22 mai 2013

Grey's Anatomy [9x 24]

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Perfect Storm (Season Finale) // 8 990 000 tlsp.

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   "Meredith Grey has survived a bomb, a drowning, a gunman and a plane crash. And she's still here." Cristina n'a pas tort et c'est pour cette exacte raison que l'accouchement aux multiples complications de notre héroïne dans ce final ne fonctionne qu'à moitié. On savait pertinemment qu'elle ne mourrait pas en couche. Et encore heureux d'ailleurs ! Elle ne pouvait juste pas mettre bas normalement. On aurait été déçu. Ca n'aurait pas été notre Meredith. De la même manière, on imaginait mal qu'il arrive quelque chose au bébé. Et encore heureux d'ailleurs ! Ils se sont tellement battus pour l'avoir, c'était un tel miracle... ça aurait été vraiment trop cruel de leur retirer. Du coup, on va dire que ce n'est pas de ce côté-là que ce Perfect Storm nous a surpris malgré une ouverture grandiloquente qui nous laissait imaginer le pire. En revanche, niveau émotion, on a eu juste ce qu'il nous fallait, sans en faire des caisses. La question maintenant est de savoir : que fait-on de Meredith, Derek et leurs deux enfants dans la saison 10 et probablement au-delà ? Ils représentent maintenant la petite famille parfaite, qui vit dans une belle maison en carton entourée de fonds verts. Ce à quoi nous aspirons tous en somme. Et pour le divorce, c'est un peu trop tôt, et ça n'arrivera de toute façon jamais pour des raisons parfaitement logiques : Grey's Anatomy est censée nous faire croire, à tort ou à raison, que l'amour existe encore. En clair : hormis leurs évolutions professionnelles respectives -et dans le cas de Derek, il est un peu au max de ses capacités- et leurs rôles d'éternels confidents, je ne vois pas bien ce qui les attend... Mais on ne peut pas se passer d'eux non plus !

   Heureusement, on va pouvoir compter sur les autres personnages pour nous offrir encore du drama en veux-tu en voilà. Même quand on en veut pas d'ailleurs. Et je pense automatiquement à April et ses crises. Autant je suis ravi que Shonda Rhimes n'ait pas cédé à la tentation de tuer Matthew l'ambulancier, autant je lui en veux pas mal d'avoir remis le couple April/Jackson sur le tapis à ce moment de l'histoire. Et pas de la manière la plus subtile qui soit en plus ! Tout le concept de la tempête qui fait virevolter les coeurs et qui pousse tout le monde à dire ce qu'ils ont vraiment dans les tripes, ça ne me dérange pas. C'est classique, mais c'est efficace. C'est du Shonda, c'est du Grey's, on est là pour ça. Mais il fallait laisser April et Matthew tranquilles. Rien de ce qui peut aboutir avec Jackson ne sera satisfaisant. Au passage, cette pauvre Stephanie, censée être avec lui même si c'est plus casual qu'autre chose, n'a pas son mot à dire, pas même une petite réaction, un rictus de désapprobation... non, rien. Je sais bien que la place manquait pour les internes, mais quand même... Ah ça par contre, pour Jo, il y en a toujours. J'avoue, j'ai adoré la déclaration d'Alex, si on peut appeler ça comme ça, et sa réaction à elle, presque inattendue vu ce qu'elle venait de dire sur l'amitié qu'elle ne voulait pas gâcher. Entre deux scènes dramatiques, ça faisait du bien un peu de douceur dans ce monde de brutes, surtout venant de deux personnages qui sont plus brutes que douces habituellement. Enfin c'est discutable pour Jo. On n'arrête pas de nous sous-entendre que c'est une dure à cuire mais on ne la voit pas en action. Ces deux-là vont sans doute passer la prochaine saison à se disputer. Je ne sais pas si c'est une perspective réjouissante. Mais j'ai un plan ! Shonda, si tu me lis, prends note. On sait que la saison prochaine devrait se diviser en deux blocs de diffusion de 12 épisodes. Ma proposition : faire revenir Izzie/Katherine Heigl à la fin du 12ème épisode en guise de cliffhanger et la faire apparaitre dans un arc de plusieurs épisodes dans le reste de la saison. Le but : faire augmenter les audiences -ça ne fait jamais de mal de créer l'événement- et dynamiter le couple Alex/Jo pour qu'il n'en ressorte que plus fort au final. Reste pour ça que Shonda ravale sa fierté et accepte le retour de l'actrice (laquelle ne cache pas son envie de repasser par le Seattle Grace). Tout cela a bien entendu peu de chances d'arriver, mais notez tout de même que c'est un plan en bêton armé !

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   Venons-en à ce qui nous a bien déprimé pour tout l'été, pour notre plus grand plaisir sadique : la double séparation Cristina/Owen et Callie/Arizona ! Pour ces dernières, je m'avance un peu. Elles n'en sont pas encore là en théorie. Mais après leur violente dispute, absolument atroce à regarder -milles compliments à Jessica Capshaw et Sara Ramirez pour leurs prestations- je vois mal comment elles pourraient se relever. Arizona semble définitive : elle ne pourra jamais pardonner sa compagne pour son amputation. C'est horrible. C'est injuste. Mais impossible de choisir un camp. Est-ce que cela explique vraiment la "bêtise" d'Arizona avec Lauren ? Oui et non. On va dire que c'est une conséquence plutôt logique. J'étais quand même loin d'imaginer qu'elle serait justifiée de la sorte. Je vais dire un truc horrible, mais ce qui me soucie le plus à l'heure actuelle, c'est de savoir si Arizona et Lauren c'est par conséquent fini avant d'avoir commencé ou si c'est au contraire une intrigue amoureuse qui va être creusée par la suite. C'est délicat. Arizona et Callie peuvent-elles se déchirer davantage ? A-t-on seulement envie d'assister à ce carnage ? Je guette une éventuelle annonce de promotion de Hilarie Burton en tant que régulière, ce serait un gros indice sur la suite des événements, mais je n'y crois pas trop... Du côté de Cristina et Owen, pas de surprise. C'est ce vers quoi toute la saison nous a préparé. On s'attendait du coup à une rupture plus forte. Mais le couple a eu tellement de scènes marquantes et bouleversantes par le passé... Etait-ce possible de faire encore mieux ? Probablement pas. Shonda et son équipe ont fait le choix de la sobriété et sont restés fidèles aux convictions des deux personnages. Je valide. Et maintenant ? Là aussi, c'est le flou le plus total. Il me semble de plus en plus évident que cette 10ème saison s'annonce comme le plus dur défil à relever pour les scénaristes de la série à ce jour... Quant à Richard, écoutez... depuis le temps que je réclame qu'il parte à la retraite ! S'il n'est pas mort, j'espère que ce sera l'électrochoc nécessaire pour lui faire comprendre qu'il faut raccrocher une bonne fois pour toutes. Il a tout donné. Il a encore "sauvé" Bailey dans cet épisode. Stop ! 

