant qu'elle n'arrive. Vraiment pas de chance. Elle s'est donc rabattue sur Bienvenue à Monte Carlo avec Selena Gomez, Katie Cassidy et Leighton Meester, ce qui l'a amenée sur Jane By Design puisque la créatrice est la même. Triste carrière que la sienne aujourd'hui. Elle apparaît dans ce premier épisode uniquement par webcam, un choix assez étrange mais original, pour le coup. On a surtout l'impression que l'actrice voulait juste tourner de chez elle mais bon, ça ne va pas pouvoir durer. Je vous épargne la liste complète des personnages, ils sont tout plus caricaturaux et inspides les uns que les autres. Notons tout de même que le styliste n'est pas gay, évidemment, et que Jane craque pour lui, bien entendu, mais son assistant, lui, l'est, et à fond s'il vous plait ! Brrrrr...

   Jane By Design est bien trop formatée pour intéresser autre chose que son public cible -les fillettes de 12 à 16 ans passionnées de mode, enfin qui achétent des fringues à Pimkie tous les samedis après-midi quoi- en témoigne la bande-son omniprésente qui ne sert qu'à couvrir des dialogues sans intérêt prononcés par des personnages ennuyeux à propos d'histoires superficielles. Et c'est bien dommage car dans ABC Family, il y a "Family". 

How ?


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09 janvier 2012

Camelot [Interview]

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Eva Green alias Morgane, Joseph Fiennes alias Merlin et Jamie Campbell Bower alias Arthur se confient "Camelot", qui a débuté sur Canal + (et qui a été annulée par Starz depuis mon interview !)

 

 

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The Vampire Diaries [3x 10]

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The New Deal // 3 330 000 tlsp.

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   Après de longues semaines d'absence, Vampire Diaries nous revient avec un épisode classique, très efficace donc, prenant et émouvant sur la fin, qui relance la saison correctement. Comme d'habitude, les scénaristes ne perdent pas de temps, par exemple en confrontant Damon et Stefan tout de suite. Damon sait désormais pourquoi son frère a agi de la sorte, Elena est mise au courant également. Bref, la surprise de l'épisode précédent est déjà ringarde. Peu de séries osent avancer aussi vite. C'est toujours rafraîchissant même si on y est désormais habitué. Si Elena et Damon se rapprochent encore un peu plus et s'embrassent à pleine bouche (ce qui n'a pas manqué pas de provoquer en moi quelques glapissements de gamine, je l'avoue), les relations amoureuses ne sont pas au centre de cet épisode. La famille, en revanche, et comme souvent dans la série, prend le dessus. La famille de Klaus évidemment, qui va être au coeur de cette seconde partie de saison, mais aussi celle d'Elena, qu'il faut protéger plus que jamais et à tout prix. La jeune fille retrouve un rôle actif dans l'histoire, notamment quand elle confronte Klaus au sujet de Rebekah. Je suis déçu de la finalité parce que j'aime bien ce personnage et que j'aurais préféré la revoir en vie, mais ce n'est certainement que partie remise. La tactique d'Elena était admirablement bien pensée ! Alors que le plan de Klaus, lui, est un peu facile. Vu qu'il lui suffit d'envoûter qui il veut pour arriver à ses fins... Jeremy est donc celui qui en fait les frais cette fois ci et pas qu'un peu.

   On sait tous que Jeremy a toujours eu du mal à trouver sa place dans la série mais nous l'enlever au moment où il commence enfin à grandir et comprendre qu'il lui faut accepter son destin est particulièrement cruel. Et un peu stupide aussi, non ? Il a quand même coupé la tête d'un hybride dans cet épisode ! J'aurais aimé le voir faire plus de choses de ce genre. Un peu comme Elena qui n'a plus tellement peur maintenant de se salir les mains si besoin est. On ignore pendant combien de temps le jeune homme va disparaître. Tout est possible. On se souvient de l'exil de Tyler en saison 2 qui n'avait pas duré bien longtemps et qui avait commencé là aussi au moment le moins opportun scénaristiquement parlant. On peut donc partiellement faire confiance aux auteurs. Et puis si Jeremy ne leur inspire rien en ce moment après tout, pourquoi se forcer ? Ce serait triste qu'il ne devienne, comme Bonnie, qu'un accessoire qui apparaît et disparait au besoin. Tout au long de l'épisode, Alaric a affirmé son rôle de père ou de grand frère de substitution auprès des Gilbert et c'est vrai que ça lui va très bien. Il est tout de même plus efficace que Jenna ! Son énième mort était assez choquante sur le coup mais, heureusement, il avait sa fameuse bague. Nous prépare-t-on une intrigue autour de l'histoire de cet objet ? Ses récents dysfonctionnements en seraient une bonne introduction en tous cas. Alaric fait d'ailleurs la rencontre d'une étrange médecin, le Dr. Fell (jouée par la femme de Paul Wesley dans la vie, Torrey De Vito) qui n'a pas l'air nette, évidemment.

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// Bilan // On pouvait espérer de la part de Vampire Diaries une reprise plus forte mais l'épisode était loin d'être mauvais. C'est juste que les surprises que l'on nous a reservé n'étaient pas très bonnes : le départ de Jeremy, Rebekah qui ne ressuscite pas... et puis les personnages ont quand même tendance à agir bizarremment : le baiser entre Elena et Damon était fort mais ce n'était pas très logique qu'il arrive maintenant. Bref, la suite sera sûrement meilleure...

08 janvier 2012

Grey's Anatomy [8x 10]

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Suddenly // 12 120 000 tlsp.

