18 août 2012

Americana [Pilot Script]

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Ecrit par Michael Seitzman pour ABC Studios et ABC. 63 pages.

 La vie familiale du célèbre couturier Robert Soulter est bouleversée lorsqu'une jeune styliste pleine d'ambition fait son entrée dans l'entreprise, laquelle n'est autre que la fille de son frère. A moins que ce ne soit la sienne...

Avec Anthony LaPaglia (FBI : portés disparus), Emilie de Ravin (Lost, Roswell), Ken Olin (Brothers & Sisters, Génération pub), Ashley Greene (Twilight, Pan Am), Annabeth Gish (X-Files), Christine Adams (Terra Nova), Tiffany Hines (Nikita)...

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Selon UglyFrenchBoy

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   On aura beau le décrire de quelque manière que ce soit, Americana est le croisement entre Jane by design et Dallas, lorgnant bien évidemment davantage sur cette dernière. Si l’environnement du mannequinat et du textile n’a rien de bien original, il en est de même pour les intrigues. Le pilote laisse aisément entrevoir un  bien trop lourd cahier des charges « soapien ». A lui tout seul cet épisode est un défilé de situations convenues:  l’identité du vrai père de l’héroïne cachée à celle-ci, une famille qui se déchire autour d’un empire, une entreprise sur la pente descente autant sur le plan créatif que financier et, forcément, des coups bas et de l'infidélité.

   La jeune et la plus vieille génération se côtoient ainsi avec son lot d’arrivistes et de corps dénudés, autant du côté de la gent féminine que masculine. La fameuse règle marketing de la scène shirtless avant la fin du deuxième acte est respectée, et plus encore. Les personnages, introduits brièvement, semblent tous servir de faire-valoir à Robert et Alice, respectivement interprétés par Anthony LaPaglia et Ashley Greene. On imagine cette dernière sans problème à l’aise dans son rôle, comme le laissent suggérer les deux extraits parus sur internet.

   Le récit s’aventure légèrement et de manière peu subtile du côté de la satire sociale. Ceux qui ont fait le choix de l’argent sont montrés sous un aspect négatif. Des archétypes, Americana en a donc tout un lot, même s’il est difficile de s’en dispenser lors d’un pilote d’un prime-time soap. Le reproche que l’on peut donc faire au projet est surtout d’avoir proposé quelque chose de très classique. Seule la dernière scène du pilote est surprenante et annonce un fort potentiel au personnage de Francesca, alias Émilie de Ravin.

    Dans l’ensemble, le résultat est commun, et les répliques n’élèvent pas Americana au-dessus de sa condition. Tout est très premier degré. Seule la tirade de Robert, façon Chief Webber dans le pilote de Grey’s Anatomy, se distingue du reste. C’est trop peu pour sortir ce pilote de sa fadeur.

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Selon Moi

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   Americana aurait pu être un super soap... dans les années 90.  Son scénariste, Michael Seitzman, en a visiblement été très friand à l'époque et, avec la résurgence du genre, il a certainement vu l'opportunité d'en créer un nouveau absolument semblable à ses aînés. C'en est même effarant à quel point ce script reprend tout ce qu'on a déjà vu 100 fois, au rebondissement près. Il aurait pu se rattraper sur l'ambiance ou sur le décor mais même pas : l'univers de la mode, parfait pour les coups bas et les coucheries, a déjà été maintes fois utilisé. Amour, gloire et beauté, ça ne vous dit rien ? 20 ans que ça dure quand même ! L'éphémère Models Inc. ? Ugly Betty (qui a eu l'intelligence de jouer à fond la carte du second degré) ? Et il y en a eu d'autres...

   Bref, Americana fait tout sauf dans l'originalité mais on sent une telle bonne volonté de la part de l'auteur qu'on ne peut décemment pas y rester insensible. Je n'ai pas été très surpris tout au long de la lecture, pas à un seul instant même, mais je n'ai pas décroché. Je suppose que le pilote une fois tourné était dans le même esprit : efficace mais déjà vu. Le casting était plutôt pas mal en plus, je suis à peu près sûr que si la série avait vu le jour, je l'aurais volontiers suivi. Mais, tout comme Revenge, je soupçonne Americana d'être trop gentillette au final, avec beaucoup trop de personnages avec un bon fond et trop peu de "vrais" vilains qu'on adore détester. Et puis elle ne faisait de toute façon pas le poids face à Nashville ou 666 Park Avenue. Sur ce coup-là, on peut affirmer qu'ABC a fait le bon choix !

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17 août 2012

Weeds [8x 05, 8x 06 & 8x 07]

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Red In Tooth And Claw // Allosaurus Crush Castle // Unfreeze

480 000 tlsp. // 640 000 tlsp. // 560 000 tlsp.

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   Je déclarais lors de ma review précédente que j'en voulais pas à Weeds de calmer un peu le jeu dans la dernière ligne droite, quitte à ennuyer, mais, après ces trois épisodes, nous en sommes à la mi-saison et le flou le plus total continue de régner quant aux intentions des scènaristes. Alors je leur en veux quand même un peu. On a vraiment l'impression qu'ils ne savent pas où ils veulent aller, et surtout sur quoi ils veulent terminer, alors ils nous entrainent d'intrigue en intrigue avec bien peu d'aisance et de moins en moins d'efficacité. Le divertissement reste convenable mais on rit moins, beaucoup moins. Il y a toujours des passages qui sauvent le tout, comme les facéties d'Andy avec la fille en roller toute nue dont on retiendra surtout le monologue brillant, très très Weeds, avec un Justin Kirk au meilleur de sa forme (surtout quand on a vu peu de temps avant le pilote d'Animal Practice où il tient le rôle principal...). Son cours face à des enfants turbulents et pas très réceptifs était moins réussi. Il faut dire que toutes les réfèrences religieuses m'ont vite perdu. Il devait y avoir des trucs drôles là-dedans, mais je n'ai pas tout compris. Cela dit, son coup de bluff était amusant. En cette saison 8, Andy évolue vraiment bien. La grossesse de Jill, bien pratique et pas très inspirée, a en tout cas le mérite de le motiver à rentrer pour de bon dans le droit chemin. Ce n'est certainement pas la femme la plus stable qui soit mais ils se sont bien trouvés. Nancy bout intérieurement mais garde ce qu'elle pense pour elle. Pendant combien de temps va-t-elle se retenir ? Brièvement, on évoque le lien compliqué qui unissait Andy à son père. J'aurais aimé que ce sujet pas encore exploré le soit enfin. 

