11 mars 2012

Fringe [4x 13 & 4x 14]

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A Better Human Being // The End Of All Things

3 000 000 tlsp. // 3 080 000 tlsp.

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   A Better Human Being. C'est fou comme les scénaristes de Fringe manquent d'idée désormais quand il s'agit de proposer un case of the week un peu original et prenant. Certains, bien que classiques, avaient quand même réussi à me convaincre d'une manière ou d'une autre, soit par leur déroulement surprenant, soit par le parallèle tracé avec certains membres de l'équipe et l'émotion qui pouvait en découler. Mais celui de cet épisode n'avait absolument rien quel que soit le niveau de lecture. L'idée était basique (un schizophréne qui entend les voix de meurtriers... mouais). L'enquête était sans surprise et franchement ennuyeuse. J'attendais le moment où il allait se passer un truc un peu choquant, un peu fou. Ce moment n'est jamais arrivé. Une seule scène avec Astrid a trouvé grâce à mes yeux. La conclusion a en plus été totalement bâclée, passée au second voire troisième plan.  Et ça devient une très mauvaise habitude de la série... Tout l'intérêt de cet épisode qui, je le précise, n'était pas mauvais, reposait entièrement sur les épaules de Peter et Olivia. Les voir "retomber amoureux" d'une certaine manière était très émouvant. Voir Olivia se souvenir pas à pas, surtout. Anna Torv était à nouveau parfaite. Mine de rien, on commence à s'habituer à ce monde alternatif, à s'y sentir comme chez nous. Il faut dire qu'il est tout simplement de moins en moins différent de celui que l'on connait. On doit toutefois faire face à un Walter particulièrement énervé, mais c'est un changement -forcément provisoire- qui n'est pas désagréable, au contraire même. Il en va de même pour cette Nina-là, plus inquiétante que jamais, plus intéressante aussi... Est-ce Nina-nate ? Un shapeshifter

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   The End Of All Things. Les titres des épisodes de Fringe rendent parfois encore plus impatient que les cliffhangers !  Dans ce cas précis, l'enlèvement conjugué d'Olivia et de Nina suffisait à faire monter la pression d'un cran supplémentaire mais un mystérieux The End Of All Things ne pouvait qu'entourer cet épisode d'une aura particulière. On peut facilement le faire entrer dans le top 3 des meilleures pièces de cette saison 4 -qui n'en regorge malheureusement pas autant qu'on le voudrait- même si je suis très reservé sur une partie centrale : la révélation sur les Observers. On attendait de connaître leur véritable idendité depuis tellement longtemps... On savait finalement presque tout. Ils viennent d'un futur très lointain mais sont humains, bien humains et voyagent à travers le temps pour témoigner des événements importants que notre monde a connu, de sa naissance jusqu'à... jusqu'à quoi au juste ? Mais s'il n'y avait que la réponse qui était décevante... Il y a aussi la mise en scène ! Les effets n'étaient pas très à mon goût et je n'ai pas trouvé Joshua Jackson et l'interpréte de September justes. Il n'y a que le passage avec le petit Henry qui m'a touché. Je me suis d'ailleurs demandé pendant un moment si September n'était pas tout simplement Henry... Je pense que c'est une théorie pas totalement stupide, mais y'a-t-il vraiment une théorie à bâtir sur sa véritale identité ? Probablement pas. On sait maintenant tout ce qu'il faut savoir sur lui, et sur eux. Au-delà de ce passage décevant, l'aspect très Saw de l'enlèvement -grâce au génialissime David  Robert Jones- et le clin d'oeil très appuyé à l'excellent épisode de la saison 1 (le meilleur ?) Ability étaient jouissifs. La torture de Nina notamment. Pour le coup, la mise en scène était là vraiment parfaite. La prise de décision finale de Peter avait de quoi bouleverser. On ressent forcément beaucoup d'empathie pour cette Olivia que l'on a appris à aimer mais ce n'est pas la nôtre, ce n'est pas la sienne non plus. Il faut la retrouver, il faut retourner à la maison !

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// Bilan // Deux épisodes mythologiques très forts. Le premier a été gâché par la partie procédurière ennuyeuse au possible. Le second, s'il n'a pas été gâché, a été en tout cas légèrement abîmé par une scène importante, attendue depuis longtemps, qui n'a pas été à la hauteur des espérances. Pourtant, malgré ces défauts, ils s'inscrivent aisément dans ce que la saison 4 de Fringe a eu de meilleur à nous offrir jusqu'à maintenant. Un nouveau grand arc s'ouvre et nous amènera jusqu'à la fin de la saison et peut-être de la série... Le "We have to go back" de Lost se transforme ici en "I have to go home", le nouveau leitmotiv de Peter. Et on est tous derrière lui !

 


10 mars 2012

GCB [Pilot]

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Pilot // 7 600 000 tlsp.

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What ?

 Amanda Vaughn, une mère de deux enfants qui vient de perdre son mari et qui est complétement ruinée, n'a pas d'autre choix que de retourner vivre dans son Dallas natal dans un quartier huppé, entourée de Gigi, sa mère, envahissante et insupportable, et ses anciennes ennemies botoxées bien décidées à détruire sa réputation. Darlene Cockburn, la chef de bande, va à l'église chaque Dimanche, connaît par coeur les versets de la Bible mais n'hésite jamais à outrepasser certains commandements pour arriver à ses fins. Sharon, l'ancienne reine de beauté, est devenue mangeuse compulsive. Cricket, quant à elle, est désormais une femme d'affaire impitoyable, mais elle ignore que son mari est gay. Heather, qui n'est pas née avec une cuillère en argent dans la bouche, est toujours célibataire...

Who ?

 Créee par Darren Star (Beverly Hills, Melrose PlaceGrosse PointeSex & The City). Avec Leslie Bibb (Popular, Preuve à l'appui), Kristin Chenoweth (A la Maison BlanchePushing Daisies, Glee), Miriam Shor (Swingtown, Damages), Jennifer Aspen (Rodney), Annie Potts (Any Day Now, Designing WomenMen In Trees), Marisol Nichols (The Gates), David James Eliott (JAG), Mark Deklin...