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   Lorsqu'une chanson du groupe Snow Patrol est utilisée dans Grey's Anatomy, c'est qu'il se passe des choses graves et que la teneur en scènes lacrymales est élevée. On se souvient évidemment tous de Chasing Cars, LA chanson de la série, choisie pour illustrer la mort de Denny Duquette dans le final de la saison 2, ou encore de Make This Go On Forever lors du "suicide" de Meredith en saison 3. L'autre grand morceau de la série, on le doit au groupe The Fray et leur classique How To Save a Life. Ici, c'est donc New York, extraite du dernier album de Snow Patrol, Fallen Empires, qui vient sublimer la fin de l'épisode. C'est quelques secondes plus tôt que Teddy découvre le corps froid et mort de son chevalier, Henry. Ils auront été heureux moins d'une dizaine d'épisodes. Shonda Rhimes est cruelle, mais c'est aussi pour ça qu'on l'aime. Je dois bien avouer que je m'attendais de la part de Teddy à une réaction plus vive. Je pensais qu'elle allait envoyer valser tout le monde en apprenant la vérité. Au lieu de ça, elle a remercié Cristina puis elle est partie, pudiquement, se recueillir auprès de son bien-aimé. J'imagine que la colère l'envahira plus tard et c'est certainement Owen qui en prendra le plus pour son grade, Cristina semblant hors de danger. La suite de cette intrigue s'annonce tout aussi passionnante donc, et je me demande ce qu'il va advenir de Teddy. Pas seulement dans les prochains épisodes mais de manière plus globale d'ici à la fin de la saison et au-delà même. Aura-t-elle toujours sa place au Seattle Grace ? Les scénaristes sont parvenus à placer quelques moments de fun au milieu de cette tragédie, notamment quand Teddy et Cristina se lancent dans un concours de "Woooh !". 

   Avec peu de temps d'antenne et même peu de répliques, Bailey était là pour rappeler qu'Henry était devenu, au fil du temps, un patient à part entière, un membre de leur grande famille. Bref, il comptait et elle a perdu un ami ce jour. J'aurais aimé qu'Eli prenne sa main au moment où elle réalise cette perte mais il faudra maintenant se contenter de Ben. C'est bizarre, je l'aimais bien avant qu'il ne parte. Eli ressemblait du coup à un Ben 2.0. Mais, depuis qu'il est revenu, je l'apprécie beaucoup moins. Eli avait finalement trouvé sa place. Pendant ce temps, un autre drame se nouait avec Meredith et Alex, sortis sains et saufs de leur accident d'ambulance (même si Alex n'a pas toute sa tête...), ainsi que le bébé qu'ils transportaient et qui est vite oublié dans le chaos ambiant, mais les autres victimes de la collision ont eu beaucoup moins de chance. Une famille est ainsi décimée sous nos yeux et ceux de la fille aînée. La grand-mère, puis la mère et enfin le père succombent à leurs blessures. Le courage de la jeune fille alors qu'elle atteignait ses 18 ans en même temps était admirable et très émouvant. Cela faisait longtemps qu'un patient (plusieurs en l'occurence) ne m'avait pas fait cet effet. Elle aurait pu ne pas être à la hauteur avec ce qui se jouait autour de Teddy en parallèle et pourtant, elle était aussi prenante et bouleversante. 

   Après une introduction sommaire de Julia, la nouvelle petite-amie de Mark, lors du match de baseball opposant le staff médical du Seattle Grace à celui du Seattle Pres., la jeune femme est de retour afin de rencontrer comme il se doit Lexie, qui lui a tout de même broyé un sein, ce qu'elle ne manque d'ailleurs pas de lui rappeler. Pas de surprise pour le moment dans cette intrigue qui ne fait que commencer : on se doutait un peu que Julia allait être adorable et que ça allait rendre le conflit encore plus compliqué pour Lexie. Je ne sais pas si elle est dans les parages pour un moment mais je dois bien avouer être tombé, moi aussi, sous son charme très rapidement. Elle me fait quand même un peu trop penser à Arizona à première vue... Bon et  puis il y avait une intrigue plus faible que les autres, qui avait du potentiel pourtant mais qui aurait certainement mérité d'être développée au sein d'un épisode un peu moins chargé. L'affaire de la grosse boulette de Callie et Jackson est ainsi noyée dans l'excellence du reste de l'épisode, à travers quelques scènes peu convaincantes. Mais il se peut que cela ne s'arrête pas là. Le mari pourrait très bien attaquer l'hôpital et je crois que ce n'est encore jamais vraiment arrivé malgré des menaces. Cela dit, je ne suis pas certain d'avoir envie de suivre un procès dans Grey's Anatomy, surtout qu'il n'y a pas franchement de débat à avoir. Ils ont merdé, un point c'est tout ! Après 40 minutes de souffrance, on nous offre tout de même un moment d'espoir, très inattendu : Zola vient ré-illuminer la vie de Meredith et Derek. Elle est désormais à eux. Les auteurs semblaient pourtant avoir choisi une autre voie et ce dénouement heureux était imaginable mais plus tard. Belle surprise donc ! Le sourire d'Ellen Pompeo au cours de cette scène était très communicatif, mais les petites larmes pas encore sèches au coin de nos yeux ont fini par l'emporter, encore une fois. 

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// Bilan // On l'aura attendu drôlement longtemps cet épisode -une éternité, non ?- mais il n'a pas déçu, offrant ce que Grey's Anatomy est capable de meilleur en matière de tension dramatique et d'émotion. La suite de cette 8ème saison démarre sous les meilleurs auspices. 

06 janvier 2012

Work It [Pilot]

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Pilot // 6 140 000 tlsp.

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What About ?

Deux anciens commerciaux devenus chômeurs réalisent que le monde d'aujourd'hui est dirigé par les femmes et que, pour trouver du travail et retrouver le succès, il va tout simplement leur falloir : se déguiser en femmes ! L'occasion d'apprécier encore plus leurs soirées "entre mecs" dans le bar local, où ils peuvent être eux-même...

