14 mars 2011

Glee [2x 15]

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Sexy // 11 92o ooo tlsp.

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    Mais dites-moi, est-ce que Darren Criss alias Blaine couche avec les membres de la production ? Oui, mes yeux se tournent vers toi, Ryan Murphy. Non parce que sa présence si importante devient gênante par rapport aux autres personnages, qui peinent à avoir une prestation un épisode sur trois et je ne parle même pas de l’obtention d’une intrigue. Depuis qu’il est arrivé, on ne compte plus ses solos ou ses duos. Est-ce une raison marketing ? La sortie d’un album spécial Warblers dans les prochains jours me fait dire que oui… On ne peut cependant pas dire qu’il était inutile dans cet épisode puisqu’il est à l’origine de deux jolies scènes avec lui et Kurt, puis Kurt et son père. Pour une fois, leur histoire s’intégrait bien au reste de l’épisode même si elle m’a paru la plus faible du lot. Le coté répétitif peut-être… Je constate en tous cas que, pour le moment, la série a beau parler beaucoup d’homosexualité, aucun des gays de la série ne fait l’amour. Ca a du sens pour Kurt, ça en a moins pour Blaine. Les lesbiennes non plus ne couchent pas. Partie remise ? Je trouve en tous cas intéressant d’avoir traité de front les sentiments de Santana à l’égard de Brittany. Je pensais que ça resterait à l’état de blague récurrente. Il semblerait que ce soit plus profond que ça et la détresse de Santana m’a touché. Mais c’est dans ces moments-là que l’on regrette que Brittany soit si idiote. L’émotion de l’une n’avait pas de répercussions sur l’autre. On est passé à coté de quelque chose de grand. La chanson Landslide était une belle façon d’entamer la réconciliation.

 

   Gwyneth Paltrow est revenue par la grande porte. Son personnage tire nettement l’ensemble du casting vers le haut, de Matthew Morrison, qui n’a jamais été aussi supportable, à Jayma Mays, sous-exploitée habituellement. Je ne savais pas l’actrice aussi douée (je l’ai déjà dit lors de sa première venue), elle m’a vraiment bluffé. Tous les titres auxquels elle a participé étaient tops. Le Kiss façon tango étant excellent dans la mise en scène, sans prise de risques dans l’interprétation ; et le Do You Wanna Touch Me? était juste excellent, au second degré bien entendu puisqu’une prof –même d’éducation sexuelle- qui se trémousse en soutif devant ses élèves, c’est juste du grand n’importe quoi ! La scène d’aérobic était bien déjantée, j’ai beaucoup ri aussi. Le thème de l’épisode était donc celui de la sexualité, et il a été traité de façon un peu plus moralisatrice que celui de l’alcool à l’épisode précédent. Ca restait malgré tout acceptable et il s’est dit deux-trois choses plutôt intelligentes dans le fond. Le club de l’abstinence, amusant mais ridicule, servait de contrepoids. Il a surtout permis de relancer le triangle amoureux Will/Emma/Carl, qui avait été totalement délaissé avec une absence prolongée de John Stamos à la clé. Il n’a pas été présent là encore mais il a su se démarquer dans ses quelques interventions. Qu’attendent les scénaristes pour lui trouver un plus grand rôle à jouer ? CBS lui fait les yeux doux les gars. Réveillez-vous avant qu’il ne soit trop tard ! Finn et Quinn ont aussi été remis en avant en tant que couple et j’ai aimé la simplicité avec laquelle cela a été fait. Je n’ai pas grand-chose à dire sur Puck et Lauren mais ils m’ont amusé avec leur sex-tape.

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// Bilan // Glee serait-elle en train, petit à petit, de me reconquérir ? J’ai trouvé cet épisode, comme le précédent, particulièrement sympathique sans être trop léger pour autant. Un quasi sans faute que l’on doit en majeure partie à Gwyneth Paltrow, qui inspire visiblement l’équipe créative ainsi que ses partenaires. Du beau travail !

 


05 mars 2011

[Interview] Glee - Dante Di Loreto

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Rencontrer des acteurs, c'est génial. Rencontrer des producteurs, ça semble tout de suite moins glamour mais c'est souvent plus instructif aussi. Dante Di Loreto est le producteur exécutif de Glee et il explique ici plus précisément en quoi consiste concrétement son métier. Et puis il parle des guests, de Madonna, de ses personnages favoris, du pilote de Pretty/Handsome...