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So What ?

   2012 sera-t-elle l'année du grand retour des bitches ? Il y en a eu une qui débarquera bientôt sur ABC, à qui il ne faudra pas faire confiance et qui habite dans "l'appartement 23"; il y a l'éternelle Sue Ellen aussi, qui reviendra cet été secouer le ranch de Southfork dans la suite de Dallas mais elle risque de nous faire plus pitié qu'autre chose à la manière de la Amanda Woodward de la CW... et puis il y a les héroïnes de GCB, plus trash que les Desperate Housewives mais ellles vont avoir besoin d'un peu de temps pour faire leurs preuves, si toutefois on leur en laisse. Je ne vais pas vous mentir : j'ai A-DO-RE ce pilote ! Il a pas mal de défauts, dont celui de la surrenchère, mais il m'a vraiment donné très envie de voir la suite. Le principal est donc accompli pour ma part. Mais à ce que j'ai pu lire un peu partout, on est assez peu nombreux à avoir été convaincus... 

   ll est d'abord essentiel de ne pas chercher à comparer GCB à Desperate Housewives même si ABC a logiquement cherché à la marketer comme son digne successeur. Les deux séries ont évidemment quelques points communs et vont plutôt bien ensemble mais GCB, contrairement à sa grande soeur, a décidé de jouer à fond la carte de la caricature et de l'absurde là où, au moins au début, Desperate cherchait plutôt à proposer quelque chose de fun, certes, mais aussi dramatique en se rapprochant du thriller à travers l'intrigue fil rouge. Ici, pas de fil rouge ni de dimension dramatique ! Beaucoup de fun. Lorsque l'héroïne perd son mari, par exemple, pas question d'en pleurer. Elle est désespérée mais pas au point de perdre son sens de l'humour et de la dérision. De toute façon, elle ne l'aimait plus vraiment. Ses enfants, assez transparents pour le moment, ne semblent pas plus touchés que ça non plus. Je comprends que tout ça puisse déranger un peu le téléspectateur mais il faut vraiment regarder GCB en mode second degré car elle est écrite et pensée de cette manière, comme la plupart des shows de Darren Star d'ailleurs. On pourrait facilement la rapprocher de Grosse Pointe. Encore faut-il avoir vu la série ! Pas évident en France. 

   Les actrices cabotinent à mort mais la production ne pouvait pas réunir une distribution plus parfaite ! Leslie Bibb, peu crédible en mère de deux enfants avouons-le, est super sweet, super belle et la fin de l'épisode laisse supposer que son personnage va reprendre ses bonnes vieilles habitudes de mean girl. Excellente nouvelle car elle sait faire ça parfaitement : elle a été bien odieuse pendant deux ans dans l'excellente série Popular (la première de Ryan Murphy, moins brouillonne que Glee). Kristin Chenoweth est juste formidable dans tous les rôles qu'elle a eus jusqu'ici et cette Darlene Cockburn ne devrait pas déroger à la régle. C'est elle qui donne tout son rythme au pilote et, même si la plupart de ses actions sont prévisibles, on ne peut que rire de bon coeur à toutes ses répliques. Le fait d'assumer à ce point le fait d'être toute refaite inspire le respect, en plus. Kristin est en intégralement faite de plastique et elle ne cherche pas à s'en cacher. Voilà des actrices qui assument ! On ne peut pas en dire autant de leurs copines de Wisteria Lane... Dans le top 3 des personnages principaux, Cricket m'a tout l'air d'être excellente et, contrairement à sa toute petite et squelettique copine blonde, elle semble avoir gardé un peu de réserve pour la suite. Je sens qu'elle va nous surprendre ! J'adore déjà l'histoire avec son mari gay, et la complicité de celui-ci avec Amanda est très réjouissante. J'ai confiance en Miriam Shor en plus, car elle a su prouver dans Swingtown et Damages toute l'étendue de son talent. Et il ne se limite pas à faire rire. Si par mégarde Cricket se retrouve dans une situation difficile, elle pourrait facilement nous émouvoir. Je suis plus réservé au sujet de Jennifer Aspen, Marisol Nichols et leurs deux personnages mais elles sont un peu trop en retrait dans ce premier épisode pour véritablement juger de leur intérêt. Et puis il y a Annie Potts, excellente en mère d'Amanda. On connait mal l'actrice en France parce que la plupart des séries qui l'ont fait connaître ont été mal diffusées chez nous mais elle est un peu culte aux Etats-Unis. On comprend aisément pourquoi en la voyant dans GCB. Les hommes sont clairement moins intéressants pour le moment, surtout le mari de Sharon, un peu ridicule. 

   GCB est peut-être over ze top, ultra caricaturale et prévisible, mais son ambiance country (pas si courante), ses détournements religieux malins et osés, ses répliques qui font mouche et ses actrices extraordinaires, suffisent à la rendre d'ores et déjà drôle et attachante, voire même marquante. Elle divise, elle provoque pas mal de réactions épidermiques... bref, elle ne laisse pas indifférent ! Si ses premières audiences avaient été un peu meilleures (et elles auraient pu l'être avec une stratégie plus efficace d'ABC), j'aurais été prêt à parier que le public finirait pas adhérer ! 

What Chance ?

   Jusqu'au lancement, j'ai cru en GCB là où tout le monde pensait, visiblement à raison, qu'elle échouerait. Si le second épisode parvenait à limiter la casse ainsi que les suivants, la série pourrait décrocher in extremis une deuxième saison mais ça va être compliqué...

How ? 

Tueurs En Séries [Episode du 9 Mars 2012]

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Au programme cette semaine : L'équipe de "Game Of Thrones" au micro pour la sortie de la saison 1 en DVD et la saison 2 à venir le 1er Avril sur HBO, "Terra Nova" s'est éteinte, la campagne sexy pour la nouvelle série de Jennifer Love Hewitt, des infos sur "American Horror Story"et le spin-off de "Battlestar Galactica"...