Who's Who ?

 Commise par Ted Cohen et Andrew Reich (qui, croyez-le ou non, ont était producteurs sur Friends, mais ils ont aussi créé Romantically Challenged donc...). Avec Ben Koldyke (How I Met Your Mother, Big Love), Amaury Nolasco (Prison Break), Rebecca Mader (Lost), Rochelle Aytes (The Forgotten, Detroit 1-8-7), John Caparulo...

So What ?

   Sérieusement Paul Lee (Mr. ABC) ? Dans tous les pilotes de sitcoms multi-caméras que tu as commandé l'an passé, il n'y en avait pas une meilleure que celle-là ? Smothered avec Marcia Gay Harden et Adam Arkin était pire ? Bon, je peux éventuellement l'admettre puisqu'on la doit aux mêmes créateurs que Work It. Mais Other People's Kids, My Frickin' Family et Lost & Found aussi ? Elles n'avaient pas l'air excitantes sur le papier, je veux bien te l'accorder, mais à coté de Work It, tout paraît plus excitant, non ? Honnêtement, ce qui me fascine le plus avec cette nouvelle sitcom, ce n'est pas la daube qu'elle est à proprement parlé mais comment elle a réussi à braver toutes les épreuves ô combien difficiles que parcourt toute nouveauté. D'abord, il y a vraiment eu des gens qui ont eu cette idée (EN 2012) et qui se sont dit que ça pouvait faire une bonne série. Puis il y a eu des gens assez bêtes pour acheter leur script pourri. Et ces mêmes gens en sont venus, quelques semaines plus tard, à en commander un pilote. Même pas un pilote de présentation de 8 minutes, hein. Non, un vrai pilote de sitcom de 22 minutes !? Et finalement, dans un élan de connerie abyssale, ils en ont carrément commandé une première saison !

    Mais on peut aller encore plus loin en se demandant comment les acteurs principaux ont pu en être réduits à accepter ces rôles. Et ne me rétorquez pas que c'est la crise pour tout le monde ! Please. Certes, Amaury Nolasco, mauvais comme un cochon, ne pouvait pas vraiment espérer mieux mais Ben Koldyke, très drôle dans How I Met et très juste dans Big Love, pouvait prétendre à mieux. Ah oui parce qu'en plus de n'être absolument pas drôle -bon OK, y'a un moment où ça devient tellement ridicule que l'on en rit nerveusement- Work It se veut dans l'air du temps en prétextant un contexte social fantasmé -et pourtant totalement assumé- dans lequel les femmes seraient sur le point de voler leurs boulots aux hommes. Si seulement l'équilibre (salarial notamment) pouvait exister pour commencer... Et ça, franchement, c'est bien plus offensant que sa nullité crasse. Si le point de départ est risible -et le mot est faible- le déroulement du pilote l'est encore plus. Personne -absolument personne- ne se rend compte que ces personnes sont des travestis. Encore, ils auraient particulièrement soigné leur transformation, je ne dis pas. Mais là... Je veux bien prendre la chose au second degré s'il le faut mais, même comme ça, tout est trop invraisemblable pour être drôle. Les répliques sont d'une grande pauvreté et la ribambelle de (vrais) personnages féminins qui se succèdent est terriblement insipide. Ne comptez pas sur les décors, les costumes ou la réalisation pour sauver l'ensemble. C'est limite amateur. Oh et puis non : c'est amateur.

   Work It est absolument INDEFENDABLE ! Je crois que si elle s'était un peu moins prise au sérieux, elle aurait pu être coupablement fun. Mais ce n'est malheureusement pas le cas. Cette sitcom ne mérite même pas de mépris : l'indifférence serait plus adéquate. Les idées qu'elle véhicule sont particulièrement ignobles et suffisent à couper l'envie d'en voir ne serait-ce qu'une seconde supplémentaire. Il y a deux types de sitcoms nulles : celles qui ne vous font pas rire vous mais qui trouvent quand même preneurs ailleurs -on se dit alors que ce n'est qu'une question d'humour- et celles qui sont universalement et inexorablement reconnues comme des daubes infames. Bref, on a finalement trouvé pire que Cavemen

What Chance ?

 Après un départ raté, la sitcom n'ira sans aucun doute pas au-delà des 13 épisodes. Mais seront-ils tous diffusés ? Probablement pas. Si Mr Sunshine n'a pas réussi l'année dernière, en étant très moyenne mais tout à fait regardable, je ne vois pas comment Work It réussirait ce nouvel exploit ! La bonne nouvelle donc, c'est que Cougar Town va certainement pouvoir revenir plus vite (et se vautrer car elle n'aura rien à faire dans cette case en duo avec Last Man Standing...)

How ?

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Tueurs En Séries [Preview 2012]

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Au programme cette semaine : Découvrez tout ce qui vous attend en 2012 : les nouveautés qui font le buzz aux États-Unis et en France, vos nouveaux héros, les retours les plus attendus, les shows qui vont tirer leur révérence... C'est votre serviteur qui oeuvre en voix-off.