02 mars 2011

Glee [2x 14]

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Blame It On The Alcohol // 1o 58o ooo tlsp.

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  Les scénaristes de cet épisode de Glee ont-ils bu afin d'être raccord avec le thème abordé, à savoir l'alcool chez les jeunes et les moins jeunes ? Je crois bien que oui. Ils étaient en grande forme et se sont lâchés bien comme il fallait. J'avais très peur qu'ils se la jouent moralisateurs, ce qui aurait été... imbuvable. Mais ils ont opté pour un discours réaliste, en adéquation avec ce que vivent les ados d'aujourd'hui. Ce n'était pas Skins non plus, bien sûr. Mais Skins a tendance à tomber dans l'excès inverse en exagérant ou en généralisant une réalité. Pas de message anti-alcool donc mais quelque chose de plus subtil. Boire, oui. Mais pas au point de mettre la vie d'autrui ou même la sienne en danger. S'amuser avec modération. Un discours pas vraiment attendu sur la FOX, encore moins à 20h. Preuve que, quand elle veut, la série peut se muer en divertissement intelligent. La soirée chez Rachel était un grand moment, fun et bien balancé. Même le petit discours de Finn à l'attention d'une Rachel bourrée m'a séduit. Le jeu de la bouteille, c'est culte et ça m'a rappelé mes (pas si) tendres années. Je suis rassuré : ça ne se démode apparemment pas ! Le début de romance entre Rachel et Blaine était intéressant pour tout ce que cela a provoqué chez chacun des protagonistes (et leur duo était vraiment pas mal). Je me suis surpris à ne pas être agacé ni par elle, ni par lui, ni même par Kurt. Son histoire avec son père et l'acceptation de son homosexualité était d'ailleurs encore une fois admirablement traitée. C'est la seule intrigue qui bénéficie d'autant de soin. 

   La petite virée de Will et Beiste dans un bar ambiance country était tout à fait plaisante, même si la chanson interprétée était inécoutable, tout ce que je déteste. L'amitié qui est née entre ces deux-là est belle. J'ai bien cru à un moment donné que ça allait basculé dans le n'importe quoi avec un baiser volé mais les scénaristes ont su se tenir. Jusqu'à quand ? Et puis par rapport au thème de l'alcool, c'était plutôt bien vu de ne pas jouer les hypocrites et de montrer que les adultes ne se comportent pas nécessairement mieux que les ados en la matière... Sue nous a encore offert du grand Sue et Jane Lynch m'a franchement impressionné, ce que je ne croyais plus possible après tout ce qu'elle nous a déjà fait. En fait, Sue devient extrêmement violente. Je pense en particulier à la scène où elle pousse le coach de la chorale concurrente, qui était quand même assez flippante. Le message de Will qu'elle fait écouter à tout le lycée, c'était un peu plus classique mais ça m'a bien fait marrer. Le final sur le Tik Tok de Ké-dollar sign-A était excellent. Heather Morris nous a encore prouvé qu'elle maîtrisait à la perfection les imitations des bitchs de la pop. Y'a juste un truc que je ne comprends pas : pourquoi le public est-il en délire à la fin de la prestation alors qu'il déteste, on nous l'assène, le Glee Club ? Réussiront-ils à être populaires un jour ? Je ne dirai rien sur la texture et la couleur du vomi de Brittany, pas réaliste pour deux sous, mais je suppose que c'était fait exprès... Et je ne dirai rien non plus sur la mise en scène des chorégraphies qui s'est grandement éloignée de la promesse de départ, à savoir quelque chose de réaliste, là encore. Ils en font un peu trop. C'est sympa en général, mais où vont-ils s'arrêter ? On va bientôt se retrouver avec le dispositif de Madonna ou de U2 dans le théâtre du lycée quoi !        

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// Bilan // Voilà un épisode tout à fait enthousiasmant qui permet de rappeler que Glee a encore, au milieu de tous ses défauts, quelques qualités.

24 février 2011

Glee [2x 13]

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Comeback // 1o 53o ooo tlsp.

