31 décembre 2012

Deception [Pilot]

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Pilot // Diffusion le 7 janvier sur NBC

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What About ?

 Une jeune détective retourne incognito auprès de la riche famille au sein de laquelle elle a grandi en tant que fille de la gouvernante, pour résoudre le meurtre de l'héritière célèbre qui était autrefois sa meilleure amie...

Who's Who ?

 Créé par Liz Heldens (Boston Public, Friday Night Lights, Mercy Hospital). Réalisé par Peter Horton (Grey's Anatomy, Dirty Sexy Money). Avec Meagan Good (Californication), Victor Garber (Alias, Eli Stone), Tate Donovan (Newport Beach, Damages), Laz Alonso (Breakout Kings, Avatar), Wes Brown (90210, Hart Of Dixie)Katherine LaNasa, Marin Hinkle...

What's More ?

 Le pilote a été commandé par NBC sous le titre Notorious, avant de se transformer plus tard en Infamous, puis la chaîne a finalement opté pour Deception. Le pire des trois, non ?

So What ?

   Après le "succès" surprise de Revenge l'an passé sur ABC, il fallait s'attendre à voir éclore des projets similaires sur les autres chaînes. NBC, qui se cherche toujours une identité et qui touche du coup un peu à tous les genres -du judiciaire, du médical, du musical, du familial, du cop-show, du fantastique, du J.J. Abrams et de la comédie à gogo se partagent l'antenne- s'est donc empressée de développer son soap à elle et a confié cette tâche à Liz Heldens, une scénariste et productrice à qui elle fait confiance depuis qu'elle a largement contribué au succès d'estime de Friday Night Lights. Elle a par la suite créé Mercy et supervisé Love Bites et Prime Suspect. Autant dire que créativement, elle se cherche elle aussi ! Lors de la saison des pilotes 2012, Deception n'a été commandée que très tardivement, mi-février, bien après les autres dramas. Et quand on voit le résultat, on ne peut s'empêcher de penser que tout a été fait dans la précipitation, de l'écriture -bâclée- au choix du casting, où le très bon -Victor Garber- côtoie le très mauvais -pas la peine de les citer, on les oubliera très vite- avec une Meagan Good en héroïne, qui n'est ni bonne ni mauvaise. Elle manque de charisme, c'est certain, mais elle n'est pas franchement aidée par son personnage, qui n'inspire qu'une vague sympathie. C'est une brave fille, cette Joanna, mais qu'a-t-elle de plus ou de moins qu'une autre ? A côté, Emily Thorne passerait pour Patty Hewes !

   Les Bowers, la famille au coeur du récit, semble très loin des Grayson de Revenge. Ils ne donnent pas l'impression d'être des gens biens. Non. Mais ils n'ont pas non plus l'air d'être des pourritures finies. Ils ne semblent même pas avoir l'extravagance des Darling de Dirty Sexy Money. Bref, Deception annonce très vite la couleur : elle n'a pas l'intention d'être juicy ni de s'appuyer sur un quelconque second degré. Elle veut être classe, avec de beaux décors; elle veut séduire la ménagère avec une intrigue policière qui prend beaucoup de place dans ce pilote, sans doute trop; et elle veut paraître intelligente en amorçant en filigrane le thème de la lutte des classes par exemple -une belle illusion dont se berce toujours Revenge d'ailleurs- et tout ça en nous sortant des flashbacks classiques et mal fichus, volontairement flous afin de créer la confusion et donner envie d'en apprendre davantage sur le passé des personnages. Et ça ne marche pas du tout. Ces gens-là ont l'air encore moins intéressants que la fine équipe de Gossip Girl. Qui a tué Vivian et pourquoi ? On s'en contrefiche. 

   Vous voyez le problème du pilote de Deception, pour moi, il est très simple : à aucun moment je n'ai eu le sentiment que la créatice croyait en son histoire et en ses personnages. Cela ressemble à une commande passée pour honorer un contrat, faite sans envie et sans ambition. Le résultat est donc à l'image de l'investissement : nul. J'aimerais dire qu'il y a du potentiel, mais même pas. Les jeux de mots avec le titre de la série vont pleuvoir, mais force est de constater que Deception en est une belle. 

What Chance ?

Contrairement à un Do No Harm, qui na vraiment aucune chance de fonctionner avec une diffusion le jeudi à 22h après le carré comédie flopesque, Deception hérite d'une bonne case, celle de Revolution pendant sa pause, le lundi à 22h. Si celle-ci a été capable d'atteinde régulièrement les 8 millions, c'est surtout grâce à The Voice qui la précédait. Deception n'aura pas ce lead-in et donc ne fera certainement pas de tels scores. Mais si elle parvenait à tourner autour des 5 millions avec un bon taux sur les 18/49 ans, qui sait ce qui pourrait lui arriver...

How ? 


29 décembre 2012

How I Met Your Mother [8x 03 > 8x 12]

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Nannies // Who Wants To Be A Godparent? // The Autumn Of Break-Ups // Splitsville // The Stamp Tramp // Twelve Horny Women // Lobster Crawl // The Over-Correction // The Final Page (Part 1 & 2)

7 820 000 tlsp. // 7 930 000 tlsp. // 7 220 000 tlsp. // 7 950 000 tlsp. // 7 450 000 tlsp. // 8 730 000 tlsp. // 8 260 000 tlsp. // 8 820 000 tlsp. // 8 700 000 tlsp.

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   Sans trop me mouiller, étant donné qu'on le voyait tous venir, j'avais prédis en début de saison que cette 8ème année des aventures de la bande à Barney ne serait pas la dernière. Et plus les semaines ont avancé et plus les résultats d'audience de CBS ont décliné sur l'ensemble de ses soirées, plus il m'a semblé évident que la chaîne allait tout faire pour garder How I Met Your Mother une saison supplémentaire, au moins. C'est désormais chose faite. Craig Thomas et Carter Bays vont donc pouvoir ralentir le rythme- pas qu'ils l'avaient spécialement accéléré en même temps- et délayer encore un peu plus la sauce. A moins qu'ils ne prévoient de nous faire enfin rencontrer la mère à la fin de la saison, lors du mariage de Robin et Barney... Ce serait à mon avis la bonne décision, et mon intuition me dit que cette fois, ils vont oser. Mais... il y aura forcément un "mais", un rebondissement de dernière minutes... Quelque chose ! De quoi nous faire patienter un été de plus et espérer rassembler un maximum de fans de la première et de la dernière heure pour ce qui devrait être, enfin, la dernière saison de la sitcom. En attendant, comme d'habitude, il faudra prendre notre mal en patience et se contenter de ce qu'on nous offre, c'est à dire... pas grand chose parfois.