   Nancy poursuit sa quête de la "bonne vie", même si les tentations sont nombreuses sur son chemin. C'est un grand pas en avant pour le personnage, c'est indéniable, mais cette rédemption devient légèrement barbante pour nous. Terminer chaque épisode sur la même expression de Mary-Louise Parker, satisfaite et énigmatique à la fois, devient lassant. Je sens que l'on se dirige vers une fin très ironique : Nancy sera devenue une bonne mère, une femme bien sous tout rapport, mais la petite balle encore logée dans sa tête se déplacera et la tuera violemment d'un coup d'un seul. En attendant, elle sait rester elle-même malgré les nouvelles cirsconstances légales qui l'entourent. La scène avec les muffins était parfaite. C'était bien elle, dans toute sa splendeur. Lorsque Stevie est dans les parages, que ce soit à cause du foot ou de l'ami qu'on lui impose, on s'amuse un peu moins. Les autres enfants Botwin sont de toute façon en général synonymes d'ennui maintenant : Shane et Ouelette, c'est loudingue; Shane et sa copine, c'est un peu niais (et en plus, je n'arrive pas à accepter que le garçon ait grandi et qu'il soit en âge d'avoir une amoureuse, de boire, de faire l'amour... j'ai le même sentiment avec mon propre frère !); et Silas, c'est des promesses jamais tenues. On évoque la possibilité qu'il puisse avoir une relation homosexuelle. Okay, c'était assez mal amené et "juste pour rire" mais je commençais à trouver l'idée intéressante. Mais non, tuée dans l'oeuf. Puis  voilà qu'on le prend pour un strip-teaser à l'épisode suivant mais on ne le voit pas en action ! Damn it ! Du coté de Doug... on nage toujours en plein délire qui n'a ni queue ni tête. C'est fatiguant de le répéter systématiquement mais c'est vrai et c'est bien tout ce que l'on peut en dire malheureusement. 

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// Bilan // Mouais. Weeds mérite mieux que ce foutoir pour son ultime saison. Je n'ai pas envie de rester sur un goût amère alors je continue sincèrement d'espérer que la suite sera meilleure et la fin à la hauteur de cette grande comédie !

16 août 2012

True Blood [5x 08, 5x 09 & 5x 10]

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Somebody That I Used To Know // Everybody Wants To Rule The World // Gone, Gone, Gone

4 600 000 tlsp. // 4 500 000 tlsp. // 4 490 000 tlsp.

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    Avec tout ce qui se passe dans tous les sens dans cette saison 5 de True Blood, je peux vous assurer qu'écrire une critique ordonnée et logique est au moins aussi compliqué pour moi que former un épisode cohérent pour les scénaristes. Alors je vais aller vers la facilité et consacrer un paragraphe pour chaque personnage ou groupe de personnages. Ce sera plus simple...

  Je dois d'abord dire que Lafayette et Tara, dans deux intrigues séparées, ne m'avaient pas autant amusé depuis la saison 1 ! Le premier a toujours eu le verbe haut, c'est le moins que l'on puisse dire mais, depuis que les auteurs ne savent plus quoi en faire, le trimballant d'une histoire à l'autre, il nous sort des répliques tordantes au kilomètre. En plus, il a eu une super scène toute simple et émouvante avec Jesus. J'aime assez l'idée qu'il lui reste fidèle et j'aimerais que ça dure. On n'a pas tellement envie de le voir avec quelqu'un d'autre. La métamorphose de Tara, elle, est époustouflante. Elle prouve peu à peu à Pam qu'elle peut compter sur elle, qu'elle est évidemment très impulsive mais en même temps très prévisible aussi. La Tara badass au look poufiasse me plait terriblement. Rutina Wesley doit exulter, après avoir passé les quatre premières saisons à pleurnicher. 

   Lafayette a été brièvement introduit dans l'intrigue du "smoke monster", histoire d'y mettre fin à peu près dignement après des semaines d'ennui et de ridicule. Je m'attendais un peu à ce que Scott Foley quitte la série de cette manière, sans gloire, et je suis infiniment triste qu'il n'ait pas eu, comme tout bon acteur de la série qui se respecte, à se désaper. C'est le genre de pensée purement hormonale que j'évite d'étaler sur la place publique habituellement, mais il s'agit de True Blood alors je crois que je peux me le permettre. On est un peu tous là pour ça aussi. Terry et Arlene vont maintenant pouvoir retourner à leur petite vie de famille sans intérêt -pour nous- jusqu'à la prochaine fois. Dans le genre boring, Andy et sa belle sont pas mal non plus mais on les voit assez peu ensemble alors, quand ça arrive, ça passe. Toutefois, je suis assez content qu'au cours de cette saison 5, le nouveau shérif passe un peu moins pour un incompétent. Il a quand même réussi, en grande partie grâce à Jason, à résoudre une affaire. C'est historique ! 

   Jason lui-même passe un peu moins pour un débile mental ces derniers temps et, quand ça arrive, on rit de bon coeur. Je pense notamment à ce court moment à coté duquel on pouvait aisément passer en clignant des yeux trop longtemps : lorsqu'il tripote une poupée dans la chambre de Sookie et regarde sous sa robe, comme ça, au cas où elle aurait un gros vagin. Du Jason classique, efficace. Sa petite ignorance sur l'absence de matière fécale chez les vampires était également bien sympathique. Le duo Sookie/Jason est assez rarement exploité depuis la saison 2 mais les quelques scènes qu'ils ont partagées dans les derniers épisodes étaient vraiment réussies, touchantes. On peut remercier Jason qui a empêché sa soeur de commettre l'irréparable avec ses pouvoirs. A l'inverse, la fée a rempli son job à la perfection quand il a fallu offrir à Jason une épaule sur laquelle pleurer. Une scène très poignante, dans la continuité de celle avec Hoyt et Jessica lorsque cette dernière se voit contrainte d'effacer la mémoire de son âme soeur afin de le libérer de son emprise, qu'il puisse partir serein vivre une autre vie en Alaska. Combien de temps faudra-t-il avant qu'il ne revienne ? Un personnage qui n'est pas mort revient toujours à Bon Temps. C'est la règle. Je suis en tout cas très content que, pour une fois, les auteurs se soient laissés du temps et de l'espace au cours d'un épisode pour traiter avec profondeur et émotion un moment grave et important. 

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      Sookie en apprend lentement mais sûrement de plus en plus sur la mort de ses parents, mais j'ai le sentiment qu'il ne s'agit que d'une mise en place pour un développement plus complet en saison 6. On pourrait même aisément imaginer que Warlow sera le big bad l'été prochain. Pendant un moment, j'ai cru que c'était lui le nouveau chef du district qui a donné du fil à retordre à Pam et Tara au Fangtasia mais finalement non. C'eut été, il faut bien le dire, très bancal et facile. Comme par hasard, le meurtrier des Stackhouse serait réapparu au moment où Sookie apprenait son existence ! Cela dit, c'est ce qui risque d'arriver à moins que Sookie ne parte à sa recherche elle-même... Ma curiosité est piquée. Cette histoire ne me déplait pas. J'espère quand même que les fées-putes -Claude, Claudia, Claudine, Claudja, Claudette & co- vont rester dans le coin. J'y suis très attaché, vous savez. 

   Sans que l'on comprenne vraiment pourquoi, Sookie a été rattachée in extremis à l'histoire du gang Obama. J'ai vraiment été surpris par l'idendité des rageux meurtriers. Qui pouvait soupçonner ce bon vieux Bud ? C'est vrai qu'il n'a jamais caché son aversion pour les créatures dans les premières saisons, donc cela fait sens. Et puis sa scène plus tôt dans la saison, qui était amusante et qui ressemblait plus à un clin d'oeil qu'autre chose, n'était finalement pas si anodine que ça rétrospectivement. On y a vu que du feu. Bien joué ! Dans le genre pauvre femme, sa dulcinée, Sweetie, était un sacré cas ! Je l'aurais bien jouée par Rosie O'Donnell, c'est tout à fait le type de rôles qu'elle a endossé ces dernières années. Ou alors Roseanne Barr. Non, je ne vais pas citer toutes les vieilles actrices enveloppées à la langue bien pendu de la télévision. Mais reconnaissez qu'il y avait un peu de ça... 