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  Cette semaine, Glee nous plonge au cœur de sa « Justin Bieber Experience » en s’attaquant au phénomène « musical » de ces deux dernières années, qui déclenche une vague d’hystérie chez les jeunes filles en fleur et qui perpétue ainsi la tradition initiée par les Beatles il y a 50 ans (et les 2be3 il y en a 15). Non parce que sans vouloir passer pour un pro-Bieber, dont je me contrefous royalement, j’en ai un peu marre de lire et d’entendre partout des blagues sur ce pauvre gosse qui finira à coup sûr, d’ici cinq ou six ans, dans un centre de rehab. Cet acharnement devient indécent. Je n’aime pas les têtes de turc. Curieusement, les scénaristes de Glee n’ont pas choisi de le caresser dans le sens… de la mèche, et suivent allégrement la tendance en se moquant de sa coupe de lesbienne (blague déjà entendue dans les médias des dizaines de fois) ou en s’amusant de ses fans prépubères, qui ne sont rien de moins que le public cible de la série. Cette condescendance paradoxale me laisse perplexe. Mais à quel jeu peut bien jouer Glee ? On comprend en tous cas pourquoi le jeune chanteur a refusé d’apparaître dans l’épisode… Bien sûr, comme toujours quand la série rend hommage à un artiste, il y une leçon positive à en tirer. Et Justin Bieber peut bien être sujet à moqueries, il n’en est pas moins « rock’n’roll » et son pouvoir de séduction, aussi ridicule soit-il, reste intact. Au fond de moi, je dois reconnaître que j’ai bien rigolé devant les pitreries de Sam. Il n’avait jamais vraiment eu l’occasion de nous faire rire. C’est chose faite ! Face à lui, Dianna Agron était absolument magnifique. C’est triste de la résumer à ça mais ce personnage n’a jamais été vraiment défini. Tantôt tendre tantôt pestouille, on ne sait auquel de ses seins se vouer…

 

 

  Sue Sylvester qui devient gleek… Comment les scénaristes ont-ils pu noyer un poisson aussi gros ? Elle traîne dans la boue les apprenti-chanteurs depuis 1 an et demi et Will trouve encore le moyen de la pardonner en l’invitant à rejoindre la troupe ? Il est encore plus benêt que je ne l’imaginais. Bien sûr qu’elle avait un plan machiavélique derrière la tête ! Je sais bien que tout cela n’est qu’accessoire et que c’est le résultat qui compte (et il était plutôt bon grâce, notamment, au numéro musical final sur Sing de My Chemical Romance) mais je ne peux pas m’empêcher de penser que les scénaristes ne font strictement aucun effort d’imagination pour la mise en place des intrigues. C’est bâclé. C’est dommage. Et pourquoi vouloir encore et toujours contrebalancer la méchanceté de la coach par des scènes d’une facilité déconcertante la plaçant dans un contexte où même Satan fondrait en larmes ? C’est là que la série atteint ses limites et ne s’assume plus. Il ressort de tout ça une bonne initiative : Rachel va écrire sa propre chanson. On nous avait promis en début de saison un épisode spécial chansons originales et j’ai vraiment hâte de le découvrir. On attend forcément l’équipe au tournant. C’est « facile » de reprendre des chansons, quitte à les massacrer, mais c’est moins facile d’en créer de toutes pièces… Au passage, les  tubes de Bieber passent plutôt bien en version Glee. Oserai-je dire mieux ? Et puisque j’évoque les numéros musicaux : celui de Lauren Zizes était assez sympa dans l’intention, même si j’ai toujours du mal à adhérer à cette intrigue amoureuse avec Puck, et le duo Rachel/Mercedes était insupportable. Je n’en peux plus des chansons de gueulardes made in Broadway. Kurt et Blaine étaient absents mais ils n’ont pas manqué. Pas de scènes qui sortent de nulle part par conséquent, et pas d’a cappella prétentieux non plus.

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// Bilan // Pour la première fois depuis ses débuts, Glee réussit à rendre hommage à un artiste habilement, sans en faire des tonnes et de manière à ce que cela serve le récit (contrairement aux épisodes Britney et Gaga qui sortaient un peu de nulle part et qui ne faisaient rien avancer). Ce comeback est bourré de défauts mais les dialogues m’ont semblé plus soigné qu’à l’accoutumée et le rythme plus soutenu. C’était sympa.