 

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04 janvier 2012

Enlightened [Saison 1]

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 Saison 1 // 170 000 tlsp. en moyenne

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   Un jour comme aujourd'hui, je me dis que les enseignements d'Amy, l'héroïne d'Enlightened, me feraient le plus grand bien si je réussissais à les appliquer. Des touristes qui se traînent dans le métro, une petite vieille à qui l'on cède sa place et qui trouve quand même le moyen de se plaindre parce qu'on ne l'a pas fait dans la seconde où elle est entrée dans la rame ("Ah, enfin !"), une caissière mal baisée, des collègues mal embouchés, des voisins qui se sont crus seuls dans l'immeuble... il y a des jours où l'humanité entière semble avoir décidé de vous emmerder, des jours où on resterait bien sous sa couette... longtemps. Ces jours-là, il faut puiser au fond de soi pour trouver l'énergie nécessaire afin de garder le sourire, avancer sans se retourner et oser. Au cours des dix épisodes de la première saison d'Enlightened, c'est ce qu'Amy fait. Elle échoue souvent et alors ? Elle ne baisse jamais les bras, elle y croit toujours. Pendant combien de temps encore ? Je crois que je n'aurai jamais sa patience. My bad. Alors Enlightened c'est quoi au final ? C'est la lutte quotidienne d'une femme dans le monde moderne, de désillusions en rayons de soleil, de solitude en petit bout d'espoir.

   A chaque épisode d'Enlightened, son lot d'humiliations pour Amy. On pense parfois un peu à Valerie Cherish de The Comeback tant ses multiples déboires provoquent en nous embarras et pitié. La petite différence ici, c'est que la série ne se résume pas à ça et le but n'est pas vraiment de se moquer du personnage, ou alors juste un peu parce que parfois, il faut reconnaître qu'elle abuse pas mal. Laura Dern donne l'impression que ce rôle a été écrit pour elle (c'est peut-être le cas d'ailleurs, étant donné qu'elle en est aussi productice). Qu'elle ait son air de ravie de la crêche avec un sourire jusqu'aux oreilles ou une mine maussade voire un rictus de honte ou de colère qui gronde, elle est d'une justesse à tomber par terre et rend Amy infiniment touchante dans sa quête utopique de l'harmonie parfaite et du bonheur. Elle est si lumineuse parfois et si drôle malgré elle qu'elle en devient belle. Pas que Laura Dern soit un laideron à la base mais son drôle de nez et sa grande taille ne correspondent pas vraiment aux canons de beauté actuels, sans compter qu'elle n'est plus toute jeune. Merci encore à la télévision d'offrir à des actrices comme elle (ou Laura Liney, ou Edie Falco, ou Jessica Lange, ou Betty White...) de briller un peu plus fort. Je crois que ce que Laura Dern maîtrise encore mieux que son jeu, c'est sa voix (ce qui fait partie du jeu aussi me direz-vous) ! Les passages en voix-off sont de toute beauté. Je repense encore à ces mots lors d'un des épisodes les plus marquants intitulé "The Weekend" : "My First Love. My husband. My Heartbreak. My Pain. (...)" ou encore toute sa tirade sur les mères, dont elle rappelle qu'elles ont elles aussi été des enfants un jour et qu'elles le resteront toujours un peu. "Not Enough Good Mothers" était aussi un bel épisode. Une pièce entière a d'ailleurs été consacrée à la mère d'Amy, jouée par Diane Ladd, la vraie mère de Laura Dern dans la vie. Il répond à la question : "Mais que fait Helen de ses journées lorsque sa fille galère au travail ?". C'était un bouleversant discours sur le temps qui passe, la vieillesse, qui se résume parfois un peu à l'attente interminable de la mort... Helen n'est pas un personnage facilement attachant, on peut même dire qu'elle agit très souvent de manière détestable mais on comprend tout grâce à cet épidode et je crois même qu'on lui pardonne tout, aussi. L'amie d'Amy, venue tout droit de son camp de remise en forme hawaïen, n'était pas franchement agréable non plus dans son genre mais quel plaisir de retrouver Laura Dern et Robin Wright face à face à cette occasion ! Tiens, elle aussi mériterait sa petite dramédie. Elle était géniale !

   S'apparentant parfois à une comédie de bureau, Enlightened n'excelle pas autant dans ce domaine (dommage d'ailleurs que le final soit surtout centré là-dessus même si ça a un sens). Elle ennuie même un peu par moment, soyons francs, mais ce qu'elle dit sur le monde de l'entreprise est on ne peut plus vrai, avec tout le cynisme que cela comporte. Mais rien que de guetter les expressions du visage du collègue le plus proche d'Amy -un certain Tyler incarné par le créateur de la série lui-même, Mike White- vaut son pesant de cacachuètes ! C'est d'ailleurs un personnage qui mériterait d'être exploré plus en profondeur, sachant que la seule fois où les auteurs l'ont tenté, ils s'en sont sortis avec les honneurs ! C'est aussi, il faut bien le dire, un des rares proches de l'héroïne un tant soit peu sympa avec elle, qui semble réellement l'apprécier. Du moins au départ. Après... disons que ça se gâte ! L'ex-mari d'Amy n'est pas désagréable non plus au demeurant mais son comportement laisse vraiment à désirer. Dans quel état va-t-il revenir de sa cure (s'il va jusqu'au bout du moins) ? Impossible à dire. Et ce qui est cool, c'est qu'on aura la réponse car la série a été sauvée in extremis de l'annulation !

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// Bilan // Enlightened n'a rien de la dramédie typique à la mode ces dernières années : tour à tour sombre et désabusée, lumineuse et optimiste, reposante ET stressante, elle ne va jamais vraiment là où l'attend, s'autorisant souvent à prendre des risques, quitte à déplaire. Exactement comme son héroïne en somme. Elle n'est pas hilarante, mais pas déprimante non plus. Souriante souvent, un peu triste parfois aussi. Elle est hybride, différente, intelligente, juste. Elle est beaucoup de choses, si bien qu'une saison de dix épisodes ne suffit définitivement pas pour l'apprivoiser.

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03 janvier 2012

The Slap [Mini-série]

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8 épisodes // 900 000 tlsp. en moyenne

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What About ?

Les répercussions d’une claque donnée par un adulte à un enfant -qui n'est pas le sien- lors d’un barbecue entre amis. Chaque épisode suit le quotidien bouleversé de l'un des témoins de la scène...

