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Somebody That I Used To Know // Everybody Wants To Rule The World // Gone, Gone, Gone

4 600 000 tlsp. // 4 500 000 tlsp. // 4 490 000 tlsp.

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    Avec tout ce qui se passe dans tous les sens dans cette saison 5 de True Blood, je peux vous assurer qu'écrire une critique ordonnée et logique est au moins aussi compliqué pour moi que former un épisode cohérent pour les scénaristes. Alors je vais aller vers la facilité et consacrer un paragraphe pour chaque personnage ou groupe de personnages. Ce sera plus simple...

  Je dois d'abord dire que Lafayette et Tara, dans deux intrigues séparées, ne m'avaient pas autant amusé depuis la saison 1 ! Le premier a toujours eu le verbe haut, c'est le moins que l'on puisse dire mais, depuis que les auteurs ne savent plus quoi en faire, le trimballant d'une histoire à l'autre, il nous sort des répliques tordantes au kilomètre. En plus, il a eu une super scène toute simple et émouvante avec Jesus. J'aime assez l'idée qu'il lui reste fidèle et j'aimerais que ça dure. On n'a pas tellement envie de le voir avec quelqu'un d'autre. La métamorphose de Tara, elle, est époustouflante. Elle prouve peu à peu à Pam qu'elle peut compter sur elle, qu'elle est évidemment très impulsive mais en même temps très prévisible aussi. La Tara badass au look poufiasse me plait terriblement. Rutina Wesley doit exulter, après avoir passé les quatre premières saisons à pleurnicher. 

   Lafayette a été brièvement introduit dans l'intrigue du "smoke monster", histoire d'y mettre fin à peu près dignement après des semaines d'ennui et de ridicule. Je m'attendais un peu à ce que Scott Foley quitte la série de cette manière, sans gloire, et je suis infiniment triste qu'il n'ait pas eu, comme tout bon acteur de la série qui se respecte, à se désaper. C'est le genre de pensée purement hormonale que j'évite d'étaler sur la place publique habituellement, mais il s'agit de True Blood alors je crois que je peux me le permettre. On est un peu tous là pour ça aussi. Terry et Arlene vont maintenant pouvoir retourner à leur petite vie de famille sans intérêt -pour nous- jusqu'à la prochaine fois. Dans le genre boring, Andy et sa belle sont pas mal non plus mais on les voit assez peu ensemble alors, quand ça arrive, ça passe. Toutefois, je suis assez content qu'au cours de cette saison 5, le nouveau shérif passe un peu moins pour un incompétent. Il a quand même réussi, en grande partie grâce à Jason, à résoudre une affaire. C'est historique ! 

   Jason lui-même passe un peu moins pour un débile mental ces derniers temps et, quand ça arrive, on rit de bon coeur. Je pense notamment à ce court moment à coté duquel on pouvait aisément passer en clignant des yeux trop longtemps : lorsqu'il tripote une poupée dans la chambre de Sookie et regarde sous sa robe, comme ça, au cas où elle aurait un gros vagin. Du Jason classique, efficace. Sa petite ignorance sur l'absence de matière fécale chez les vampires était également bien sympathique. Le duo Sookie/Jason est assez rarement exploité depuis la saison 2 mais les quelques scènes qu'ils ont partagées dans les derniers épisodes étaient vraiment réussies, touchantes. On peut remercier Jason qui a empêché sa soeur de commettre l'irréparable avec ses pouvoirs. A l'inverse, la fée a rempli son job à la perfection quand il a fallu offrir à Jason une épaule sur laquelle pleurer. Une scène très poignante, dans la continuité de celle avec Hoyt et Jessica lorsque cette dernière se voit contrainte d'effacer la mémoire de son âme soeur afin de le libérer de son emprise, qu'il puisse partir serein vivre une autre vie en Alaska. Combien de temps faudra-t-il avant qu'il ne revienne ? Un personnage qui n'est pas mort revient toujours à Bon Temps. C'est la règle. Je suis en tout cas très content que, pour une fois, les auteurs se soient laissés du temps et de l'espace au cours d'un épisode pour traiter avec profondeur et émotion un moment grave et important. 