   Sam Vs Sam, c'était totalement gratuit, parfaitement vain, ça n'a rien fait avancer, ce n'était pas particulièrement drôle non plus vu que Sam Trammell n'était visiblement pas très à l'aise -et pas très bon-, mais ça a fait passer le temps pendant un épisode. Ensuite... Ensuite on se demande toujours pourquoi Luna est vivante, pourquoi les auteurs s'obstinent à leur accorder plusieurs minutes d'antenne chaque semaine... mais la seule bonne idée, c'est de lier leur destin, et surtout celui de la petite Emma, à Russell Edgington et le révérend Newlin. Ils forment d'ailleurs tous les deux un couple atypique et divertissant. Je ne suis pas sûr que ça aille bien loin avec la gamine, sachant qu'Edgington devrait avoir rapidement des préoccupations bien plus importantes avec l'Autorité, mais espérons que ça mène quand même vers quelque chose. On notera d'ailleurs que les amorces d'intrigues de Russell avec les shapeshifters et les loups-garous en saison 3, balayés lorsqu'il est "mort", sont ainsi exploitées à nouveau. 

   Je suis toujours atterré par le manque de subtilité des scénaristes lorsqu'ils décident d'introduire un flashback dans le récit qui, en plus, n'éclaire souvent pas grand chose. Celui d'Alcide était vraiment sans intérêt. On pouvait très bien rencontrer son père directement, sans passer par ce pénible passage niais. Le fait qu'il soit incarné par Robert Patrick suscite un certain intérêt. Mais bon, on a vu ce que ça a donné avec Meloni... Le flashback de Bill avec sa fille, la vraie, n'a fait qu'ajouter de la confusion à un bordel déjà vaste : de quel coté est-il bon sang ? Dans le premier épisode, on pensait qu'il jouait un double jeu pour mieux prendre le pouvoir au sein de l'Autorité. Dans le second, cette théorie commençait à battre de l'aile. Et dans le troisième, elle paraissait carrément improbable. Bill a vraiment l'air d'avoir été envouté par Salomé, Lilith et compagnie. Vu qu'Eric est totalement impuissant face à tout ça, jusqu'à succomber à son tour, le seul espoir restant vient de Jessica. A moins que Sookie ne vienne faire un tour par là, ce qui ne serait pas particulièrement surprenant. On imagine mal les auteurs terminer la saison sans évoquer le triangle amoureux...

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// Bilan // Comme il est de coutume à ce stade d'une saison de True Blood, une poignée d'épisodes avant la fin, les intrigues les plus faibles sont bouclées tandis que les autres se rejoignent de manière plus ou moins naturelle. Si les auteurs ne sont pas dans une forme olympique quand il s'agit de faire monter la pression intelligemment et d'exposer clairement les enjeux, ils s'en donnent en revanche à coeur joie du coté de la comédie, avec des répliques et des situations burlesques jubilatoires, et, une fois n'est pas coutume, une émotion communicative. Cette saison 5 n'est définitivement pas la plus mauvaise, mais probablement la plus brouillonne. Et ce n'est pas paradoxal !

15 août 2012

Animal Practice [Pilot]

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Pilot // 12 800 000 tlsp.

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What About ?

Vétérinaire bougon, le Dr George Coleman a des méthodes peu orthodoxes. Son succès lui vient de son don avec les animaux de toute sorte. En revanche, avec les humains, c'est une autre histoire. Dorothy Crane a autrefois touché le cœur de George, mais aujourd'hui, à la tête de l'affaire familiale, elle est le nouveau patron de celui-ci. Intelligente et ambitieuse, elle est déterminée à faire payer George pour le passé... (AlloCiné)

Who's Who ?

Comédie créée par Brian Gatewood & Alex Tanaka (Baby-sitter malgré lui) . Avec Justin Kirk (Weeds), JoAnna Garcia (RebaPrivileged, Gossip Girl, Better With You), Tyler Labine (Invasion, Reaper, Mad Love), Bobby Lee (MadTv), Crystal The Monkey....

So What ?

     Il y a bientôt 20 ans -mon Dieu mais c'est horrible quand j'y pense !- Friends avait son singe Marcel. Et il était drôlement chou. Et on se marrait bien. Aujourd'hui, on a le Dr. Rizzo, l'assistant/mascotte de la clinique vétérinaire où se déroule l'action d'Animal Practice. Et il est chou. Et on se marre bien quand il est à l'écran. Beaucoup moins quand il disparait ! Toute la problèmatique du héros de la série est aussi celle de la série elle-même : ce ne sont pas les animaux qui posent problème mais les humains ! Et ce n'est certainement pas Crystal The Monkey qui fait le plus de singeries dans ce pilote...

    Un médecin cynique qui déteste le genre humain et qui le fait savoir allègrement dès que l'occasion se présente, ça ne vous rappelle rien ? Oui, il y a un peu du célèbre Dr House chez le Dr Coleman. Sauf que House, qui n'était pas une série comique, était beaucoup plus drôle. Les répliques de Justin Kirk tombent ainsi à l'eau les unes après les autres et quand on est un fan de Weeds depuis huit ans et qu'on est habitué à l'entendre sortir des horreurs hilarantes à longueur d'épisodes, ça fait vraiment mal au coeur de le voir galérer de la sorte pour provoquer, au bout du compte, à peine un sourire ou deux. Il n'est pas le seul à faire chou blanc à chaque fois qu'il ouvre la bouche : tous les personnages secondaires se retrouvent dans la même situation. On les présentera comme "excentriques" pour être poli. Ou comme des imbéciles, si l'on veut être un peu honnête. Le sosie de Susan Boyle, à la grande limite, s'en sort mieux que les autres. Tyler Labine fait du Tyler Labine -ceci n'est pas un compliment- et puis il y a JoAnna Garcia, qui n'est pas du tout là pour faire rire -a-t-elle seulement prononcé une réplique censée être amusante ?- mais pour faire chavirer le coeur de notre médecin en chef. C'est sa Cuddy en somme. La partie romantique est niaise au possible, commune de chez commune, et ne parvient même pas à être sauvée par l'alchimie de l'actrice avec Justin Kirk, qui existe bel et bien pourtant. Il est assez difficile de voir un avenir à cette petite comédie pour tout dire : même en réglant certains de ses problèmes, elle n'a pas un potentiel de fou. Une fois que les blagues autour des bêtes, en particulier autour du Dr Rizzo, auront été épuisées -car elles le seront forcément à court terme- que restera-t-il ? Une mauvaise comédie de bureau, je le crains. 

   Animal Practice ne sera certainement pas la comédie de l'année mais on aurait dû s'en douter, non ? Vous avez déjà vu une série dans laquelle les animaux ont une place importante qui soit vraiment bonne ? 

What Chance ?

 Animal Practice s'en est moins bien sortie que Go On après les Jeux Olympiques, en l'occurence après la cérémonie de clôture. Ou devrais-je dire pendant puisque NBC a coupé une partie de l'événément pour programmer la série, comme prévu, ce qui a mis pas mal d'américains en colère. Animal Practice partait donc avec un encore plus gros handicap que sa qualité : les gens n'avaient vraiment pas envie de la voir (un peu moins de 20 millions sont partis quand elle a commencé) ! Dans sa nouvelle case le mercredi 20h à la rentrée, elle devrait connaître le même destin que Free Agents l'an passé : un tout petit tour et puis s'en va ! A moins qu'elle ne nous fasse un Up All Night

How ? 


14 août 2012

Go On [Pilot]

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Pilot // 16 100 000 tlsp.