Who's Who ?

Adaptée de l'oeuvre de Christos Tsiolkas. Avec Jonathan LaPaglia (Sept jours pour agir, Cold Case), Melissa George (Alias, Grey's Anatomy, In Treatment), Alex Dimitriades (Hartley Coeurs A Vif, Underbelly), Sophie Okonedo (Doctor Who), Essie Davis, Sophie Lowe, Blake Davis...

So What ?

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   Il fut une époque, dans ma prime jeunesse, où je regardais énormément de séries australiennes car le pays des kangourous en produisait beaucoup pour les ados et de très efficaces, et il se trouve que la France les diffusait. Je ne peux évidemment pas ne pas citer Hartley Coeurs A Vif, le rendez-vous incontournable des fins d'après-midi sur France 2 après le collège, mais je pense aussi à Océane, Les maîtres des sortilèges, Chasseurs d'étoiles, Les Nomades du futur et bien d'autres. Bref, je crois que la dernière série australienne que j'ai suivie -et même pas en intégralité- c'était Nos Vies Secrètes, brièvement diffusée sur Canal + un été, en clair. Autant dire que j'étais très heureux de renouer avec ce beau et lointain pays à travers The Slap, un drama de grande qualité avec une distribution formidable comprenant, entre autres, Jonathan LaPaglia, extrêmement juste, sexy et charismatique; Melissa George, une vraie bonne actrice sous-estimée; et Alex Dimitriades, qui n'est autre que le boxeur Nick au destin tragique de Hartley ! Le monsieur a veilli et ça fait un choc de le retrouver après tant d'années. Il a d'ailleurs ici LE rôle : celui qui est à l'origine de la fameuse claque...

   Reprenant un schéma comparable à Skins, en s'intéressant donc plus particulièrement à l'un des protagonistes du groupe à chaque épisode mais en y ajoutant de temps en temps les commentaires pertinents d'un narrateur omniscient, The Slap parvient à nous brosser les portraits fins et subtils de héros complexes et très différents les uns des autres, appartenant tous -ou presque- à la classe moyenne australienne dans toute sa diversité. La culture grecque prend cependant une place plus importante, en partie grâce aux origines de l'auteur du roman dont la série est adapté. Les grecs sont un peu aux australiens ce que les pakistanais sont aux anglais de toute façon : une minorité majoritaire ! L'esprit de famille propre aux populations méditérranéennes, ainsi que ses croyances et ses traditions sont présentés sans complaisance, avec poésie parfois mais avec une certaine dureté aussi car le poids de cette culture est parfois trop lourd pour les jeunes générations. En cela, l'épisode consacré au patriarche Manolis était très intéressant. C'est sans doute celui qui paraissait le plus déconnecté de la grande histoire de la série, celui aussi qui était au final le plus ennuyeux, mais il était traversé d'une magnifique nostalgie et il s'en est dégagé beaucoup de tendresse ainsi qu'une vision de la vieillesse terriblement juste. Le temps qui passe était aussi le thème central de l'épisode consacré à Anouk, à la fois à travers sa mère mourante, sa quête d'un compagnon plus jeune qu'elle et ses questionnements sur la maternité. Il m'avait beaucoup plu lors de son visionnage, j'avais trouvé le personnage extrêmement fort. Son positionnement vis à vis de la claque était d'ailleurs très intéressant puisqu'elle allait en quelque sorte à contre-courant des autres. Et il se trouve que je partageais son point de vue. Comme l'affiche de la série le dit, il s'agit pour le téléspectateur de choisir son camp et la tâche est plus compliquée qu'il n'y parait au fur et à mesure de notre rencontre avec les divers protagonistes. C'est tout ce qui fait la richesse du récit et son intérêt au-delà du "simple" plaisir dramatique. The Slap est capable de soulever un débat. Combien de série y parvienne (si tant est qu'elles essayent) ? Mais pour en revenir à Anouk, je regrette simplement que son rôle ait été si effacé par la suite. C'est un des rares reproches que je puisse formuler aux auteurs.

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    Si je devais ne retenir qu'un épisode de la série, ce serait sans doute le premier. Il n'était pas forcément mieux écrit que les autres mais la réalisation y était tellement inspirée et Jonathan LaPaglia si magnétique -une vraie surprise pour moi qui le considérait un peu comme un raté- qu'il s'en dégageait une atmosphère absolument envoûtante. Presque un choc émotionnel en somme. Et puis il y avait cette montée en puissance jusqu'au moment tant attendu de la claque... Non vraiment, une grande réussite. L'épisode de Harry n'était pas aussi réussi mais cela se joue uniquement sur l'absence d'empathie envers le personnage. Parce que du coté de la réalisation et de la direction d'acteur, il n'y avait rien à en dire. Du beau travail. C'était sans doute l'un des épisodes les plus chauds aussi. Je ne m'attendais pas à ce qu'une grande chaîne publique comme celle qui a diffusé la série en Australie puisse oser autant en prime-time. Autant dire qu'à coté, et une fois de plus, nos pauvres séries françaises ne peuvent vraiment pas rivaliser ! L'histoire serait d'ailleurs tout à fait transposable mais bon, avec Corinne Touzet, Ingrid Chauvin, Thierry Neuvic et Bruno Madinier, sans compter une réalisation tout à fait banale et des dialogues et des scènes édulcorés, le résultat serait tout autre. Je ne sais même pas pourquoi je me lance là-dessus. Veuillez me pardonner... L'épisode de Rosie, la mère de l'enfant giflé, était celui que j'attendais tout naturellement avec le plus d'impatience et il m'a un peu déçu. Je m'attendais à ce que le sujet de l'inceste, même sous-jacent, soit traité d'une manière ou d'une autre. Nourrir son fils de 4 ans au sein n'est pas normal. Le procès contre Harry a finalement pris le dessus. Melissa George était magistrale, l'émotion plus que palpable. Mais il m'a manqué quelque chose. Je ne saurais pas tout à fait dire quoi. Peut-être un morceau de son passé. Finalement, contrairement à la plupart des autres personnages, c'est uniquement son présent qui semblait compter.  Peut-être que le roman est plus explicite sur le personnage... J'ai énormément aimé l'épisode d'Aisha en revanche, sans doute parce que, malgré sa présence constante, elle restait un mystère. Découvrir la femme de conviction qu'elle était vraiment m'a ému et passionné, ainsi que les hauts et surtout les bas de son mariage avec Hector. Cette façon de s'accrocher contre vents et marées... Une belle leçon !