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// Bilan // "Comme un ouragan, qui passait sur Grey's, l'amour a tout emporté (...)" Pour le premier final de Grey's Anatomy en 9 ans qui n'a pas été écrit par Shonda Rhimes, on peut être satisfait du résultat. Il était tendu, mais sobre. Emouvant, mais pas larmoyant. Trop sage peut-être, mais approprié. J'aurais voulu être plus emballé, crier au génie, mais je vais me contenter de vous redire combien, après tant d'années, ça relève de l'exploit d'offrir encore une telle qualité d'écriture et d'efficacité que ce soit au niveau de ce final ou de la saison tout entière. Elle a eu ses hauts et ses bas, ce n'était pas la meilleure, mais quel bonheur encore de sillonner les couloirs du Seattle Grace en compagnie de ces personnages qui savent toujours nous toucher en plein coeur. La saison 10, je la crains, certes, mais j'ai déjà envie d'y être. 


14 mai 2013

Grey's Anatomy [9x 23]

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Readiness Is All // 8 970 000 tlsp.

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   On se plaint pendant quelques semaines qu'il ne se passe pas grand chose dans Grey's Anatomy -même si ce n'est pas tout à fait vrai : pas grand chose de super excitant serait plus juste- et l'épisode introduisant le final nous en met plein les yeux, plein la tête et plein le coeur ! Oops, Shonda Rhimes dit it again! Si les nouveaux internes doivent se contenter de petits morceaux d'intrigues pas particulièrement accrocheurs -mais nécessaires- car uniquement centrés sur leur évolution professionnelle, les "historiques" sont tous servis avec du drama comme on l'aime dès qu'ils tournent la tête. Enfin presque tous. Si je reconnais qu'il ne fallait pas trop en faire autour du cas Bailey, je pensais quand même que l'on aurait droit à quelque chose de plus consistant. Là, je ne vois vraiment pas où les scénaristes veulent nous amener en dehors d'un éventuel retour  à la normale qui nous ferait nous exclamer : "Tout ça pour ça !?". Eh oui. Peut-être peut-on admettre que, parfois, une intrigue n'a pas nécessairement besoin d'être étirée sur la longueur pour être signifiante dans le parcours du personnage concerné. Il est fort possible que Miranda ne vive plus son métier tout à fait de la même façon après ce qui s'est passé. Mais la vie continue, les malades affluent, elle doit remonter en selle et pardonner illico presto Richard pour ce qu'elle considère comme une trahison mais qui n'en est pas vraiment une. 

   Meredith est enceinte... Elle tombe dans les escaliers... Oh wait? On nous ressort du placard le plus vieux twist des soaps comme ça, sans vergogne ? Non ! Les auteurs s'amusent juste à nous faire peur et essayent, en vain, de nous faire croire que l'héroïne et son McBaby sont en danger. Son accouchement ne pouvait évidemment pas se dérouler normalement et certainement pas en dehors de la période cruciale du season finale ! Je sais que la saison se terminera dans la joie pour le couple. Je ne me fais aucun souci là-dessus ! Cela ne m'a pas empêché de ressentir comme de l'effroi lorsque le visage de la future maman s'est décomposé et de fondre devant les dernières scènes du couple, toujours aussi mignonnes. Cristina va-t-elle elle aussi devenir mère la semaine prochaine ? Mais non. Mais non. Hein Shonda que c'est non non non ? Cristina va juste redevenir célibataire et ce sera bien. Et peu importe si Owen devient père ou pas d'ailleurs. C'est vers ce chemin qu'ils se dirigent, désormais conscients l'un comme l'autre qu'ils n'en ont plus pour très longtemps. Tout ce que j'attends de leur séparation, c'est qu'elle soit déchirante. Comme les précédentes. Et plus encore ! Parce qu'il faut que ce soit la dernière et qu'elle reste gravée dans nos mémoires. 

   April ! Matthew ! Mais qu'est-ce qu'ils sont ultra cute ces deux-là ! Totamement délirante et émouvante cette demande en mariage tout sauf conventionnelle. J'ai cru à un rêve d'April au début. Mais pas surprenante. Ca fait des semaines que j'en parle. Matthew a beau être un gentil garçon, ça le démange clairement dans le bas du ventre et il préfère se marier à une fille qu'il connait finalement très peu plutôt que d'attendre encore pour tremper son biscuit. Sous couvert bien sûr d'avoir trouver son âme soeur. Pourquoi est-ce que je deviens cynique alors que j'adore ce genre d'histoire ? Allez savoir. Ca fait du bien une scène comme celle-là. Quant au nuage Jackson, il n'est pas tout à fait dissipé, il ne faut pas rêver, mais la tempête va peut-être l'emporter un peu plus loin quelques temps. J'ai quand même peur d'un truc : Crazy Shonda ne pourra pas s'empêcher de  sortir sa faucheuse préférée et nous tuer quelqu'un dans le final. Et désolé de le dire : Matthew est un candidat sérieux à l'élimination. L'acteur n'est pas régulier, ils ont eu leur moment de joie intense avant le final et non pendant, et April crie à pleins poumons dans la bande-annonce... Mais ce n'est peut-être qu'un leurre. Je l'espère en tout cas. N'arrachez pas Matthew à April comme ça. Ce serait vraiment trop dégueulasse. Tuez plutôt Leah :-)