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What About ?

Irrévérencieux mais néanmoins charmant commentateur sportif, Ryan King tente de surmonter tant bien que mal sa peine après le décès de son épouse. Son patron l'oblige à intégrer un groupe de soutien. Guère habitué à travailler en équipe, celui-ci, plus troublé que jamais, va devoir se surpasser et sortir de sa zone de confort. Trouvera-t-il une aide inattendue auprès des autres membres de la thérapie de groupe ? (AlloCiné)


Who's Who ?

Comédie créée par Scott Silveri (scénariste sur Friends, Joey, Perfect Couples). Avec Matthew Perry (Friends, Studio 60, Mr Sunshine), Laura Benanti (Eli Stone, The Playboy Club), John Cho (Off Centre, Star Trek, FlashForward), Julie White (Transformers), Allison Miller (Terra Nova), Suzy Nakamura (10 things I Hate About You, Half & Half)...

So What ?

   Jamais deux sans trois ! Après avoir été au coeur du Studio 60 d'Aaron Sorkin en 2006 et après s'être transformé en Mr. Sunshine pour ABC en 2011, l'ex Friends Matthew Perry aurait pu se dire qu'être la star de sa propre série, ce n'était définitivement pas pour lui. Pourtant, il le veut son Cougar Town, son Episodes ou son The Comeback Web Therapy à lui ! Alors il retente sa chance cette année avec Go On, qui a la double particularité d'avoir été la première nouveauté commandée tous networks confondus en mai dernier mais aussi la première à être lancée cette saison 2012/2013, ouvrant les festivités en plein Jeux Olympiques. Doit-on comprendre par là que NBC la considère comme la plus efficace de ses nouvelles comédies ? Si oui, c'est tout de même un peu inquiétant...

   Attention, j'ai apprécié ce pilote ! Plus que je ne l'aurais imaginé même. Mais une explication s'impose d'abord : je l'avais déjà révélé publiquement lors de ma critique du pilote de Mr Sunshine, je ne suis pas un grand fan de Matthew Perry. Lui et moi, on n'a jamais vraiment réussi à s'entendre, même à la grande époque. Sa participation à The Good Wife il y a quelques mois a failli me réconcilier avec lui mais l'idée même de préférer se lancer dans un autre projet plutôt que de rester dans la série pour de bon m'a mis en colère (un peu). Une partie de moi a donc secrètement envie que Go On se plante pour qu'il revienne emmerder Alicia Florrick (il est attendu dans au moins un épisode de la saison 4, c'est toujours une consolation). Dans Go On, Matthew Perry a (encore) perdu du poids et semble plus à l'aise dans son corps. Son personnage se montre parfois drôle, même si la plupart de ses blagues consistent à se moquer, parfois sans même ouvrir la bouche, de ses nouveaux compagnons de thérapie qui se trouvent être, il faut bien le reconnaître, des cibles faciles. La plupart d'entre eux m'ont fait décrocher quelques sourires, ce qui est déjà une jolie victoire. Ma petite préférence va pour le moment à Anne, la rouquine lesbienne super angry. Les autres n'ont pas beaucoup d'épaisseur à ce stade et c'est en priorité là-dessus que les scénaristes vont devoir travailler lors des épisodes suivants. L'avantage du concept, c'est que des petits nouveaux peuvent arriver à tout moment pour pimenter les choses. Ce pourrait être bien utile si la série était amenée à durer et c'est un prétexte parfait pour faire le plein de guests !

    Ryan étant un veuf qui ne parvient pas à admettre qu'il souffre, l'acteur doit aussi jouer sur la fragilité de son personnage et le fait très bien. C'est dans ces moments-là que je l'ai préféré d'ailleurs, même si je n'attendais pas de Go On à la base qu'elle me touche. Je suis un peu plus réservé sur le futur couple "will they?won't they?" formé par le héros et sa thérapeute -la pétillante Laura Benanti qui gagne à être connue- tant leur histoire est convenue. Mais l'alchimie est là. Quant à la partie "bureau" de la série, j'avoue que je ne la comprends pas. Un peu comme Up All Night l'année dernière, on a un peu l'impression que NBC a mi son grain de sel pour que la comédie ne s'éloigne pas trop de ce qui existe déjà sur son antenne, ce qui n'a pas vraiment de sens puisque ce qui existe déjà ne marche pas ou plus. Du coup, j'aime bien John Cho et l'assistante de Ryan a l'air amusante mais il ne va pas être aisé de les insérer dans les intrigues sans que cela paraisse forcé... 

   Avec le succès critique et parfois public des dramédies des chaînes du câble, en particulier celles de Showtime telles que CalifornicationThe Big C et Nurse Jackie ou de HBO comme Girls, Enlightened ou Hung, il est guère étonnant de constater que les networks se mettent à leur tour à proposer des produits du même type mais un peu plus polissés, qui n'ont pas pour seul objectif de faire rire mais qui veulent aussi émouvoir et faire réfléchir. En bref, Go On s'inscrit parfaitement dans cette tendance, mixant Community aux séries suscitées avec humour et panache. La série a du potentiel. This show must... go on.

 

What Chance ?

 Grâce à une diffusion en plein Jeux Olympiques, Go On part avec une longueur d'avance indéniable sur n'importe quelle autre nouvelle comédie de la saison 2012/2013 : 16 millions d'Américains ont suivi le premier épisode. Combien en restera-t-il à partir du 11 Septembre, le mardi à 21h, face à NCIS Los Angeles, Dancing With The Stars et New Girl ? Sûrement moitié moins, et encore je suis gentil ! Pour autant, j'imagine assez bien la série décrocher une saison complète dans quelques mois et même une deuxième saison un peu plus tard. On est sur NBC ! Si Community et Whitney ont été renouvelées...

How ?


13 août 2012

Breaking Bad [5x 02, 5x 03 & 5x 04]

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Madrigal // Hazard Pay // Fifty-One

2 290 000 tlsp. // 2 200 000 tslp. // 2 290 000 tlsp.

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   Madrigal. Après un Season Premiere de qualité mais peu surprenant, Breaking Bad passe à la vitesse supérieure avec un second épisode absolument brillant, en majeure partie centré sur Mike, ce bon vieux Mike, un personnage arrivé en cours de route mais qui s'est parfaitement intégré à la série, au point de devenir presque aussi attachant qu'un Jesse ou qu'un Hank. Tout l'objet de l'épisode est de savoir s'il va accepter, oui ou non, de rejoindre le business d'Heisenberg. On se doute fortement de la réponse, mais cela n'empêche pas de suivre avec grand intérêt ce qui va le motiver à prendre sa décision. Et là, le parallèle avec Walt est on ne peut plus intéressant : lui aussi a besoin d'argent, lui aussi est prêt à tout pour protéger sa famille -ce que l'on nous dévoile de manière furtive, avec pudeur- mais la différence, c'est que lui ne s'en sert pas comme d'une excuse pour justifier sa soif de pouvoir. Mike est un meurtrier, Mike n'est pas quelqu'un de bien, mais Mike n'est pas et ne sera jamais Walt. Mike est plutôt génial, en fait. Du coup, on adore Mike. Et on adore encore plus sa confrontation avec Hank, assez jouissive.