 

09 mars 2012

Ringer [1x 15 & 1x 16]

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 Par UglyFrenchBoy

P.S. You're An Idiot // You're Way Too Pretty To Go To Jail

1 150 000 tlsp. // 1 250 000 tlsp.

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   Ringer me rappelle par certains aspects Damages… N’imaginez pas une seconde que je puisse mettre sur un pied d’égalité ces deux séries. Force est de constater qu’il existe bel et bien des analogies. Bien sûr, Sarah Michelle Gellar n’a ni la carrure, et encore moins la carrière, de Glenn Close. Évidemment, les deux productions ne disposent pas du même budget et ne s’adressent pas, du fait de leur diffuseur, à la même cible. Quand l’une doit produire en flux tendu 22 épisodes, l’autre bénéficie d’un laps de temps plus important pour en concocter une dizaine. Et si Ted Danson, Lily Tomlin, Marcia Gay Harden et Dylan Baker ont fait confiance à la première, la seconde a, elle, vu défiler Michelle Stafford, Jason Dohring, Misha Collins ou encore Andrea Roth. Le jugement est sans appel, encore eût-il fallu qu'il y en ait eu… Je pourrais commencer à aborder les ressemblances entre les deux fictions en citant Mädchen Amick, guest à la fois dans Damages et Ringer, mais ce serait bien trop simple, et surtout inutile vu l’anecdotique apparition de l’actrice dans cette dernière.

   Chacune des deux séries plante le décor avec une héroïne plongée dans un univers qui lui est étranger. Une descente à l’issue de laquelle personne ne ressort indemne. La redoutable Patty Hewes a sous ses griffes la candide Ellen Parsons et les deux femmes entretiennent une relation antagoniste et complexe. Un de mes confrères a décrit ce lien comme si les intéressées « représentaient les deux faces d'une même pièce ». Une comparaison que l’on pourrait appliquer aux jumelles de The CW et l’on attend avec impatience que la nouvelle venue fasse chavirer l’autre. Pour autant, tout comme les personnages incarnés par Glenn Close et Rose Byrne, le portrait des deux héroïnes n’est pas unidimensionnel. Pas de place au manichéisme. « Personne n'est blanc ou noir : tout est gris », résumait Ted Danson en décrivant Damages. Des propos tenus au mot prés par Eric Charmelo & Nicole Snyder, créateurs de Ringer. Ces derniers ne se sont pas trompés. Dans l’épisode "P.S. You're an Idiot", Andrew, l’un des rares personnages monochromes, prend de l’épaisseur. Quant à l’agent Victor Machado, il montre les limites de son sens de l’éthique avec sa relation avec  la strip-teaseuse Shaylene (Nikki Deloach). On comprend alors mieux cette traque et les motivations du professionnel à vouloir coffrer coûte que coûte Bodaway Macawi, au risque même de mettre la vie de Bridget en jeu. Une semi-aliénation qui rattrape (presque) l’ennui de l’enquête au cours des précédents épisodes.

Pour revenir à l’œuvre de FX et DirecTV,  comme chacun sait, sa construction narrative éclatée fait sa particularité. Le téléspectateur est baladé jusqu’à assembler morceau par morceau les pièces d'un puzzle. On sent dans l’écriture de la série avec Sarah Michelle Gellar une volonté de faire de même en multipliant les flashbacks, à défaut de pouvoir compter sur une chronologie vraiment déstructurée. Le problème majeur reste qu’il ne s’agit que d’un effet, souvent dispensable puisque n’apportant pas toujours des informations essentielles à la compréhension de l’intrigue. Le tout dans une atmosphère trop obscure en comparaison à ce que le public de la chaîne jeunesse peut appréhender. À l’antenne, celui-ci passe donc de références à Manolo Blahnik à… Bernard Madoff. C’est là où je ressens un certain enthousiasme : cette audace d’évoquer l’homme d’affaires américain et d’incorporer une chaîne de Ponzi à l’histoire, sans doute prévue dans les grands arcs narratifs lors du développement de la série pour CBS. La notion m’était étrangère, je l’avoue, et Ringer aura eu au moins le mérite de me l’enseigner. Pourtant, le cas de figure a déjà été vu dans… Damages ! Au cours de la saison 3, le cabinet Hewes & Associates poursuivait en effet Louis Tobin, responsable de la banqueroute de nombreuses personnes via le même procédé.

   Bien sûr, Damages et Ringer ont aussi des défauts communs, comme des séquences assez artificielles  et des facilités, à l’instar des déplacements à l’étranger. Les personnages de Siobhan et Tyler vont et viennent entre Paris et New York comme s’ils allaient faire leurs courses au supermarché du coin, sans passer par le décalage horaire ni les heures d’attentes avant l’embarquement. Au cours de la quatrième salve de Damages, il en était de même avec les voyages des protagonistes entre Manhattan et l’Afghanistan. Mais j’avoue qu’il est bien plus facile de pardonner à la première ce manque de réalisme qu’à sa grande sœur pour lesquelles les exigences sont forcément élevées.

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// Bilan // Ringer n’est pas Damages et ne le sera jamais. Mais quitte à reprendre certains codes et utiliser des références communes avec une autre production, il est sans doute plus judicieux de le faire avec les péripéties de Patty Hewes que celle des frères Scott ou de Serena van der Woodsen et sa clique. Les deux derniers épisodes prouvent une fois de plus que Ringer a de l’ambition, sans doute trop, mais elle n’empêche nullement cette série à tiroirs de rester un bon divertissement.

08 mars 2012

Once Upon A Time [1x 14]

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Dreamy // 10 670 000 tlsp.

