03 février 2012

Journal de bord : sur le tournage d'"Alcatraz" [Jour 3]

Jeudi 2 Février – Day Three

 

 

   En ce deuxième et déjà dernier jour de visite du tournage d’Alcatraz, le maître-mot aura été « patience ». Alors que nous avions rendez-vous à 11h pour repartir en direction des North Shore Studios, un email très matinal nous a annoncé que le départ était repoussé à 14h pour des raisons de logistique : les tournages de la veille se sont terminés à 1h du matin et du retard a été pris dans la préparation des décors du jour. Du coup, Sarah Jones et Jorge García filment une scène extérieure sur le parking d’une école maternelle tandis que les techniciens s’affairent dans tous les sens pour maquiller la fausse prison. Et moi, je comate devant les talk-shows débiles pour ménagères désespérées avant de me dégourdir les jambes sur Granville Street et Robson Street, lieux privilégiés pour faire du lèche-vitrine à Vancouver. Je m’aventure même du coté de la marina où je découvre grâce à un soleil étonnamment toujours présent une magnifique vue sur les montagnes enneigées qui entourent la ville. Puis 14h sonne finalement et l’aventure reprend !

 

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02 février 2012

Journal de bord : sur le tournage d'"Alcatraz" [Jour 2]

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Mercredi 1er Février – Day Two

 

   La première chose que je me suis dit en me réveillant ce matin très tôt, après avoir été surpris par un beau rayon de soleil pas franchement typique de la région, c’est qu’on ne part pas à l’assaut d’Alcatraz le ventre vide. Ma deuxième journée à Vancouver a donc commencé en tête à tête avec ce que j’appelle tendrement un « Big Hurley Breakfast », en référence à ce cher disparu de Lost, composé de bacon, de saucisses, d’œufs brouillés et de pancakes imbibés de sirop d’érable. Puis, accompagné de mes deux meilleurs amis Mme la caméra et Mr son pied, je suis parti à la rencontre des autres journalistes conviés par Warner Bros. sur le tournage d’Alcatraz. L’Amérique latine est fièrement représentée par des brésiliens et des colombiens tandis que l’Europe est divisée entre trois anglais, deux italiens et moi-même, le seule frenchie de la bande. Sans plus attendre, on nous emmène au nord de la ville, laquelle est d’ailleurs surnommée depuis quelques années « le Hollywood du nord » tant elle accueille de plus en plus de tournages de films et de séries américaines. L’architecture de ses bâtiments, son centre d’affaire, son petit port de plaisance et ses jolies maisons typiques en font même le lieu idéal pour donner l’impression à l’écran d’être à San Francisco. L’illusion est effectivement parfaite dans une série comme Facing Kate, par exemple.

 

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01 février 2012

Journal de bord : sur le tournage d'"Alcatraz"

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Mardi 31 Janvier - Day One

 

   Il y a des opportunités qui ne se refusent pas. Celle de partir trois jours au Canada à Vancouver, sur le tournage de la nouvelle série produite par J.J. AbramsAlcatraz, qui a débuté sur la FOX le 16 Janvier dernier et qui devrait débarquer dans les prochains mois sur TF1, fait clairement partie de celles-là. Je ne suis au courant de mon départ que depuis quatre jours, alors c’est avec une grande excitation mais aussi beaucoup d’appréhension que je me faufile de bon matin avec ma valise, mon bagage à main et mon pied de micro dans les rues de Paris, balayées par un vent glacial –un avant-goût de mon voyage sans doute- puis au milieu des anonymes du métro parisien. Ce matin, je ne vais pas dans la même direction qu’eux. Ce matin, je pars à l’aventure !

 

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24 janvier 2012

Alcatraz [1x 02]

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Ernest Cobb // 10 050 000 tlsp.

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    Je comprends complètement pourquoi la FOX a choisi de diffuser le deuxième épisode d'Alcatraz, indépendant pourtant, à la suite du premier. Ils se complètent parfaitement. Le pilote ne donnait pas une vision très précise de ce que la série allait nous offrir semaine après semaine, même si l'aspect procédural semblait inévitable. Ernest Cobb se présente ainsi comme un épisode "classique", dont les suivants reprendront plus ou moins le même schéma, et je dois dire que s'ils sont tous aussi efficaces que celui-ci, je ne bouderai certainement pas mon plaisir. On se rapproche bel et bien, comme prévu, de ce qu'offrait Fringe à ses débuts et de ce que propose Person Of Interest en parallèle cette saison. C'est la version Abramsienne du cop show de papy et mamy et je peux dire sans honte que ça me plait !