   Ce début de 8ème saison est comme l'ensemble de la précédente : les bons épisodes succèdent aux mauvais. Ce qui est toujours mieux que la période où ils étaient, à de rares exceptions près, toujours paresseux, pas drôles et forcés. Le souci principal était inévitable : sachant comment allaient se terminer les nouvelles relations de Robin, Ted et Barney, toutes les trois au centre de l'attention, il était extrêmement difficile de se sentir dès lors impliqué. Surtout quand on est face à une Victoria -ennuyeuse, réminiscence d'une saison inaugurale réussie mais trop lointaine- et Nick -transparent, inintéressant, à oublier- et heureusement, les 5ème et 6ème épisodes, The Autumn Of Break-Ups et Splitsville, nous en a débarrassés. Pas de la manière la plus maligne qui soit d'ailleurs, puisqu'ils sont devenus en l'espace d'un seul épisode très différents, avec un semblant de personnalité et de caractère, et avec un sens très prononcé pour la stupidité basique, mais au moins, ils sont partis. Vieux réflexe de scénaristes qui ont déjà sept saisons dans les pattes : il a fallu revenir pour la millième fois sur la relation ambigüe entre Robin et Ted. Au cours de ces mêmes épisodes, on touchait le fond du côté de Barney, qui essayait de draguer grâce à un chien. Lorsqu'un chien est utilisé dans une intrigue au sein d'une comédie, en général, c'est le début de la fin ! Deux épisodes plus tôt, il tentait sa chance avec des nourrices. Ce n'était pas d'une grande originalité, malgré ce que l'on voulait nous faire croire, mais c'était nettement plus amusant. Heureusement qu'il y avait cette nounou anglaise hilarante, cela dit. D'ailleurs, pour le moment, sans faire des miracles, on peut dire que la naissance de l'enfant de Lily et Marshall a globalement inspiré les auteurs. Ce n'est pas fabuleux, ni même original si l'on compare à toutes les autres comédies de potes (ou familiales) qui sont passées par là, mais c'est distrayant dans How I Met. Le coup du "Who Wants To Be A Godparent?" était vraiment pas mal, une manière originale de traiter ce thème récurrent dès lors qu'un bébé entre en scène. Les apparitions du père de Lily sont appréciables également. On a connu des personnages plus drôles, mais il a son petit truc à lui qui passe bien. Un des gimmicks qui me fait rire à tous les coups sinon, c'est les fantasmes de Lily envers Robin. C'et utilisé avec parcimonie, alors ça marche. 

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   Et puis il ya bien sûr eu l'intrigue boulot annuelle de Marshall, qui nous fait passer de mauvais quarts d'heure à chaque fois mais dont les auteurs sont apparemment friands. Cela donne toujours l'impression que le personnage évolue. C'était vrai la première fois, voire la deuxième, mais plus du tout maintenant. Dans le diptyque formé par les épisodes 7 et 8, on assiste donc au retour de Joe Manganiello. La première partie est franchement ronflante, avec un Brad devenu beauf qui nous enchaîne des blagues façon Mon Oncle Charlie. On n'est pas venu pour ça, alors on souffre. Pendant ce temps, on rapproche de nouveau sans faire d'efforts Robin et Barney, à base de concours de clubs de strip-tease pas drôle une seule seconde. On souffre encore. Et je ne me souviens plus précisément de l'intrigue de Ted à ce moment-là, si tant est qu'il en ait eu une, mais ça veut tout dire je crois. La souffrance quoi. Dans la seconde partie, une fois le twist sur Brad révélé, on souffle un peu plus et on souffre un peu moins. Le procès parodique fonctionne bien. Joe Manganiello devient même franchement drôle avec ses pitreries et ses vidéos censées être super hot. Marshall tente tant bien que mal de nous faire décrocher un sourire parallèlement. Il faut dire qu'il ne sera jamais crédible en avocat, quoique Jason Segel fasse. A côté de ça, Twelve Horny Women repose sur des ressorts classiques à base de flashbacks vrais/faux où les membres du gang veulent prouver qu'ils ont eu une jeunesse rebelle. Pas de quoi s'extasier. C'est la réflexion que je me suis faite aussi avec l'épisode suivant, qui remet en scène la construction de l'immeuble de Ted, intrigue que l'on avait totalement oublié pour être franc. Le Ted architecte laisse surtout place au Ted nounou, et là c'est mignon, surtout les flashforwards de fin le montrant avec ses futurs enfants. Et pendant ce temps, le rapprochement Barney/Robin continue, pour le meilleur et surtout pour le pire. 

   The Over-Correction est le premier vrai bon épisode de la saison, et il entre même dans mon top 15 toutes saisons confondues ! On y retrouve le panache des premières années avec un concept original, qui met sur le devant de la scène Patrice. J'adore Patrice, le souffre-douleur de Robin ! Elle s'en prend tellement plein la tronche, tout le temps, sans sourciller. Les vindictes de Robin à son encontre sont légendaires : "Damn It, Patrice!". Bref, tout fonctionne ici. C'est du théâtre de boulevard, mais filmé. Cobie Smulders rayonne. Puis dans le duo suivant, The Final Page, on passe du pire au meilleur. La première partie n'est pas nulle, elle est juste terriblement classique, dans la redite totale. On nous sort un énième "copain de fac" de Lily et Marshall, et le seul intérêt est qu'il soit incarné par Seth Green. Okay, on est content de revoir Oz et Willow ensemble, mais ça s'arrête vraiment là. Cette intrigue en elle-même ne débouche sur rien, si ce n'est un concept de "nemesis" pour chacun des personnages pas très réussi, à part pour Robin justement et la fameuse Patrice. La storyline de Ted et son ancien professeur joué par Peter Gallagher est sans intérêt. Et puis Peter Gallagher, franchement... A part The O.C., il a fait quoi de bien dans sa carrière ? Ne me parlez pas du Lagon Bleu ! Dans la seconde partie, en revanche, tout s'éclaire. Les auteurs nous prennent totalement par surprise, chose à laquelle on n'est plus du tout habitué, et nous révèle que tout ce que l'on a vu pendant trois épisodes faisait partie d'un plan machiavélique mais trop chou de Barney pour récupérer sa dulcinée et lui demander sa main. Tout s'emboîte parfaitement et ça fait vraiment plaisir. Non parce que le couple Patrice/Barney, on n'y croyait évidemment pas du tout, mais on se disait qu'avec lui, de toute façon, tout était possible. Et c'est ainsi que ce moment clé que l'on attendait depuis un moment est devenu magique, ou en tous cas mythique. Et tant pis s'il a fallu pas mal rouler des yeux dans les épisodes précédents ! 

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// Bilan // Je ne peux pas qualifier ce début de saison 8 de How I Met Your Mother de réussi. Trop d'épisodes étaient à la limite du médiocre, avec des guest-stars mal utilisés et des gags paresseux et redondants.  Mais je reconnais que, par deux fois, les auteurs ont réussi à me surprendre et à me plaire. C'est une maigre consolation et ça ne donne aucun indice sur ce qui nous attend pour le reste, mais on sait au moins qu'ils sont encore capables de faire de bonnes choses. On peut donc espérer encore quelques passages mémorables d'ici à la fin de la saison, et de la série !

28 décembre 2012

Fringe [5x 09 & 5x 10]

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Black Blotter // Anomaly XB-6783746

3 120 000 tlsp. // 3 020 000 tlsp.

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   Au risque de me répéter inlassablement, comme le fait d'ailleurs la série trop souvent, cette dernière saison de Fringe n'est pas satisfaisante du point de vue de l'action, mais elle l'est totalement du point de vue l'émotion. Ces deux nouveaux épisodes, qui nous rapprochent de l'assaut final, ne dérogent pas à la règle et nous offrent peu d'avancées au niveau du plan de Walter, mais encore des moments poignants. Je ressors désormais de mes visionnages de Fringe triste. Il y a quelque chose de profondément désespéré en elle qui est communicatif. C'est une ambiance, des couleurs froides, des regards désabusés... une grande mélancolie s'en dégage. En la matière, la scène de l'épisode Black Blotter au cours de laquelle Walter se repasse le film de son bad self était superbe, parfaitement réalisée et habitée par un John Noble au sommet de son art. Le retour du petit Observer de la saison 1 m'a aussi beaucoup touché, car j'ai toujours gardé un souvenir ému de ce personnage et de cet épisode, Inner Child. Je ne m'attendais pas à ce que l'enfant, nommé Michael désormais, prenne une place prépondérante dans les derniers instants de la série, mais l'idée me plait. Je regrette simplement de ne plus retrouver la même intensité dans l'émotion qu'il me procure. Je le trouve un peu trop... vide aujourd'hui. Peut-être parce que les scénaristes se sont reposés sur leurs acquis le concernant. Par exemple, son départ en laissant ses "parents" derrière lui n'était pas émouvant car on manquait d'informations sur leur relation. Qu'a-t-il changé dans leur vie ? Cela aurait mérité un focus plus important.