 

 

15 février 2011

Glee [2x 11 & 2x 12]

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The Sue Sylvester Bowl Shuffle // Silly Love Songs

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    L'épisode événement de Glee en post-Superbowl, on en parle depuis tellement longtemps qu'il me sortait déjà par les yeux avant de l'avoir vu. Est-ce que cela a affecté mon jugement ? Je ne sais pas. Mais je n'ai pas beaucoup ri. A force de vouloir bien faire et d'en mettre plein les yeux, une fois de plus, les producteurs de Glee ont préféré faire confiance à l'équipe marketing plutôt qu'à l'équipe de scénaristes. Glee est un objet, pas une série. Qu'on se le dise ! Ça commence par du Katy Perry qui sort un peu de nulle part, mais c'est une tentative pas idiote de garder le téléspectateur beauf de base du Superbowl, toujours partant pour bander sur des cheerleaders avec une perruque bleue. On enchaîne directement sur un nouveau délire signé Sue Sylvester et cela restera l'intrigue la plus déjantée et la plus drôle de l'épisode, même si on frôle sans arrêt le ridicule. La bêtise de Brittany est pour beaucoup dans la réussite de l'entreprise, le talent de Jane Lynch aussi et la réalisation est assez inspirée, en particulier quand l'hystérique se lance dans la destruction du bureau du proviseur.

   En revanche, dès que l'on se tourne du coté des élèves de McKinley, c'est passablement mauvais. Quinn qui s'immisce à nouveau dans la relation déjà bien compliquée entre Rachel et Finn, je n'en vois absolument pas l'intérêt. Qui plus est terminer sur un baiser volé ! Quel nouveau téléspectateur a pu se dire "Oh mon dieu, il faut absolument que je vois le prochain épisode !" ? Visiblement aucun, vu les audiences de l'épisode suivant... J'allais oublier Sam. Que pourrais-je bien dire à son sujet ? Qu'il n'était pas shirtless ? Vivement que Santana lui saute dessus, c'est apparemment dans ses projets ! La petite garce a d'ailleurs rendu l'épisode spécial St Valentin moins niais et surtout moins ridicule. Lauren, la nouvelle recrue du Glee Club, la version blanche et laide de Mercedes, m'a beaucoup amusé grâce à ses réparties mais je ne peux pas adhérer au coup de cœur de Puck pour elle. C'était vraiment n'importe quoi, même au second degré. Tout comme la déclaration de Blaine pour son petit vendeur de Gap, qui n'était qu'un prétexte pour faire du placement de produit et montrer combien Darren Criss est doué. C'est bête, je l'aimais bien à son arrivée mais il m'énerve déjà au bout de cinq épisodes. A ses cotés, Chris Colfer fait de la figuration. C'est reposant puisque Glee devenait ces derniers temps un peu trop centrée sur Kurt mais toutes les scènes se déroulant dans l'école privée s'insèrent mal au récit. J'ai adoré le Bills Bills Bills de l'épisode Superbowl mais il n'avait rien à faire là !

   Pour les prestations chantées et chorégraphiées, je retiens essentiellement Need You Now, mais juste parce que j'adore l'originale et que la version proposée lui était fidèle, et Fireworks, pour les mêmes raisons (Lea Michele avait d'ailleurs la même aisance que Katy Perry dans le clip et le même type de robe de paysanne). Thriller était une sorte de catastrophe inter-galactique musicalement. Le mash-up était bien trouvé mais le résultat eurodance absolument imbuvable. Ils n'avaient tout simplement pas le droit, surtout quand on les attend autant au tournant ! Coté chorégraphie et maquillage, y'a pas à dire, c'était vraiment du bon boulot ! Corey Monteith était méconnaissable en mort-vivant et il a assuré.

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// Bilan // Glee n'a pas su saisir sa chance : elle aurait pu devenir plus qu'un phénomène grâce à son exposition post-Superbowl. Elle avait tout à prouver. Elle restera une petite série sans autre ambition que de divertir, écrite maladroitement et contradictoire, comme le prouve l'épisode suivant...



12 décembre 2010

Glee [2x 10]

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A very Glee Christmas // 11 o7o ooo tlsp.

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   Je me souviens encore des propos de Ryan Murphy qui soutenait mordicus au début de la série que jamais les scènes chantées dans Glee ne sortiraient de nulle part, qu’elles seraient toujours introduites de manière réaliste. On en est bien loin aujourd’hui avec des musiques qui se lancent toutes seules dans des endroits improbables, je pense en particulier au « Last Christmas » entonné par Rachel et Finn au beau milieu d’un Jardiland. Cela dit, c’est mon moment musical préféré de cet épisode puisque les chants classiques de Noël, ça va bien deux minutes… Dans un sens, je comprenais les élèves de McKinley qui ne voulaient surtout pas entendre les petits chanteurs. Mais tout de même, cette haine du Glee Club commence à devenir ridicule tant elle est appuyée et exagérée de toute part. Au passage, les scènes de lancée de slushies m’ont grandement lassé. Que les scénaristes fassent preuve d’un peu plus d’imagination !