   Suite au cliffhanger de l'épisode précédent, on pouvait s'attendre à une très grosse colère d'Alex mais les scénaristes ont préféré créer la surprise en faisant de Jo une jeune fille plus perturbée et violente que prévu. A moins d'un aveu en guise de rebondissement dans le final, c'est elle qui a envoyé Jason à l'hôpital après qu'il l'ait frappée et non Alex. Intéressant. Le parallèle entre les deux personnages est évident : Alex était Jo il y a quelques années, mais il a grandi et il n'est plus une brute épaisse. Il a d'autres défauts, une liste longue comme ça même, mais reconnaissons-lui une meilleure maîtrise de ses pulsions. Il a deux-trois trucs à apprendre à Jo. Et elle à lui, certainement. Pile au moment où il allait enfin confesser son amour, un arbre lui a coupé la parole et a accessoirement défoncé la vitre. Allez, on repousse le moment au prochain épisode.  Ce qui n'a pas été repoussé, c'est le craquage total d'Arizona ! Avec Lauren, elles n'auront pas mis beaucoup de temps  à se tourner autour. Il faut dire que la jeune femme est plutôt du genre entreprenante, tout en sachant très bien que sa cible est mariée et maman. Cela ne fait probablement pas d'elle une bonne personne. Mais on l'aime quand même. Parce qu'on aime Hilarie Burton (pour moi c'est une révélation, pour d'autres c'est une évidence). Evidemment c'est super moche pour Callie et on ne souhaite pas qu'elles se séparent mais ce hook-up est si excitant... Elles sont comme deux adolescentes / deux personnages de Grey's Anatomy façon les jeunes années. C'est rafraîchissant.

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// Bilan // Et la magie renaît alors que la tempête se prépare... A travers ce bel épisode, Grey's Anatomy nous fait la promesse que la saison 9 se terminera dans les larmes, celles de nos héros et les nôtres, qu'elles soient de panique, de tristesse ou de joie. Il n'en faut pas plus pour faire battre mon petit coeur un peu plus fort à l'idée d'y être déjà. Je file chercher mon coupe-vent et je reviens !

 

En bonus, la poignante reprise "I'm Gonna Be (500 Miles)" par Sleeping At Last 

07 mai 2013

Grey's Anatomy [9x 22]

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Do You Believe In Magic? // 8 870 000 tlsp.

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   Non, je ne crois pas en la magie. En revanche, je crois en Grey's Anatomy et chaque saison me prouve que j'ai raison de persévérer, même quand les tours de la magicienne -aka Shonda Rhimes- semblent épuisés. Il lui en reste toujours au fond de son chapeau. La preuve avec cet épisode qui augmente enfin la tension à l'approche du season finale. Bon, c'est léger hein. Mais c'est notable. J'ai deux exemples à l'appui, voire trois. Il y a d'abord l'arrivée inopinée d'une certaine Lauren, tout à fait hyptonisante. J'espère me faire pardonner auprès des fans des Frères Scott pour tout le mal que j'ai dit sur la série pendant toutes ces années en vous avouant que je suis complètement tombé sous le charme de Hilarie Burton. Limite le coup de foudre. Et c'est un peu ce qu'a ressenti Arizona visiblement. Et c'est intéressant. La femme mariée et heureuse va-t-elle se laisser tenter par une aventure ? J'adore le couple Arizona/Callie, vous le savez. Pour rien au monde je ne voudrais qu'elles se séparent... mais j'espère que cette tentation va bien la turlupiner et qu'elle saura rester forte. Et puis qui sait, c'est peut-être Callie qui va craquer après tout puisqu'elle aussi ne semble pas insensible à son charme ! La solution de facilité aurait d'ailleurs été que ce soit elle qui se frotte à Lauren. On lui a connu une vie dissolue par le passé. Presque une Mark au féminin. Ca collerait. Mais non, c'est Arizona. Ce qui me chagrine maintenant, c'est que Hilarie Burton ne soit probablement que de passage. J'ai envie qu'elle reste. Si j'avais cru dire ça un jour ! Je m'emballe un peu vite remarquez... En tout cas, c'est une intrigue intéressante pour nos goudoues préférées. 

   Autre perspective prometteuse : l'intrigue amoureuse de Jo et Alex vire au glauque ! Le petit ami de la jeune interne n'est pas qu'un simple con apparemment, c'est aussi un homme violent. Selon ce que les scénaristes décident d'en faire, cela peut donner quelque chose de poignant et de fort. A priori, la première réaction d'Alex va être de vouloir lui casser la gueule. Mais après ? Voilà de quoi imposer un peu plus encore Jo au sein de la distribution. On ne s'en plaindra pas, elle était passée au second plan ces derniers temps sans que l'on comprenne trop pourquoi après des débuts tonitruants au Seattle Grace. La troisième histoire qui me semble avoir du potentiel parce qu'elle se dirige exactement là où je voulais : l'imminente séparation de Cristina et Owen. Ce dernier est sur le point d'adopter le gosse soon-to-be orphelin. En mettant de côté toute la prévisibilité de la manoeuvre et une certaine invraisemblance dans l'enchaînement des événements (oui, ça fait beaucoup), c'est un bon moyen de mettre un terme à plusieurs années d'instabilité. Cristina ne veut pas de gosse et ce n'est pas qu'une question d'accouchement et de grossesse. C'est un problème plus profond que ça, qui est lié à l'engagement, à l'accomplissement professionnel et personnel. Bref, la rupture sera douloureuse et, j'espère, à la hauteur de l'attente !

