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THE McCARTHYS

Comédie (Single-Camera) // 22 minutes

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Ecrit par Brian Gallivan (Happy Endings). Produit par Will Gluck (Easy Girl, Sexe entre amis). Pour Sony Pictures Television, Olive Bridge Entertainment & CBS. 37 pages. 

Dans la grande famille McCarthy, catholique et originaire d'Irlande, on adore le basketball de génération en génération. Tous les enfants pratiquent ce sport, comme un hobby ou de façon professionnelle, sauf le fils gay, Ronny, dont le plus grand pêché n'est pas sa sexualité mais son envie de passer le moins de temps possible avec ses parents, ses frères et sa soeur. Le jour où il annonce qu'il quitte le domicile familial pour se consacrer enfin à sa vie amoureuse, son père lui propose de devenir le nouveau coach assistant de son équipe, à la surprise générale... 

Avec Jake Lacy (The Office, Better With You), Jacki Weaver (Happiness Therapy, Animal Kingdom), Jack McGee (New York Police Blues, Rescue Me), Joey McIntyre (Boston Public), Jessica Chaffin, Jimmy Dunn...

 

   Je le sentais pas, ce The McCarthys. Je me disais même que ça y est, je tenais peut-être LE pilote que j'allais avoir en horreur (non parce que je l'attends toujours à ce jour celui-là... même Friends With Better Lives, qui n'est pas bon, n'est pas "horrible"). Je vais finir par croire que les scripts que j'ai réussi à me procurer côté comédies ne sont en fait que les meilleurs ! Car, dans le genre de la bonne petite comédie familiale qui fonctionne principalement grâce aux vannes qui fusent entre les personnages, The McCarthys s'en sort à merveille !

   Rien que la scène inaugurale est à se plisser dessus. Elle remplit parfaitement son rôle, qui consiste à planter le décor et à présenter les protagonistes le plus naturellement possible. En l'espace de 9 courtes pages, on est ainsi déjà fixé sur l'ambiance, le ton, la qualité des dialogues et, je suppose, l'alchimie entre les acteurs une fois que l'épisode sera tourné. Toutes les comédies reposent énormément sur leur casting, mais plus encore celles qui sont familiales et qui doivent donc laisser transparaître une complicité instantanée à l'écran, nous donner l'illusion que les personnages se connaissent bel et bien depuis toujours, sans jamais nous exclure, et nous procurer même rapidement un sentiment d'appartenance au groupe. The McCarthys passe ces épreuves avec succès. On entre donc directement dans l'intimité de cette famille un peu dingue, dont tous les membres résident encore à la même adresse alors que les enfants ont tous dépassé les 25 ans. Un premier running-gag s'installe autour de l'obsession télévisuelle du moment de la mère de Ronny : The Solver, avec Maura Tierney dans le rôle principal (et qui devrait donc logiquement faire un cameo). Il s'agit en fait du show qui remplace The Closer après son arrêt et qu'elle regarde en désespoir de cause bien qu'elle le trouve mauvais. Et il y a plein de références de ce genre, à Mary Poppins, à Annette Bening, à Glee, à Grey's Anatomy... Il y a plein de blagues liées au sport aussi et quand on ne connaît pas bien -ou pas du tout comme moi- le basket et les équipes de Boston, on s'y perd un peu. Mais cette alliance sport/culture gay est intéressante et originale.

   On assiste ensuite au premier flashback d'une longue liste -pas le meilleur d'ailleurs- sur le coming-out du héros, qui a eu lieu deux ans plus tôt. C'est très bref mais suffisant pour faire rire. Le reste de l'épisode nous entraîne notamment sur un terrain de basket, évidemment, à un enterrement et à une soirée speed-dating organisée par les parents eux-mêmes pour prouver leur ouverture d'esprit quant à la sexualité de leur fils adoré. Ils ont ainsi demandé à chaque membre de la famille d'amener un autre homo, en espérant que la perle rare soit dans le lot. Un des frères amène d'ailleurs... une lesbienne ! Ca donne encore lieu à des passages très amusants, notamment à un dîner qui tourne en pugilat après quelques révélations croustillantes. Le seul truc qui m'a dérangé en fait, c'est que les deux frères et la soeur interviennent constamment ensemble, en rafale, comme s'ils n'étaient qu'un seul un même personnage, qu'ils formaient une espèce d'entité à part. L'un réagit, puis l'autre quasi en même temps et le dernier fait pareil. C'est déjà un peu agaçant à l'écrit, alors à l'écran je ne suis pas sûr que ça rende bien. Mais il y a des trucs très marrants dans leurs réflexions... 

   The McCarthys est drôlissime et tendre et, si elle est commandée, elle pourrait permettre de révéler Jake Lacy qui tient le rôle principal et qui gagne à être connu. Mais je ne comprends pas pourquoi c'est une single-camera et non une multi, sachant qu'elle repose essentiellement sur les répliques. Des décors en carton ne l'auraient pas abîmée. Cela réduit grandement ses chances d'être choisie, quand on sait l'allergie du CBS pour le genre. Je ne mise donc pas beaucoup dessus, mais elle mériterait de voir le jour rien que pour la bonne humeur qu'elle dégage.