   Pour rendre hommage comme il se doit à Noël, on peut dire qu’ils en ont fait preuve en revanche. Britanny qui croit encore au père Noël, c’est totalement improbable mais drôle, surtout quand elle demande comme cadeau qu’Artie retrouve l’usage de ses jambes. A partir de là, on voguait entre naïveté délirante et bons sentiments dégoulinants. Parce que c’est Noël et que l’on y touche pas, je ne m’en plaindrais pas. C’est la seule fois de l’année où je pardonnerais les scénaristes d’avoir versé dans la niaiserie. C’est un peu ça l’esprit de Noël et je ne m’attendais de toute façon pas à un miracle ! J’ai beaucoup beaucoup ri devant les frasques de Sue et de sa fidèle Becky, notamment quand elle saccage l’arbre de Noël et les cadeaux qui vont avec, tout de même destinés aux enfants pauvres. Dans ces moments-là, on peut dire que la série ose. Elle ne va jamais jusqu’au bout puisque tout est bien qui finit bien avec une Sue pleine de remords, au bord des larmes. C’était beaucoup plus mignon quand il s’agissait de Beiste, que j’adore, déguisée en père Noêl en train de briser les rêves de Britanny, avant de trouver un moyen de lui redonner le sourire quelques instants (on passera sur le fait qu’avec sa petite paye de professeur, elle ne peut pas offrir un cadeau aussi cher).

   Un épisode de Glee ne serait rien sans les romances insipides habituelles. Rachel et Finn m’ont gonflé au plus haut point tant leur dispute est sans intérêt. On se demande pourquoi Finn s’acharne sur Rachel alors qu’il ne s’est pas mieux comporté. Au-delà de ça, on se demande bien pourquoi Rachel ne lui préfère pas un Puck (à tout hasard). On n’est pas tellement plus gâté par Kurt et Blaine, dont l’intrigue n’avance pas d’un pouce depuis plusieurs épisodes déjà. Les scénaristes nous ont habitués à aller très vite, voire trop vite, alors là on se demande bien pourquoi ils attendent indéfiniment. En plus, le « Baby It’s Cold Outside » n’était pas extraordinaire. Rien à dire sur l’interprétation. C’est la chanson en elle-même qui m’a déplu.

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// Bilan // En connaissant maintenant bien Glee, cet épisode spécial Noël ne surprend pas tellement en nous offrant autant de jolis présents que de cadeaux empoisonnés. Le sirupeux côtoie l’irrévérencieux. On passe un bon moment tout en râlant à intervalles réguliers. Rien de nouveau en somme.

04 décembre 2010

Glee [2x 09]

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Special Education // 11 68o ooo tlsp.

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   Lors de la première saison, l'épisode spécial Sectionals était le 13ème. Cette année, les scénaristes ne perdent pas de temps et nous le casent dès le 9ème ! Ils n'ont en tous cas pas appris de leurs erreurs puisque les défauts de ce nouvel épisode sont à peu près les mêmes qu'à l'époque. Je ne vais pas faire un copier-coller de ma critique (toujours consultable ICI) mais je suis dans l'obligation de me répéter ! Le plus décevant ? Sans conteste les prestations présentées. On troque le génial "Don't Rain On My Parade" de Lea Michele contre un classique et ringard "Time Of My Life" signé Chord Overstreet et Dianna Agron. J'aime bien cette dernière mais on ne la gâte vraiment pas quand on se décide enfin à lui offrir quelque chose. Quinn devient par conséquent de moins en moins intéressante, d'autant qu'elle n'a pas les répliques les plus drôles non plus, loin de là. Le petit numéro de danse de Harry Shum Jr. et Heather Morris relevait un peu le niveau mais vraiment, le Glee Club ne méritait pas de passer à l'étape supérieure, contrairement aux géniaux Warblers et leur "Hey, Soul Sister" a cappella. Darren Criss, c'est quand même autre chose que Cory Monteith ! J'aime beaucoup et j'espère qu'il se fera une vraie place au sein du casting. Son passage en régulier dès la saison prochaine devrait aider, mais comme c'est parti, cela signifie qu'il finira par rejoindre le Glee Club puisque Kurt est déjà sur le départ ! Je pensais que les scénaristes lui laisseraient un peu plus de temps dans cette si merveilleuse école (qui devrait se révéler pas si géniale que ça très vite). C'est en tous cas très raté, avec des métaphores hyper faciles (l'oiseau Pavarotti quoi...). Dans le même genre, j'adore la chanson Dog Days Are Over mais l'utiliser de la sorte ne m'a pas beaucoup plu. 

