21 janvier 2011

Tueurs En Séries [Episode du 21 Janvier 2011]

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Au programme cette semaine : la preview 2011 des séries anglaises (Marchlands, Neverland, Outcasts, Mad Dogs, Skins), des nouvelles de Torchwood et de Chaos, retour sur le palmarès des Golden Globes, le premier film de Josh "Ted" Radnor, l'égo surdimensionné de Rob Lowe à l'occasion de la saison 3 de Parks And Recreation enfin sur NBC...


20 janvier 2011

Desperate Housewives [7x 13]

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I'm Still Here // 10 25o ooo tlsp.

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   Au royaume de l'anecdotique, cet épisode est roi ! Quasiment toutes les intrigues commencent de manière peu prometteuse, se développent de façon prévisible et se terminent dans l'indifférence. Je ne peux que commencer par la storyline de Gabrielle, la plus drôle à ses dépens. Hormis la scène avec Mrs McCluskey, qui était vraiment amusante, tout est à jeter. De la prestation d'Eva Longoria, qui n'y croit pas plus que nous, à l'idée même d'utiliser Princess Valerie pour exprimer la folie dans laquelle le personnage bascule. C'était ridicule il y a deux semaines, ça l'est encore plus aujourd'hui. Ca n'aurait jamais dû durer. Les scénaristes auraient dû trouver autre chose, se creuser un peu la tête. Le braquage correspond probablement à ce que la série a fait de pire en 7 ans. L'enchaînement des événements est invraisemblable et la crise de larmes finale ne m'a pas ému une seule seconde. On aurait dit une parodie complètement ratée de la scène de la saison 2 où Gabrielle "perd" son bébé. Entre ça et son divorce, Eva Longoria doit avoir envie de se tirer une balle. Qui s'occupe de charger le pistolet de Mary-Alice ? Et en parlant de lui, il avait un rôle à jouer dans cet épisode puisque c'est grâce à lui que Paul comprend que c'est son propre fils qui a essayé de le tuer. C'est l'unique avancée de cet épisode. On ne nous épargne pas les sous-entendus faciles dans les dialogues entre Beth et Paul, alors qu'il ne pense qu'à la tuer. Et ce serait bien qu'il mette son projet à exécution d'ailleurs. Que l'on ne nous fasse pas miroiter un bon rebondissement pour rien. Paul finira-t-il la saison en prison ?

   Et Susan, finira-t-elle la saison morte, dépourvue de rein ? Ca n'a aucune chance d'arriver, à moins que Teri Hatcher ne resigne pas pour une saison supplémentaire. Mais ce serait débile de sa part. Pourquoi prendre un ou deux ans d'avance sur sa future traversée du désert ? Je n'ai pas tellement aimé son intrigue du jour, où elle était juste agaçante, même pas drôle, face à un mec carrément antipathique. Mais je reconnais que la dernière scène était touchante bien qu'attendue. Renee a également voulu sortir la carte de l'émotion. On lui a inventé une envie passée d'enfant. Or, on nous la présente depuis le début comme une femme qui déteste les gamins ! Y'a un truc qui cloche et le rapprochement avec Bob & Lee qui viennent d'adopter n'a aucun intérêt, surtout si, comme je le crains, on ne revient plus dessus par la suite. Au final, je ne retiens que la seconde où Renee arrête un enfant en vélo d'un simple geste de la main. Très Wilhelmina.

   Chez Bree, on prépare doucement la sortie de Keith, qui finira bien par rejoindre sa nouvelle famille sortie de nulle part. Dès l'instant où la jeune femme cogne à la porte de Bree on comprend ce qui va se passer. On ne se trompe pas et c'est comme ça jusqu'au bout. Je ne m'attendais pas à ce que Bree dise la vérité à Keith donc le twist me semble facile. Reste à savoir combien de temps le mensonge va durer... et ce que les scénaristes vont trouver pour nous faire patienter ! Dommage que le couple se retrouve coincé dans cette nouvelle histoire ridicule. Il y avait du potentiel qui n'aura pas été exploité comme il se doit. On attend toujours des nouvelles du fils de Rex à ce propos. Je me demande d'ailleurs de quoi Bree vit depuis. Dernière storyline sans grand intérêt : le mariage de la mère de Lynette avec un vieux bonhomme vulgaire incarné par le cultissime Larry Hagman, le J.R. de Dallas. Il est excellent dans ce rôle qui n'est pas si éloigné de ce qu'il a l'air d'être dans la vie. Les dialogues sont bons, c'est le comportement de Lynette qui finit par poser problème. Son coté donneuse de leçon n'est plus supportable.

   

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// Bilan // L'accumulation des dernières mauvaises idées en date des scénaristes rend cette saison 7 de Desperate navrante alors qu'elle n'avait pas si mal commencé que ça. L'intrigue de Gabrielle est inacceptable !

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19 janvier 2011

Brothers & Sisters [5x 13]

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Safe At Home // 7 2oo ooo tlsp.