   Et puis il y a les ados de The Slap. Connie d'abord, qui aurait pu sortir tout droit de Skins. Son épisode m'y a d'ailleurs énormément fait penser. Son parcours m'a beaucoup touché et c'est certainement l'un des personnages les plus complexes au final. Ses 17 ans n'excusent pas tout. Si douce en apparence, elle s'est révélée capable de se transformer en incroyable séductrice et en menteuse invétérée. On la sent pêtrie de bonnes intentions mais victime de son âge, de sa fougue, de ses pulsions... Jusqu'au bout d'ailleurs, elle ne révéléra pas toute la vérité à son entourage sur son supposé viol, une manière de ne pas offrir au personnage une rédemption totale. Richie a tout de même été très gentil en lui pardonnant aussi facilement. On en vient donc à Richie, le personnage transparent dans le premier épisode qui prend toute la place dans le dernier, quitte à ce que l'on ait parfois l'impression, malgré les efforts des auteurs, que l'affaire de la claque est terminée et que ce dernier chapitre n'est qu'un bonus (sauf dans les dernières minutes). Mais quel bonus ! Les scènes entre sa mère et lui étaient sublimes. J'ai souvent rêvé, dans des récits similaires, d'en voir d'aussi intenses et bouleversantes. Sous ses airs un peu niais, ce jeune garçon en pleine quête identitaire a résumé à lui seul tout ce que The Slap était capable d'offrir à ses téléspectateurs : du vrai bon drama. La série n'était pas amenée à connaître une saison 2 mais c'en est presque regrettable. On n'a pas tellement envie de quitter ces personnages remplis de failles mais beaux. J'avais pourtant pensé à une saison 2 centrée sur une "bifle" mais... ce sera réservé pour la version X de la série sans doute !

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// Bilan // Si vous avez huit heures à tuer et que les dramas de qualité font partie de vos priorités téléphagiques, vous auriez tort de ne pas laisser une chance à la mini-série The Slap de vous emporter. Vous mériteriez même une bonne correction ! Alors laissez-vous tenter, ça fait un peu mal sur le coup -et il arrive que l'on s'ennuie un peu- mais ça fait du bien !

02 janvier 2012

Pour 2012, je veux...

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   2011, c'est fini ! Et pour les sériephiles, on peut dire que 2011 aura un été un bon cru. On a eu droit à de très belles nouveautés du coté du câble, toutes assez différentes les unes des autres : The Killing dans le genre policier pas procédural, Shameless US pour le fun émouvant, Homeland pour la tension constante, American Horror Story pour l'épouvante à la sauce Ryan Murphy, Enlightened pour la comédie noire rayon de soleil, Falling Skies pour les aliens façon Spielberg, Teen Wolf pour les ados velus et j'en oublie forcément, notamment celles que je n'ai as aimé personnellement mais qui ont fait du bruit (je pense à Game Of Thrones par exemple) ! Pendant ce temps-là, les networks ont su se réveiller avec pas mal de bonnes sitcoms puisque le genre est de nouveau à la mode (Suburgatory, 2 Broke Girls, Up All Night, Happy EndingsAwkward...) et quelques dramas de qualité qui sortent/sortaient de l'ordinaire... ou pas (Revenge, Once Upon A Time, The Event, Harry's Law, Pan Am...). La plus grosse déception revient certainement aux "anciennes", qui n'ont souvent pas proposé leurs meilleures saisons. Je pense à Dexter, Breaking Bad, Brothers & Sisters, How I Met Your Mother... mais heureusement, d'autres tiennent encore très bien la route (Grey's Anatomy, Parenthood, True Blood, Misfits, The Good Wife, The Vampire Diaries...) Pour ma part, l'année fut douloureuse en terme d'annulations déchirantes puisque j'ai perdu Brothers & Sisters, United States Of Tara et Big Love. Mais pour chacune d'entre elles, on va dire que le moment était venu. 

   Du coté du blog, je tenais juste à vous remercier à nouveau pour votre fidélité. Après avoir dépassé le million de pages vues en Janvier dernier (500 000 se sont rajoutées depuis), DesNewsEnSeries.Canalblog.fr est devenu DesNewsEnSeries.fr et, il y a quelques semaines, le million de visiteurs a été dépassé ! Merci à tous !

 Place à maintenant à mes voeux pour 2012 :

 

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En 2012, je veux que Desperate se termine en beauté

   Nul n'ignore qu'en Mai 2012, les habitantes de Wisteria Lane vont définitivement fermer boutique après 8 ans. Quoiqu'on pense de Desperate Housewives aujourd'hui, elle fait partie des séries les plus cultes de la dernière décennie et mérite de partir aussi joliment qu'elle est arrivée. A mi-parcours, on peut dire que ça ne va pas être évident de proposer une fin vraiment satisfaisante mais tout peut encore arriver d'ici là et on peut de toute façon d'ores et déjà dire que la saison 8 ne sera pas la plus mauvaise ! C'est déjà ça. J'espère par ailleurs que Good Christian Belles sera à la hauteur pour prendre leur succession dignement...