   Coté compétition, aucune tension ne s'est faite vraiment ressentir. Les concurrents du troisième âge nous ont offert un playback dégueulasse. Même pas sûr qu'il s'agissait des vrais chanteurs sur scène. Rien du coté du jury, ce qui était le must des précédents sectionals. Absence totale de Jane Lynch... et le retour en force des mièvreries de Finn et Rachel. Ca faisait longtemps qu'ils ne m'avaient pas agacé. Là, on a été servi ! C'était sans intérêt. Les bonnes répliques de Rachel et son soutien envers Kurt lors de son passage ont permis de ne pas la rendre détestable cette fois-ci. J'ai bien aimé ses altercations avec Will, d'autant qu'il ne s'est pas laissé faire et ça faisait plaisir de le voir s'affirmer face à cette gamine prétentieuse et capricieuse. Il avait pas mal laissé couler jusqu'ici. Matthew Morrison a même réussi à être émouvant lors de ses scènes avec Emma. Je regrette la prévisibilité totale de l'intrigue et l'absence injustifiée de John Stamos par contre.   

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// Bilan // Glee souffle le chaud et le froid au cours de cet épisode, mais c'est le froid qui l'a définitivement emporté : prestations insipides, intrigues mollassonnes et répétitives... il n'y a bien que les bons mots et Brittany pour maintenir l'intérêt jusqu'au bout.

01 décembre 2010

Glee [2x 08]

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Furt // 10 41o ooo tlsp.

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 Toujours aussi peu subtile dans son écriture, Glee nous offre un épisode "mariage" qui sort un peu de nulle part et qui atteint bien rapidement ses limites. Etait-il vraiment judicieux de traiter de ce thème dans toutes les intrigues ? Sue qui se marie avec elle-même, c'est délirant si on veut et ce n'est pas si étonnant venant de la part de ce personnage que l'on commence à bien connaître, mais c'est avant tout ridicule. Ce qui sauve la storyline : la présence de Carol Burnett dans le rôle de la mère de Sue, que l'on est ravi de rencontrer même si c'est la déception qui est de mise au final. Le délire autour de sa chasse aux nazis était drôle quand il était évoqué par Sue mais il l'est beaucoup moins en "vrai". Disons que c'était lourd au bout d'un moment. Je reconnais cependant que les scénaristes vont au bout de leur délire, qui est en plus super osé dans l'esprit. L'autre élément salvateur, qui n'est qu'un détail, c'est le jogging de mariée de Sue ! Chapeau aux stylistes ! Beau boulot. Le duo partagé par Jane Lynch et la guest du jour m'a plutôt plu bien que la chanson choisie n'a pas grand intérêt à mes yeux. Ce qui a cloché pour moi ? Le fond. On cherche une fois de plus à expliquer pourquoi Sue Sylvester est devenue Sue Sylvester. A-t-on vraiment envie de le savoir, surtout quand c'est aussi caricatural ? Bien-sûr, on nous a ressorti la soeur trisomique comme à chaque fois. C'est l'excuse à tout, le prétexte à tout. Et hop, le discours sur la différence nous est resservi. Il faudrait sans doute que j'accepte qu'il est à la base du concept de Glee et que l'on n'y échappera plus jusqu'à la fin. Mais c'est bien la preuve que la série ne peut pas tenir sur la longueur...