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   Cet épisode que vous venez de voir, c'était le 100ème de Brothers & Sisters ! Oui oui. La précision est importante car rien dans son déroulement ou dans ses événements ne laisse penser que c'est le cas. Je ne sais pas si les satanées coupes budgétaires, déjà responsables de la fuite de la moitié du casting, sont une excuse valable une fois encore. Toujours est-il que Safe At Home faisait figure de non-événement, au même titre que les précédents épisodes. J'ai ressenti comme un léger mieux cela dit. Serait-ce le retour de Tommy le grand événement ? Si tel était le cas dans l'esprit des scénaristes, ils se sont bien trompés sur nos attentes. On est désormais habitué à le voir revenir de temps en temps. Jusqu'ici, c'était même assez réussi, comme s'il avait fallu que le personnage s'éloigne pour que l'on se rende compte de sa valeur. Ce n'est pas le cas cette fois-ci. Tommy revient très amaigri, comme si Balthazar Getty était tombé malade, et on ne le reconnait pas tellement non plus dans son comportement, dans ses mimiques. Ce n'était pas lui. J'avais l'impression d'avoir affaire à un petit nouveau. Ca vient peut-être de la dynamique avec sa nouvelle petite-amie, Rose, incarnée par Cara Buono de Mad Men. On est loin du couple qu'il formait avec la (trop) discrète Julia. Rose, c'est autre chose. Elle sent la fouteuse de merde en puissance même si elle n'a pas encore dévoilé son vrai visage aux Walker. Le déménagement à Pasadena ne l'enchante guère, mais l'argent semble la guider. Je le sens mal pour Tommy (et possiblement Sarah) qui va se faire avoir à tous les coups. Les premières intuitions sont toujours les bonnes, et celles de Nora n'étaient justement pas bonnes... donc bonnes. Vous me suivez ? Son intérêt plus que douteux pour les arbres généalogiques ne fait que corroborer ces suspisions...

    Pendant que Kitty traficote on ne sait quoi (et que Calista Flockhart se repose), Nora replonge dans son passé troublant et se souvient de l'homme qu'elle a aimé avant William, car oui il y en a eu un. Le sujet est visiblement très sensible et pour cause: on soupçonne Nora d'avoir été enceinte avant son mariage, possiblement d'un autre homme que William. Sarah serait-elle la fille illégitime Walker (ce qui serait nul mais marrant quand on pense au traitement qu'elle a reservé à Rebecca les premiers temps) ? Ou y'aurait-il encore un nouveau/une nouvelle brother or sister qui court dans la nature ? Ce serait foireux en tous les cas. Point trop n'en faut ! Mon excitation quand au nouveau secret des Walker est retombée bien vite. Il ne fallait pas compter sur Gilles Marini pour relever le niveau mais je ne vous apprends rien. Sa présence est de plus en plus transparente, un comble quand on passe autant de temps à faire des U.V. Ce n'est pas tellement mieux du coté de Justin's Anatomy qui se mélange enfin à Brothers & Sisters grâce à un repas où les Walker se révélent en petite forme. Toujours pas d'alchimie entre Dave Annable et Odette Yustman, et une intrigue qui se complait dans l'ennui. Cela nous mène à une rupture presque émouvante malgré des circonstances bien mal gérées. L'esprit compétitif de Justin mélangé à sa jalousie maladive, ça ne donne rien de bon. Tout le mérite revient finalement à Kevin et Scotty, et leur Juanita à eux. C'était très touchant de les voir vraiment devenir papas et se comporter comme tels. La scène où Olivia fait la rencontre de Saul et Nora sous les yeux écarquillés des deux hommes était d'une tendresse infinie. Je n'ai pas pu m'empêcher d'écraser une larmichette. Tiens, ça faisait longtemps mine de rien !   

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// Bilan // Brothers & Sisters a dû mal à se détacher des mauvaises habitudes prises depuis quelques épisodes. Le résultat est convenable mais pour un 100ème épisode, on est en droit d'être déçu. Et c'est rien de le dire ! Allez, ce n'est qu'un chiffre après tout... 

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18 janvier 2011

Dexter [5x 11 & 5x 12]

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Hop A Freighter // The Big One (Season Finale)

2 26o ooo tlsp. // 2 5oo ooo tlsp.