   Dans ce qui marche moins au cours de cet épisode, on peut citer les cas médicaux, toujours trop peu soignés pour nous passionner ou nous émouvoir. Mais j'étais content de retrouver Michelle Ang d'Underemployed dans un petit rôle (où elle était encore lesbienne !). Mais ça ne m'étonne pas. Je suis sûr que c'est une série que Shonda Rhimes a apprécié, pour la simple et bonne raison qu'elle partageait un certain nombre de points communs avec ses créations. Il y a comme une filiation. Cela dit, peut-être que ce n'est qu'un pure hasard et qu'elle n'a jamais vu une seule seconde de la série de MTV ! J'aime bien me faire des films vous savez. Je suis mitigé sur le cas Bailey. Toujours un peu déçu par le déroulement des événements, je n'étais pas en condition pour apprécier ce que l'on nous offrait. Mais je ne crois pas être de mauvaise foi en disant que c'était un peu chiant et répétitif. On savait que ce silence -tout à fait compréhensible d'ailleurs- allait finir par être brisé dans les larmes. On n'avait pas forcément imaginé que ce serait son mari qui viendrait "sauver" Bailey, mais après tout pourquoi pas. On ne l'aime pas trop, mais c'est bien qu'il réponde présent quand elle a besoin de lui. C'est son rôle après tout, comme il le dit. Je ne sais pas bien vers quoi on se dirige, mais j'aimerais autant que l'on n'en fasse pas tout un plat pour une fois et qu'elle se remette vite de ses émotions. Il n'y a pas là le potentiel d'une histoire au long cours à mon avis. Au niveau du triangle amoureux April/Jackson/Stephanie, je ne suis pas du tout convaincu par les derniers rebondissements. On fait constamment un pas en avant et un pas en arrière de tous les côtés. La petite colère de Stephanie était quand même assez réussie. Et j'aimerais autant qu'on les laisse vivre tranquillement leur histoire et April la sienne avec son ambulancier, qu'elle se marie avec lui, qu'ils couchent et qu'on n'en parle plus ! Sinon, elle faisait chaud au coeur la séquence familiale hebdomadaire avec Zola et ses heureux parents. Elle était drôle même avec leurs déguisements. Et ce que Patrick Dempsey était à son avantage, même avec une couronne de princesse sur la tête ! Mais il a super bien fait diversion avec son petit haut (de pyjama ?) il faut dire.

   P.S.: Sandra Oh qui parle français, c'est divin !

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// Bilan // Il y a du mieux du côté de Grey's Anatomy. Les dix dernières minutes de l'épisode rattrapent très bien le reste, un peu fade et ennuyeux. Je reprend peu à peu confiance en l'équipe de la série pour nous offrir une fin de saison si ce n'est mémorable en tout cas correcte. Et à ce stade, c'est tout ce que l'on demande !

02 mai 2013

Grey's Anatomy [9x 21]

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Sleeping Monster // 8 240 000 tlsp.

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    Le concept du Sleeping Monster, très bien expliqué par Bailey en voix-off, est probablement ce que je retiendrais de cet épisode moyen, pas à la hauteur des enjeux exposés à l'épisode précédent. Ils trouvent une résolution bien trop rapide à mon goût, qui entraîne certes des répercussions psychologiques sur quelques personnages, mais qui oublie de donner de l'envergure à cette fin de saison. Comme un virus qui s'insinue lentement sous votre peau jusqu'au au plus profond de votre chair, certains sentiments vous envahissent et finissent par vous paralyser. C'est ce qu'expérimente Miranda Bailey tout au long de ces 42 minutes et certainement au-delà. Au fur et à mesure qu'elle doit revenir avec précision sur les opérations qui ont coûté la vie à deux de ses patients, qu'elle doit justifier le moindre de ses gestes, le doute s'installe dans son esprit alors qu'elle est pourtant une chirurgienne irréprochable et que c'est probablement la seule chose dont elle est consciente et fière. Quand il s'agit de son physique, de ses amours et de son rôle de mère, elle est bien moins sûre d'elle et ça on le sait depuis longtemps. Comme d'habitude, la composition de Chandra Wilson est impeccable. Les prix qu'elle a remportés pour ce rôle sont loin maintenant, mais il est toujours bon de lui offrir régulièrement le matériel dramatique qu'elle mérite. Elle a tenu l'épisode à bout de bras et je me demande, maintenant, ce que l'avenir lui réserve. N'y aurait-il pas de la démission dans l'air ? Ce que je regrette, c'est que l'affaire n'ait pas pris d'ampleur. Tout portait à le croire, du père de famille -marié à une Katherine Heigl de 60 ans- qui s'était rendu compte du petit manége de la "CDC" à la jeune patiente future journaliste -sosie de Jennie Garth pré-Beverly Hills- qui a passé Callie et Arizona sur le grill. On ne peut pas vraiment parler de montée en pression à ce niveau-là, mais je m'attendais quand même à ce que ça débouche sur quelque chose de grave. Et je suppose que le communiqué de presse censé être envoyé à la fin n'y changera rien. Les faits seront oublié au prochain épisode. Il n'en restera plus que les conséquences. Et encore. Sur Bailey uniquement...