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   Cette semaine dans Once Upon A Time, nous avons appris deux choses essentielles sur les nains : ils naissent dans des oeufs et ils ne peuvent pas aimer. Cela expliquerait beaucoup de choses sur Mimie Mathy si vous voulez mon avis mais on va mettre Joséphine de coté pour se concentrer plutôt sur Grincheux. Enfin Rêveur. Je dois avouer que la romance du personnage avec la fée Nova ne m'a pas entièrement convaincu, en partie pour la même raison que celle de la Belle et Rumplestiltskin : ça va vraiment trop vite ! Ils se connaissent à peine qu'ils parlent déjà de s'évader par la mer pour couler des jours heureux, loin très loin. Sur le principe, ça me dérange profondément. Heureusement, la naïveté de Nova combinée à la mauvaise humeur de Grumpy a permis quelques scènes sympathiques, drôles même et j'étais assez content de découvrir Amy Acker dans un registre plus léger, qui lui va à ravir (précision : je n'ai pas vu le moindre épisode d'Angel et je le vis très bien). L'histoire de Leroy et Astrid, leurs équivalents dans le monde "réel", avait au moins le mérite de sonner un peu plus juste. Elle n'en demeurait pour autant pas moins ennuyeuse. De ce coté-là, il fallait plutôt se tourner vers le duo Leroy/Mary Margaret, touchant dans son désespoir. Ils se sont bien trouvés. Les parallèles avec la rencontre entre Snow White et Grumpy racontée quelques épisodes plus tôt étaient intéressants (c'est lui qui l'avait consolée et aidée alors que là, c'est l'inverse). Il n'y a rien de bien profond à en tirer mais les clins d'oeil suffisent à faire plaisir. C'est bête comme chou ! Le discours sur l'amour est toujours le même et je regrette un peu que les auteurs ne tentent pas d'explorer d'autres thèmes car les contes de fée, même s'ils y reviennent toujours, ne parlent pas que d'amour. Cela dit, le traitement réservé par les habitants de Storybrooke à Mary Margaret est assez révélateur de notre société. C'est un sujet intéressant aussi mais pas du tout approfondi. Mère-Grand a su donner un petit espoir en rallumant la bougie de la jeune femme au moment où personne ne daignait même la regarder...

   En dehors de l'histoire du nain, il n'y avait pas grand chose à se mettre sous la dent cette semaine. L'enquête sur la disparation de Kathryn est apparemment un arc qui sera développé sur plusieurs épisodes. Espérons que dans les prochains, ce soit un peu plus surprenant parce que là, franchement... Evidemment que David est le suspect numéro un de l'affaire. Evidemment que Regina a tout fait pour que ce soit le cas (puisque c'est elle la vraie coupable). Evidemment qu'Emma se fait du coup coincer bien qu'elle sache que David n'y est pour rien... Bof, quoi. 

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// Bilan // Frais, sympathique, gentillet, amusant : cet épisode de Once Upon A Time ne figurera pas parmi les plus marquants de la saison, c'est certain, mais il s'en tire convenablement.


07 mars 2012

Ciné Mix [Janvier - Février 2012]

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KILLING FIELDS. Imaginez un épisode des Experts : Miami sans son filtre jaune mythique, sans David Caruso et ses lunettes, mais avec plus de crasse, plus de violence et plus d'injures, et la conviction au bout d'une dizaine de minutes que untel est le coupable de tous ces horribles meurtres. Vous obtenez Killing Fields, qui n'a rien d'émouvant, rien d'original et rien d'étonnant. Juste de bons acteurs. Et encore, il faut aimer Jeffrey Dean Morgan. Ce qui n'est pas mon cas ! TAKE SHELTER. Le point commun entre Take Shelter et Killing Fields, c'est la douce et radieuse Jessica Chastain, qui avait déjà illuminé quelques mois plus tôt La couleur des sentiments et The Tree Of Life. A nouveau, elle apporte une valeur ajoutée incontestable à ce film qui paraissait sur le papier plus ambitieux et mouvementé qu'il ne l'est vraiment. Il n'en reste pas moins envoûtant, angoissant parfois et bouleversant dans le dernier quart d'heure. Toutefois, il n'est pas aisé d'en saisir le sens. La métaphore est presque trop subtile. 

 

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TRUST. J'avais raté le premier film de David Schwimmer alors j'ignorais, en allant voir Trust, qu'il était si talentueux en tant que réalisateur ! En le voyant faire ses pitreries dans Friends, on était loin de pouvoir l'imaginer. Béni soit celui qui lui a laissé sa chance ! Sur un sujet très délicat mais terriblement actuel -le viol et la pédophilie- il est parvenu à offrir une oeuvre pudique, sobre mais néanmois dérangeante, qui met subtilement en avant les paradoxes de notre société où tout est constamment sexualisé. Liana Liberato, dans le rôle de la jeune victime, est époustouflante, face à un Clive Owen, dans celui de son père, particulièrement bon. RECHERCHE BAD BOYS DESPEREMENT. Si vous avez vu Le chasseur de primes avec Jennifer Aniston et Gerard Bulter -vous avez le droit, je ne juge pas- alors vous avez déjà partiellement vu Recherche Bad Boys... qui se contente d'inverser les rôles. Ce n'est pas un film typique de Katherine Heigl, en ce sens que l'aspect romantique passe au second plan la plupart du temps pour laisser place à l'action et aux nombreuses tentatives d'humour ratées, mais c'est sans doute aussi son plus mauvais depuis longtemps ! Laissez-la plutôt retourner dans  quelques épisodes de Grey's Anatomy et faire un peu grimper l'audience !

 

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MA PREMIERE FOIS. J'ai énormément de mal à dire du mal de ce film car je l'ai trouvé profondément sincère et qu'il vient, de toute évidence, de la part d'une fan de séries télévisées (pour citer Brothers & Sisters, on ne peut que l'être !). Ca se ressent dans certains plans, dans l'utilisation de la musique et dans le choix même des chansons. Mais, au-delà de ça, cette première réalisation manque grandement de subtilité, de dialogues réussis et d'acteurs convaincants. Quant au propos, il n'est pas original une seule seconde. On a l'impression d'avoir déjà vu tout ça trop de fois... Dommage. THE DESCENDANTS. Si je devais citer tous les points forts du dernier film d'Alexander Payne, la prestation de George Clooney, pourtant unaniment saluée, ne viendrait pas en premier. Il est bon, bien entendu, mais la trop grande réserve de son personnage ne lui permet pas d'aller plus loin, là où j'avais envie qu'il m'emmène enfin. On est en tout cas pas habitué à le voir dans ce type de rôle... La vraie surprise, c'est Shailene Woodley, particulièrement émouvante, qui vient tout droit de Secret Life Of The American Teenager dont elle est l'héroïne ! Preuve que la direction d'acteur, ça peut tout changer... Jouer dans une merde, ça n'aide pas non plus. Un beau film, sans conteste, mais pas la claque que j'attendais. Pas le flot d'émotion que je recherchais. 