   A travers l'intrigue de Kurt, décidémment plus mis en valeur que n'importe quel autre personnage cette saison, Sue nous a montré une autre facette de sa personnalité, plus humaine et surtout plus juste. Est-ce que le principal Figgins aurait pris la même décision qu'elle ? Pas sûr. Je trouve en tous cas que cet harcélement envers Kurt a trop duré. Il n'a jamais été hyper crédible mais il ne l'est plus du tout maintenant. Comme en plus Chris Colfer a tendance à en faire des tonnes pour montrer la gravité de la situation, ça passe difficilement. Le départ final ne m'a fait ni chaud ni froid. Kurt sera de retour au Glee Club dans trois épisodes maximum de toute façon... Mais venons-en à la partie la plus réussie de l'épisode : le mariage de Carole et Burt. Ce couple est à mon sens le plus attachant de la série. Pas de drama outrancier avec eux, juste beaucoup de simplicité et de naturel. Leurs discours à destination de Finn et Kurt étaient émouvants, même si j'émet quelques réserves au sujet du lien qui lie ces deux-là. On veut absolument nous les présenter comme deux frères super soudés. C'est trop forcé et surtout trop rapide, mais comme toujours avec Glee. La bague de fiançailles de Big Lips à Quinn en est l'illustration parfaite ! On sent bien que Quinn est réticente mais je trouve ça quand même abusé. Ils sont au lycée merde ! Au niveau des prestations de cet épisode, la seule qui m'a vraiment marqué est l'entrée dans l'église parce que c'était super joyeux et enthousiasmant (pour moi qui déteste les mariages en plus...) mais c'est un copier-coller d'une vidéo YouTube qui a fait le tour du net il y a quelques mois. L'originalité est donc toute relative.    

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// Bilan // En saison 1, je reprochais beaucoup à Glee d'être très inégale d'un épisode à l'autre. En saison 2, pour le moment, ce que je retiens, c'est qu'à peu près tous les épisodes sont du même niveau, un niveau moyen. Mais alors que préférer ?

28 novembre 2010

Glee [2x 07]

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The Substitute // 11 7oo ooo tlsp.

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  Le problème de cet épisode, qui est plutôt bon au demeurant, c'est qu'il nous rappelle à quel point le personnage de Will est inintéressant et ce depuis le pilote. Il est sympa, il chante bien, il danse bien, il "présente" bien mais il ne réussit pas à créer un quelconque engouement contrairement à beaucoup d'autres personnages de Glee. Quand il est drôle, c'est à ses dépens. Quand il participe à une scène émouvante, ce n'est jamais lui qui nous touche. Pire, ce n'est pas avec du gel que ses cheveux tiennent debout mais avec de la guimauve. Tout ça pour dire que Gwyneth Paltrow dans le rôle de Holly Holliday (quelle belle trouvaille), remplaçante temporaire de Will, est simplement géniale et on ne pourra que la regretter puisque sa participation à la série se limite à cet épisode. Même si je savais que l'actrice se débrouillait bien en chant, je ne l'avais jamais vue à l'oeuvre et je dois dire que j'ai été bluffé ! Dans les numéros de danse, elle était super à l'aise, même si sa sexy attitude était hésitante, et au niveau du chant je n'ai pas la moindre réserve. Elle était géniale ! J'ai d'ailleurs beaucoup aimé le mash-up Umbrella/Singin' In The Rain, du plus bel effet. Le Forget You du début était très sympa aussi mais le fait que les paroles soient transformées (Fuck You étant le titre de la chanson à la base) pour éviter la censure m'a trop énervé pour que je puisse apprécier pleinement la prestation de Mme Chris Martin (tiens, j'aurai bien aimé qu'elle chante du Coldplay pour le clin d'oeil). Le passage "Chicago" (je crois) avec Lea Michele était vraiment bon aussi. Le truc c'est que je n'aime pas trop ce genre de chansons, je décroche vite. Holly Holliday me manquera !

   Revenons-en à Will... Il a donc remis le couvert avec Terri, ce qui devait arriver tôt ou tard. Je suis toujours ravi de retrouver Jessalyn Gilsig parce que je l'aime beaucoup mais Terri ne m'a jamais emballé. Il y avait moyen de la rendre tellement plus pathétique et garce... C'est même tout l'inverse qui se produit dans cet épisode puisqu'elle devient ultra mielleuse pour retrouver les bras de Will. C'est sa vengeance qui m'intéresse. J'espère qu'elle aura lieu maintenant que Will l'a remise à sa place. Peu d'intrigues ont été développées dans cet épisode. Blaine a fait une apparition rapide, pas très marquante, et l'amitié entre Kurt et Mercedes a été remise en avant discrétement, sans trop en faire. C'était plutôt mignon dans l'intention. Mais le plus gros de l'épisode, le meilleur d'ailleurs, on le doit au retour en force de Sue ! Les scénaristes un peu en panne d'idées la concernant ont trouvé une parade d'enfer : la faire devenir quelques semaines la nouvelle principale de McKinley ! On passera sur les circonstances de cette nomination, bâclées, pour se concentrer sur l'essentiel : tout un tas de scènes délirantes et tordantes. Inutile de relever toutes les répliques mémorables, mais j'admire les auteurs qui se sont surpassés !