   Chez Alex Karev, c'est le sentiment amoureux qui l'envahit et c'est quelque chose auquel il n'est toujours pas habitué car il a tout simplement rarement aimé. Et quand il a osé, il a toujours été déçu. J'appelle ça le karma, mais c'est un autre débat... Cette histoire n'avance pas assez rapidement. On l'étire trop en longueur. On sait bien que son rival va vite disparaître de toute manière. D'abord parce que son interprète Charles Michael Davis sera l'un des Originals de la CW, ensuite parce que c'est typiquement le genre de personnage qui ne reste pas longtemps, comme la dernière petite amie d'Alex, les prétendants de Bailey et tous ces autres que l'on a oublié. Il n'y aura peut-être pas beaucoup de happy end quand la saison s'achèvera, mais j'en prédis un pour le couple Alex/Jo. Par ailleurs, je constate que la jeune femme ne tient pas du tout ses promesses. Depuis qu'elle en est réduite à être un intérêt amoureux, il ne lui arrive plus rien d'autre. Pendant ce temps-là, Leah fait son trou et elle ressemble de plus en plus à Meredith. Je ne vois qu'une solution pour la rendre intéressante : qu'elle se révèle être une psychopathe schizophrène qui idolâtre l'héroïne au point de vouloir la tuer -et lui voler son bébé- pour prendre sa place ! Allez je déconne... Quoique ! On a bien eu un truc du genre dans Private Practice après tout...

    April, c'est les remords qui la ronge et comme toujours dans ces cas-là, elle s'épanche auprès de Jackson. Qui n'en a rien à faire obviously ! Vous comprenez, depuis qu'il gère l'hôpital, il a autre chose à faire que d'écouter ses jérémiades. Ou alors il en a juste marre... un peu comme nous quoi ! Le retour et les excuses (?!) de Matthew le gentil ambulancier viennent heureusement mettre un terme à notre douleur... temporairement j'imagine. La April va se marier pour les mauvaises raisons dans peu de temps. On le sait, on le sent. Dernière "contaminée" de la semaine : Cristina. Elle a compris qu'elle était en train de perdre Owen peu à peu. Son désir d'enfant a été ravivé comme jamais par son petit patient et cette fois, même s'il n'a encore rien exprimé à ce sujet, il n'en démordra. Et elle, on lui fait confiance pour ne pas céder. Si elle imagine déjà la fin de leur histoire, c'est parce qu'elle sait pertinemment qu'elle ne changera pas d'avis. Sa décision est irrévocable. Enfin j'espère que je ne suis pas en train de m'en convaincre tout seul. Rassurez-moi ! En tout cas, ça c'est émouvant. Assister consciemment à la fin de son histoire d'amour, c'est affreux. La dernière scène partagée par Cristina et Alex était mignonne. Et ça nous changeait de celle, devenue traditionnelle, de Meredith et Derek dans le lit conjugal qui s'aiment si fort. Parce que l'amour c'est beau. Les enfants c'est le bonheur. Et les maisons en fond vert, ça coûte pas cher. 

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// Bilan // Grey's Anatomy se refuse encore à donner de l'ampleur à ses intrigues et préfère rester en surface. Shonda Rhimes a beau annoncer un final surprenant et explosif, il n'y a aucun signe avant-coureur de cela à ce stade. 

09 avril 2013

Grey's Anatomy [9x 20]

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She's Killing Me // 8 580 000 tlsp.

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   A quatre épisodes de la fin de la saison 9, les enjeux commencent doucement mais sûrement à se dessiner, pas seulement pour Bailey, qui se retrouve dans de beaux draps, mais pour l'hôpital tout entier puisque la mort d'un patient "à cause" de la chirurgienne ne peut pas rester sans suite. Si une action en justice est menée, il y a de fortes chances pour que les médecins perdent déjà le Seattle Grace. Et ça ne m'étonnerait pas tellement. Comme je le dis depuis quelques reviews maintenant : c'était bien trop facile ! Cette perspective me réjouit, d'autant que c'était extrêmement bien amené pendant l'épisode. Je n'ai rien vu venir. Le truc le plus malin à la base, c'était de mettre Leah, et pas un autre interne, dans cette position-là. Si ça avait été Jo, on n'aurait pas imaginé une seule seconde qu'elle puisse se faire virer. Idem pour Shane, Stephanie et Heather, qui ont tous des petites intrigues. Leah était la seule qui ne servait à rien. On n'aurait pas été particulièrement triste de la perdre si cela avait dû arriver, mais elle aurait au moins quitté les lieux en nous donnant le sentiment qu'elle avait apporté quelque chose à la série ! A priori, ça n'arrivera pas. En tout cas pas pour cette raison-là. Après avoir fait monter la pression bien comme il faut pendant tout l'épisode, les auteurs nous ont donc révélé que la couplable était Bailey. La façon dont elle a été traitée et regardée tout à coup par ses collègues, comme une pestiférée, était absolument glaçante. Je n'ai pas choisi le terme "pestiférée" par hasard d'ailleurs. A-t-elle simplement manqué de vigilance lors de ses opérations à cause d'un vilain rhum ou est-elle touchée par une maladie plus grave ? Je ne sais pas si la question se pose vraiment. Mais je me la pose quand même. Pas vous ? Cela ne m'était en tout cas plus arrivé depuis quelques temps de me dire devant Grey's Anatomy que j'avais très très hâte d'être à l'épisode suivant ! Dire qu'il va falloir attendre trois semaines en plus... 