   Après la mort de Fring, il fallait s'attendre à ce que de nouveaux joueurs entrent en scène et les scénaristes ont trouvé un excellent moyen d'en introduire. Nom de code : Madrigal. Activité : société allemande à qui la franchise de restaurants "Los Pollos Hermanos" appartient. Deux visages en faisant partie nous sont présentés : d'abord Mr Schuler, un exécutif, qui, dans l'énorme teaser, mange du poulet goulûment en testant des sauces avant de se suicider avec un défibrilateur dans les toilettes -du grand Breaking Bad- puis une certaine Lydia, dont on ne connait pas bien la position au sein de la compagnie mais qui a fourni à Fring un ingrédient crucial pour la préparation de la meth. En clair : Walt va avoir besoin d'elle et c'est Mike qui va faire la connexion. Je suis déjà fan de cette femme, assez proche de Fring d'ailleurs dans l'esprit : froide, méticuleuse et profondément mauvaise. On sent toutefois qu'il est facile de la destabiliser. Elle aussi a une famille... Walt et Jesse sont un peu plus en retrait dans cet épisode mais leur recherche commune de LA cigarette dans l'appartement du plus jeune était très fun. Quand on commence à comprendre la dernière manipulation en date de Walt, c'est le moment que Jesse choisit pour littéralement s'effrondrer. Un grand moment. Walt n'en a que faire... Walt a tout prévu. Walt est une putain d'ordure !

   Hazard Pay. Je serai plus bref sur cet épisode, qui m'a néanmoins bien emballé lui aussi. En fait, je suis absolument fou amoureux de cette idée de couverture pour les activités de Walt et Jesse : une société spécialisée dans la fumigation qui recouvre les maisons d'une toile colorée. J'adore parce que, quand même, il fallait y penser et ça reste dans l'esprit de la série, mais aussi parce que c'est propice à offrir de superbes images -le réalisateur s'est donc fait plaisir- et enfin parce que c'est -je suppose en tout cas- une référence au meilleur épisode toutes saisons confondues de X-Files : Prometheus Post-Moderne (saison 5, épisode 5), écrit et réalisé par Chris Carter. Je rappelle au passage pour ceux qui l'igorent peut-être que Vince Gilligan, le créateur de Breaking Bad, a fait ses armes sur la série culte. Ceci explique cela. Au-delà de ça, les auteurs ne perdent pas de temps pour mettre en place la réorganisation de la petite entreprise de Walter White, explictant les postes et les missions de chacun. Mike est extrêmement important pour son bon fonctionnement, son speech aux employés de l'entreprise de fumigation étant d'ailleurs assez éloquent. Jesse Plemmons (Friday Night Lights, Battleship) incarne l'un d'entre eux : je suppose qu'il aura son importance par la suite. On nous montre déjà qu'il n'est pas bête du tout et pourrait être d'une grande utilité en cas de besoin. Et du besoin, il y en aura forcément ! En parallèle, Jesse quitte Andrea, ce qui est indéniablement un pas en avant vers sa rédemption. C'était la bonne décision à prendre. Il pourra toujours la retrouver le moment venu, à condition que ce moment existe un jour. Et puis sinon, ça ne va vraiment pas fort pour Skyler....

   Fifty-One. ... et c'est tout l'objet de ce quatrième épisode, qui marque aussi le milieu de cette cinquième saison. Oui, déjà ! J'ai toujours été un fervent défenseur du personnage de Skyler pendant que bon nombre d'entre vous lui crachiez franchement à la gueule, la jugeant hyper "casse-couilles" et psycho-rigide. Ce qui n'était pas faux en soi, mais un peu réducteur, surtout vu sa situation. Mais ça, c'était avant. C'était à une époque où Walt pouvait encore été considéré comme un héros et qu'on l'aimait beaucoup malgré ses agissements plus que douteux. Aujourd'hui, la tendance s'est inversée. On adore le détester et on prend pitié pour Skyler, qui n'a vraiment pas mérité tout ça. On est à la limite de la violence domestique, Walt est à deux doigts de lui en mettre une. Et, à vrai dire, son attitude insinueuse est encore plus ravageuse. Le mal n'est pas -encore- physique, il est intérieur et il la ronge. Il ne s'agit plus seulement de culpabilité vis à vis de Ted. C'est toute sa vie qu'elle remet en question. A-t-elle envie de mourir ? Non. A-t-elle envie que Walt meurt ? Oui ! Et elle le dit très clairement. Elle espère que son cancer va revenir et l'emporter. En attendant, elle est seule au monde. Elle ne peut parler à personne, même pas à sa soeur qui ne comprendrait pas et qui a de toute façon la langue bien trop pendue, comme elle nous le prouve à nouveau (j'adore de plus en plus Marie au passage, elle est un excellent élément comique). Anna Gunn délivre une performance incroyable, sa meilleure en date. Je souhaite vivement qu'elle soit récompensée pour ça dans les futures cérémonies. Ce ne serait que justice. La scène de la piscine était extraordinairement brillante. La réalisation y est aussi pour beaucoup. Elle était d'ailleurs au top dès le teaser, avec Walt et Walt Jr. qui prennent du bon temps au volant de bolides. Le drame familial, le jour des 51 ans de Walt, était au coeur de ce Fifty-One, et c'est clairement ce qu'il avait de mieux à offrir, mais le trio Jesse/Lydia/Mike n'était pas en reste. J'aime de plus en plus cette femme. J'espère qu'elle ne va pas mourir tout de suite...

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// Bilan // La saison 5 de Breaking Bad est peut-être courte mais elle est aussi intense, très intense. Deux de ces trois épisodes étaient vraiment exceptionnels, et l'autre était très bon. Autant dire qu'à mi-chemin, le bilan est plus que positif ! Il est inespéré.

12 août 2012

Nashville [Pilot Script]

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Ecrit par Callie Khouri (Thelma et Louise) pour Lionsgate Television et ABC. 57 pages.

Grandeur et décadence dans le milieu de la musique country à Nashville, aux cotés d'une star montante et d'une autre au plus haut de sa carrière...

Avec Connie Britton (Friday Night Lights, American Horror Story), Hayden Panettiere (Heroes), Eric Close (FBI : portés disparus), Robert Wisdom (Sur écoute, Prison Break, Burn Notice), Charles Esten (Enlightened), Clare BowennSam PalladioJonathan JacksonPowers Boothe...

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Selon UglyFrenchBoy

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   Après lecture du scénario de Nashville, une chose est certaine : la maman de Thelma et Louise souhaite régler ses comptes. Elle n'hésite pas à pointer du doigt l'injustice des diktats du jeunisme dans l’industrie de la musique, dont le parallèle avec celle du cinéma est aisé. Le plus beau rôle est donc sans conteste celui de Rayna, l’héroïne quadragénaire incarnée par Connie Britton. Celle-ci se retrouve être la première victime de la politique des programmateurs de radios (une réalité aux États-Unis) et des changements dans les habitudes de consommation du public. On n’hésite pas à condamner ceux qui ont le pouvoir de faire et défaire les carrières des artistes (« the younger demographic, the one that doesn’t buy records »). Le traitement est crédible.