 

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En 2012, je veux que le soap soit à l'honneur

   En tant que grand fan de soaps depuis ma plus tendre enfance, j'ai toujours espéré que le genre revienne à la mode depuis. Sans succès jusqu'ici. Les rares tentatives récentes se sont toutes soldées par des échecs. Beaucoup de séries s'apparentent cependant à des soaps déguisés (c'était un peu le cas de Big Love par exemple et les exemples sont nombreux). Mais un vrai bon soap bien juicy avec de bonnes bitches dans la plus pure tradition, on l'attend toujours. Clairement, le "succès" surprise de Revenge a ouvert la voie. Chez ABC, les projets du genre se multiplient depuis et la saison des pilotes à venir pourrait ainsi se révéler très croustillante ! The Secret Lives Of Husbland & Wives, Suburban Shootout, One Fifth Avenue, American, Ann of Hollywood, Devious Maids, Wicked Good... Parmi ces titres se cachent peut-être un de nos futures guilty-pleasures ! Mais l'heure de vérité, ce sera cet été sur TNT avec le grand retour de Dallas où ancienne et nouvelle génération vont se cotoyer. Si le public répond présent, on peut se dire qu'il y a de l'espoir...

 

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 En 2012, je veux de bonnes séries françaises (et qu'elles durent)

   Les années passent et, malheureusement, ce souhait ne se démode pas. On nous promet chaque année monts et merveilles, que la fiction française va enfin se réveiller bla bla bla. Puis quand l'année se termine, on fait le bilan et il est moche, très moche. En 2011, Arte est entrée dans la course mais en est sortie perdante audimatiquement parlant si bien qu'en 2012, seul Ainsi soient-ils devrait voir la lumière du jour sur la chaîne franco-allemande. Canal a préféré laisser tomber Pigalle, mais continuera d'offrir l'offre française la plus crédible (mais la plus... payante aussi !). Orange Cinéma Séries va tenter Q.I. mais comme de toute façon personne ne possède ces chaînes... Chez France 2, Les hommes de l'ombre et Clash donnent un peu d'espoir. Mais ça ne fait pas grand chose. Reste donc Fais pas ci fais pas ça. Pas ma tasse de thé à moi mais on ne fait pas mieux. Sur TF1, je crois qu'il est inutile de commenter. Et puis sur M6, on ne mise plus que sur les fonctions basées sur un animateur populaire de la chaîne. Autant dire qu'on est proche du néant créatif. Et les coproductions comme Le Transporteur, c'est bien gentil mais ce n'est pas à propement parler de la fiction française ! Bref, ce n'est a priori pas en 2012 que la situation va évoluer mais l'espoir fait vivre...

 

 NBC

En 2012, je veux que NBC renaisse de ses cendres... ou pas 

   Au début, c'était amusant de voir NBC, la chaîne reine des années 90, se vautrer toujours un peu plus. Mais on en est arrivé aujourd'hui à un niveau où ce n'est même plus drôle. Je serai toujours de la #TeamABC mais il faut reconnaître que c'est beaucoup moins drôle de se battre contre une cause perdue donc j'espère que les choses vont s'arranger pour la chaîne du paon. D'un autre coté, cette chute a sans doute été bénéfique pour nous sériephiles. Est-ce que des Friday Night Lights, Parenthood ou Parks And Recreation auraient survécu à une autre époque ? Certainement pas. Ca devient quand même très embarrassant pour tout le monde cette histoire. Faites donc que Smash soit un succès et le premier d'une longue liste pour NBC ! Il est temps que NBC et ABC joignent leur force pour faire tomber CBS de son trône ! 

 

   En 2012, à titre plus personnel, je veux...

   En vrac : trouver enfin le temps d'accorder à mes intégrales d'Alias, Boston Legal et Seinfeld les visionnages qu'ils méritent (mais aussi Greek) / Re-tenter Mad Men et reprendre Justified et Sons Of Anarchy. Il est temps que je devienne un homme, un vrai ! / M'intéresser davantage aux "séries du monde", il y a tant de bijoux un peu partout... / Trouver la force et le courage d'écrire ma série à moi... et si j'arrive déjà à faire tout ça, ce sera énorme ! 

 

BONNE ANNEE SERIEPHILIQUE 2012 A TOUS !

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31 décembre 2011

Mes DNES Awards 2011

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   Ce n'est pas parce que je n'ai pas organisé de DNES Awards en 2011 que je ne compte pas en décerner du tout ! Pour fêter comme il se doit la fin de cette belle année pour les sériephiles, voici donc les quelques prix que je tenais à remettre (avec plusieurs gagnants dans chaque catégorie parce que c'était trop difficile de choisir et que c'est mes awards après tout donc je fais ce que je veux. Na !) (Afin d'éviter toutes polémiques dans la catégorie comédie qui comprend des dramédies : sachez que j'ai mélangé les deux non pas par conviction mais pour pouvoir nommer tous les gens que j'avais envie de nommer ! Re-na !)

 

AWARD DE LA MEILLEURE ACTRICE DANS UN DRAMA

1. Claire Danesparce que la carrière prometteuse qui l'attendait après la fin d'Angela 15 ans a mis du temps à se déclencher mais le moment semble être enfin venu ! Merci Temple Grandin et surtout Homeland. Si la demoiselle ne nous fait pas un doublé Golden Globe/Emmy, ça va chauffer !