 

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MARTHA MARCY MAY MARLENE. Une superbe affiche, une excellente bande-annonce, une révélation -Elizabeth Olsen- mais un film qui ne tient pas toutes ses promesses parce que l'héroïne ne s'y livre jamais vraiment, ni à nous ni à ses compagnons. Comme un goût d'inachevé, mais beaucoup de poésie. DETACHMENT. La presse a été dure avec ce film. Vraiment trop dure. La mise en scène serait-elle trop originale ? Adrian Brody serait-il trop bon ? L'ensemble du casting secondaire serait-il trop admirable ? La réalité trop sombre ? Le propos trop désespéré ? Moi, j'ai été bousculé par ce film, bouleversé... je l'ai trouvé tout simplement juste. 

 

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ANOTHER HAPPY DAY. Hormis la bouche d'Ellen Barkin, j'ai peu de reproches à faire à ce film qui redonne ses lettres de noblesse au terme trop souvent utilisé dans les synopsis de films et de séries depuis quelques années et souvent à tort : "famille dysfonctionnelle". Il s'y dit des choses, sur la vieillesse notamment -grandiose Ellen Burstyn- absolument poignantes. On rit certainement plus qu'on ne pleure mais le scénario est suffisamment bien écrit pour passer de l'un à l'autre avec une aisance incroyable. L'accumulation de toutes les misères du monde n'était sans doute pas nécessaire, cela dit. FELINS. Le procédé de l'anthropomorphisme, qui consiste à humaniser les animaux en interprétant leurs réactions par des émotions, atteint ses limites au bout d'un certain moment mais c'était sans doute le prix à payer pour que l'on s'ennuie le moins possible devant ce documentaire aux images superbes -les paysages sont véritablement époustouflants- mais qui reste néanmoins... un documentaire, avec tout ce que cela implique de didactique. La voix-off de Pascal Elbé (honnêtement, je ne comprends pas pourquoi ils l'ont choisi lui) manque de vitalité. 

 

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CHRONICLE. Et si on détenait là le meilleur film basé sur le principe du found footage depuis longtemps ? Cette Chronicle, qui aurait pu ressembler à la série Misfits en se fiant uniquement au synopsis et à l'affiche très urbaine, est un divertissement particulièrement réussi qui ne raconte rien de très nouveau mais qui parvient à nous faire croire à l'impossible avec une facilité déconcertante. On part d'un drame adolescent intimiste pour terminer sur un blockbuster épatant. Le genre de bijou qui va, à coup sûr, être souillé par de multiples suites alors qu'il était parfait comme il était. 

06 mars 2012

Desperate Housewives [8x 15]

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She Needs Me // 8 160 000 tlsp.

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   Le meilleur épisode de Desperate Housewives depuis bien longtemps se joue actuellement au tribunal : Marc Cherry et Nicollette Sheridan se font toujours la guerre pour cette histoire de claque et de licenciement abusif alors que la vérité, on la connait tous et elle est très simple. Cherry est un tyran et Nicollette est une garce. Ou l'inverse. Peu importe donc : les deux sont coupables. Qu'on les jette en prison et qu'on en parle plus ! N'est-ce pas d'ailleurs ce qui devrait logiquement arriver d'ici peu à l'un des personnages -de préférence Bree- vu la tournure des derniers événements ? Oui, logiquement. Mais si Desperate fonctionnait logiquement, ça se saurait ! Parfois d'ailleurs, on l'en remercie. Et c'est un peu le cas ici. A maintenant 7 ou 8 épisodes de la fin, on est toujours bien incapable de faire des pronostics sur ce qui va arriver dans les derniers souffles de la série. C'est rassurant quelque part. La plupart des intrigues de chaque épisode sont extrêmement prévisibles en revanche, mais le fil rouge, lui, l'est beaucoup moins. Il n'y avait par exemple aucune raison de croire que la vérité sur Orson allait être dévoilée "aussi vite". Entendez-moi bien : je ne dis pas que c'était trop rapide. Je m'étonne simplement qu'ils n'aient pas choisi de faire traîner ses manigances en longueur. J'aime beaucoup Kyle MacLachlan mais c'était vraiment trop embarrassant de le voir surjouer constamment l'ex-mari aigri prêt à tout pour récupérer l'amour de sa vie. Merci d'avoir abrégé nos souffrances, donc. Par contre, franchement, se faire avoir par un bout de papier qui traîne et des photos dans une corbeille, c'est super moche et pas à la hauteur du piège tendu depuis plusieurs mois par le personnage. Fainéants de scénaristes jusqu'au bout ! La suite, on la connaît : Bree va tout raconter à ses copines et elles vont lui pardonner. Clap clap. L'investigation sur le meurtre d'Alejandro devrait reprendre et Orson a certainement fait en sorte que la première personne à se retrouver derrière les barreaux soit Bree. Quitte à payer pour tout le monde. Jusqu'à ce que Carlos se dénonce ? Clap clap. 