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// Bilan // Glee poursuit sur sa bonne lancée en misant sur les bons chevaux et en n'insistant pas trop sur l'aspect musical puisque les intrigues ne sont pas prétextes à faire chanter les personnages mais ce sont des intrigues que découlent les chansons. C'est ce que j'aime à croire pour cette fois en tous cas !

14 novembre 2010

Glee [2x 06]

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Never Been Kissed // 1o 99o ooo tlsp.

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   Je ne sais jamais sur quel pied danser avec Glee. Elle peut être tellement facile et tellement niaise dans ses messages, mais infiniment touchante en même temps, et parfois même osée et audacieuse, qu'on ne sait plus très bien ce que l'on regarde. Glee est un O.T.N.I. de la plus belle espèce. Quand les épisodes sont bien écrits, il faut savoir le reconnaître d'autant que c'est rare. Never Been Kissed était bien écrit. Ou presque. Ca manque toujours de subtilité dans les grandes lignes et on se passerait bien de certains raccourcis mais c'est sans doute le prix à payer quand on doit gérer autant de personnages avec en plus les contraintes musicales. Non parce qu'on critique beaucoup Glee, moi le premier, mais il ne faut pas oublier qu'elle est de nature complexe. Difficile de trouver une cohérence d'ensemble. Alors Mea Culpa. Cela dit, quand il n'y a aucun scénario, c'est impardonnable et je continuerai à la dire !

   Le coach Beiste est sans doute l'une des meilleures additions de cette saison. Je la trouve toujours très poignante, Dot Jones offrant des prestations sans fausses notes. Tiens j'aimerais bien qu'elle chante un jour d'ailleurs ! Le baiser de Will à la fin était clairement over the top et le discours sur la beauté intérieure est juste imbuvable, d'autant que Glee en use et en abuse, mais j'ai quand même été touché. Mission accomplie je suppose ? L'intrigue de Kurt a eu un déroulement que je qualifierai d'"étrange", avec de bonnes surprises malgré tout comme le baiser du footballeur/connard fini ou le petit nouveau bien mignon, Blaine, incarné par Darren Criss. En fait, on est en train de nous préparer une relation amoureuse pour Kurt qui ne me paraît pas crédible du tout. Puis je ne les imagine pas ensemble. Cette école où tout le monde assume ses différences et accepte celles des autres est juste une utopie. J'ai même cru un instant que Kurt était en train de rêver tant ça paraissait surréaliste. Ca ça me pose problème parce qu'on utilise des éléments improbables pour résoudre des intrigues qui se veulent authentiques. Forcément ça ne peut pas sonner juste jusqu'au bout !

   Entre autres bons moments de l'épisode, je citerais le rire diabolique de Sue sous une pluie de confettis. C'est très habile d'utiliser le personnage avec parcimonie. On risque de s'en lasser sinon (et quand elle est trop présente, c'est en général ce qui arrive). Utiliser Beiste comme "turn-off" correspond parfaitement à ce que l'on attend de la série en matière d'irrévérence. C'était horrible dans le fond mais tellement drôle de la voir en tutu en train de fumer un cigare ! Chord Overstreet était encore torse nu. Mais à part ça, je trouve ça cool d'avoir réussi à l'intégrer au groupe aussi rapidement. Le retour de Puck m'a fait plaisir au départ, puisque c'est un personnage auquel je tiens, mais je me suis vite calmé puisque son association avec Artie n'était pas des plus convaincantes. La rédemption finale n'avait aucun intérêt. Mais la présence de Santana et Brittany suffisait à rendre l'intrigue plus attrayante. La partie musicale s'est faite plus discréte que d'habitude et ce n'est pas une mauvaise chose tout compte fait. J'ai apprécié tous les passages chantés (au nombre de 4 il me semble), même si Teenage Dream remporte la palme de la meilleure prestation  et One Love de la moins bonne. Les mash-up étaient vraiment pas mal, surtout celui des filles  Start Me Up/Livin' On a Prayer. Une fois encore, Lea Michele s'est fait toute petite et cet épisode prouve que la série n'a pas besoin d'elle pour tenir la route !      

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// Bilan // Les meilleurs épisodes de Glee sont vraiment ceux qui misent sur les personnages et les intrigues et non sur les stratégies marketing. C'est pas très étonnant mais laissez-moi le dire.