   Mais il fallait garder du temps pour rendre cet épisode spécial, puisqu'il s'agissait de la bizarrerie délirante annuelle des auteurs. A nouveau, Walter était en proie à des hallucinations après avoir ingéré une substance dont lui seul connait l'existence, et il voyait une fée partout, ainsi que son ancienne assistante, Carla. C'était amusant, mais pas si différent des précédentes tentatives de ce type. Certains passages étaient un peu trop forcés à mon goût, pour le simple plaisir de faire dans l'absurde. On notera quand même qu'à idées visuelles équivalentes, Fringe se débrouille à peu près 10 000 fois mieux que Once Upon A Time... autre série tournée à Vancouver, avec un budget sans doute équivalent aujourd'hui. Enfin je dis ça... Peu importe. Sinon, on va sans doute me dire que je délire, mais j'ai vu dans cet épisode plusieurs hommages à Lost. La petite randonnée dans les bois avaient des airs de la série culte. Il était question d'une île, que Walter voyait magique. Mais on avait aussi une transmission radio, en boucle depuis des années... Bref, encore un épisode très sympathique, très touchant, mais qui fait du surplace.

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   L'épisode suivant, le dernier avant le triptique final, ne parvient pas à faire monter la pression comme il le faudrait. Il n'est pas banal, certes, mais il perd trop de temps à nous montrer Windmark, cet Observer qui devrait logiquement nous effrayer, mais qui nous laisse curieusement de marbre. C'est tout le problème de ces ennemis de toute façon : ils ne sont que sur un seul registre, qui n'en est lui-même pas vraiment un. Ils sont ennuyeux et ils ne font pas peur. Si le problème de cette saison ne devait se résumer qu'à une seule chose, ce serait à ça, bien avant un certain manque d'ambition et une utilisation des personnages hasardeuse. Encore une fois, Olivia et Peter ne servent que d'accessoires scénaristiques. Je ne parle même pas d'Astrid, dont le rôle ne se résume plus qu'à se faire désigner par Walter par un autre prénom que le sien. Un gimmick qui n'est plus vraiment drôle 5 ans plus tard, et qui n'honore pas franchement le personnage. Il n'y a que Walter finalement qui parvient, dans tous les épisodes, à être utile, brillant, inquiétant parfois... On sent que les auteurs aiment par dessus tout écrire pour lui, John Noble les inspire énormément. Et nous, on l'aime tellement ! De toute façon, cet épisode était celui de Michael, même s'il n'a encore pas fait preuve d'une grande vivacité, et surtout de Nina ! Lors de sa précédente apparition un peu plus tôt dans la saison, je pensais qu'on lui faisait nos adieux. C'est finalement dans cet épisode qu'ils ont lieu et d'une façon bien plus satisfaisante. Dire que j'ai été bouleversé ne serait pas assez fort. Nina n'a jamais été un personnage central, et j'ai souvent regretté qu'elle soit si peu utilisée, mais, au moins, cela lui a permis de toujours garder la même aura. Sa mort était à la hauteur du personnage : classe. Tout son speech face à Windmark, comparant les Observers à de vulgaires animaux, était grandiose. Blair Brown a parfaitement retranscris ce mélange complexe et paradoxal de résignation et de détermination chez Nina, prête à donner sa vie pour aider la Division Fringe et, peut-être, sauver le monde. Sa connexion avec Michael était aussi un moment très fort. C'est d'ailleurs avec elle, et seulement avec elle, qu'il a fait preuve d'humanité. Ma foi, c'était très beau. Quant à la révélation finale sur September, elle était inattendue et intéressante. Mais de là à relancer l'intérêt pour la phase finale, je ne suis pas sûr...

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// Bilan // Pour cette dernière saison, Fringe n'est plus une série de science-fiction avec du coeur, mais un drama avec des touches de science-fiction. Ce que l'on aimait auparavant, c'était sa capacité à équilibrer les deux. Pourquoi avoir fait ce choix ? Peut-être parce que les personnages comptent bien plus que le voyage, et que ce qui restera de la série dans quelques années, quand on s'en souviendra avec émotion, ce sera Walter, Olivia et Peter. Pas les Observers, pas David Robert Jones, pas le Cortexiphan... pas en premier lieu en tout cas. Alors je me prépare à un final bouleversant, mais qui ne sera pas nécessairement à couper le souffle. C'est dans les larmes que toute cette histoire s'achèvera.

26 décembre 2012

The Walking Dead [3x 01 > 3x 08]

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Seed // Sick // Walk With Me // Killer Within // Say The Word // Hounded // When The Dead Come Knocking // Made To Suffer

10 870 000 tlsp. // 9 550 000 tlsp. // 10 510 000 tlsp. // 9 270 000 tlsp. // 10 370 000 tlsp. // 9 210 000 tlsp. // 10 430 000 tlsp. // 10 480 000 tlsp.

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   L'époque où The Walking Dead était surrestimée et où son succès, insolent, était immérité, est révolue. Depuis le départ de Frank Darabont au milieu de la saison 2, ce n'est plus tout à fait la même série et ses audiences se sont envolées. Rarement un gros départ sur un show de cet envergure n'aura été si positif. Glen Mazzara, son remplaçant, a su trouver le ton juste et le rythme parfait pour raconter cette histoire de survivants et de zombies, où l'homme est un loup pour l'homme. La mauvaise nouvelle, c'est qu'il ne fera plus partie de l'équipe dès la saison 4, car AMC est un loup pour les showrunners. Les dialogues sont encore trop peu soignés à mon goût, mais ils sont en même temps moins nombreux. Une manière efficace de régler le problème. Et les séquences de massacre m'ennuient encore parfois car elles se ressemblent toutes, ce qui n'empêche pas la réalisation d'être inspirée, voire virtuose, et ultra-référencée. Mais si je n'y trouve pas mon compte, c'est parce que les zombies ne m'intéressent pas le moins du monde. Je ne suis pas venu pour ça. Les amateurs de "walkers" en ont pour leur argent, et c'est la moindre des choses puisque c'était la promesse de départ, et à peu près tout ce qu'elle réussissait au début d'ailleurs. Et c'est tout ce que je reprocherai à cette première partie de saison 3, passionnante et on ne peut plus divertissante ! Plus profonde aussi, à mesure que la douleur et le désespoir s'accentuent... 

   Ce qui a réussi en premier lieu à ces huit épisodes, c'est le changement de décor. La ferme où l'on étouffait, malgré les grands espaces qui l'entouraient, a été troquée contre une prison sale et abandonnée, qu'il a d'abord fallu désinfester avant de se l'approprier. Le symbole est fort : nos héros sont prisonniers du Monde, où qu'ils aillent, mais c'est dans cet endroit clos, entouré de barbelés, qu'ils sont les plus libres. A cet endroit, qui devient peu à peu familier et curieusement rassurant, s'ajoute quelques virées sur les routes et dans les villages alentours, toujours très (at)tendues, qui permettent à plusieurs protagonistes de se frôler, sans jamais se découvrir ou se retrouver. Puis on nous invite à explorer un deuxième univers parallèle, qui paraitrait presque paradisiaque à côté, celui du petit village colonial de Woodbury où l'ordre règne grâce à l'autorité suprême, l'intrigant Gouverneur, qui n'aura de cesse de fasciner. Le troisième épisode, qui lui est entièrement dévolu, est absolument parfait. La saison trouve ainsi son équilibre entre ces deux décors opposés, et ces deux groupes amenés, à terme, à violemment s'affronter. La pression monte d'épisode en épisode, au fur et à mesure que les enjeux se font plus précis, et Made To Suffer, le mid-season finale, est le point d'orgue qui annonce une suite encore plus terrifiante et impitoyable maintenant que la guerre froide entre les deux camps a laissé place à une bataille sans merci. 