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   On compare souvent les séries de HBO et de Showtime. On dit même parfois que Showtime a dépassé HBO en terme de qualité. Et je suis assez d'accord avec cela à vrai dire. Mais il reste une qualité primordiale à HBO, que n'a visiblement pas Showtime, c'est d'avoir l'audace d'arrêter ses séries à temps, en pleine gloire. Si Dexter continue, je crois que c'est parce que c'est le souhait de la chaîne, pas celui des auteurs, pas celui de Clyde Phillips, le précédent showrunner de la série qui n'a pas travaillé sur cette saison 5. Dexter aurait pu vivre encore de belles années mais on sent les scénaristes à bout de souffle. Ils se sont efforcés de renouveler la série mais il n'y a plus que l'évolution du héros qui est intéressante. Tout ce qui tourne autour n'est qu'accessoire et usé. Les ficelles sont prêtes à rompre. On pourrait résumer cette saison à la première et à la dernière scène. Tout ce qui a été construit a été raturé, effacé. Le final aurait pu être grand, ambitieux et ouvrir le dernier chapitre de la saga. Il n'en est rien. Il dilue à l'infini les grands enjeux. Le grand enjeu ? Depuis la mort de Rita, il n'y a guère plus que le secret de Dexter vis à vis de Debra qui nous tient en haleine. Quand va-t-elle découvrir le vrai visage de son frère ? On s'en approchait doucement la saison dernière, la piste de l'époque a d'ailleurs été complètement abandonnée sans explication. On s'en est encore plus rapproché dans ce final, il n'y avait qu'une vulgaire bâche qui la séparait de la vérité. C'était un peu ridicule quand on y pense, mais j'ai retenu mon souffle, j'ai vécu la scène intensément. J'y ai cru. J'imagine donc que ce n'était pas si raté que cela... La série doit-elle alors se terminer sur cette révélation ? Que le temps risque de nous paraître long d'ici là. Tiens, je m'ennuie déjà.

   Quand on réfléchit bien, la scène suscitée est la seule qui génère une véritable tension. On pourrait éventuellement citer celle du camion, lorsque Quinn est sur le point de surprendre Dexter avec le corps mort de Liddy, mais à ce moment précis, il ne fait aucun doute que notre ami va s'en sortir. Au mieux, c'était l'occasion de régler enfin son compte à Quinn. Moi qui croyais qu'il y passerait cette année. Encore raté ! On aurait au moins pu nous offrir cette petite satisfaction là. Après, je reconnais que par rapport à Debra, ça ne l'aurait pas fait. Elle a été asses maudite comme ça. Ce qui nous conduit donc à un happy-end quasi-général avec en special guest les deux stars des Feux de Dexter, Laguerta et Batista. Je ne comprends pas pourquoi les scénaristes tiennent tant à maintenir ce couple en vie, comme s'ils craignaient des représailles de la communauté latino ! Au moins Masuka reste droit dans ses bottes : loser un jour, loser toujours.

   Lumen. Je n'ai pas encore parlé de Lumen. Elle représente ce qui est arrivé de mieux à la série cette saison. On nous l'arrache en douceur pour la cloturer mais je suis intimement persuadé qu'elle reviendra la saison prochaine. Pas forcément dès le premier épisode, mais elle reviendra. Ce serait criminel de se séparer de ce personnage, surtout quand on a pris tant de temps à l'introduire. L'absence de son dark passenger risque en revanche de la rendre beaucoup moins intéressante. Elle saura toujours, mais sans ses pulsions meurtrières, ne sera-t-elle pas qu'une Rita-bis ? J'ai d'ailleurs beaucoup aimé la scène où elle se réveille baignée de lumière et que Dexter la contemple. On aurait cru Rita. De manière générale, toutes les scènes que partagent Dexter et Lumen dans les dernières minutes du final sont bouleversantes. Julia Stiles et Michael C. Hall ont trouvé l'alchimie parfaite. J'ai pris soin d'éviter de parler de Jordan Chase et de son exécution finale. Il n'y a tout simplement rien à dire. Tout se déroule de manière automatique, sans surprises, et vite, très vite.       

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// Bilan // A trop tirer sur la corde, elle finit inévitablement par casser. Dexter nous aura à l'usure, le travail a déjà bien commencé. Si seulement la saison 6 pouvait être la dernière, à condition que les scénaristes promettent de tout donner...

17 janvier 2011

Grey's Anatomy [7x 12]

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Start Me Up // 12 15o ooo tlsp.

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  Le précédent épisode servant de conclusion à la première partie de la saison, celui-ci inaugure la deuxième de manière plutôt efficace. Je ne suis pas convaincu par toutes les pistes lancées mais il y a à boire et à manger. J'aimerais commencer par les gens heureux, parce qu'ils sont finalement assez nombreux pour une fois, à commencer par Cristina qui est redevenue celle que l'on adore : "I had three surgeries today. I'm invincible !". C'est basiquement tout ce qui lui arrive mais la mettre au second plan pendant quelques temps ne lui fera pas de mal. C'est pas comme si la série manquait de personnages... Sa belle forme s'accompagne d'une nouvelle compétition qui consiste à désigner le nouveau chef des résidents. La remportera-t-elle ? Malgré la longueur d'avance remportée honteusement par Karev, je pense qu'elle est la candidate la mieux placée... juste après Meredith ! Je vois assez mal comment les scénaristes pourraient ne pas la choisir elle en fait. C'est l'héroïne après tout, elle est brillante et plus à l'écoute que sa "sister". Mais ses envies de bébé pourraient venir contrarier son ambition. Bon, il y a quand même quelque chose qu'il va falloir clarifier, c'est la place de chacun dans la hiérarchie de l'hôpital. Les résidents on les connaît (et April et Jackson en font partie si je ne m'abuse depuis la fusion), les internes de deuxième année se résument désormais à Lexie, les autres ont disparu; et il y a bien entendu les chirurgiens, Bailey étant l'actuelle chef des résidents alors que c'était Callie juste avant elle. Je ne comprends pas bien pourquoi Bailey doit céder sa place, une histoire de roulement peut-être ? En parlant de Bailey, elle nage en plein bonheur avec Eli et c'est vraiment sympathique et drôle. Ca fait un peu redite avec Ben la saison dernière, on sent le cafouillage mais c'est pas bien grave.