   Un catfight sur les pelouses de Wisteria Lane ? Cela faisait longtemps ! Les deux futures grand-mères Lynette et Susan nous en ont offert un tout à fait médiocre. On savait que cette intrigue conjointe allait forcément passer par ce stade et je m'en réjouissais presque mais le résultat n'a pas été à la hauteur de mes espérances. C'était terriblement classique. Et surtout pas très drôle. J'ai bien dû sourire de temps en temps, je veux bien le reconnaître. Parce que cette affaire autour du prénom était bien trouvée. Parce que la stupidité de Porter et surtout le fait que personne ne s'en étonne, c'était amusant. Mais ça n'empêche pas le ridicule de la situation et le départ de Julie n'arrange rien. Je pensais légitimement qu'elle allait rester pour de bon. Mais non. Elle est partie. Et elle reviendra. Quand ? Dans le final pardi ! Elle accouchera dans le final. S'il y a bien un personnage qui mérite un happy end cela dit, c'est bien elle. Devoir supporter Susan pendant toutes ces années... Ca a dû être dur. On sait ce que c'est remarque : on a vécu la même chose ! J'ai adoré le moment où Mike a commencé à dire quelque chose de censé à propos de Julie, de la chambre du bébé... tout ça. Mais il s'est stoppé net. Comme s'il ne voulait vraiment jamais nous satisfaire rien qu'un peu. Il s'est malgré tout rattrappé un peu plus tard, en compagnie de Tom, car oui, pour une fois, les hommes de Wisteria Lane ont agi in-tel-li-gem-ment. Never Too Late.

   Mine de rien, ce Mike était partout ! Lui qui n'a servi à rien -ou presque- depuis la saison 3... Dès qu'il y a un mec louche dans les parages, il est de toute façon pour sa pomme ! Donny ne fait pas exception. Il est l'un des bad guys les plus nuls de l'histoire de la série et ses menaces, aussi réelles soient-elles, ne font peur à personne. Au pire, il décapite Mike ? Qui s'en plaindra ! Ah tiens, ça me fait penser : et si la série se terminait sur nos housewives toutes désemparées sans leurs moitiés respectives ? Carlos qui retourne en prison. Mike qui... Mike qui meurt. Tom qui reste avec Jane (impossible !) et Orson qui se petit-suicide. Et puis Ben... on s'en fout de Ben ! Ca ne me plairait pas particulièrement mais c'est une option... Bon, dans tout ça, la bonne nouvelle c'est que Renee parvient encore à être drôle. Ouf. Chez les Solis, il ne se passe pas grand chose. Comme prévu, Gaby a cherché à réparer sa grosse bêtise. Ce qui a débouché sur des scènes mignonnes avec Karen McCluskey et un interrogatoire très mal joué par Eva Longoria (ça ne vous a pas choqué, vous ?) face à Roy. C'est définitivement le couple de vieux amoureux qui a donné de l'intérêt à cet épisode. Vu comme les choses sont parties, je ne me fais pas d'illusions : on va nous tuer Karen avant la fin !  Ce sera l'occasion de nous faire un de ces épisodes "souvenir" dont les auteurs de Desperate ont le secret. Vous décelez de l'ironie ? Vous faites bien ! 

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// Bilan // De cet épisode de Desperate Housewives, il n'y a pas grand chose à sauver. On retiendra surtout McCluskey. On oubliera en toute hâte Renee, Ben et Mike. Et au milieu, du pilotage automatique. Ni plus ni moins.

05 mars 2012

Awake [Pilot]

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 Pilot // 6 240 000 tlsp.

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What About ?

Les vies parallèles et simultanées d'un policier, Michael Britten, qui n'a jamais réussi à se remettre d'un tragique accident de voiture qui a décimé sa famille. Depuis, il vit entre deux réalités : l'une où est encore vivant son fils, l'autre où est encore vivante sa femme...

Who's Who ?

Créée pa Kyle Killen (Lone Star, Le Complexe du Castor). Avec Jason Isaacs (Brotherhood, Harry Potter), Laura Allen (Dirt, Les 4400, Terriers), Steve Harris (Friday Night Lights), Dylan Minnette (Lost, Saving Grace), Wilmer Valderrama (That 70s Show), B.D. Wong (New York Unité Spéciale), Cherry Jones (24)...

So What ?

   Le plus gros défaut d'Awake, et c'est un vrai problème je vous assure, c'est qu'elle est policière. Son héros aurait pu être pompiste, guide de haute-montagne, gynécologue, vétérinaire, professeur, même avocat... ça ne m'aurait pas dérangé, mais il a fallu qu'il soit flic ! Et je comprends parfaitement ce choix pour tout dire. Le sujet est tellement casse-gueule, l'histoire tellement complexe, qu'il fallait d'une manière ou d'une autre que le téléspectateur lambda de NBC puisse se raccrocher à quelque chose qui lui soit familier, comfortable. Le créateur de la série, forcément échaudé par le bide monumental de Lone Star, sa précédente tentative -probablement mon plus grand chagrin sériephilique de ces dernières saisons- a donc décidé d'enfermer son ambitieuse aventure au plus plus profond de l'âme humaine dans la coquille la plus classique et la plus ennuyeuse qui soit à la télévision aujourd'hui. Awake rejoint ainsi cette année Touch, d'une certaine façon, dans la liste de ces cop shows déguisés qui se donnent du mal pour se distinguer du genre auquel ils appartiennent et qui ne réussissent que jusqu'à une certaine limite.

   Ici, le problème est double : on passe -Dieu merci- tellement de temps en dehors de l'enquête du jour qu'elle ne parvient jamais vraiment à retenir notre attention. Pire : les investigations policières manquent déjà pas mal de réalisme en tant normal, le format procedural oblige, mais alors là, étant donné qu'elles sont réglées en trois ou quatre scènes grand maximum et qu'elles se complètent artificiellement, ça dépasse l'entendement et frôle le ridicule. J'ignore comment elles seront traitées dans les prochains épisodes mais je ne vois pas comment je pourrais y trouver mon compte puisqu'en prenant plus de place, elles me dérangeront encore davantage ! Le problème est aussi insoluble que les tourments du héros en somme ! On peut simplement reconnaître que certains éléments feuilletonnants glissés dans la sphère professionnelle du héros aiguisent notre curiosité. Entre les deux réalités, beaucoup de choses changent, le partenaire de Michael notamment et cela aura forcément une importance sur le long terme, au-delà d'être un bon moyen d'éviter une trop grande routine. 