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   De nouvelles pertes viennent endeuillées nos survivants, après celle de Shane, inévitable, et celle de Dale, regrettable. Mais l'on constate que le concept de la série est plus fort que les personnages -ce qui n'est pas très étonnant vu le temps qu'ils ont mis à devenir attachants- puisque personne ne manque vraiment une fois qu'ils disparaissent. Dans le cas de T.Dog, ce n'est pas du tout une surprise. On se demandait déjà comment il avait pu arriver jusque là ! Il a été inexistant pendant les deux premières saisons, et les auteurs n'ont même pas jugé bon de lui offrir une belle sortie. Il meurt, et personne ne semble s'en soucier. Il faut dire qu'il a mal choisi son moment... La presque perte de Hershel était troublante, car on ne s'attendait pas à tant vouloir qu'il reste en vie. La disparition momentanée de Carole m'a agréablement inquiété. Depuis qu'elle n'est plus une veuve éplorée ou une mère dépressive, elle a gagné toute ma sympathie. Et puis on lui doit indirectement le plus gros fou rire -enfin le seul- de ce début de saison : lorsqu'on lui dit qu'elle ressemble à une lesbienne, parce qu'elle a les cheveux courts ! Ah ah. Bien évidemment, la seule mort qui nous a véritablement importé, c'est celle de Lori. Elle était aussi inattendue que choquante ! Tout à coup, la série nous a enfin offert de vrais grands moments d'émotion. Beaucoup de téléspectateurs détestaient Lori -sentiment que je n'ai jamais vraiment partagé- mais tous ont été touchés par sa mort, preuve qu'elle n'était pas si dispensable. On ne regrettera pas le jeu approximatif de Sarah Wayne Callies en revanche. Ce décès est en tout cas la meilleure chose qui pouvait arriver à Rick et Carl d'un point de vue scénaristique. Ils ont beaucoup évolué depuis le début de la série, mais cet événement traumatique les changera à jamais. Et, pour l'heure, cela est synonyme de folie pour Rick, qui bascule à pieds joints dedans grâce à un Andrew Lincoln étonnamment bon; et de maturité pour Carl, qui n'a plus d'autre choix que de grandir en vitesse accélérée. Ses agissements dans le 8ème épisode sont d'ailleurs impressionnants et permettent d'introduire très efficacement un nouveau groupe de personnages emmené par un certain Tyreese, bien connu des lecteurs du comic-book, qui fait forte impression dès son arrivée. 

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   Outre ce dernier, que l'on apprendra à connaître dans la deuxième partie de la saison, le casting s'est élargi et bonnifié grâce à Michonne. Cette put*** de bad ass de Michonne ! Pour le coup, ses scènes de massacre à elle je les ai adorées. Les tronches qu'elle tire à longueur de temps sont merveilleuses. C'est quand elle est seule d'ailleurs qu'elle est la plus convaincante. Dès qu'Andrea est dans les parages, ça se gâte un peu. Pourtant, j'adore Andrea depuis le début et je continue de la soutenir malgré ses choix hasardeux mais néanmoins compréhensibles, mais elle aussi je la préfère seule, ou avec le Gouverneur, mais pas associée à Michonne. Je ne sais pas ce qui s'est passé les concernant, leur duo semblait prometteur, mais ça n'a pas fonctionné. Partie remise ? Et le Gouverneur, donc. Avant de le découvrir, j'avais lu un peu partout qu'il s'agissait d'un personnage plus détestable que détestable, absolument atroce, donc j'ai forcément été déçu de découvrir un homme charmeur, clairement malsain, certes, mais pas en surface. Je m'attendais à tout moment à ce qu'une séquence affreuse dévoile son vrai visage, mais les auteurs ont préféré une approche disons... progressive. Ca commence par des aquariums remplis de têtes vivantes, puis par son goût prononcé pour les combats humains Vs. zombies, afin d'amuser son peuple en délire et assouvrir ses plus bas instincts; il a même failli violer Maggie et j'ai presque été déçu qu'il ne passe pas à l'acte; mais ce n'est que lorsque que l'on découvre son secret que tout fait sens, et ce n'est que lorsque Michonne massacre sa petite fille, passée de l'autre côté du monde, que l'on comprend que c'est à partir de maintenant qu'il va devenir plus détestable que détestable, et absolument atroce. Et c'est diablement excitant ! J'ai trouvé ça très malin et très fin de la part des auteurs de nous le faire découvrir de cette manière. Et j'ai été sincèrement ému par sa dernière scène avec sa fille. Elle était bouleversante. Je la garderai toujours en tête, je pense, quoiqu'il fasse par la suite. Pas que cela doive l'excuser de quoi que ce soit, bien entendu... David Morrissey est un excellent acteur, et il a ici toute la largesse qu'il lui faut pour s'exprimer. On regrettera quand même son peu de ressemblance avec le véritable Gouverneur des Comics, mais maintenant qu'il a perdu un oeil, la transformation peut commencer. 

   Cette saison a aussi marqué le retour de Merle sur le devant de la scène, en bras droit du Gouverneur. Pour le coup, tout est à gerber chez lui, et c'est un personnage que l'on prend un pied fou à détester. Pour autant, je trouve presque dommage d'avoir achevé cette première partie sur son affrontement avec son frère. Certes, c'est quelque chose que l'on attendait depuis un moment et on était loin d'imaginer que ça se passerait de la sorte, devant la clameur de la foule et face à une Andrea horrifiée, mais je ne trouve pas cela assez fort. On n'avait de toute façon pas besoin d'un cliffhanger énorme pour revenir, mais ce n'est pas le climax que j'espérais. Qu va gagner ? Daryl ou Merle ? Dans The Walking Dead, tout est possible alors je préfère éviter de faire un pronostic. Mais il est certain que sur le long terme, Daryl sera plus intéressant que Merle. D'autant qu'une histoire semble se tramer entre Carole et lui. Ce serait dommage de ne pas l'exploiter. Il reste si peu d'amour dans cette série... Maggie et Glenn sont toujours trop mignons, mais un couple plus âgé serait le bienvenue aussi. Et oui, je ne suis pas venu pour les zombies, mais je suis venu pour la psychologie de personnages plongés dans un univers post-apocalyptique. L'amour est un sentiment qui a plus que jamais sa place dans la série. 

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// Bilan // En l'espace de deux demi-saisons, The Walking Dead s'est muée en une très grande série et ses audiences correspondent désormais à sa qualité. Je suis le premier à être surpris par le plaisir que j'ai pris à suivre ces huit premiers épisodes, qui sont toujours passés à une vitesse hallucinante. La suite s'annonce tout aussi excellente !

24 décembre 2012

1600 Penn [Pilot]

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Putting Out Fires (Series Premiere) // 6 880 000 tlsp.

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What About ?

Une famille dysfonctionnelle réside à l'adresse la plus connue du pays : 1600 Pennsylvanie Avenue, celle de la Maison Blanche. Le fils ainé, jusqu’alors déjanté, revient au bercail métamorphosé. Non seulement il est devenu la personne la plus fiable, mais il est désormais celui qui cimente les relations au sein du clan... (AlloCiné)

Who's Who ?

Créé par Josh Gad et Jon LovettRéalisé par Jason Winer (Modern Family). Avec Bill Pullman (Independence Day, Lost Highway, Torchwood), Jenna Elfman (Dharma & Greg, Parents par accident, Damages), Martha MacIsaac (Greek), Josh GadAndre HollandAmara Miller...

What's More ?

Brittany Snow (Mes plus belles années, Nip/Tuck, Hairspray, Harry's Law) avait été la première castée sur le projet pour incarner la fille de la famille mais, lors de la "table read", son alchimie avec les autres membres du casting n'a pas été jugée suffisante. Elle a été remerciée et remplacée par Martha MacIsaac. 

So What ?