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      Sookie en apprend lentement mais sûrement de plus en plus sur la mort de ses parents, mais j'ai le sentiment qu'il ne s'agit que d'une mise en place pour un développement plus complet en saison 6. On pourrait même aisément imaginer que Warlow sera le big bad l'été prochain. Pendant un moment, j'ai cru que c'était lui le nouveau chef du district qui a donné du fil à retordre à Pam et Tara au Fangtasia mais finalement non. C'eut été, il faut bien le dire, très bancal et facile. Comme par hasard, le meurtrier des Stackhouse serait réapparu au moment où Sookie apprenait son existence ! Cela dit, c'est ce qui risque d'arriver à moins que Sookie ne parte à sa recherche elle-même... Ma curiosité est piquée. Cette histoire ne me déplait pas. J'espère quand même que les fées-putes -Claude, Claudia, Claudine, Claudja, Claudette & co- vont rester dans le coin. J'y suis très attaché, vous savez. 

   Sans que l'on comprenne vraiment pourquoi, Sookie a été rattachée in extremis à l'histoire du gang Obama. J'ai vraiment été surpris par l'idendité des rageux meurtriers. Qui pouvait soupçonner ce bon vieux Bud ? C'est vrai qu'il n'a jamais caché son aversion pour les créatures dans les premières saisons, donc cela fait sens. Et puis sa scène plus tôt dans la saison, qui était amusante et qui ressemblait plus à un clin d'oeil qu'autre chose, n'était finalement pas si anodine que ça rétrospectivement. On y a vu que du feu. Bien joué ! Dans le genre pauvre femme, sa dulcinée, Sweetie, était un sacré cas ! Je l'aurais bien jouée par Rosie O'Donnell, c'est tout à fait le type de rôles qu'elle a endossé ces dernières années. Ou alors Roseanne Barr. Non, je ne vais pas citer toutes les vieilles actrices enveloppées à la langue bien pendu de la télévision. Mais reconnaissez qu'il y avait un peu de ça... 

   Sam Vs Sam, c'était totalement gratuit, parfaitement vain, ça n'a rien fait avancer, ce n'était pas particulièrement drôle non plus vu que Sam Trammell n'était visiblement pas très à l'aise -et pas très bon-, mais ça a fait passer le temps pendant un épisode. Ensuite... Ensuite on se demande toujours pourquoi Luna est vivante, pourquoi les auteurs s'obstinent à leur accorder plusieurs minutes d'antenne chaque semaine... mais la seule bonne idée, c'est de lier leur destin, et surtout celui de la petite Emma, à Russell Edgington et le révérend Newlin. Ils forment d'ailleurs tous les deux un couple atypique et divertissant. Je ne suis pas sûr que ça aille bien loin avec la gamine, sachant qu'Edgington devrait avoir rapidement des préoccupations bien plus importantes avec l'Autorité, mais espérons que ça mène quand même vers quelque chose. On notera d'ailleurs que les amorces d'intrigues de Russell avec les shapeshifters et les loups-garous en saison 3, balayés lorsqu'il est "mort", sont ainsi exploitées à nouveau. 

   Je suis toujours atterré par le manque de subtilité des scénaristes lorsqu'ils décident d'introduire un flashback dans le récit qui, en plus, n'éclaire souvent pas grand chose. Celui d'Alcide était vraiment sans intérêt. On pouvait très bien rencontrer son père directement, sans passer par ce pénible passage niais. Le fait qu'il soit incarné par Robert Patrick suscite un certain intérêt. Mais bon, on a vu ce que ça a donné avec Meloni... Le flashback de Bill avec sa fille, la vraie, n'a fait qu'ajouter de la confusion à un bordel déjà vaste : de quel coté est-il bon sang ? Dans le premier épisode, on pensait qu'il jouait un double jeu pour mieux prendre le pouvoir au sein de l'Autorité. Dans le second, cette théorie commençait à battre de l'aile. Et dans le troisième, elle paraissait carrément improbable. Bill a vraiment l'air d'avoir été envouté par Salomé, Lilith et compagnie. Vu qu'Eric est totalement impuissant face à tout ça, jusqu'à succomber à son tour, le seul espoir restant vient de Jessica. A moins que Sookie ne vienne faire un tour par là, ce qui ne serait pas particulièrement surprenant. On imagine mal les auteurs terminer la saison sans évoquer le triangle amoureux...

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// Bilan // Comme il est de coutume à ce stade d'une saison de True Blood, une poignée d'épisodes avant la fin, les intrigues les plus faibles sont bouclées tandis que les autres se rejoignent de manière plus ou moins naturelle. Si les auteurs ne sont pas dans une forme olympique quand il s'agit de faire monter la pression intelligemment et d'exposer clairement les enjeux, ils s'en donnent en revanche à coeur joie du coté de la comédie, avec des répliques et des situations burlesques jubilatoires, et, une fois n'est pas coutume, une émotion communicative. Cette saison 5 n'est définitivement pas la plus mauvaise, mais probablement la plus brouillonne. Et ce n'est pas paradoxal !