18 décembre 2012

The Vampire Diaries [4x 08 & 4x 09]

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We'll Always Have Bourbon Street // O Come, All Ye Faithful

2 420 000 tlsp. // 2 810 000 tlsp.

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    Depuis ses débuts, The Vampire Diaries a toujours assez bien réussi ses épisodes flashback, même si certains ont été plus mémorables que d'autres. We'll always have Bourbon Street ne déroge pas à la règle, mais ne s'inscrit pas tout à fait dans la même lignée car les retours dans le passé sont à peu près les seules scènes intéressantes de l'épisode et ne suffisent pas entièrement à le sauver. Les échos entre passé et présent sont trop légers. On se contente basiquement de nous montrer  que Damon a déjà été victime, autrefois, d'un sire bond. Ce qui est cocasse d'ailleurs puisque l'on nous précise que ça n'arrive  que très très rarement, genre presque jamais quoi. Sauf que ça lui arrive à lui deux fois en 70 ans ! Bref, on nous entraîne  au cours de cet épisode dans les années 40 à la Nouvelle Orléans. L'occasion de revoir Lexie, qu'on aime vraiment bien; de faire la connaissance d'une certaine Charlotte, que l'on ne reverra sans doute jamais, mais qui nous aura bien fait marrer tant son comportement était extrême, et j'ai d'ailleurs envie de le voir comme une allégorie des fans débiles de Ian Somerhalder qui le suivent partout, mais je crois que je surinterpréte là; de constater une nouvelle fois après Californication que le jeu de Madeleine Zima n'a pas évolué depuis qu'elle avait 5 ans dans Une Nounou d'enfer, mais elle était en même temps parfaite pour ce rôle-ci; de constater qu'autrefois, Stefan a eu de l'humour, et même presque autant que son cher frère, on a tendance à l'oublier; et que boooo Damon était cruel, mais wouuuaaah il a quand même un grand coeur et il est prêt à tout pour protéger son "baby brother". Oui, toutes ces scènes étaient cools, mais elles n'ont rien apporté à la relation entre les frères Salvatore. On n'a rien appris que l'on ne savait pas déjà. Seul point rassurant dans tout ça : la mauvaise idée des auteurs quant au sire bond est tempérée par la "révélation" que les sentiments d'Elena à l'égard de Damon sont malgré tout sincères. On s'en doutait bien. Toujours est-il qu'elle n'aurait sûrement pas sauter le pas sans cela, et que tant que le charme ne sera pas rompu, toutes les scènes du couple auront un goût amer, qu'ils soient ensemble ou séparés. Le dilemme de Damon reste néanmoins intéressant, d'autant qu'il n'hésite pas à embarquer Elena avec lui en étant franc. Il l'est beaucoup moins avec Stefan, qui est toujours aussi naïf 10 000 ans plus tard !

    Je me prends à rêver parfois de toute une saison qui se déroulerait quelque part dans l'histoire des Salvatore, loin de Mystic Falls, d'Elena et des autres. C'est impossible, ça ne se fera jamais pour des tas de raisons, mais avouez que ça aurait de la gueule... Parce qu'à côté de ça, on s'ennuie ferme avec certains personnages. Je pense à Bonnie bien entendu, qui n'existe toujours pas, dans l'ombre de son Shane, lequel ne parvient encore pas à susciter l'intérêt, malgré les efforts fournis puisqu'à chaque épisode, on en apprend un tout petit plus sur son plan et les raisons qui le poussent à agir de la sorte. Si bien qu'on a l'impression qu'il va rester un petit moment dans le coin, plus de temps que je ne l'avais imaginé en tout cas. On peut le prendre comme une bonne nouvelle : il lui reste de quoi faire ses preuves du coup. Mais s'il ne devient jamais charismatique et inquiétant, ça promet ! Pour l'instant, si l'on se dirige vers un affrontement Shane Vs. Klaus avec les Salvatore en arbitres, on ne donne pas cher de la peau du nouveau venu, et c'est un problème pour se sentir impliqué dans toutes ces histoires (inutilement) compliquées...