2. Jessica Lange, parce qu'elle a été absolument fascinante dans American Horror Story et que les femmes de son âge sont trop souvent ignorées à la télévision (c'est pourquoi je tenais aussi à souligner la belle performance de Kathy Bates dans Harry's Law)

3. Mireille Enos, parce que les rousses aussi ont droit d'être de bonnes actrices ! Et qu'elle était parfaite dans The Killing, bien entendu. 

-Calista Flockhart, Sally Field, Ginnifer Goodwin, Chloe Sevigny, Jeanne Tripplehorn, Sandra Oh, Julianna Margulies, Anna Torv, Lauren Graham, Christine Baranski, Archie Panjabi, Madeleine Stowe, Glenn Close et Rose Byrne n'ont pas démérité-

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AWARD DE LA MEILLEURE ACTRICE DANS UNE COMEDIE

1. Laura Linney, parce qu'elle est d'une justesse incroyable. Je n'en connais pas de meilleures !

2. Toni Collette, parce qu'elle est parvenue à passer d'un registre à l'autre avec une facilité déconcertante pendant les 3 belles saisons de United States Of Tara (et que je ne pourrais plus jamais la nommer, pour ce rôle en tous cas). 

3. Laura Dern, parce qu'elle a tout donné dans Enlightened et qu'il était temps qu'elle obtienne un rôle majeur à la télévision !

-Amy Poehler, Betty White, Tina Fey, Mary-Louise Parker, Maya Rudolph, Kat Dennings, Beth Behrs, Cheryl Hines, Martha Plimpton, Cobie Smulders, Casey Wilson, Sofia Vergara et Julie Bowen n'ont pas démérité-

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AWARD DU MEILLEUR ACTEUR DANS UN DRAMA

 1. Bryan Cranston, parce que la saison 4 de Breaking Bad a beau être un peu moins bonne que les précédentes, sa prestation à lui reste absolument impeccable ! 

2. Bill Paxton, parce que dans les derniers instants de Big Love il est parvenu à être encore plus impressionnant que dans les premiers ! Et parce qu'un rôle comme le sien se doit d'être récompensé d'une manière ou d'une autre. 

3. John Noble, parce que jouer dans une série fantastique/de science-fiction empêche apparemment d'être nommé aux grandes cérémonies de récompense et c'est totalement injuste au regard de ses prestations à lui, toujours à fleur de peau.

-Damian Lewis, Mandy Patinkin, Peter Krause, Aaron Paul, Giancarlo Esposito, Dean Norris, Michael C. Hall et William H. Macy n'ont pas démérité-

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AWARD DU MEILLEURE ACTEUR DANS UNE COMEDIE

 1. Ty Burrell, parce que de tous les hommes de Modern Family, c'est lui qui me fait le plus rire !

2. Eric Stonestreet, parce que Modern Family sans lui, ce serait vraiment pas aussi bien.

3. Jesse Tyler Ferguson, parce que sans lui Eric Stonestreet ne serait peut-être pas aussi bon !

 -Ed O'Neill n'a pas démérité et si vous vous demandez pourquoi je ne cite que des acteurs de Modern Family, sachez que c'est essentiellement parce que ce sont les femmes qui sont au pouvoir en matière de comédies ces derniers temps et, à mon sens, peu d'hommes réussissent à leur tenir tête dignement à par ceux-là. Mais si vous insistez vraiment, oui, je pourrais citer Neil Patrick Harris, Jason Segel, Garret Dillahunt, John Corbett, Justin Kirk, Aziz Ansari, Nick Offerman, John Benjamin Hickey et Adam Pally-

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AWARD DU MEILLEUR DRAMA

1. Big Love 

2. Breaking Bad 

3. The Good Wife

-Brothers & Sisters, Fringe, Damages, Grey's Anatomy, The Vampire Diaries, True Blood et Parenthood n'ont pas démérité-

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AWARD DE LA MEILLEURE COMEDIE

1. The Big C

2. United States Of Tara

3. Raising Hope

-Modern Family, Cougar Town et Parks And Recreation n'ont pas démérité-

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AWARD DU MEILLEUR NOUVEAU DRAMA

1. Homeland

2. The Killing US

3. Once Upon A Time

-American Horror Story, Shameless US et Revenge n'ont pas démérité-

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AWARD DE LA MEILLEURE NOUVELLE COMEDIE

1. Awkward

2. Enlightened

3. Happy Endings

-Suburgatory et 2 Broke Girls n'ont pas démérité-

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AWARD DE LA MEILLEURE SERIE ETRANGERE

1. Misfits

2. The Slap

3. Downton Abbey

-Pour être très franc, je n'ai pas terminé la deuxième et la troisième mais je pense qu'elles le méritent déjà au stade où j'en suis; et puis c'est un peu par défaut aussi : les quelques autres séries étrangères que j'ai vu ne m'ont pas autant voire pas du tout plu (Marchlands, Beaver Falls...)

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AWARD DE LA MEILLEURE CHAINE AMERICAINE

ABC. Parce qu'il s'agit à nouveau du network ayant proposé les meilleures nouveautés de la rentrée, parce que c'est celui qui ose le plus le feuilletonnant -et évite aussi le plus les cop-shows- et parce qu'il possède désormais de très bonnes comédies (ce qui n'était pas le cas il y a quelques années).

-Showtime n'a vraiment pas démérité non plus du coté des chaînes payantes !-

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AWARD DE LA MEILLEURE CHAINE FRANCAISE

ARTE, parce que ses créations originales n'ont pas obtenu le succès qu'elles méritaient mais elles ont eu le mérite d'exister et de tenter de sortir des sentiers battus; et parce qu'elle possède une belle programmation en matière de séries étrangères. 

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AWARD DE LA SERIE QUI M'A LE PLUS MANQUE

1. Lost

2. Lost

3. Lost

Posté par LullabyBoy à 18:08 - - Commentaires [10] - Permalien [#]