   Le "disparu retrouvé" du jour est assez différent du premier, Jack Sylvane, dans le sens où on ne cherche pas vraiment à créer une empathie à son égard. Ses actions sont impardonnables, quelque soient ses motivations peu claires et pas franchement convaincantes : tuer des jeunes filles de 16 ans parce que sa mère lui a caché qu'il avait une demi-soeur de cet âge ? Moi pas comprendre l'aspect psychologique de la chose. Le voir tirer aussi précisément et froidement parmi la foule avait quelque chose de glaçant et de franchement flippant. Ne vous moquez pas de moi. Je regarde tellement peu de cop shows que je suis facilement impressionnable ! Je suppose que Esprits Criminels, NCIS et leurs consoeurs ont régulièrement affaire à des meurtriers de ce type... Lorsqu'il tire sur Lucy, avouons quand même que c'est totalement inattendu ! On ne pouvait pas prévoir qu'un des personnages principaux serait touché si rapidement. C'était parfait que ça se porte sur elle en tous cas puisque c'est au final un peu "son épisode" après avoir été extrêmement discréte dans le pilote. La série n'oublie pas de nous offrir un cliffhanger mythologique du plus bel effet : Lucy a vécu elle aussi dans les années 50 et n'a pa vieilli depuis. Si votre curiosité n'avait pas été piquée jusqu'ici, je suppose que là, pour le coup, ça a fonctionné ! A ce propos, je suis assez fan des flashbacks de cet épisode. L'ambiance de la prison de l'époque, ce rocher battu par la pluie continuellement, ce vent qui siffle,  ces lumières du phare qui ne cessent de tourner... Tout cela suffit à rendre ces passages intéressants, même s'il ne s'y passe rien de formidable. On a quand même pu apprendre à connaître un peu mieux Warden Edwin James, le directeur d'Alcatraz, qui n'était apparu qu'en photo dans le pilote. Il est aussi inquiétant que ses prisonniers...

   La dynamique entre Rebecca et "Doc" est plus réussie également, même si les scénaristes ont du mal à être convaincants quand il s'agit de crédibiliser sa présence sur le terrain pendant les enquêtes. Il pourrait limite rester dans sa boutique, ça ne changerait pas grand chose. Mais ce serait dommage de se passer de ce ressort comique qui permet de temps en temps de détendre l'atmosphère. Rebecca s'avère plus attachante dans ce deuxième opus, notamment quand elle craque après le tir sur Lucy et face au silence d'Emerson Hauser, bien décidé à ne lui donner aucune explication sur ce qui se passe et ce que lui sait. Ce serait quand même pas mal qu'il ne tarde pas trop à lui donner quelques indices. Pas juste parce qu'on a envie de savoir. Simplement pour que sa motivation à elle pour continuer ses enquêtes soit compréhensible. 

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// Bilan // Alcatraz semble posséder des bases solides pour offrir chaque semaine un divertissement de qualité. Sera-t-elle capable d'aller au-delà en se servant habilement de sa mythologie encore floue ? Réponse dans les prochains épisodes. Mais le temps de convaincre un public peu friand d'intrigues trop feuilletonnantes, il est sans doute préfèrable d'y aller mollo de ce coté-là...

13 janvier 2012

Alcatraz [Pilot - Avant-Première]

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Pilot // A venir, diffusion le 16 Janvier.

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What About ?

302 prisonniers et gardiens de la célèbre prison d'Alcatraz disparaissent dans d'étranges circonstances en 1963. Cinquante ans plus tard, ils réapparaissent un à un à San Francisco de manière inexpliquée, sans avoir vieilli. Un agent du FBI, Rebecca Madsen, est alors chargé de mener l'enquête, aidé d'un geek spécialiste de la prison, Diego Soto, et d'un homme mystérieux au passé trouble nommé Emerson Hauser...

Who's Who ?

 Créée par Elizabeth Sarnoff (Lost, Deadwood), Steven Lilien (Kyle XY) & Bryan Wynbrandt (Kyle XY). Produit par J.J. Abrams (Alias, Lost, Fringe). Avec Sarah Jones (Sons Of Anarchy, Big Love), Jorge Garcia (Lost), Sam Neill (Jurassic Park, La leçon de Piano, A la poursuite d'Octobre Rouge...), Robert Forster (Heroes, Mulholland Drive...), Santiago Cabrera (Heroes, Merlin), Parminder Nagra (Urgences), Jason Butler Harner (L'échange...)

So What ?

   "It's Alcatraz. Things can always get worse" prévient l'un des héros -les plus discrets- de cette nouvelle production J.J. Abrams, attendue sur la FOX la semaine prochaine, ainsi qu'en VOD sur MyTF1.fr. pour les plus argentés des impatients. Il a bien fait de le préciser, le monsieur. Car il faut bien avouer qu'une fois les premières minutes intrigantes passées -qui retranscrivent à la perfection l'ambiance de la célèbre prison lorsqu'elle était encore en service grâce à une réalisation sombre et efficace, qui a d'ailleurs pu bénéficier des décors authentiques de l'île mythique- on s'ennuie un peu face à ce qui ressemble plus à un cop show bien rôdé qu'à un thriller surprenant.