   Je ne classerais pas Teddy dans les malheureux, d'autant qu'elle a gagné en deux épisodes un mari et un ami en la personne de son patient gravement malade incarné par Scott Foley (qui s'est acheté du charme depuis Felicity). Deviendra-t-il son amant ? Ca ne fait aucun doute et c'est ça qui rend l'intrigue un peu ennuyeuse en réalité. La problèmatique de la fraude est menée brillamment, avec humour mais sans oublier d'être un peu sérieux deux minutes. Ca reste un délit. Je me demande d'ailleurs si la suite de l'histoire ne pas se diriger de ce coté-là. Ce serait plus inattendu en fin de compte. Et si quelqu'un les dénonçait ? Je ne vois pas bien à l'heure actuelle qui aurait intérêt de le faire mais pourquoi pas. La réaction du chief m'a semble logique, même si l'argument de Teddy est imparable : tout le monde couche avec tout le monde dans cet hôpital. On sent le spectre d'Izzie et Denny, forcément. On se doute bien que les scénaristes ne vont pas prendre le même chemin... Au sujet de la petite impression de "déjà vu" de cet épisode, l'arrivée d'une ribambelle de petits nouveaux n'aide pas. On y a déjà eu droit plusieurs fois. C'est légèrement différent cette fois-ci puisque, si j'ai bien compris, il ne s'agit que d'étudiants en médecine qui viennent observer. Ce ne sont même pas des internes de première année. C'est presque dommage puisque Lauren, interprétée par Amber Stevens tout droit venue de Greek, semble avoir du potentiel. Je l'imagine bien se faire une vraie place au Seattle Grace. Les circonstances de son arrivée risquent de rendre cela impossible. Un petit tour le temps de créer une nouvelle rivalité entre Karev et Jackson et puis s'en va ?

   Le malheur s'abat encore un peu plus sur Arizona qui se bat toujours pour récupérer Callie mais qui se prend dans le visage une très grosse claque : Callie est enceinte de Mark. On l'avait vu venir, j'avais déjà évoqué cette possibilité dans mes critiques précédentes, je ne suis donc pas tellement surpris. L'idée ne me plaisait pas et je suis toujours suspicieux. Je n'arrive pas à imaginer Callie enceinte en fait, puis maman. Je n'imagine pas non plus Mark papa. Et puis toutes les complications que cela va engendrer m'inquiètent plus qu'autre chose. Si je pense qu'Arizona va accepter la chose, quitte à ce que ça prenne quelques épisodes, je vois mal Lexie s'en accomoder. La fille de Mark avait déjà poussé à leur première rupture. A quoi doit-on s'attendre cette fois ?

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// Bilan // Les trentenaires -et quarantenaires- de Grey's Anatomy ont mûri et le temps des intrigues-bébés est bel et bien arrivé. Ca va passer ou ça va casser. Je suis confiant, du changement dans la continuité nous attend.

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V [2x 02]

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Serpent's Tooth // 5 77o ooo tlsp.

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Au risque de passer pour un chieur jamais content, ce que je suis de toute façon, je trouve que V est en train de tomber dans l'excès inverse de ce qu'on lui reprochait en saison 1. Possible que la saison raccourcie à 10 épisodes en soit aussi une conséquence. Toujours est-il qu'il se passe trop de choses dans cet épisode, vraiment trop et surtout du coté d'Anna qui est partout, tout le temps. Mais au moins, elle agit maintenant. La fin du précédent épisode laissait présager un duo mémorable entre Anna et sa mère. Disons que ce n'était pas à la hauteur des espérances mais on a eu droit à quelques explications plus ou moins claires : Anna a détrôné sa mère il y a 15 ans et l'a enfermée dans les entrailles du vaisseau en la faisant passer pour morte aux yeux de tous les visiteurs. Autant dire qu'on se dirige tout doucement vers une victoire de Diana sur sa fille... Diana avait réussi à percer le mystère des êtres humains et c'est cette information qu'Anna vient chercher. On se demande pourquoi elle a attendu tant de temps mais bon. La série prend alors une tournure... comment dire... faussement philosophique et ésotérique en parlant de l'âme humaine, de ses douleurs... C'était à la fois extrêmement facile et extrêmement niais. Mais émouvant aussi, en cherchant bien. Les scénaristes viennent de se tirer une belle balle dans le pied une fois de plus. Le combat d'Anna promet d'être ridicule ! Mais il donne en même temps un vrai rôle à Ryan, enfin ! Il y a tout de même une chose qui me chiffonne : pourquoi Anna est présentée comme stérile ? C'est nouveau, ça vient de sortir ? L'armée de la saison dernière, c'était quoi ? Pourquoi est-elle alors devenue stérile entre temps ? Il y a quelque chose à clarifier de toute urgence.