   Le plus triste dans tout ça, c'est que tout le reste est absolument PAR-FAIT. La réalisation est impeccable, sombre, froide, en accord avec le sujet du deuil, mais colorée aussi, par petites touches, pour nous accorder un peu de répit et offrir un semblant d'espoir. Les images sont incroyablement belles. C'est souvent le cas des séries de NBC d'ailleurs, mais ça s'apparente ici plus à un film indé ultra léché. Les acteurs sont au diapason avec un Jason Isaacs brillant en chef d'orchestre ! Même Laura Allen, sur qui j'avais de gros doutes quand le casting a été annoncé, a réussi à me convaincre. Le jeune Dylan Minnette est une belle découverte. Ca fait un bien fou de découvrir Wilmer Valderrama dans un autre registre que celui de la comédie. On est effectivement à mille lieux de That 70s Show. Mais s'il n'y avait que deux prestations à retenir, ce serait celles de Cherry Jones et D.B. Wong, les deux psychiatres de Britten dans les deux réalités parallèles, qui font de leur scènes feutrées et intimes de grands moments épiques. 

   Une dernière petite plainte pour la route : à force d'être gavé aux productions de J.J. Abrams -pour mon plus grand plaisir- je m'attendais à un twist final qui allait relancer la machine et donner encore plus d'envergure à Awake. Genre une scène qui nous révèle qu'il existe une troisième réalité où femme et enfant sont morts. Ou, à l'inverse, une où les deux sont vivants et lui soit mort, soit dans le coma... Mais je suppose que sortir la carte de la simplicité, si l'on peut dire, correspond mieux à cette série. Et puis, au fond, elle ne pose qu'une véritable question pour nous tenir en haleine sur la longueur : quelle est la bonne réalité ? Si, dès le pilote, on suggère qu'il ne s'agit d'aucune des deux, ça risquerait de perdre de son intérêt...

   Au bout du compte, Awake, qui m'a parfois fait penser à Life On Mars du peu que j'en ai vu, est indiscutablement la série de network la plus ambitieuse et complexe de la saison, mais malheureusement pas la plus réussie pour toutes les raisons évoquées. Elle aurait pu s'épanouir plus librement sur une chaîne du câble. Kyle Killen devrait sérieusement penser à se tourner vers FX, par exemple. Il aurait tout à y gagner, et nous aussi.

What Chance ?

   On ne saura probablement jamais le fin mot de l'histoire d'Awake. Les audiences baisseront au fur et à mesure, ça semble inéluctable. Mais, avec un peu de chance, NBC ira au bout des 13 épisodes commandés...

How ?

Awake n'est pas la meilleure nouveauté de la saison, mais c'est elle qui avait la meilleure bande-annonce, et de loin !

04 mars 2012

Parenthood [3x 09 > 3x 18]

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Saison 3, épisodes 9 à 18 // 4 910 000 tlsp.

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   Merveilleuse saison 3 de Parenthood. Indiscutablement. La meilleure de toutes, jusqu'ici. Je n'en reviens pas. Je ne pensais vraiment pas qu'un jour, les Braverman réussiraient à me faire autant pleurer que les Walker... Si la plupart des épisodes étaient de très bonne facture, trois plus particulièrement sont sortis du lot : le road-trip de Zeek, Camille et toute la famille, qui était drôle, déchirant -Zeke n'avait jamais été aussi émouvant- et dépaysant grâce à toutes ces belles vues de la ravissante Californie; et puis les deux derniers épisodes, extrêmement denses, et beaux, et vrais... et plein d'espoir, malgré les nouvelles batailles qui s'annoncent.

   Les scénaristes ont d'abord été très forts pour transformer certaines intrigues assez casse-gueule en de belles réussites. Je pense avant tout au baiser qu'Adam a échangé avec la jeune secrétaire de la luncheonette dont j'ai oublié le prénom (mais pas le visage, elle était vraiment superbe). Tout portait à croire qu'ils fonçaient droit dans le mur. Mais, en recentrant le problème sur Kristina, ils s'en sont sortis comme des chefs et ont fait preuve de sagesse. Une vertue que peu d'auteurs de séries télé possédent finalement. Savoir s'arrêter au bon moment, ça fait toute la différence dans une série comme Parenthood, qui se veut crédible et proche de la "vraie vie". Et puis même quand ils ont poussé le bouchon un peu trop loin, grâce à d'excellents dialogues et beaucoup de subtilité, ils sont parvenus à nous convaincre. Je pense surtout à la vitesse avec laquelle le couple Crosby/Jasmine s'est reformé, et les conditions qui allaient avec, jusqu'à leur mariage organisé avec une rapidité hallucinante. Ce n'était sans doute pas très crédible, pour le coup, mais vraiment trop mignon pour que l'on puisse permettre de se plaindre ! Le cas de leurs conjoints respectifs du moment a été balayé un peu trop facilement à mon goût, mais ce n'est pas comme s'ils avaient été si attachants que ça. C'est un peu le (seul) problème de la série en saison 3 : elle n'a pas su donner beaucoup d'envergure à certains personnages de passage. Même Amy, la petite amie de Drew, aussi mignonne soit-elle, aurait peut-être mérité que l'on se penche davantage sur son cas. On ne la connait pas vraiment. Le patron de Kristina et crush d'Amber, même sanction sauf que lui, on a même du mal à le trouver vraiment sympathique et séduisant. Il y a quelque chose qui sonne faux chez lui, mais je ne sais pas si ça vient de l'acteur ou du rôle... 