   Le télespectateur est continuellement pris par la main, tout lui est expliqué -du moins ce qui est explicable à ce stade- de façon plutôt simple (trop simple ?) comme si tout ce qui se passait était finalement normal. Notre héroïne, qui a pour mission de remplacer à terme dans nos coeurs Sydney Bristow, Kate Austen, Olivia Dunham et Samantha Bloom, ne semble pas tellement s'étonner ni s'émouvoir de tout ce qui lui arrive. Elle ne parvient jamais dans ce premier épisode à sortir de son rôle d'enquêtrice un peu bad ass sur les bords bien sûr mais terriblement banale. Je ne remets pas pour autant en cause le travail de Sarah Jones, bien qu'elle paraisse un peu trop jeune pour être vraiment crédible -ce qui n'est pas de son ressort en même temps- mais les auteurs n'ont pas su lui donner la place qu'elle méritait et ses répliques sont un peu faibles par moment. Avec un matériel de meilleure qualité, je suis sûr qu'elle peut faire des merveilles. En gros, elle se retrouve dans la même situation qu'Anna Torv au début de Fringe sauf qu'elle transpire naturellement la fragilité et qu'elle parait d'emblée moins froide. Le reste de la distribution est convaincant dans l'ensemble, notamment Sam Neill, qui fera sans surprise un bon méchant devenant peu à peu attachant, et Jorge Garcia, l'atout comique de la série, une sorte de Hurley-bis avec simplement quelques diplômes en plus. La plupart des autres personnages principaux ne nous sont présentés que brièvement -l'un deux n'apparait même qu'en photo- et certains auront probablement du mal à se faire une place alors que le véritable héros de chaque épisode sera le prisonnier "fantôme" du jour, avec tout ce que cela implique de routine typique des procedurals. Ce qui est intéressant néanmoins, mais qui ne fait que transparaitre au cours du pilote, c'est que ces hommes sont des criminels qui ne se sont pas retrouvés à Alcatraz par hasard et on nous demande ainsi, au moins le temps de 40 minutes, de nous intéresser à leur histoire et donc de prendre le risque de s'attacher à eux. On peut espérer que les flashbacks permettront par ailleurs de nous montrer ce qu'était vraiment le quotidien des prisonniers sur l'île, même si on se doute bien que l'on ne va pas nous faire du Oz à 21h sur la FOX ni même du History Channel ! A travers des connexions un peu faciles entre les personnages qui sont révélées petit à petit, on comprend qu'Alcatraz aura également une dimension familiale importante. L'occasion sans doute de renouer avec certaines obsessions de J.J. Abrams dont toutes ses oeuvres sont empreintes. La figure paternelle, notamment, toujours complexifiée à l'extrême. Coté clins d'oeil, hormis des chiffres forcément suspicieux, il m'a semblé qu'une affiche avec le visage de Josh Holloway se cachait en second plan au cours d'une scène, ainsi qu'une rangée de comics Alias. A confirmer toutefois... 

   Bien qu'Alcatraz possède l'odeur et l'essence des meilleures créations de Mr. J.J. Abrams., elle n'en a pas tout à fait le goût. Probablement parce qu'elle n'en est pas vraiment une. Le petit génie du ciné et de la télé est jusqu'ici meilleur créateur et réalisateur que producteur... Si la série soulève quelques questions -Où sont passés ces détenus pendant 50 ans ? Qui les a ramenés et surtout pourquoi ? Quelles sont les véritables intentions de Hauser et certains autres héros aux contours flous ?- elle semble malgré tout manquer d'ambition à ce stade, de mystère consistant, de personnages profonds. Elle n'impressionne pas comme Lost et dans une moindre mesure Fringe l'avait fait dès les premiers instants. Pourtant, notre curiosité est suffisamment piquée pour qu'on ait envie de laisser une chance à Alcatraz de montrer ce que cette île a dans le ventre... 

What Chance ?

    La FOX fait bien de proposer au cours de la même soirée le second épisode à la suite du premier. De cette manière, les téléspectateurs déçus et/ou perplexes seront plus enclin à lui laisser tout de suite une nouvelle chance. Mais si le deuxième épisode n'est pas à la hauteur, il ne faudra pas s'étonner d'une désertion massive la semaine suivante. J'espère qu'Alcatraz aura la chance de grandir et d'évoluer au-delà des 13 épisodes commandés car elle risque de suivre la même trajectoire que Lost et Fringe : un début le plus grand public possible afin de ratisser large avant de prendre des risques et de privilégier le feuilletonnant (et donc de moins marcher). Je ne suis pas très optimiste quant à sa durée de vie malheureusement...

How ?