   A côté, les autres intrigues étaient moins fortes mais tout de même pas dénuées d'intérêt, à part peut-être l'aveu d'April, qui ne m'a fait ni chaud ni froid alors que j'aime pourtant bien ce petit couple... Elle était nettement plus intéressante au contact des médecins Syriens venus à l'hôpital apprendre des techniques inédites pour eux, leur permettant de sauver un maximum de vie dans leur pays, sur le terrain. Je salue déjà l'originalité de cette histoire, il fallait y penser, et c'était une belle leçon de vie. Et j'ai beaucoup aimé la manière dont cela a affecté certains de nos héros. Ce n'était pas grand chose, mais ça faisait sens et ça m'a touché. De manière plus frontale qu'à l'épisode précédent, Owen a démontré plus que jamais son désir d'enfant face à ce pauvre grosse auquel il s'est attaché. Pendant un moment, j'ai eu peur que ses deux parents meurent, qu'il se retrouve orphelin et qu'Owen décide de l'adopter, ce qui aurait été franchement nul, mais les scénaristes se sont contentés de ramener subtilement le sujet épineux sur le tapis avec une Cristina spectactrice pour le moment, mais pas dupe. Encore une fois, j'espère du plus profond de mon coeur qu'elle ne changera pas d'avis... Cela ne serait pas très logique par rapport à ce qu'elle a encore dit dans cet épisode à Meredith, en plus ! J'adore toujours autant leurs scènes à ces deux-là (malgré un fond vert désastreux signé ABC Studios). Meredith pourrait être touchée par la maladie d'Alzheimer dans le futur. C'est une nouvelle peu surprenante. Toujours est-il que cet arc qui existe depuis la saison 1 me fascine. Justement pour sa longévité. Quelque soit l'évolution de la jeune femme, qu'elle soit jeune médecin, chirurgienne confirmée, célibataire endurcie, ou mère de famille, il y a toujours cette part d'ombre, cette peur, cette douleur, qui la suit à chaque pas et qui ne la quittera jamais vraiment... jusqu'au jour où, peut-être, elle n'aura plus les capacités de s'en souvenir... 

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// Bilan // "She's killing me". Cette série me tuera. Malgré les hauts et les bas, elle se relève toujours, elle est toujours là. La suite et fin de la saison 9 ne devrait pas nous décevoir. Mais restons prudents. Toujours !

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03 avril 2013

Grey's Anatomy [9x 19]

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Can't Fight This Feeling // 9 020 000 tlsp.

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   A nouveau, Grey's Anatomy nous offre un épisode très médical, comme pour camoufler pas très habilement le fait que les intrigues de la plupart des personnages manquent d'enjeux forts ces derniers temps. A quelques encablures de la fin de la saison, il n'y a plus de grande ligne directrice. Aucune nouvelle ne se profile même à la fin de ces 42 minutes. C'est un peu inquiétant. Je ne doute pas que Shonda Rhimes a tout prévu -et à mon avis ce sera lié au rachat de l'hôpital- mais elle tarde un peu trop à nous dévoiler ses plans. En attendant donc, un accident de la route permet de remplir les urgences du Seattle Grace -ou whatever comment il s'appelle maintenant- mais l'action qui s'annonçait en ouverture est vite retombée comme un soufflet pour se concentrer sur chacun des patients plus calmement.

   La star de l'épisode, c'est la guest Sarah Chalke, tout droit sortie du Sacred Heart Hospital de Scrubs mais pour incarner la mère d'un patient cette fois et non un médecin. Son histoire, qui met en lumière le thème de l'instinct -maternel ou autre- est liée à celle de Meredith. C'était bien vu et ma crainte a été rapidement balayée : cette maman n'est pas devenue insupportable au fil de l'épisode, elle s'est au contraire adoucie jusqu'à devenir très touchante. On pourrait regretter que les talents comiques de la comédienne n'aient pas du tout été utilisés, mais ça a le mérite de la changer avant de se lancer dans une nouvelle comédie dès cette semaine, How To Live With You Parents (For The Rest Of Your Life) également sur ABC. Hasard du calendrier ou stratégie marketing un peu foireuse ? Peu importe. C'était agréable de la retrouver. Le désir d'enfant est toujours très fort chez Owen et son jeune patient est là pour nous le rappeler, relativement subtilement étant donné que ça n'aboutit pas sur une grande rélévation ou quoi que ce soit. On nous prépare juste tranquillement à ce que le sujet au sein de son couple avec Cristina revienne inéluctablement sur le tapis. C'était mignon en tout cas. Le troisième cas médical était un bon gros prétexte pour traiter de la foi branlante d'April, un sujet toujours intéressant mais jamais tout à fait traité à sa juste valeur je trouve. On tombe assez rapidement dans les larmes et ça finit par agacer. Mais ma tendresse pour le personnage fait que je lui pardonne encore et encore ses petites crises. Le patient et l'ambulancier passent un peu au second plan pour donner une plus grande place à Jackson, devenu un confident disons... ambigu. Ces deux-là, on les préfére comme ça que vraiment ensemble.

   A ces trois grosses intrigues médicales s'ajoutent des historiettes, comme par exemple la concurrence que McDreamy instaure entre deux de ses élèves, Shane et Heather. Ca fonctionne correctement, mais le côté idiot, très premier degré du premier a tendance à gâcher ce qui est entrepris. Heather, avec son humour et sa bonne humeur, rattrape le tout. Alex se fait toujours chahuter par le petit ami de Jo. C'était marrant la première fois, ça commence à l'être moins, surtout que Jo n'existe plus au milieu de cette guéguerre. Et puis Callie nous a piqué une petite crise de confiance, étonnante de sa part puisqu'on la sait assez sûre d'elle dans son boulot. Divertissant. Ah et avant que j'oublie : les musiques étaient particulièrement bien choisies dans cet épisode. Ca faisait un petit moment que je ne m'étais pas fait la réfléxion. 

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// Bilan // Dans le genre anecdotique, on peut dire que cet épisode de Grey's Anatomy remplit sa mission haut la main, mais il le fait plutôt bien. Maintenant, il faudrait urgemment passer à la vitesse supérieur. Il reste cinq épisodes seulement avant le final...

26 mars 2013

Grey's Anatomy [9x 18]

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Idle Hands // 9 390 000 tlsp.