   En revanche, quand il s’agit de décrire l’antagoniste, ici Hayden Panettiere, le regard porté sur la jeunesse est peu glorieux: la jeune fille est inexpérimentée, donc sans talent, égoïste, arriviste et n’hésite pas à utiliser son corps pour arriver à ses fins. Malheureusement, Nashville s’enfonce dans de la psychologie bas de gamme pour expliquer l’origine de ces traits de caractère, liés à son éducation et une mère n’ayant pas assuré son rôle. Heureusement, la fin du pilote laisse entrevoir beaucoup de potentiel au personnage de Scarlett. Une jeune fille qui, à l’inverse, respecte ses aînés, et est dans l’admiration tout en portant un regard un peu naïf sur le monde qui l’entoure. Les personnages « jeunes » manquent donc de nuance. Un défaut qui est souvent propre aux premiers épisodes d’un prime-time soap. Car il s’agit, contrairement à ce que Connie Britton peut penser et dire, bel et bien d’un soap. Les codes du genre sont présents et parfaitement assumés.

   L’environnement est ici inédit, il est question de la ville de Nashville, berceau de la musique country et une des capitales américaines de l’industrie du disque. Si certains lieux sont annoncés comme des reconstitutions en studio, le tournage se fera bien dans la ville-titre. De quoi donner un aspect authentique à la future série. Il n’est d’ailleurs pas uniquement question de musique, mais aussi de la politique de la ville avec une élection, vraisemblablement fil rouge de la saison. Les jeunes talents du Bluebird Cafe, les affaires politiques et les mésaventures professionnelles de Rayna, tout finit par se rejoindre, ou est sur le point de l’être de manière surprenante, à la fin du pilote. Preuve de la maîtrise d’écriture de Callie Khouri.

   À défaut de ne pas vouloir accueillir des guest-stars, comme l’assure l’un des producteurs, Nashville s’inspire de Taylor Swift pour le personnage de Scarlett et l’analogie entre Rayna James et Reba McEntire peut être faite. Quant aux chansons, elles sont à la grande majorité originales et feront l’objet d’une BO dirigée par T-Bone Burnett, lauréat d’un Oscar en 2010 pour son travail sur le film Crazy Heart, sans compter de nombreux Grammy Awards. Pour autant, les textes des premières chansons révélées s’annoncent d’un bas niveau ("I woke up this morning, with a cloud above my bed. I wish you were with me, but you’re with her instead"). Reste à entendre le résultat final...

En résumé, Nashville est un soap intelligent, que l’on devine complexe dans son futur développement. La série offre à Connie Britton l’occasion d’étinceler et, on l’espère, d’être récompensée lors des futures cérémonies après avoir été oubliée tant d’années pour sa performance dans Friday Night Lights. Malheureusement, les fameux 18/49 ans trouveront difficilement leur compte. Callie Khouri ne s’adresse pas vraiment eux, du moins pas aux plus jeunes de cette cible, et je doute que ces derniers fassent l’effort de suivre un programme qui, finalement, condamne leur suprématie.

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Selon Moi

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    Après avoir lu à de nombreuses reprises depuis quelques semaines que le pilote de Nashville était très réussi selon de nombreux journalistes américains, je ne peux pas m'empêcher d'être déçu par ce script. Pas que ce soit mauvais, loin de là, mais je me suis un peu ennuyé et j'en attendais plus. J'imagine que les performances des actrices, et surtout de Connie Britton, permettront de rendre tout ça plus profond et plus prenant. Le rôle tenu par l'ancienne de Friday Night Lights devrait lui offrir de multiples occasions de briller sur scène et hors-scène. Si toutefois elle en assure bien les performances toute seule comme une grande.  Je suis plus réservé sur le personnage incarné par Hayden Pannetiere : il va falloir plus que ce qui est dévoilé dans le pilote pour la rendre sympathique et attachante. Pour le moment, elle est juste odieuse. Si je devais faire une comparaison avec Smash -et ce ne sera pas la première ni la dernière vu la proximité des deux séries- je dirais que Juliette est une beaucoup moins bonne "méchante" qu'Ivy, mais Rayna, elle, est une bien meilleure "gentille" que Karen. On gagne de la profondeur d'un coté pour en perdre de l'autre. Peut-être que les deux shows seront complètementaires !

   Un des gros problèmes de la série à mon sens, ce sont ses personnages masculins. lls sont tous assez exaspérants sur le papier et je vois mal comment des acteurs comme Eric Close ou Robert Wisdom -je n'ai rien contre eux cependant- pourraient leur donner une épaisseur suffisante. Une sale odeur de machisme flotte dans l'air, et je n'aime pas tellement ce principe des femmes artistes d'un coté et des managers et autres hommes politiques de l'autre, qui se font la guerre à coup de décolletés et de contrats juteux. C'est sans doute une réalité de ce milieu, mais je ne suis pas certain de pouvoir m'y intéresser sur la longueur. D'ailleurs, le script de ce pilote ne donne pas l'impression que Nashville puisse durer une éternité. Il n'y a pas tant de directions que ça vers lesquelles aller. Et puis pour couronner le tout : la musique country, et surtout les paroles de ses chansons, a tendance à me faire fuir. Pour le coup, je crois que c'est beaucoup plus flagrant sur le papier qu'en vrai. Ca ne vole vraiment pas haut, pourtant certains textes nous sont présentés comme des trouvailles de génie ! J'ai du mal à croire que les jeunes qui ne s'intéressent déjà plus à Glee et pas tellement à Smash se tournent vers Nashville. Les plus de 49 ans y trouveront certainement leur compte mais les autres...

11 août 2012

Gotham [Pilot Script]

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Ecrit par Michael Green (Kings, The River) pour 20th Century Fox et ABC. 63 pages.

Après s’être heurtée à une enquête impossible à résoudre, Annie Travers, une femme flic, découvre l'existence d'un monde magique au sein de la ville de New York et se voit assigner un nouveau partenaire venant de là-bas...


Avec Megan Ketch, Barry Sloane (Hollyoaks, Holby City), Lennie James (Hung, Jericho), Brian Cox (Troie, Braveheart, la saga Jason Bourne)...

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Selon UglyFrenchBoy

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   On a beaucoup parlé des deux projets issus de la Belle et la bête, l’un pour ABC, l’autre pour CW cette saison. Finalement, seul ce dernier verra le jour. En réalité, on peut considérer qu’il y en avait trois, puisque Gotham, également pour le network du groupe Disney, s’en approche énormément. On peut y voir plus ou moins une adaptation de la série de CBS à la fin des années 80 avec Linda Hamilton.

   Ici la « bête » s’appelle Boyo et la « belle », détective de profession, se prénomme Annie Travers. Le duo explore donc New York, un personnage à part entière, entre deux univers, l’un réel, l’autre plus proche d’un monde fantastique. Deux dimensions qui interagissent et à travers lesquels les deux héros vont tenter de résoudre des affaires criminelles, teintées donc de surnaturel. Bien sûr l’existence de l’un est cachée à l’autre. Le postulat est le suivant : la magie est partout autour de nous sans que l’on puisse s’en douter, mais peut s’acquérir à condition d'en respecter certaines règles. C’est visiblement la dérogation de l’une d’elles qui marque l’arrivée de l’héroïne, appelée à enquêter sur l’identité de l’être ayant décidé de se servir de la magie à des fins personnelles.

   Qui dit magie, dit forcément effets spéciaux. L’univers imaginé par Michael Green est visuellement très ambitieux, voire même beaucoup trop. Pour son pilote le projet a pu bénéficier de l’expertise du réalisateur Francis Lawrence (Je suis une légende, les clips de Circus et I’m a slave 4 u de Britney Spears). Il est évident que le budget alloué à la série n’aurait pas permis d’offrir à l’imagination du créateur un rendu fidèle et surtout convaincant au fil des épisodes. Rien que le pilote nécessite de nombreux effets spéciaux, bien plus que dans Once upon a time par exemple. Raison pour laquelle, on peut être à la fois déçu et rassuré qu’ABC ait fait le choix de ne pas donner sa chance à Gotham.