La résistance fait un beau pas en avant, même s'il ne faut pas tellement compter sur nos héros pour le moment mais sur une unité dirigée par un certain Eli Cohn qui n'hésite pas à engager des kamikazes pour faire le sale boulot tout autour du monde. V s'assume donc encore un peu plus en s'ancrant dans notre réalité et en traçant des parallèles avec l'actualité. Cela donne artificiellement du poids au discours des uns et des autres. Erica passe pour la grande naïve, pensant que la Cinquième Colonne peut agir sans tuer des innocents. Le prêtre n'en pense pas moins mais ne s'exprime pas tellement. Un personnage définitivement transparent. Hobbes est évidemment de l'avis contraire et ne se prive pas pour le dire en tapant du point sur la table. Chad Decker, cible des kamikazes, découvre que la collègue d'Erica fait partie des visiteurs. Ce n'était pas la partie la plus passionnante de l'épisose. Je n'ai toujours pas compris l'intérêt de la scène où elle s'arrache une dent. C'était gratuit. Mais pourquoi pas ? De la même manière, le clin d'oeil à la série originale avec Anna qui mange un rat puis qui le recrache dans la bouche de la fille de Ryan (réfèrence !) était assez mal amené et gratuit mais tout le monde attendait qu'ils osent le faire en même temps... C'est fait ! A part ça, Joshua est de plus en plus indécis quant au camp auquel il appartient et Lisa fait plutôt bien son boulot pour lui faire faire le bon choix. Vous noterez, même si c'est un détail, que la fameuse veste avec caméra intégrée de Tyler n'est plus d'aucune utilité. Si Anna et ses amis avaient continué de s'en servir, ils auraient découvert depuis longtemps qu'Erica faisait partie de la Cinquième Colonne. Ces petits arrangements me déplaisent fortement, question de crédibilité.

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// Bilan // Le nouveau V est décomplexé et s'assume. C'est beaucoup plus agréable à suivre par conséquent. Les scénaristes semblent enfin avoir trouvé une direction à prendre, et tant pis si l'exécution est très brouillonne.

16 janvier 2011

The Cape [Pilot]

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Pilot // 8 45o ooo tlsp.

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What About ?

L'officier Vince Faraday était un bon flic essayant de nettoyer sa ville de la corruption généralisée. Victime d'une machination et laissé pour mort, il est obligé de s'enfuir et de se cacher, loin de sa femme et de leur enfant. S'inspirant du comic préféré de son fils, il décide de devenir "The Cape", un super-héros faisant régner la justice dans les rues, effrayant les criminels de tous genres. A la recherche du parrain de la pègre qui l'a voulu mort, Vince rêve de retrouver un jour sa famille...

Who's Who ?

Créée par Tom Wheeler. Avec David Lyons (Urgences, Sea Patrol) dans le rôle de Vince Faraday, Summer Glau (Firefly, Dollhouse) dans le rôle de Orwell, James Frain (24, True Blood) dans le rôle de Peter Fleming, Keith David dans le rôle de Max Malini, Jennifer Ferrin dans le rôle de Dana Faraday, Martin Klebba dans le rôle de Rollo... 

So What ?

C'est "marrant", mais The Cape me ferait presque regretter Heroes. Cette dernière avait tous les défauts du monde mais elle essayait au moins de renouveler le genre de la série de super-héros. The Cape revient aux fondamentaux, en empruntant un maximum à Batman, moins à Superman ou Spiderman puisqu'il n'y a pas ici de dimension extraterrestre ou surnaturelle, pas de super pouvoirs. C'est aussi, bizarrement, ce qui fait que la pilule a du mal à passer pour moi. Tout va trop vite et on ne comprend pas bien ce qui anime vraiment le héros. Pourquoi ne fuit-il pas loin de là avec son fils et sa femme, qui nous offrent d'ailleurs les scènes les plus mièvres de ce pilote, pendant lesquelles je n'ai pas réussi à ressentir la moindre émotion ? C'était tellement plus simple et plus crédible... Il y a tellement de choses difficiles à admettre dans un premier temps que je me sens incapable de m'impliquer par la suite. Ce qui n'arrange rien, c'est que je ne suis pas du tout fan de l'univers comics et que je passe par conséquent à coté des quelques références éparpillées dans le pilote. Dans ces conditions, comment se laisser emporter ? Je me sens presque coupable de ne pas avoir suffisamment gardé une âme d'enfant...