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    En même temps, je dis ça mais Mark et Zoe, deux personnages pourtant secondaires, ont totalement volé la vedette à certains qui sont pourtant principaux. Je ne vais pas vous dire à nouveau combien je trouve Jason Ritter craquant dans ce rôle, combien il est parfait et combien j'ai envie de frapper Sarah parfois pour ne serait-ce qu'émettre une embryon d'intention de s'en séparer ! Clairement, dans le final, cette histoire de bébé n'a servi que d'accessoire pour mettre le couple en péril, non pas pour des raisons créatives mais bien plus terre à terre : Jason Ritter sera le héros de County, la nouvelle production de Jason Katims, papa de Parenthood et Friday Night Lights, donc au cas où le pilote serait pris, il fallait une sortie de secours pour Mark. Pas sûr que ça puisse faire l'affaire. Je suis bien embêté en tous cas : j'aimerais bien que County voit le jour mais Parenthood sans Mark, ça me rend triste. Dur... A noter d'ailleurs que Michael B. Jordan (Alex) et Rosa Salazar (Zoe) font également partie de la distribution ! Et Zoe alors ? La série pourra bien sûr continuer sans elle mais elle a beaucoup apporté aux intrigues de Julia et Joel. Beaucoup apporté, et beaucoup repris aussi en décidant de garder son bébé. Au tout départ, je trouvais cette histoire convenue et je pensais vraiment que cela se terminerait par un happy-end pour le couple malgré les doutes, bien normaux, de la jeune fille. Mais, petit à petit, les événements sont devenus imprévisibles et j'ai vraiment adoré toutes les scènes sur le sujet. Elles étaient tellement bouleversantes à chaque fois... Erika Christensen a enfin pu prouver qu'elle avait autant de talent que ses comparses et Rosa Salazar s'est révélée. Elle a été géniale ! Bien sûr, Joel était formidable aussi et un peu moins en retrait que d'habitude.

   Haddie a été peu présente dans cette deuxième partie de saison. C'était une bonne idée de faire reposer le personnage. Je ne sais pas du tout comment son départ à l'université va être traité mais les scénaristes trouveront bien un moyen, j'en suis sûr, de faire de ses apparitions, même rares, de grands moments. Et puis c'est souvent soit le tour d'Haddie, soit celui d'Amber. Amber avait été discrète en début de saison, c'était à elle de prendre un peu plus la parole. J'ai préféré ses intrigues de la saison précédente mais dès que les scénaristes se penchent sur son cas, ils font de toute façon des merveilles. Mae Whitman n'est évidemment pas étrangère à cela. J'aurais adoré la voir lorgner du coté des femmes, pour changer, mais l'homosexualité -ou la bisexualité- n'est apparemment pas un thème que Parenthood souhaite aborder. Camille n'a pas eu son heure de gloire mais je suis maintenant en paix avec cette mère de famille dont j'ai longtemps regretté la passivité voire l'inexistance. J'ai compris qui elle était. J'ai compris ce que les auteurs voulaient faire d'elle. Une VRAIE mère. Pas une mère de télévision, qui gigote dans tous les sens, qui intervient dans toutes les affaires de ses enfants, qui étouffent... Attention, je ne renierai jamais Nora Walker, une mère formidable à sa manière. Mais je sais que ma propre mère ressemble beaucoup plus à Camille Braverman, et c'est une femme bien. 

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// Bilan // Les séries qui se bonnifient avec le temps sont très rares. Parenthood a prouvé, avec son excellente troisième saison, qu'elle faisait partie de celles-là. Elle coule des jours heureux sur NBC, sans faire  de vagues. Espérons qu'elle puisse continuer sur sa lancée. Les Braverman ont encore plein de choses à nous dire...

03 mars 2012

Qui pour succéder aux "Desperate Housewives" ?

Au fil des 8 saisons de Desperate Housewives, de nombreuses concurrentes ont tenté de détrôner la série culte. Aucune n'a réussi mais certaines se sont bien battues pendant que d'autres se sont vautrées ! Tour d'horizon des successeurs potentiels, du passé comme du futur !

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2004. La chaîne ABC, alors en difficultés depuis que la plupart de ses séries phares se sont achevées et qu’aucune de ses nouveautés ne rencontrent le succès escompté, choisit d’accorder sa confiance à un certain Marc Cherry, un nom parmi tant d’autres dans l’industrie télévisuelle. Il a travaillé quelques temps sur la sitcom populaire Les Craquantes avant de créer plusieurs comédies qui ont toutes été des échecs cuisants. Son dernier projet en date, Desperate Housewives, dont l’idée lui est venue en discutant avec sa propre mère, a été rejeté tour à tour par HBO, Showtime et l’ensemble des principaux networks (CBS, NBC et FOX). Pourtant, les prémices de cette histoire novatrice séduisent les dirigeants d’ABC qui en commandent un pilote, lequel devient quelques mois plus tard une série. Une campagne de promotion parfaitement orchestrée plus tard, le 3 Octobre, la série fait ses débuts à l’antenne et parvient à attirer plus de 21 millions d’américains. Le début d’un phénomène…

 

Vidéo promotionnelle de la 1ère saison.

 

2012. Après avoir connu beaucoup de hauts (des audiences énormes, un rayonnement incroyable à l'international, des récompenses) et quelques bas (des scandales, des critiques acerbes, des déceptions d'audience), Desperate Housewives s'apprête à tirer sa révérence au terme de sa 8ème saison, d'un commun accord entre Marc Cherry et ABC. La série a indéniablement marqué la télévision et figurera parmi les programmes les plus cultes des années 2000, au même titre qu'un Lost ou un Grey's Anatomy, d'ailleurs lancées elles aussi en 2004 et sur la même chaîne. Si la première a créé de nombreuses vocations, amenant une vague de séries très feuilletonnantes et conceptuelles qui ont rarement fonctionné sur la longueur (HeroesThe Nine : 52 heures en enfer,InvasionDay BreakFlashForwardThe Event...), Desperate Housewives a probablement boosté le genre de la dramédie, qui n'était pas majoritaire à l'époque, élargi le nombre de femmes héroïnes (ouvrant la voie aux plus déviantes "housewives" telles que Nancy Botwin de Weeds ou Tara Gregson de United States of Tara) mais n'a jamais vraiment été égalée dans le domaine. Il ne faut cependant pas oublier que, malgré son originalité sur la forme, la série était souvent comparée à ses débuts au soap de prime time Côte Ouest qui a fait les beaux jours de la télévision américaine pendant 14 ans !

 

Voici notre tour d'horizon des différentes tentatives de" copies" de la série et de ses potentiels successeurs, avec du Jardins Secrets, du Amas de Casa Desperadas, du Army Wives, du Pretty Little Liars, du GCB, du Devious Maids dedans....

 

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