   Sur le papier, en revanche, le script est dense, particulièrement développé et écrit avec de nombreuses informations. On comprend que la direction d’acteur est un élément prépondérant et le jeu de ceux-ci doit être suffisamment convaincant, notamment pour l’héroïne. Difficile de savoir si Megan Ketch, son interprète, aurait fait l’affaire au vu de sa petite filmographie. Sa relation avec son partenaire semble assez proche de Castle, même si on comprend que Michael Green a d’autres ambitions que de ne jouer que sur la tension sexuelle entre les deux professionnels. Gotham est ainsi un procédural inspiré, la série ouvre sur une citation de Washington Irving, qui se démarque du genre grâce à une mythologie complexe qui ne demandait qu’à être explorée en profondeur. D’ailleurs, depuis la lecture du script, je ne verrai plus jamais les pigeons de la même façon...

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Selon Moi

 

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   De tous les scripts que j'ai eu la chance de lire ces dernières semaines, Gotham n'était certainement pas celui qui m'attirait le plus mais je voulais me pencher sur son cas par acquis de conscience, voir à coté de quoi nous étions passés. Pourtant, à ce jour, c'est le plus riche et le plus prometteur que j'ai lu. Le plus littéraire aussi, mais ça, ça n'a pas tellement d'importance lorsque les images prennent le relais de l'écriture. On notera quand même l'effort de l'auteur, qui aurait tout intérêt à en faire une saga littéraire. Peut-être que là, on ne lui dira pas non.

   Gotham est tout sauf une simple série policière avec une enquête du jour teintée de magie. Elle va au-delà en se créant son propre univers, doté d'une mythologie forte, potentiellement complexe, qui aurait pu séduire à la fois les fans de Fringe -Annie Travers et Olivia Dunham, même combat- et les amateurs de Castle, la dynamique du duo principal étant similaire (et la partie la moins inspirée aussi, qui reste malgré tout plaisante). C'est sans doute son ambition qui a jeté Gotham dans le précipice des séries mortes-nées. Ce pilote a sans doute couté cher. Trop cher. C'est d'ailleurs peut-être pour cette raison que la production a confié les rôles principaux à des acteurs débutants ou peu connus, afin de mettre un maximum d'argent dans les effets spéciaux et non dans les salaires. Mais lorsqu'ABC a dû choisir entre 666 Park Avenue et Gotham, ce qui s'est vraisemblablement passé, la différence s'est possiblement jouée sur la distribution justement, beaucoup plus attirante d'un coté que de l'autre. Honnêtement, j'ai aimé les deux scripts et à la place des dirigeants de la chaîne, j'aurais eu autant de mal à trancher mais j'en serais arrivé à la même conclusion. Cela ne change rien au fait que Gotham aurait vraiment pu trouver son public et, dans un genre pas si éloigné, ce pilote est bien plus convaincant que celui de Grimm. Partie remise ? Je l'espère.

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10 août 2012

The Smart One [Pilot Script]

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Ecrit par Donald Todd (Samantha qui ?). Produit par Ellen DeGeneres. Pour Warner Bros. Television et ABC. 37 pages.

L'histoire de deux sœurs constamment en conflit : une femme brillante doit travailler pour sa sœur, une ex-reine de beauté, présentatrice météo à ses heures, devenue maire d'une grande ville. La situation est d'autant plus rageante que sa rivale est moins intelligente mais bien plus populaire. Leur mère essaye tant bien que mal de les réconcilier, en jouant constamment un double jeu...

Avec Portia de Rossi (Ally McBeal, Better Off Ted), Malin Akerman (Mon Comeback, 27 robes), Jean Smart (Samantha qui ?, Femmes d'affaires et dames de coeur), David Arquette (Scream)...
 
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Selon Moi
 
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   Avant même d'avoir lu le script de The Smart One, rien qu'en connaissant la distribution -un trio Jean Smart/Portia De Rossi/Malin Akerman c'est exceptionnel !- je savais qu'il ne faudrait pas grand chose pour que je sois conquis. Pourquoi ces actrices se seraient-elles lancées dans ce projet s'il n'avait pas été bon ? Après l'avoir lu, je suis encore plus triste à l'idée que la comédie ne voit jamais le jour. Elle le méritait vraiment. Ce n'est pas un hasard si les networks, à la base, se sont battus pour en obtenir les droits. Ce n'est pas un hasard non plus si, lorsque NBC a décidé d'abandonner le projet -à mon avis pour une raison bien précise sur laquelle je reviendrai- ABC s'est empressée de le récupérer ! Ce que je ne comprends pas et n'admets pas, c'est que la série ait pu être refusée par la chaîne de l'alphabet une fois le pilote tourné. Qu'est-ce qui a pu se passer pour qu'un aussi bon script avec d'aussi bonnes actrices -et un excellent réal, Michael Fresco, qui avait déjà officié sur ceux de Better Off Ted, Raising Hope et Suburgatory, en tous points exemplaires- ait pu déboucher sur un refus ? Pour ceux qui suivent un peu les "primetime pilot panic" du site Deadline, elle n'était même jamais mentionnée. Du coup, je pencherai pour des problèmes en coulisses, d'éventuelles mésententes entre les actrices... Quelque chose comme ça. 
 
    Rien que la première scène teaser valait le détour : on découvrait les deux héroïnes enfants/ados au cours de l'une de leurs nombreuses querelles. Elles n'étaient pas d'accord sur la manière de vendre leurs citronnades, l'une penchant pour une approche disons "marketing" élaborée et l'autre pour une approche beaucoup plus directe consistant à montrer ses seins ! Je vous laisse deviner laquelle a le mieux marché. Pendant tout le pilote, c'est la soeur intelligente qui se fait systématiquement voler la vedette par l'idiote du village, laquelle se lance en politique pour le meilleur et pour le pire. Et j'en viens à la raison pour laquelle, à mon avis, NBC a finalement décidé de ne pas aller plus loin avec The Smart One : elle était trop proche, plus dans le thème que dans la forme, de Parks And Reacreation ! Et elles n'auraient même pas fonctionné en duo. A l'inverse, ABC pouvait plus facilement l'associer à une série comme Don't Trust The B----- grâce à ce petit plus irrévérencieux qui dénote un peu. The Smart One m'a toutefois fait penser à une autre série encore : Veep, que HBO a lancé récemment. C'est plus ou moins la même idée sauf que l'une est destinée au câble, avec tous les avantages que cela comporte, et l'autre s'inscrit dans un contexte familial, plus mainstream. Peut-être que l'aspect politique aurait peiné à convaincre les téléspectateurs d'ABC, étant donné qu'il prend une place très importante dans le pilote. Mais The Smart One était une comédie intelligente et drôle qui méritait vraiment sa chance (surtout quand on voit ce qui a été pris à la place...).
 
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Selon UglyFrenchBoy
 
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   Sur le papier, The Smart One est classique. Mettre en perspective les différences entre deux soeurs, l'une intelligente, l'autre dénuée de toute forme de réflexion mais touchante dans sa volonté d'accomplir de nombreuses choses, n'est pas ce qu'il y a de plus ambitieux. L'environnement de la politique, car il est question surtout d'une élection municipale est, elle aussi, déjà vue. On retrouve donc l'ingénue à un poste à responsabilité et sa soeur, talentueuse, jalouse de ce succès non mérité. On comprend vite que les deux femmes sont complémentaires, même si incapables de s'entendre. Vient s'ajouter la matriarche dans l'équation, peu encline à prendre parti pour l'une de ses filles. En d'autres termes : tout se joue sur la dynamique du trio féminin.