Je dois pourtant reconnaître quelques qualités à cette série et en premier lieu sa belle galerie de "méchants". James Frain, tout particulièrement, est extrêmement charismatique et il aurait tout à fait eu sa place dans un long-métrage du genre. A coté de lui, David Lyons faisait vraiment pâle figure. Du coté de la réalisation, on peut dire que les équipes ont fait du bon boulot et sans doute avec peu de moyens. Rien n'était honteux à l'image. La bande-son composée par Bear McCreary est réussie aussi. J'aime bien les personnages secondaires venant du cirque qui assurent une certaine originalité -la série en manque cruellement- et qui offrent un peu d'humour -elle se prend clairement trop au sérieux-, un peu de légéreté ne fait jamais de mal. Mais au bout du compte, The Cape n'est qu'une énième histoire de super-héros sans supplément d'âme. Je crois que je préfère encore me refaire l'intégrale de Loïs & Clark. Je m'ennuierai moins.         

Off The Map [Pilot]

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Pilot // 7 57o ooo tlsp.

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What About ?

Jusqu'où est-il possible d'aller pour guérir ? Bienvenue dans "La Ciudad de Estrellas", un petit village perdu dans la jungle en Amérique du Sud, où trois médecins qui ont désespérement besoin de prendre un nouveau départ viennent vivre. La jeune et idéaliste Lily, accompagnée de ses collègues Mina et Tommy, vont désormais travailler dans une clinique de fortune où ils seront confrontés à des cas médicaux des plus exotiques. Pour les former, le légendaire Dr Ben Keeton, qui fut le plus jeune diplômé en médecine à l'université de Los Angeles, et son assistant, Otis Cole, vont mettre tout en oeuvre. A l'autre bout du monde, cinq médecins qui se sont perdus en chemin vont apprendre à vivre ensemble, à reprendre confiance en eux et à redécouvrir les raisons qui les ont fait choisir ce métier...

Who's Who ?

Créée par Shonda Rhimes (Grey's Anatomy, Private Practice) et Jenna Bans. Avec Caroline Dhavernas (Wonderfalls) dans le rôle de Lily, Zach Gilford (Friday Night Lights) dans le rôle de Tommy, Mamie Gummer (The Good Wife) dans le rôle de Mina, Martin Henderson dans le rôle de Ben, Valerie Cruz (Nip/Tuck) dans le rôle de Zee et Jason Winston George (Grey's Anatomy) dans le rôle de Otis. 

So What ?

Si vous saviez comme j'en ai marre de lire un peu partout "Off The Map: le Grey's Anatomy de la jungle" et la critique assassine qui va avec. Oui, c'est évocateur. Oui, c'est en partie vrai. Mais non, en tant que fan inconditionnel du travail de Shonda Rhimes, je ne comprends pas pourquoi lui reprocher d'adapter ce qui a fait son succès -la dramédie médicale- à un autre univers, plus sauvage et plus dépaysant. Cela dit, c'est une habitude plus générale. On se plaint que David E. Kelley ne soit jamais meilleur que quand il fait une série judiciaire. On reproche à J.J. Abrams d'entourer toutes ses séries de mystères. D'ailleurs, quand il ne le fait pas (Undercovers) on lui reproche aussi. C'est fatigant. Jamais content. Pour en revenir à Shonda Rhimes, au-delà du fait qu'elle ne soit "que" productrice de ce projet, il faut reconnaître qu'à chaque fois qu'elle propose autre chose à ABC -comme Inside The Box ou Correspondents, reprenant le savant mélange soapesque habituel dans le monde du journalisme- on lui demande gentiment de revenir à ses classiques. C'est dans ce contexte que Off The Map est née, avec ce besoin vital d'ABC de trouver un nouveau hit. Peu de chance qu'ils aient réussi.

Pourtant, tout est fait dans ce pilote de Off The Map pour que le public se sente chez lui, en terrain connu, alors que les personnages eux, paradoxalement, découvrent une terre qui ne leur appartient pas encore. La série étant tournée à Hawaii, on croit reconnaître à chaque instant un ancien décor de Lost. Je me suis senti chez moi. La nostalgie est forcément en marche même si les deux séries n'ont rien à voir. Et puis mince, c'est juste super beau ces couchers de soleil intenses, cette jungle dense et cette mer turquoise. Je suis extrêmement sensible aux décors naturels, comme vous aviez déjà dû le constater, et de coté-là on ne peut rien reprocher à la série ! Pas même des décors en carton-pâte pour les scènes se situant dans la clinique. Certes, c'est roots chic mais il faut bien nous faire rêver un peu. Pour bien marquer la différence avec les séries médicales habituelles, on joue à fond sur l'aventure et le danger. On est très loin de la blancheur immaculée du Seattle Grace ou du confort propice à la confidence de l'Oceanside. L'intrigue de Lily et Ben, dans les airs, est une bonne mise en bouche. Prenante, sanglante et touchante, elle résume bien l'efficacité made in Shonda Rhimes. Les deux autres intrigues médicales sont plus classiques mais permettent de présenter les personnages auxquels elles sont associées de manière peu subtile mais... efficace ! Les méthodes médicales présentées sont pour le moins originales, certains diront même ridicules, mais tout est justifié et en faisant quelques recherches, on se rend compte que l'utilisation du jus de coco et la transfusion spéciale de Ben par exemple ne sont pas des extravagances. Cela a bien été utilisé pendant la Guerre. Off The Map nous aura appris quelque chose au moins !