    L'idée d'une comédie familiale se déroulant à la Maison Blanche me plaisait bien. Ce n'était pas complètement nouveau, mais presque, et après Parks And Recreation ou Spin City, c'était la suite logique ! Le fait que Bill Pullman revienne à la fameuse adresse pour la première fois depuis Independance Day me séduisait aussi. C'est un bon acteur, charismatique, mais la comédie n'est peut-être pas le genre qui lui sied le mieux. Surtout quand il se retrouve avec un personnage mal défini sur les bras. Son président n'est pas incompétent, mais un peu quand même. Il est plus embarrassant qu'autre chose en fait, mais pas autant que son fils ! Josh Gad, qui est aussi le co-créateur de la série, s'est fait plaisir en s'offrant le rôle principal, mais il aurait sans doute été plus malin de n'en faire qu'un personnage dans un ensemble, pas un héros. Il aurait pu être marrant, si on ne le voyait pas autant. Il aurait même pu être touchant, s'il n'en faisait pas des tonnes. Moins de Skip dans les prochains épisodes pourrait être synonyme de hausse qualitative... Je suis toujours pour retrouver Jenna Elfman sur le petit écran, même si elle se rate à chaque fois. Après avoir été une femme active en mal d'amour dans Alex Rose et Accidentally On Purpose, la voilà Première Dame. Il y a du progrès. Cela dit, je ne comprends pas pourquoi elle s'obstine sur cette voie : dans une dramédie ou un drama, elle pourrait tout à fait faire l'affaire. Son passage dans Damages n'était pas mémorable, mais elle n'y était pas du tout ridicule. Ici, elle est fidèle à elle-même : amusante et énergique, mais pas assez pour relever le niveau. Ses scènes avec sa belle-fille sont les plus réussies du pilote, faute de mieux. Les deux autres enfants sont malheureusement très peu présents, mais j'ai bien aimé le fait que la petite, malgré son jeune âge, s'assume comme lesbienne. Ce qui n'est qu'une petite réplique surprenante ici pourrait devenir un gimmick voire une intrigue intéressante par la suite. Le fait que le réalisateur du pilote de Modern Family soit aux commandes me rassurait. Et il est vrai que visuellement, c'est une single-camera de qualité. Les explosions sont bien fichues, par exemple. Et la plupart des plans, sans être incroyables, sont plus recherchés que la moyenne. Mais le manque de rythme vient de l'écriture, et il n'a rien pu faire pour sauver le tout. Josh Gad et Jon Lovett n'ont à mon avis pas trouvé le bon angle d'attaque pour lancer la série. Passer par le retour de Skip à la Maison, pourquoi pas; mais miser à ce point sur lui, comme je l'ai déjà dit, ce n'était pas une bonne idée. Mais j'ai quand même de l'espoir pour les prochains épisodes. Le potentiel est là, il faut maintenant trouver comment l'exploiter au mieux.

   En gros, je voulais aimer 1600 Penn, je pensais vraiment que ce serait le cas, et je ne l'ai trouvé, à mon grand désespoir, que passable, ce pilote. Mais cette comédie possède des atouts indéniables, à commencer par son casting, et avec un peu d'efforts, elle peut grandement s'améliorer. Ce n'est certainement pas ce que j'ai vu de plus mauvais cette année !

What Chance ?

Si même avec un lead-in comme la finale de The Voice1600 Penn n'a réussi qu'à atteindre péniblement 6,8 millions de curieux pour son pilote, derrière The Office, elle devrait rapidement faire d'aussi mauvais scores que 30 RockParks & Recreation et compagnie... 

How ? 


23 décembre 2012

Dexter [7x 11 & 7x 12]

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Do You See What I See? // Surprise, Motherfucker! (Season Finale)

2 600 000 tlsp. // 2 750 000 tlsp.

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   Et voilà. La saison 7 de Dexter est finie et je lui trouve bien plus de défauts que de qualités. Est-elle meilleure que la précédente ? Oui. Et que celle d'avant, la 5ème ? Oui ! Elle n'atteint en revanche pas le niveau des quatre premières, même la 3ème, qui était ratée à bien des niveaux, était globalement plus soignée. Mais ce qui m'a frappé, c'est que cette saison a énormément fait écho à la 2ème, comme si la plupart des événements qui s'étaient déroulés des saisons 3 à 7 n'avaient pas existé, à l'exception bien sûr du cliffhanger de la 6ème. C'est dire à quel point la série s'est éloignée de sa trajectoire avec le temps, perdant peu à peu ce qui était fascinant chez elle et son héros, mais il fallait bien qu'elle évolue, que Dexter évolue... De toute façon, le meilleur de cette dernière année vient de tout ce qui a découlé de la découverte de Debra. Les premiers épisodes étaient réussis parce que la confrontation entre le frère et la soeur, et les réactions de cette dernière, était crédible, logique, parfaitement menée. Tout ce qui a été admirablement bâti a ensuite été détruit par l'arrivée de Hannah, qui était une fausse bonne idée, surtout quand on voit comment elle s'est terminée. Les fans de Chuck étaient contents de retrouver Yvonne Strahovski. Et ça s'arrête là. Youhou. La mafia Russe, elle aussi, nous a pas mal gâché le plaisir, tout en nous donnant de temps en temps des espoirs de mieux, systématiquement déçus. C'était du remplissage, au même titre que l'intrigue de Quinn qui a été purement et simplement inutile de bout en bout et qui s'est achevée dans la même indifférence qu'elle avait commencé. Les scénaristes ont visiblement décidé d'unir deux des personnages les plus inutiles du moment dans la saison 8 : Quinn et Jamie. Cela ne plaira pas du tout à Batista et l'on se coltinera des scènes ennuyeuses à souhait pour nous punir d'avoir eu la patience d'attendre tout ce temps le dénouement de la série... Motherfuckers!

   Dans Do You See What I See?, je retiens pas mal de choses positives avec du recul, à commencer par l'affrontement entre Debra et Hannah. Il n'était pas d'une grande intensité, mais les enjeux étaient suffisants pour que l'on retienne notre souffle. Hannah a-t-elle empoisonné Debra afin de se débarrasser de sa principale rivale, celle qui l'empêche d'atteindre la plénitude, ou Debra s'est-elle elle-même empoisonnée pour éloigner Hannah de Dexter une bonne fois pour toutes en semant chez lui un doute inévitable et invivable ? Qui croire ? La petite nouvelle s'est montrée très convaincante face à Dexter lorsqu'il a fallu qu'elle se défende. En assurant que si ça avait été elle, elle n'aurait pas raté son coup, elle marquait assurément un point ! Si bien que j'étais parti dans l'idée que Deb s'était bel et bien infligée cela à elle-même et je trouvais ça très malin de sa part, très fort. Ca l'était sans doute trop pour les auteurs, qui ont préféré en faire une belle poire une fois de plus. Hannah était la coupable et Debra, encore une fois, la victime. Les cliffhangers de l'épisode étaient très bons, eux aussi, donnant l'impression que, peut-être, le final serait à la hauteur... à la hauteur de quoi d'ailleurs ? A la hauteur de nos désormais faibles attentes je suppose. Et c'était effectivement une vraie surprise que Dexter livre Hannah à la police. A la fois parce que le personnage ne nous a plus tellement habitué à faire preuve d'intelligence, mais aussi parce que l'on sentait depuis un moment que les scénaristes avaient visiblement l'intention de garder la nouvelle femme de sa vie plus longtemps dans le tableau, au-delà de cette saison. Ce qui sera peut-être le cas quand même, d'ailleurs... Bien joué sur ce coup-là en tout cas ! Malgré tout, quelque chose me chagrine : était-ce une si bonne stratégie que cela de trahir Hannah alors que, aussi amoureuse soit-elle, elle pouvait dénoncer son bien-aimé en prison pour se venger ? J'ai l'impression d'un gros décalage entre l'image de grand amour que l'équipe de la série veut renvoyer de ce couple et celle que l'on en a vraiment. Comme si les auteurs avaient en fait une trop haute opinion de Hannah. Pour moi, elle serait parfaitement du genre à dénoncer celui qui l'a trahi parce qu'elle est profondément mauvaise... 