   C'est là qu'on devine que la série avait finalement beaucoup de potentiel. Un pilote réalisé par Michael Fresco et écrit et produit par Donald Todd, l'homme derrière Samantha Who, ne laisse présager que du bon sur le rendu final. Surtout si on prend en compte le casting avec une Jean Smart qui excelle dans ce registre, une Portia de Rossi dont le rôle promet quelques réminiscences de son ancien personnage de Nelle Porter, et une charmante Malin Akerman, que l'on sait déjà à l'aise sous les traits de la blonde candide. A cela s'ajoute des seconds rôles prometteurs, dont la petite Bailey aux répliques particulièrement efficaces. La série méritait donc totalement sa place sur la grille de ABC. Une diffusion de paire avec Don't Trust the B---- in Apartment 23 aurait été d'ailleurs cohérente.

   Le point fort de cette comédie, c'est aussi ses flashbacks sur la relation entre les deux filles étant plus jeunes, notamment le teaser qui introduit parfaitement la personnalité des deux héroïnes. Une scène presque hilarante sur le papier qui aurait pu être culte si ABC avait donné sa chance à ce projet. Dommage. On passe à côté d'un portrait de famille désopilant et foncièrement attachant.

09 août 2012

Super Fun Night [Pilot Script]

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Ecrit par Rebel Wilson pour Warner Bros. Television et CBS. 53 pages.

Trois jeunes geekettes un peu coincées tentent par tous les moyens de passer une soirée "super fun" chaque vendredi. Mais le résultat est souvent loin de leurs espérances...

Avec Rebel Wilson (Mes meilleures amies), Kevin Bishop (L'Auberge Espagnole), Jenny Slate (Saturday Night Live), Alan Ritchson (Smallville), Edi Patterson...

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Selon Moi

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   Le sort de ce pilote est encore en suspens : développé puis tourné pour CBS, il n'a pas été pris (au profit de Partners et Friend Me) mais il a tapé dans l'oeil d'ABC qui était, il y a quelques semaines, selon le site Deadline, "sur le point de la commander". Depuis, plus de nouvelles. Une chose est sûre : si ABC souhaite vraiment en faire une de ses nouvelles comédies, il va falloir procéder à quelques modifications car tout sonne dans Super Fun Night comme une sitcom CBS classique ! A commencer par le format : il s'agit d'un multi-camera et un passage en single-camera s'impose afin de s'associer au mieux à des séries comme Happy Endings ou Don't Trust The B-----. Cela signifie donc que le pilote doit être ré-écrit entièrement. Les blagues peuvent rester les mêmes, d'autant qu'elles sont bonnes à 80%, mais la mise en scène doit être entièrement revue. Il y a cependant un passage façon "Sex & The City" ou les trois filles marchent dans la rue, cheveux au vent, avec un look improbable, qui ne fait pas très multi-camera dans l'esprit. J'ai l'impression que si ça n'avait tenu qu'à Rebel Wilson, la créatrice, elle en aurait fait une single, mais CBS oblige, elle n'a pas tellement eu le choix...

   La meilleure façon de décrire Super Fun Night, même si c'est réducteur, c'est de dire qu'il s'agit d'un Big Bang Theory au féminin sauf que, bien heureusement, toutes les répliques ne tournent pas autour des obsessions geeks des héroïnes. Il y a des références, notamment à une certaine Xena La Guerrière, mais cela reste léger et amusant. Dans tout le pilote, elles essayent en vain de passer une super soirée mais le destin joue toujours contre elle. Il faut dire qu'elles sont prêtes à troquer à tout moment leurs parures scintillantes pour un pyjama, une pizza et un DVD. Mais Kimmie (Rebel Wilson) est bien décidée à changer de vie. On suit un peu sa vie au bureau, et ce sont à mon sens les passages les moins inspirés, entre des péripéties avec sa robe et une agrafeuse et sa rencontre avec ses nouveaux collègues dont une pimbêche qui est tout son opposé et un anglais voué à devenir son intérêt amoureux de la série. La soeur de Kimmie et son frère apparaissent quelques secondes, pour des passages pas extraordinaires. C'est donc essentiellement lorsque les trois filles sont réunies -la plupart du temps donc- que la comédie bat son plein et qu'on sourit franchement. Dans ces moments-là, elle est efficace et n'aurait vraiment pas dénoté aux cotés de 2 Broke Girls par exemple. Je ne sais pas ce qui a retenu CBS de la commander -si ce n'est un manque de place dans sa grille- mais je sais pourquoi ABC s'y est intéressé : il y a là un vrai potentiel et Rebel Wilson est sans doute une actrice sur laquelle il faudra compter dans le futur, d'autant que le cinéma lui tend les bras. La version mainstream de Lena Dunham en quelque sorte...

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Selon UglyFrenchBoy

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    Parfois, une comédie peut s'attarder sur des tabous avec humour. Ce n'est pas le cas ici. Parfois, une comédie arrive à naviguer aisément entre rire et émotion. Ce pilote en est dénué. Parfois encore, une comédie aborde un sujet prompt à faire naître une certaine forme de réflexion chez le public. Inutile de dire que Super fun night est loin du compte. Qu'apporte alors ce pilote ? Pas grand-chose. Le script de Rebel Wilson, ultra scolaire (on dirait un premier brouillon après la lecture de trois chapitres de « Écrire son premier scénario pour les nuls »), provoque, tout au mieux, de l'apitoiement. On sourit à quelques reprises, notamment lors des premières pages, mais pour combien de soupirs ? L'ensemble est consternant.

   On pourrait présenter Super Fun Night comme, plus ou moins, le pendant féminin d'un Inbetweeners. Tous les défauts du genre sont ici concentrés avec, en prime, les inconvénients du format multi-camera ou du moins ceux que l'on devine. Même dans une version single-camera, comme il en a été question pour un projet de reprise par ABC, il faudrait une réécriture complète. Sur le papier, les répliques sont peu subtiles, le tout est poussif et il est impossible d'imaginer le casting, quelle que soit l'énergie insufflée, sauver la donne.

   Les héroïnes, dont les traits sont grossis et exagérés comme il est coutume dans les sitcoms, découvrent la ville. Un « running gag », si l'on peut dire, consiste à imaginer que les gens « dehors » après minuit finissent capturés au Mexique... S'agit-il d'une référence d'un film culte chez les « dorks » ? Toujours est-il que l'auteure veut forcer le rire du public: quand les filles croisent un SDF, elles s'immobilisent espérant être confondues avec des statues (si si). Celui-ci verse alors son urine au pied de l'une d'elle... J'imagine parfaitement la scène accompagnée de 3 minutes de rires pré enregistrés façon mauvais remake des pitreries de Rowan Atkinson. Dans le même genre, l'héroïne craque sa robe, portée à l'origine pour les besoins de son travail, et tente alors de la rattraper... avec une agrafeuse. Trop à l'étroit dans sa tenue, elle imite un robot tout en se déplaçant d'une manière saccadée... Même la peu regrettée Work it n'aurait pas osé.

   En d'autres termes : c'est laborieux et affligeant.

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