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   Je suis déçu. Déçu parce que le rachat de l'hôpital n'a pas pris la tournure -dramatique- que j'espérais. Tout semble arrangé maintenant. Je continue de croire que c'est un leurre mais, en attendant, on s'ennuie un peu. Les scénaristes ont encore opté pour un ton léger sur cet épisode, mais au bout de neuf saisons, les blagues ne peuvent plus avoir tout à fait la même fraîcheur. Certaines marchent quand même, notamment le petit jeu de Karev qui consiste à humilier le nouveau petit ami de Jo. C'était potache, quoi. Sympathique. D'autres peinent davantage à nous faire sourire, je pense par exemple à April qui essaye d'expliquer son cas à Bailey en prenant une métaphore un peu ridicule, qui est filée jusqu'au bout. J'adore toujours la tête que fait Chandra Wilson quand un personnage lui parle de sa vie privée, mais à part ça... déjà vu all over again. Et puis j'aimerais autant qu'on le voit le petit ami d'April plutôt que l'entendre en parler. Mais ça, c'est le problème habituel avec les compagnes/compagnons qui sont extérieurs à l'hôpital. C'est jamais facile de les intégrer. Et heureusement que les médecins du Seattle Grace ne couchent pas qu'exclusivement entre eux ! La fascination autour de la nouvelle machine m'a déplu. Je ne sais pas bien comment l'expliquer, mais c'était vraiment le genre d'intrigue qui sonnait faux. C'était surjoué dans la comédie. Dans le registre léger toujours, mais tendre à la fois, nous avons bien sûr Callie et Arizona, enfin de retour à "Sexy Town" après tant de mois d'abstinence. Rien à redire là-dessus. Les auteurs n'ont pas cherché à précipiter les choses et ils ont bien fait. Qu'est-ce qui les attend maintenant que les principales épreuves dans la guérison d'Arizona sont passées ? 

   Le plus dramatique dans l'épisode, on le doit en fait aux patients. Comme la semaine dernière, ils sont un peu trop présents à mon goût. Toutefois, l'intrigue de l'institutrice était vraiment touchante. Celle du père hystéro qui finit par craquer dans les bras de Derek... disons qu'elle était prévisible, mais pas inintéressante sur le principe : Shane avait besoin de ce type de leçon dans son apprentissage. Le seul souci, c'est qu'on est déjà passé par là, nous. Des dizaines et des dizaines de fois auparavant. Les inquiétudes de Meredith à l'égard de la santé de son bébé, ça tourne un peu en rond. Cela fait plusieurs épisodes que l'on en parle. J'espère qu'après l'échographie -un passage mignonnet s'il en est- elle va changer de disque. Je l'adore et elle a toutes les raisons du monde de se faire du souci, mais c'est chiant. Plus chiant encore : les tractations et petites cuisines internes entre les médecins et les nouveaux membres du Conseil de l'hôpital, dont Cristina. En fait non, ce n'était pas chiant dans les faits, juste sur le principe. Et c'est un peu tout le problème de ce nouvel environnement. Les enjeux ne sont pas assez forts, les changements pas assez radicaux. On nage dans un entre-deux qui ne correspond pas à la promesse de base. Il est encore temps de se rattraper...

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// Bilan // C'est rare que je dise une chose pareille, mais allons-y : cet épisode de Grey's Anatomy sonnait... creux ! Rien n'y était vraiment palpitant, rien n'y était profondément ennuyeux... C'était tiède. Et ça tirait quand même un peu plus sur l'eau froide que sur l'eau chaude. 

19 mars 2013

Grey's Anatomy [9x 17]

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Transplant Wasteland // 8 200 000 tlsp.

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   Parce que j'en ai marre d'entendre parler d'"épisode de transition" à tout bout de champ, je vais qualifier ce Transplant Wasteland de Grey's Anatomy d'"épisode d'ajustement". Bon, j'avoue, en gros c'est la même chose. Maintenant que l'hôpital a été racheté par la fondation Avery et que Jackson se retrouve dans une position de décisionnaire, chacun doit trouver ses marques et apprendre à lui faire confiance. Bien sûr, à la place de Meredith, Bailey et les autres, on s'en sentirait bien incapables. Jackson, quoi ! On l'aime bien, mais jusqu'ici il était surtout un chirurgien-mannequin, pas un grand leader charismatique. Il va nous falloir un peu de temps pour l'accepter. J'aurais quand même préféré que Catherine s'octroie somme toute logiquement cette position de pouvoir, mais le chaos assez mal rentranscrit dans cet épisode n'aurait probablement pas existé. Donc quel intérêt scénaristiquement parlant ? Bref, ces 42 minutes sont surtout prétextes à créer des tensions, entre Owen et Derek notamment, mais on a le sentiment de tourner un peu en rond, le propos sur la culpabilité ayant été maintes fois traité depuis le début de la saison. Certes, ce ne sont pas des sentiments qui disparaissent en un claquement de doigt. Grey's Anatomy choisit encore et toujours -et c'est tout à son honneur- la guérison progressive. Toutefois, arrivé au 17ème épisode, on est en droit d'espérer du renouvellement dans leurs intrigues. Et puis j'ai super peur d'un truc : le Dr. Cahill va disparaitre comme ça, sans dire au-revoir ? Ce serait moche. Je m'y étais bêtement attaché. Concernant le nouveau nom du Seattle Grace -le Grey Sloan Memorial- si j'apprécie l'initiative, je peux vous assurer que je serai incapable de l'intégrer. Déjà que la partie "Mercy West" n'est jamais passée...

   Que s'est-il passé à part ces redirections dans le fonctionnement de l'hôpital ? Pas grand chose à vrai dire. Il y a des malades bien entendu, qui héritent d'un peu plus de temps d'antenne que d'habitude, mais c'est le cas traité par April qui a retenu toute mon attention et mon émotion. Aussi parce que l'on n'a pas l'habitude de voir la jeune femme évoluer seule et sans aligner les gaffes. J'ai ressenti de la fierté à son égard. Elle a été forte. Entre elle et Jackson, ce serait pas la revanche des losers d'antan par hasard ? Ces histoires de transplantations croisées ne m'ont guère passionné sinon. La petite black m'a fait décrocher quelques sourires grâce à son attitude overzetop et les deux vieillards m'ont saoulé. L'aller-retour de Meredith et Jo n'a absolument servi à rien, si ce n'est engendrer une conversation sur Alex qui aurait pu se dérouler n'importe où et n'importe quand. Et je crois qu'en fait, j'ai déjà fait le tour de ce que j'avais à dire. Non, ce n'était pas un épisode très riche.