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   ... car ce que réussit assez bien l'épisode suivant, O Come, All Ye Faithful, c'est de nous embrouiller l'esprit pour pas grand chose. Et ça marche ! On se prend au jeu. Il faut dire qu'au niveau de l'ambiance d'abord, les scénaristes et le réalisateur ont fait très fort. Le fait que ce soit la période de noël est tout à fait anecdotique pour les intrigues, mais la fête est partout dans les décors (les illuminations, la neige) et dans les musiques choisies (des chants traditionnels revisités façon pop), en total contradiction avec les agissements absolument terribles de Klaus. Elles étaients classes, ses scènes de fin d'épisode. Sanglantes et choquantes. Je ne tenais pas particulièrement à la mère de Tyler, mais ça m'a quand même fait un pincement au coeur quand elle a trépassé. De toute façon, bientôt, plus aucun parent des héros ne sera vivant. Ils n'auront plus de famille. A part la mère de Caroline qui tient bon et à qui on est attaché. Sa mort pourrait paraitre sans importance, puisqu'elle ne changera bien évidemment pas le cours de la série, mais à court terme, elle permettra de rendre le combat de Tyler encore plus fort. Maintenant qu'il est chef de meute, le personnage gagne en puissance et en envergure, mais le problème est le même qu'avec Shane : Klaus est largement plus fort ! Tout ce qui peut rendre Tyler encore plus dur est donc bon à prendre. Ah, il était temps que cette affaire avec les hybrides mènent quelque part. Sur le coup, je n'ai pas compris grand chose de ce qui se passait, mais après y avoir réfléchi c'est clair comme de l'eau de roche : Hayley est allée cafeter à Klaus le plan de Tyler, en bonne traîtresse qu'elle est; Klaus a alors voulu se venger en tuant ses hybrides, qui l'ont trahi et qui sont désormais inutiles pour lui; il en a remis une couche avec Mrs. Lockwood pour bien le rendre vénère... et Shane... ah ben Shane on ne comprend toujours pas très bien où il veut en venir en fait. Mais ça viendra... Et puis il a forcément un lien avec ce Silas dont on nous parle de plus en plus.

   Pendant ce temps-là, Stefan était à claquer. Quoi, il n'avait pas encore compris que Damon et Elena allait finir par coucher ensemble tôt ou tard ? Son coup de sang était ridicule ! Toutefois, j'ai bien aimé ses dialogues avec Caroline. Il se passe un truc quand ils sont ensemble. Je ne parle pas de tension sexuelle, et ça m'étonnerait que les auteurs partent sur cette direction, mais juste d'une bonne équipe, de deux amis qui se sont trouvés. La "séparation" du couple phare ne m'a fait ni chaud ni froid, vu comme elle était molle. Damon n'a pas demandé à Elena de ne plus jamais l'aimer, juste de partir. Cela laisse donc les portes très grandes ouvertes pour la suite. Et on ne s'attendait pas à l'inverse de toute façon. April a enfin trouvé un rôle à jouer ! Enfin c'est ce que l'on cherche à nous faire croire. Certes, elle est maintenant au courant de certaines manigances, mais je ne la soupçonne pas assez fine pour prendre une part active dans les hostilités dans le futur, quel que soit le degré de sa soif de vengeance. Elle va se contenter de réveiller Rebekah (et ça c'est super !) et de faire tout ce que cette dernière lui demandera, jusqu'à ce qu'elle crève, comme un dommage collatéral de plus. Je termine avec Jeremy, le bûcheron. Mais qu'ont-ils fait à Steven R. McQueen ? Pourquoi cet abus évident de stéroïdes ? On a dû le prévenir qu'en saison 4, il allait devoir montrer ses bras et son torse alors il a commencé à s'entraîner et n'a pas su s'arrêter. Il se retrouve avec un corps beaucoup trop imposant par rapport à la taille de sa tête. Ce n'est pas beau, et ça gâche tout son potentiel sexiesque. A part ça, je suis toujours attérré par le manque de finesse des scénaristes qui ont transformé Jeremy trop vite. 

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// Bilan // La saison 4 de The Vampire Diaries serait-elle en train de reprendre des couleurs à mesure que ses héros se décident enfin tous, à leur niveau, à agir ? Sans être exceptionnels, ces deux épisodes permettent au moins de faire monter la pression, de créer de nouveaux enjeux et ils ne reposent pas entièrement sur les affaires de coeur d'Elena, ce qui relève du miracle ces derniers temps...