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    L'autre "surprise" de l'épisode 11, c'est la découverte du plan de LaGuerta, qui a intentionnellement fait sortir de prison Estrada afin de tendre un piège à Dexter, piège dans lequel il est tombé à pieds joints puisqu'il a perdu son cerveau quelque part, il y a quelques années... En fait, je m'y attendais totalement, la coincidence du retour de ce personnage à ce moment précis étant trop grosse, même pour les auteurs de la série. Cela n'en reste pas moins une excellente idée, qui redonne en plus à LaGuerta une certaine aura. Dans le final, le bien mal nommé Surprise, Motherfucker!, disons que les facilités se sont accumulées, rendant la latina un peu moins fine que prévu. Elle est tombée à son tour dans le piège de Dexter, elle n'a pas pris la peine d'amener du renfort avec elle alors qu'elle savait maintenant de quoi son opposant était capable... bref, elle a eu la fin qu'elle méritait ! J'ai trouvé le jeu de Lauren Vèlez très exagéré dans cet épisode, rarement inspiré, mais le personnage a quand même marqué pas mal de points et j'ai eu un pincement au coeur lorsqu'elle a été abattue de sang froid... par Debra ! D'ailleurs, un peu plus tôt dans l'épisode, la confrontation entre Deb et LaGuerta était très intense, peut-être même le moment le plus fort de ce final avant même la fin. Jennifer Carpenter a encore assuré, comme tout le reste de la saison. On ne le dira jamais assez ! Les flashbacks perruqués avec Doakes se sont révélés très inutiles, aussi ennuyeux que peu significatifs. Cela m'a quand même permis de me souvenir qu'il y avait quelque chose de profondément ridicule chez Doakes qui ne m'a vraiment pas manqué les saisons suivantes.

   L'implication de Matthews dans toute cette affaire est encore un peu floue. Je n'ai pas bien compris s'il avait agi dans l'intérêt de LaGuerta ou non, mais je suppose qu'il n'a pas dit son dernier mot maintenant qu'elle a disparu. Lui sait, et il est bien le seul au Miami Metro, même s'il n'y travaille plus techniquement. Non parce que la grosse déception de ce final, elle est là : on revient à la case départ, enfin celle sur laquelle la saison 6 nous avait laissé. Debra sait, et puis c'est tout. Les dangers sont peu nombreux, hormis Matthews, à qui Dex peut très bien régler son compte très vite, et la mort forcément suspecte de LaGuerta, qui va tarauder Batista. Ce qui va être intéressant, c'est évidemment la réaction de Debra face à ce qu'elle a fait. Elle va se sentir très mal au départ, bien entendu, mais ne va-t-elle pas finir par accepter cette nouvelle partie d'elle-même, ce nouveau... dark passenger ? A ce stade, voilà comment j'imagine la fin de la série : Dexter va mourir et elle va prendre le relais de ses meurtres, tout en bossant tranquillement au Miami Metro. Et ce ne sera pas Harry qui viendra infester son esprit, mais ce très cher Dexter bien entendu. C'est une fin qui pourrait me satisfaire... Je continue quand même de penser que la saison 7 aurait dû se terminer par un Dexter tuant Debra !

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// Bilan // Au milieu du chaos qu'est devenu Dexter ces dernières années, cette saison 7, moins mauvaise que les précédentes, fait office de lueur d'espoir : et si la 8ème et ultime saison était du niveau de la première ? Il suffirait pour ça de pas nous sortir un nouveau "serial killer de l'année", qui ne ferait que nous détourner de l'essentiel, et pas forcément avec originalité, de tout oser, de soigner les détails autant que les dialogues, et de donner enfin un rôle crucial à jouer aux personnages secondaires... Utopique ? 

22 décembre 2012

Tueurs En Séries [Best-Of 2012]

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 Les tops, les flops, les annulations, les élections, les musicales... tout ce qui s'est passé en 2012 sur la planète séries !

 

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20 décembre 2012

Grey's Anatomy [9x 09]

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Run, Baby, Run  // 8 170 000 tlsp.

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   Le mariage dans Grey’s Anatomy, c’est toujours très compliqué. J’avais de gros doutes quant à la capacité de Shonda Rhimes de se renouveler sur ce coup-là. Un large éventail de situations a déjà été exploité entre la mariée qui ne se pointe pas –le classique qui marche toujours-, l’engagement via post-it –le plus original à n’en pas douter !-, le mariage qui n’est pas légal mais qui se déroule comme sur des roulettes –nos très chères Callie et Arizona- ou encore le mariage sur un coup de tête parce que la mort n’est pas loin. Celui de Bailey ne s’annonçait pas très excitant, étant donné que le marié ne nous intéresse pas le moins du monde et que l’heureuse élue était encore moins excitée que nous par l’événement à venir ! Mais, finalement, les auteurs en ont fait une très belle histoire dans cet épisode, très drôle au départ –avec cette histoire de demoiselle d’honneur- et de plus en plus émouvante au fur et à mesure que le doute s’insinuait dans l’esprit de la mariée, jusqu’à la surprise finale, permettant d’éviter la redite. Certes, Bailey ne se pointe pas à son mariage, mais ce n’est pas tout à fait de sa faute et la mort probable d’Adele devrait changer ses perspectives. Elle aura deux choix : soit se dire que le mariage, c’est quand même un engagement magnifique, peu importe qu’il soit le premier, le deuxième ou le neuvième, et elle rejoindra donc son cher et tendre in extremis –j’entends déjà Richard lui faire un long discours les trémolos dans la voix- ; soit elle considérera que Ben n’est pas son Adele, et elle arrêtera là leur relation. J’ai évidemment une grosse préférence pour la deuxième solution, qui me semblerait à la fois la plus honnête et la plus évidente, afin de se débarrasser d’un personnage qui est franchement de trop même en n’apparaissant jamais.

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   Pendant ce temps-là, Cristina et Owen se sont avoués qu’ils avaient encore des sentiments l’un pour l’autre –c’est en tout cas comme cela que je traduis leur assaut sauvage de la fin de l’épisode- et que leur mariage pouvait être sauvé, s’il n’y avait pas ce procès. Se dirige-t-on vers un vrai divorce, un « faux » divorce ou l’annulation du divorce ? Je suis toujours très partagé. J’aimerais que ces deux-là se séparent une bonne fois pour toutes, par principe, parce que les valses hésitations ont trop duré, mais lorsqu’ils sont ensemble, l’alchimie est tellement évidente… Je crois que les scénaristes eux-mêmes n’arrivent pas à se résoudre à leur rupture. Il va pourtant falloir se décider… Aux anciens couples, de nouveaux en gestation viennent s’ajouter grâce aux internes, qui prennent de plus en plus de place pour mon plus grand plaisir. Associée à Jackson, Stephanie marque des points supplémentaires (en plus d’être absolument magnifique en tenue de soirée, les cheveux lissés). J’aime déjà leur possible couple. La timidité de la jeune fille face à lui est touchante. Et du coup, je n’ai plus du tout envie qu’il renoue avec April. J’ai malheureusement l’impression que ça ne va pas être si simple que ça. Et elle ne tombera sûrement pas dans les bras de Shane. Ils ne vont pas ensemble, je trouve, et ce serait un peu too much en plus de caser tous les internes dès maintenant. Parce qu’à côté de ça, bien entendu, le rapprochement de Jo et Alex se concrétise. Je n’en attends qu’une chose : qu’une analogie soit faite entre la petite nouvelle et Izzie. Au-delà de ça, étant donné que je ne veux pas le bonheur d’Alex…

