20443694

THE LIST

Drama // 42 minutes

44030377

Créé par Paul Zbyszewski (Lost, Hawaii 5-0). Produit et réalisé par Ruben Fleischer (Bienvenue à Zombieland, Gangster Squad). Pour 20th Century FOX Television. 62 pages.

L'US Marshal Dan Soto, dévoré par de multiples troubles obsessionnels qui lui ont coûté son mariage et qui ont failli le faire renvoyer, travaille pour la Protection Fédérale des Témoins. Lorsque plusieurs membres qui n'ont apparemment aucun lien entre eux se font tuer, il est obligé de se rendre à l'évidence : la liste pourtant top-secrète de leurs véritables identités et leurs nouveaux lieux de vie est entre les mains d'une organisation criminelle qu'il faut à tout prix stopper avant que le système ne s'écroule...

Avec Michael Peña (The Shield, La défense Lincoln), Richard T. Jones (Amy, Hawaii 5-0, Terminator; les chroniques de Sarah Connor), Jessica Szohr (Gossip Girl, Piranha 3D), Gary Cole (Desperate Housewives, The Good Wife, A la Maison Blanche), Tamsin Egerton (Camelot), Hilarie Burton (Les Frères Scott, White Collar)...

 

   Le relatif succès de The Following ne pouvait pas laisser la FOX indifférente. Il fallait qu'elle développe au moins un projet dans la même veine, qui puisse être compatible avec la série de Kevin Williamson et qui soit capable de séduire un aussi large public. Elle a choisi de faire confiance à The List pour accomplir cette lourde tâche et à la lecture du script, je me dis qu'elle ne s'est pas trompée. En revanche, elle ne peut pas compter sur Kevin Bacon et James Purefoy cette fois. C'est peut-être ce qui la perdra...

   Il n'y a pas tant de similitudes que cela entre le pitch des deux séries mais elles fonctionnent un peu de la même manière, si ce n'est que l'ennemi avance masqué dans The List. Du moins jusque dans les dernières minutes du pilote. On ne sait pas quel est son but précis, mais on peut parler d'une nouvelle forme de terrorisme d'une certaine manière...  Il possède lui aussi quelques disciples, dont un homme d'affaires puissant et une jeune blondinette super bad ass et super sexy nommée Delilah, qui dirige en général les opérations tout en se prélassant sur une plage, une margharita à la main, ou dans une suite luxueuse, peu vêtue. Elle est assez fascinante. Elle m'a fait penser à la tueuse de Believe, d'ailleurs. C'est un rôle exigeant. Pour preuve, l'actrice qui devait l'interpréter au départ -Charity Wakefield (Mockingbird Lane)- a été remerciée en cours de route par Tamsin Egerton. Hilarie Burton, quant à elle -je sais qu'il y a des fans dans la salle- écope d'un rôle moins intéressant a priori : celui de l'ex-femme du héros. On la voit peu mais elle fait l'objet d'un cliffhanger qui devrait lui permettre de prendre de l'ampleur par la suite. Et pour terminer sur les rôles féminins, je ne sais pas ce qui a pris à la production d'aller chercher Jessica Szohr pour incarner l'un des deux agents du FBI ! Elle est trop jeune et trop... mauvaise pour être crédible ! Je ne peux pas croire qu'ils n'aient pas réussi à trouver mieux. Je suis à peu près sûr que si la série n'est pas retenue, ce sera en partie à cause du manque de charisme de son casting. A part Gary Cole qui sera sûrement très bon, comme toujours...

    Venons-en au héros, appelé Dan Shaker dans le script mais transformé en Dan Soto lorsque qu'un acteur latino a été casté pour l'incarner. Ce qui est d'ailleurs une belle initiative si ce n'est que, du coup, la FOX mettrait d'office en concurrence The List et Gang Related, un autre pilote dont la star est hispanique ! Quand on y réfléchit, ça en dit long sur la représentation actuelle des minorités sur les networks : il y a encore beaucoup de boulot ! Mais passons. Je dois dire que je me suis attaché à ce US Marshal. Ses obsessions le rendent fragile et permettent à la fois d'expliquer son côté borderline mais aussi la force et l'obstination dont il fait preuve pour protéger ses "témoins", qui ne sont par ailleurs pas que des oies blanches contrairement à ce que l'on pourrait imaginer. Alors en gros, ses obsessions, c'est de se passer en boucle la même chanson dans sa voiture pendant des heures et des heures -ce qui fait que ce pilote est très musical et varié dans la sélection des morceaux- ou de repeindre les murs de son appartemment tous les mois ou encore de boire des litres de boissons énergisantes tous les jours (le sol de sa voiture est jonché de canettes vides). Un autre genre d'alcoolisme. Il porte même par superstition -parce qu'il y a ça aussi- le même t-shirt chaque jour. Bref, il est pas net et c'est à la fois touchant, amusant et inquiétant. Je ne connais pas du tout Michael Peña, son interprète, mais il ne m'inspire malheureusement pas beaucoup. Il faudrait que je m'enlève Kevin Bacon de la tête peut-être... Ce premier épisode est truffé de scènes d'action qui devraient être à couper le souffle si le réalisateur se débrouille bien, dont une dans le noir particulièrement saisissante sur le papier. C'est violent, parfois même très violent. On se dirige clairement vers une série feuilletonnante, comme peut l'être The Following. Elle manque de subtilité pour que l'on puisse la considérer comme une série digne du câble, mais elle a toutes les cartes en main pour devenir hautement divertissante.

   The List est dans la plus pure tradition de la FOX, à ranger du côté de 24, Prison Break ou The Following, ce genre de dramas feuilletonnants bien burnés que l'on ne retrouve pas vraiment sur les autres chaînes. Si elle avait été encore plus couillue, elle aurait presque eu sa place sur FX. Je ne me lamenterais pas si la série n'est pas commandée, mais je trouverais dommage de ne pas lui laisser une chance de faire ses preuves.