Je ne dirais pas que je suis déjà hyper attaché à Lily, Tommy, Mina et les autres, mais ils me plaisent tous à leur façon. J'aime bien les acteurs et je crois beaucoup en eux. Ils n'ont pas fait d'étincelles particulières dans cet épisode mais ils sont bons et quand ils auront la matière pour le montrer, je suis sûr qu'ils pourront nous bluffer. Après tout, est-ce que dans le pilote de Grey's Anatomy Sandra Oh était déjà extraordinaire ? Elle était juste bonne. Je n'ai pas eu l'impression d'avoir en face de moi des personnages que je connaissais déjà, des copier-coller des autres séries Shondaland. On peut toujours trouver des similitudes bien entendu mais elles sont vagues. Alors oui, personne ne m'a fait éclater de rire et personne ne m'a encore fait fondre en larmes mais n'est-ce pas un peu tôt ? On en demanderait pas un peu trop ? Curieux quand on voit toutes les nouveautés que l'on a dû se coltiner cette année et qui étaient bien moins réussies que ça ! Off The Map est dans le haut du panier pour moi et j'espère qu'elle aura l'occasion d'évoluer et de plaire à un plus grand nombre. Laissons aux personnages le temps de s'installer, d'apprivoiser ce village d'Amérique du Sud, de tomber amoureux tous les uns des autres...   

15 janvier 2011

Brothers & Sisters [5x 12]

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Thanks For The Memories // 8 25o ooo tslp.

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   Après Robert et Rebecca, voilà qu'on nous arrache Holly, comme ça, sans prévenir. Certes, elle était devenue inutile depuis quelques épisodes et son départ nous pendait au nez mais je croyais naïvement que les scénaristes lui trouveraient un nouveau petit quelque chose histoire de l'occuper deux-trois minutes par épisode. Ils ont failli d'ailleurs : l'idée de la cohabitation avec Nora était prometteuse... sur la longueur, pas au cours d'un seul et même épisode. J'ignore si le départ de Patricia Wettig est lui aussi dû aux fameuses coupes budgétaires qui sont en train de pourrir notre série mais la situation devient préoccupante et j'imagine de plus en plus mal une 6ème saison. En tous cas, la dernière scène de Holly m'a ému. Il suffit de repenser à tout le beau chemin parcouru avec ce personnage et son acceptation au sein de la famille Walker. La présence de Sarah lors de son départ est très significative. Etait-elle obligée en revanche de dire à Holly qu'elle était prête à retravailler avec elle ? Too Much. Tout cela n'aura pas été totalement vain puisque les cartons de Holly ont permis à Saul et Nora de retrouver une vieille bande vidéo qui laisse entendre que William a soigneusement caché d'autres méfaits. Le début (enfin) d'une nouvelle intrigue au long cours ? Ce serait pas de refus. Par contre, s'il s'agit juste de trouver (encore) un nouveau potentiel copain à Nora, qui vient du passé cette fois, je ne peux qu'être perplexe !

   Calista Flockhart aussi va nous quitter. Moins longtemps je vous rassure, mais apparemment suffisamment pour ne pas être présente dans le 100ème épisode de la série qui sera diffusé bientôt. Une nouvelle preuve que tous ces va-et-vient handicapent sacrément la série. La femme heureuse mais inquiète de la semaine dernière prend ses cliques et ses claques en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, direction Washington. Elle confie Evan à l'ex-femme de Robert et se la joue mystérieuse. Deux options s'offrent à nous : soit elle prépare un retour tonitruant en politique, mais ça irait à l'encontre de son discours depuis le début de la saison; soit son cancer est de retour et elle préfère n'inquiéter personne de sa famille. Le fait qu'elle dise à Sarah qu'elle ne sait pas bien quand elle va revenir précisément laisse entendre que la deuxième option est la plus probable. Mummys always come back... Y'a plutôt intérêt ! Sarah elle aussi est revenue de son business-trip (dont on apprendra rien, excuse bidon) et elle doit faire face à une Paige qui commence à avoir les hormones en feu ! Pas d'bol, tous ses amis sont homosexuels. C'est une constante à Pasadena vous remarquerez. Il y a un semblant de continuité avec le début de la saison où Paige faisait déjà des siennes mais c'est guère passionnant. Le talent de Rachel Griffiths est une fois de plus gâché.

    L'adoption d'Olivia prend plus de temps que prévu puisque la petite vole le portefeuille de Scotty et mange trop de bonbons (et ça commence à se voir... Juanita ?). Une complication bien peu subtile qui ne sert qu'à combler l'épisode puisqu'on en revient au même point en fin d'épisode. Heureusement que c'est mignon. L'ennui est total du coté de chez Saul et Richard Chamberlain. J'avoue que je n'ai pas fait d'effort pour m'y intéresser non plus. Pourtant, ce qui se dit sur l'évolution des moeurs est intéressant. Et puis on a eu droit à la deuxième partie de Justin's Anatomy et c'était encore plus nul qu'à l'épisode précédent ! Je ne sais même pas quoi en dire, désintérêt total. Pas le moindre lien avec les autres membres de la famille. Ce spin-off est bien maladroit.

