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Welcome To Storybrooke // 7 450 000 tlsp.

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   En règle général, les meilleurs moments passés devant Once Upon A Time sont ceux qui se déroulent à FairyTale Land. Il était donc logique de s'inquiéter quant à la qualité de cet épisode qui se passait intégralement à Storybrooke, dans le présent... et dans le passé ! Plus précisément en 1983, lorsque la malédiction a commencé et que le village est donc apparu "comme par enchantement" dans une forêt du Maine. A mon grand bonheur, Welcome To Storybrooke était très solide. Il a mis en lumière la personnalité toujours plus conflictuelle de Regina, sans cesse tirée vers le bas par ses démons intérieurs malgré son besoin premier, profondément basique : celui d'être heureuse. Ses pouvoirs compliquent évidemment toujours tout. La montrer d'abord joyeuse, puis en train de dépérir, jour après jour, au fur et à mesure que le poids de la routine et de la solitude l'écrasait, était une très belle manière de la faire appartenir, plus que jamais, aux vivants, aux êtres humains. Lana Parilla a délivré tout au long de l'épisode l'une de ses compositions les plus réussies, passant sans cesse de le la jovialité à la noirceur, de la légèreté à la douleur. La scène qui m'a le plus marqué est celle où le petit garçon, le pré-Henry dans son parcours psychologique, est séparé de son père parce qu'elle le veut pour elle, rien que pour elle. C'était déchirant du point de vue de l'enfant, comme celui du père et celui de Regina ! L'épisode aurait été parfait si le cliffhanger n'avait pas été aussi prévisible : on avait compris depuis un bon moment que le gamin n'était autre que Greg Mendell, l'étranger qui rôde depuis quelques épisodes sans que l'on s'en soucie outre mesure. Regina a donc un nouvel ennemi à combattre. Mais il n'a pas l'air de taille...

   Parallèlement aux états d'âme de la Maire despotique de Storybrooke, Snow était en pleine déprime. On lui pardonne pour cette fois, mais quand on se souvient de la saison 1, dans les flashbacks, où elle était si brave, si bad-ass, et même encore en début de saison 2, ça fait franchement mal au coeur de la voir comme ça. Et c'est un peu trop moralisateur à mon goût. Certes, elle a participé à un meurtre. Certes elle est censée être la naïve et profondément bonne Blanche Neige, mais celle que l'on a appris à connaître avait plus de nuances... Henry nous a fait son caca nerveux habituel, pas plus passionnant que ça donc, mais la nouvelle dynamique familiale mise en place grâce à l'ajout de Baelfire et la place inédite de Gold, permet momentanément de faire diversion. Quant à la séquence finale entre Regina et Mary Margaret, outre l'émotion qui s'en dégageait, elle m'a paru agréablement rafraîchissante car ni l'une ni l'autre n'a agi comme on s'y attendait. Que la maîtresse d'école rende les armes et limite se suicide, c'était étonnant. Que Regina lui vole illico son coeur m'a surpris. Je ne pensais pas qu'elle irait jusque là. Mais une fois qu'elle l'avait entre les mains, je me suis imaginé qu'elle allait le garder et chercher à le contrôler. Au lieu de ça, nouvelle surprise : elle le lui a rendu. C'est peut-être bancal et facile au fond, pourtant ça m'a plu. 

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// Bilan // Un bel épisode, comme une ode à Regina/The Evil Queen, aussi passionnant que bouleversant.