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// Bilan // Lorsqu'un épisode de Grey's Anatomy m'inspire aussi peu de commentaires, c'est qu'il y a quelque chose qui cloche. Il n'était pas mauvais, il était juste légèrement chiant, trop médical à mon goût, trop administratif aussi... trop prise de tête en fait ! Les bons moments n'ont pas réussi à compenser ce manque de rythme. 

15 mars 2013

[Interview] Melissa George : ses 10 rôles les plus marquants

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   Melissa George était de passage à Paris il y a quelques jours pour la promotion de sa série Hunted, l'occasion de revenir avec elle sur l'ensemble de sa carrière, et plus particulièrement ses 10 rôles les plus marquants. Avec évidemment du Alias, du In Treatment, du Grey's Anatomy, du Mulholland Drive et du The Slap dedans ! Et elle était absolument superbe, charmante et sympathique. On l'aime.

 

 

28 février 2013

Grey's Anatomy [9x 16]

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This Is Why We Fight // 8 750 000 tlsp.

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    Il va sans dire que ceux qui ne sont pas convaincus par l'intrigue de la revente du Seattle Grace n'ont pas pu se passionner pour cet épisode, qui y était entièrement consacré. J'en suis pour ma part très fan, j'ai donc globalement apprécié ce qui a été fait, même si je me dois d'émettre une grosse réserve, disons d'ordre technique : des décisions comme celles qui sont prises ici par tous les acteurs financiers du deal ne peuvent pas, dans la réalité, se régler aussi rapidement, en l'espace de 24h. Et un homme comme celui que nos chers médecins cherchent à rencontrer puis à convaincre ne se laisse certainement pas approcher de cette façon et si vite ! Trois rendez-vous dans la même journée, vraiment ?! Bien entendu, c'était une excellente manière de faire monter la pression et de stresser autant les protagonistes que nous face à notre écran, mais ça manquait de réalisme et c'est dommage pour une intrigue qui sonnait jusqu'ici très vrai. Il fallait de toute façon que ça avance d'une manière ou d'une autre et ainsi permettre de nouveaux rebondissements. On peut dire que la manière dont l'affaire se résout -temporairement à mon avis- est on ne peut plus surprenante ! On a maintenant l'habitude que Catherine Avery revienne de temps en temps faire un coucou à Richard et à son fils -et c'est toujours un plaisir- donc on ne s'est pas vraiment méfié d'elle. Et là, vlan, elle rachète le Seattle Grace à travers la fondation de son père et confie les clés à Jackson ! On ne l'avait vraiment pas vu venir ce coup-là. Doit-on vraiment prendre tout ça au sérieux ? Je crois que malgré toute la bonne volonté de Catherine, elle s'attaque à une entreprise d'une ampleur qui la dépasse un peu. Et puis c'est trop facile. Quand bien même cela aboutirait, il y aurait des dommages collatéraux. C'est évident. Reste à savoir lesquels... Lla perspective de voir Jackson prendre de l'envergure, en le sortant de ses historiettes romantiques, est également la bienvenue !

   Toutes les scènes réunissant Derek, Meredith, Arizona, Callie, Cristina et leur conseiller étaient très réussies, amusantes et rythmées. On versait par moment dans l'exagération -le coup de l'hélicoptère était-il vraiment nécessaire ?- mais ça ne m'a pas dérangé outre mesure. En revanche, on n'a pas eu assez de Dr Cahill à mon goût, par manque de temps sans doute. Les jours du personnage dans la série semblent comptés et je n'ai vraiment pas envie de la voir partir, pour tout dire. Je m'y suis bizarrement attaché. Je voudrais en savoir plus sur elle. Je voudrais qu'elle s'épanche, et qu'elle se penche dans le lit d'Owen... Tout ça tout ça. Avec son dernière cachotterie en date, ses chances avec lui s'amenuisent et je crois qu'elle l'a bien compris à son grand désarroi. Je suis d'ailleurs presque déçu que le Chief ait accepté aussi rapidement les explications de Cristina. En fait, l'inverse n'aurait pas été logique, mais une partie de moi aurait eu envie d'un peu plus de drama quand même à ce sujet-là. Bon OK, une grosse partie de moi supporte assez mal qu'ils soient en bonne voie de former à nouveau un couple solide. Je ne voulais pas ça ! Je ne suis pas content Shonda... 

   Suivre la panique des internes était une super idée par contre. Déjà, Heather en espionne pour Meredith, c'était très bon. Voir qu'en plus un véritable lien entre elles se tisse fait franchement plaisir à voir. En l'espace de 16 épisodes, ils se sont quand même tous très bien intégrés. Tous sauf celle dont on oublie le nom, parce qu'elle est moche et antipathique au possible: Leah. J'ai toujours des doutes quant à l'utilité de Shane sur le long terme, mais ses quelques scènes avec April, dans cet épisode, étaient bonnes. Jo m'a touché quand elle a avoué qu'Alex allait terriblement lui manquer si un jour elle devait quitter les lieux. On s'appoche tout doucement de la véritable naissance de leur couple, à moins qu'un coup du sort vienne tout chambouler et les emmener sur des chemins amoureux différents... Et en dehors des internes, Bailey a assuré le quota émotionnel dans ses scènes médicales et surtout celles avec Richard. Leur lien indéfectible et sans trace de confusion amoureuse inspire le respect. 

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// Bilan // This is why we love Grey's Anatomy