   La nouvelle petite altercation entre Arizona et Callie était anecdotique et pas très finement amenée, mais c’était intéressant d’évoquer son sentiment de féminité perdue. C’était également important de la mettre face à l’image qu’elle renvoie maintenant, plusieurs mois après son amputation. Elle avait tous les droits d’être en colère au départ, et aigri, voire même méchante, mais aujourd’hui, elle doit vivre avec cette nouvelle donnée et prendre soin de son couple et de sa famille, comme avant. Je suppose que le retour du sexe est la prochaine étape dans sa guérison. Enfin, la sœur de Derek, Lizzie, après une courte apparition à l’épisode précédent, a dévoilé tout son potentiel. En plus, j'avais l'impression de retrouver la Neve Campbell de La Vie à Cinq ! Joie. Au-delà de sa personnalité affirmée, elle a fait preuve d’une perspicacité et d’une franchise rafraichissantes, qui devraient amener notre héroïne vers le craquage tant attendu au sujet de la mort de sa propre sœur. A terme, Meredith devrait trouver chez les Shepherd la famille qu’elle n’a jamais eue. J’imagine déjà un épisode spécial où elle organiserait un grand dîner avec tout le monde, pourquoi pas pour annoncer sa grossesse par la même occasion. Ce serait une nouvelle preuve de son évolution, de son chemin vers la sérénité.

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// Bilan // Encore un épisode solide de Grey's Anatomy, drôle et touchant, qui évite les écueils de son énième intrigue de mariage, pour offrir quelque chose de différent, de sincère, de profondément humain.

18 décembre 2012

The Vampire Diaries [4x 08 & 4x 09]

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We'll Always Have Bourbon Street // O Come, All Ye Faithful

2 420 000 tlsp. // 2 810 000 tlsp.

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    Depuis ses débuts, The Vampire Diaries a toujours assez bien réussi ses épisodes flashback, même si certains ont été plus mémorables que d'autres. We'll always have Bourbon Street ne déroge pas à la règle, mais ne s'inscrit pas tout à fait dans la même lignée car les retours dans le passé sont à peu près les seules scènes intéressantes de l'épisode et ne suffisent pas entièrement à le sauver. Les échos entre passé et présent sont trop légers. On se contente basiquement de nous montrer  que Damon a déjà été victime, autrefois, d'un sire bond. Ce qui est cocasse d'ailleurs puisque l'on nous précise que ça n'arrive  que très très rarement, genre presque jamais quoi. Sauf que ça lui arrive à lui deux fois en 70 ans ! Bref, on nous entraîne  au cours de cet épisode dans les années 40 à la Nouvelle Orléans. L'occasion de revoir Lexie, qu'on aime vraiment bien; de faire la connaissance d'une certaine Charlotte, que l'on ne reverra sans doute jamais, mais qui nous aura bien fait marrer tant son comportement était extrême, et j'ai d'ailleurs envie de le voir comme une allégorie des fans débiles de Ian Somerhalder qui le suivent partout, mais je crois que je surinterpréte là; de constater une nouvelle fois après Californication que le jeu de Madeleine Zima n'a pas évolué depuis qu'elle avait 5 ans dans Une Nounou d'enfer, mais elle était en même temps parfaite pour ce rôle-ci; de constater qu'autrefois, Stefan a eu de l'humour, et même presque autant que son cher frère, on a tendance à l'oublier; et que boooo Damon était cruel, mais wouuuaaah il a quand même un grand coeur et il est prêt à tout pour protéger son "baby brother". Oui, toutes ces scènes étaient cools, mais elles n'ont rien apporté à la relation entre les frères Salvatore. On n'a rien appris que l'on ne savait pas déjà. Seul point rassurant dans tout ça : la mauvaise idée des auteurs quant au sire bond est tempérée par la "révélation" que les sentiments d'Elena à l'égard de Damon sont malgré tout sincères. On s'en doutait bien. Toujours est-il qu'elle n'aurait sûrement pas sauter le pas sans cela, et que tant que le charme ne sera pas rompu, toutes les scènes du couple auront un goût amer, qu'ils soient ensemble ou séparés. Le dilemme de Damon reste néanmoins intéressant, d'autant qu'il n'hésite pas à embarquer Elena avec lui en étant franc. Il l'est beaucoup moins avec Stefan, qui est toujours aussi naïf 10 000 ans plus tard !

    Je me prends à rêver parfois de toute une saison qui se déroulerait quelque part dans l'histoire des Salvatore, loin de Mystic Falls, d'Elena et des autres. C'est impossible, ça ne se fera jamais pour des tas de raisons, mais avouez que ça aurait de la gueule... Parce qu'à côté de ça, on s'ennuie ferme avec certains personnages. Je pense à Bonnie bien entendu, qui n'existe toujours pas, dans l'ombre de son Shane, lequel ne parvient encore pas à susciter l'intérêt, malgré les efforts fournis puisqu'à chaque épisode, on en apprend un tout petit plus sur son plan et les raisons qui le poussent à agir de la sorte. Si bien qu'on a l'impression qu'il va rester un petit moment dans le coin, plus de temps que je ne l'avais imaginé en tout cas. On peut le prendre comme une bonne nouvelle : il lui reste de quoi faire ses preuves du coup. Mais s'il ne devient jamais charismatique et inquiétant, ça promet ! Pour l'instant, si l'on se dirige vers un affrontement Shane Vs. Klaus avec les Salvatore en arbitres, on ne donne pas cher de la peau du nouveau venu, et c'est un problème pour se sentir impliqué dans toutes ces histoires (inutilement) compliquées...

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   ... car ce que réussit assez bien l'épisode suivant, O Come, All Ye Faithful, c'est de nous embrouiller l'esprit pour pas grand chose. Et ça marche ! On se prend au jeu. Il faut dire qu'au niveau de l'ambiance d'abord, les scénaristes et le réalisateur ont fait très fort. Le fait que ce soit la période de noël est tout à fait anecdotique pour les intrigues, mais la fête est partout dans les décors (les illuminations, la neige) et dans les musiques choisies (des chants traditionnels revisités façon pop), en total contradiction avec les agissements absolument terribles de Klaus. Elles étaients classes, ses scènes de fin d'épisode. Sanglantes et choquantes. Je ne tenais pas particulièrement à la mère de Tyler, mais ça m'a quand même fait un pincement au coeur quand elle a trépassé. De toute façon, bientôt, plus aucun parent des héros ne sera vivant. Ils n'auront plus de famille. A part la mère de Caroline qui tient bon et à qui on est attaché. Sa mort pourrait paraitre sans importance, puisqu'elle ne changera bien évidemment pas le cours de la série, mais à court terme, elle permettra de rendre le combat de Tyler encore plus fort. Maintenant qu'il est chef de meute, le personnage gagne en puissance et en envergure, mais le problème est le même qu'avec Shane : Klaus est largement plus fort ! Tout ce qui peut rendre Tyler encore plus dur est donc bon à prendre. Ah, il était temps que cette affaire avec les hybrides mènent quelque part. Sur le coup, je n'ai pas compris grand chose de ce qui se passait, mais après y avoir réfléchi c'est clair comme de l'eau de roche : Hayley est allée cafeter à Klaus le plan de Tyler, en bonne traîtresse qu'elle est; Klaus a alors voulu se venger en tuant ses hybrides, qui l'ont trahi et qui sont désormais inutiles pour lui; il en a remis une couche avec Mrs. Lockwood pour bien le rendre vénère... et Shane... ah ben Shane on ne comprend toujours pas très bien où il veut en venir en fait. Mais ça viendra... Et puis il a forcément un lien avec ce Silas dont on nous parle de plus en plus.