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// Bilan // "Merci pour les souvenirs" indique le titre de l'épisode. C'est le message qu'on a tous envie de faire passer à l'équipe de la série à ce stade. Merci pour tous les bons souvenirs mais merci aussi d'arrêter le carnage tout de suite. La fin de l'épisode laisse un semblant d'espoir...

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13 janvier 2011

Shameless US [Pilot]

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Pilot // 982 ooo tlsp.

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What About ?

Pour les enfants Gallagher, la vie est tout sauf un long fleuve tranquille... Fiona, l'aînée, âgée de 20 ans, élève du mieux possible sa soeur et ses quatre frères. Leur mère les a abandonnés pour refaire sa vie. Quant à leur père, Frank, paumé, chômeur et alcoolique, il dilapide l'argent des allocations familiales...

Who's Who ?

Créée par Paul Abbott, produite par John Wells (Urgences, New York 911). Avec William H. Macy dans le rôle de Frank Gallagher, Emmy Rossum dans le rôle de Fiona Gallagher, Justin Chatwin dans le rôle de Steve, Joan Cusack dans le rôle de Sheila, Jeremy Allen White dans le rôle de Lip Gallagher, Cameron Monaghan dans le rôle de Ian Gallagher...

So What ?

   Il y a 10 ans presque jour pour jour (à un mois près quoi), Showtime adaptait la série anglaise Queer As Folk avec le succès que l’on connaît. Les rues animées de Pittsburgh ayant été abandonnées par la chaîne depuis quelques temps maintenant, c’est vers Chicago que tous les yeux sont désormais tournés, à la rencontre des Gallagher, une famille américaine comme seuls les anglais savent les inventer. C’est quand même triste de constater que les américains n’ont pas été capables de créer une telle série par eux-mêmes, qu’il a fallu copier. N’ayant pas vu Shameless UK, je ne peux que me fier à ce que j’ai lu çà ou là : ce pilote serait une copie conforme de son aîné, avec quelques effets visuels un peu too much en moins et une voix-off du père plus discrète. En clair, l’œuvre originale a été respectée, ce qui est loin d’être le cas en général, mais alors quel intérêt de la refaire à sa sauce ? Les américains sont-ils à ce point allergiques à l’accent anglais ? Allez, inutile de rouvrir ce débat houleux…

Le fait est que, remake ou pas, ce pilote est sacrément efficace et réussi. Et vu sa durée (58 minutes), on peut parler d’exploit ! Je ne me suis pas ennuyé une seule seconde et j’ai vraiment pris plaisir à découvrir chacun de ces personnages, déjà tous à mes yeux très attachants. Le père, que l’on aurait pu aisément imaginer être le héros, apparaît finalement peu et dans un état tellement lamentable qu’il est impossible de le voir autrement que comme un ivrogne totalement déconnecté de la réalité depuis que sa femme l’a quitté. J’imagine que les prochains épisodes tâcheront de dépasser le cliché. Ce serait dommage de gâcher le talent de William H. Macy, qui ne se limite pas à s’étaler de tout son long sur la moquette en imitant des ronflements sourds. Enfin je crois. La vraie star pour le moment, c’est Emmy Rossum. Difficile de ne pas craquer pour elle. Elle est jolie, mais pas trop. Elle est talentueuse, mais n’en fait pas toute une histoire. La révélation de l’année ? Face à elle, Justin Chatwin ne démérite pas, bien au contraire. Ouf, il vaut mieux que Sangoku ! L’histoire d’amour entre Fiona et Steve sonne comme une évidence, elle s’impose à nous. L’alchimie entre les deux acteurs est instantanée. Les casteurs ne se sont pas ratés ! L’intrigue de Lip est typique des séries anglaises, elle n’aurait pas dénoté dans Skins par exemple. Celle de Ian est déjà plus osée, j’étais même un peu choqué d’apprendre qu’il couchait avec son patron. Pas pour le fait en lui-même mais parce que l’acteur choisi donne l’impression d’avoir 12 ans ! Les enfants les plus jeunes passent un peu à la trappe pour le moment mais là n’est pas l’essentiel.

Grâce à une grande finesse dans l’écriture et une réalisation soignée, le pilote de Shameless US réussit là où la plupart des pilotes échouent : rendre instantanément attachants des personnages, qui sont ici authentiques, déjà complexes et prometteurs. On évite l’écueil du misérabilisme en offrant un divertissement fun, intelligent et irrévérencieux. On n’est pas loin de la perfection en fait. Showtime ne se rate décidemment quasiment jamais…

Posté par LullabyBoy à 01:36 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
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