   Pendant ce temps-là, Stefan était à claquer. Quoi, il n'avait pas encore compris que Damon et Elena allait finir par coucher ensemble tôt ou tard ? Son coup de sang était ridicule ! Toutefois, j'ai bien aimé ses dialogues avec Caroline. Il se passe un truc quand ils sont ensemble. Je ne parle pas de tension sexuelle, et ça m'étonnerait que les auteurs partent sur cette direction, mais juste d'une bonne équipe, de deux amis qui se sont trouvés. La "séparation" du couple phare ne m'a fait ni chaud ni froid, vu comme elle était molle. Damon n'a pas demandé à Elena de ne plus jamais l'aimer, juste de partir. Cela laisse donc les portes très grandes ouvertes pour la suite. Et on ne s'attendait pas à l'inverse de toute façon. April a enfin trouvé un rôle à jouer ! Enfin c'est ce que l'on cherche à nous faire croire. Certes, elle est maintenant au courant de certaines manigances, mais je ne la soupçonne pas assez fine pour prendre une part active dans les hostilités dans le futur, quel que soit le degré de sa soif de vengeance. Elle va se contenter de réveiller Rebekah (et ça c'est super !) et de faire tout ce que cette dernière lui demandera, jusqu'à ce qu'elle crève, comme un dommage collatéral de plus. Je termine avec Jeremy, le bûcheron. Mais qu'ont-ils fait à Steven R. McQueen ? Pourquoi cet abus évident de stéroïdes ? On a dû le prévenir qu'en saison 4, il allait devoir montrer ses bras et son torse alors il a commencé à s'entraîner et n'a pas su s'arrêter. Il se retrouve avec un corps beaucoup trop imposant par rapport à la taille de sa tête. Ce n'est pas beau, et ça gâche tout son potentiel sexiesque. A part ça, je suis toujours attérré par le manque de finesse des scénaristes qui ont transformé Jeremy trop vite. 

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// Bilan // La saison 4 de The Vampire Diaries serait-elle en train de reprendre des couleurs à mesure que ses héros se décident enfin tous, à leur niveau, à agir ? Sans être exceptionnels, ces deux épisodes permettent au moins de faire monter la pression, de créer de nouveaux enjeux et ils ne reposent pas entièrement sur les affaires de coeur d'Elena, ce qui relève du miracle ces derniers temps...

17 décembre 2012

Glee [4x 10]

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Glee, Actually // 5 260 000 tlsp.

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    Il parait que Love, Actually est LE grand film romantique des années 2000. Je ne l'ai pas vu. En revanche, j'ai eu la bonne idée de regarder ses copies pas terribles Valentine's Day et New Year's Eve. Et, clairement, ce Glee, Actually est bien plus proche de ces dernières que de leur modèle. Il est même pire que ça. Comme le veut la tradition de ces films chorales, l'épisode se décline en cinq vignettes censées se rejoindre au final pour former un tout. Les scénaristes ont vraisemblablement oublié de soigner cette partie cruciale puisque l'on doit se contenter d'un montage en chanson maladroit, qui ne signifie rien, ne conclut rien et qui n'est même pas réussi musicalement. Ai-je précisé qu'il était plus dégoulinant de bons sentiments que toute une saison de 7 à la maison ? Okay, j'exagère. Mais le ratage était de toute façon prévisible : après celui de l'épisode de noël de l'année dernière, catastrophique tout en partant d'une bonne idée, et celui de l'année d'avant, qui transformait Sue en grinch et qui était vraiment too much, il ne fallait pas s'attendre à mieux...

   La vignette la plus ridicule ? Celle de Brittany et Sam. Elle nous demande d'abord de croire en ce couple sorti de nulle part il y a quelques épisodes, ce qui était perdu d'avance -depuis plusieurs épisodes- mais elle cherche aussi à nous faire avaler qu'ils s'aiment à tel point qu'ils ressentent le besoin... de se marier ! Même si c'est pour de faux et qu'il n'y a que les imbéciles qui sont vraiment heureux, il n'y avait rien de mignon ou de touchant là-dedans. Juste une vaste blague alignant les répliques stupides, et au risque de me répéter, rendant ce benêt de Sam complètement abruti. Même la Coach Beist n'a pas réussi à rendre ces passages plus supportables. Ce qui en ressort, c'est que les auteurs auraient dû proposer un épisode spécial "fin du monde" à la place de l'habituel christmas episode. En plus, ils auraient pu caser encore une fois une chanson de Britney Spears ('Til The World Ends bien entendu) : Un grand délire autour de ce thème aurait été plus original. Et puis c'était l'occasion ou jamais quoi... Mais bon, du coup, ils peuvent sortir un 3ème volume de "Glee chante Noël" et je suppose que ça compte plus que toute considération artistique...

   La vignette la plus inutile ? La première, celle d'Artie. Je ne sais pas si les scénaristes considérent qu'il s'agit d'une tradition d'offrir chaque année une scène à Kevin McHale où il n'est pas en chaise roulante, peut-être même que c'est une clause de son contrat (!), mais c'est en tout cas bien lassant pour nous. Alors ouvrir l'épisode là-dessus, le tout en noir et blanc sur une chanson pas du tout excitante (Feliz Navidad) bien qu'entraînante, c'est s'assurer de faire fuir une bonne partie de curieux. Je me mets à la place du téléspectateur lambda : j'aurais vite zappé sur une autre chaîne ! Bref, c'était de toute façon très étrange de transformer tout à coup Artie en ciment du Glee Club. Et ça l'était d'autant plus que ça mélangeait les nouveaux et les anciens sans grand sens. A la limite, ça faisait vaguement écho au twist du précédent épisode. C'est bien tout le semblant de cohérence que je lui accorderai. 

   La vignette la plus sirupeuse ? Attention, nous avons deux intrigues ex-aequo : Bad Sue qui se transforme en Santa Sue, parce que c'est comme ça chaque année; et les Puckerman qui... qui quoi au juste ? Qui partent à Los Angeles le temps de chanter une chanson -sans intérêt- puis qui reviennent à Lima pour réconcilier leurs mères respectives et pour prouver que la famille, c'est super important. C'est vrai, mais il y a des manières plus subtiles de faire passer le message... Sans compter que les deux personnages de maman n'existent pas du tout. Elles sont au mieux des caricatures. Mais pour tout dire, le lien qui unit Puck et Jake n'est pas plus tangible qu'elles. Sinon, vous aussi vous avez remarqué que Jacob Artist, sans être un grand acteur, était bien meilleur que Mark Salling et que ça se voyait vraiment ? Marley et sa maman sont toujours sur le même mode et cet épisode n'a pas apporté grand chose à leur relation déjà solide et... tangible, mais c'est toujours émouvant de les voir se faire des câlins.

   La vignette la plus réussie ? Sans aucun doute, la venue de Burt à New York ! Et ce n'était pourtant si fameux que ça, mais en comparaison du reste... La seule intrigue que les auteurs de Glee savent traiter sans fausse note depuis le début, c'est celle du père et de son fils. Cela fait un petit moment que l'on est dans la redite quand ils sont réunis et cet épisode n'échappe pas à la règle, en remplaçant la crise cardiaque par le cancer de la prostate. J'ai comme l'impression qu'on nous prépare pour de bon le grand moment dramatique de la série, celui qui rendra la mort de la soeur trisomique de Sue comme une bonne grosse tranche de rigolade. A mon avis, Burt va mourir au cours de la saison et cela va être déchirant. C'est de cette manière que j'interprète son envie de revoir Blaine et son fils ensemble. Il a le sentiment de pouvoir passer la main au jeune homme en cas de pépin, qu'il prendra bien soin de son fils, et mieux que n'importe qui d'autre. On aurait tendance à penser qu'il a raison, d'ailleurs. Ces deux-là sont faits pour être ensemble. N'en déplaise aux fans de Rachel et Finn : s'il ne devait rester que deux âmes soeurs dans la série, ce serait eux. Leur White Christmas sur la glace était assez mal filmé -j'imagine que les conditions de tournage n'étaient pas évidentes- mais très chou. On garde. 

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// Bilan // Comme  chaque année, l'épisode de noël de Glee n'est pas un cadeau...