22 mars 2012

The Walking Dead [2x 08 > 2x 13]

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Nebraska // TriggerFinger // 18 Miles Out // Judge, Jury, Executioner // Better Angels // Beside The Dying Fire 

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   Deuxième partie de saison 2 pour The Walking Dead et deuxième hausse de qualité à la clé. C'est bien simple : du jour où Frank Darabont a été viré de l'équipe, la série n'en est devenue que meilleure ! C'est cruel de penser cela mais c'est une évidence qui n'a fait que se confirmer épisode après épisode. On ne saura certainement jamais vraiment ce qui s'est tramé en coulisses -si ce n'est qu'il y a eu des querelles d'ordre budgétaire entre le monsieur et AMC et ce n'était probablement pas l'unique raison de la discorde- mais il semblerait que les nouveaux responsables, aidés de Robert Kirkman, toujours fidèle au poste, ont su apporter à ce show de zombie ce qui lui avait terriblement manqué jusqu'ici : une âme.

   Après avoir marqué énormément de points face à Rick en première partie de saison, Shane est devenu LE personnage à abattre. Il fallait qu'il meurt pour que la série puisse enfin avancer après avoir fait un surplace effarant et pour que Rick puisse enfin s'affirmer comme le véritable chef de la bande de rescapés. Shane était constamment en travers de son chemin. Il remettait en cause toutes ses décisions. Il voulait être kalif à la place du kalif. On pouvait légitimement comprendre ses craintes face à un supposé héros mou du genoux, aussi persuasif qu'un âne et aussi peu charismatique qu'une huître mais, en s'évertuant à agir comme son exact opposé, il en devenait bien plus dangereux et franchement insupportable. Plutôt que de le tuer, il y avait toutefois une alternative à mon sens plus intéressante : faire passer Shane dans le camp ennemi (car on a bien compris qu'il y en avait un et qu'il serait au centre de la saison 3). Mais les auteurs ont certainement préféré rester plus proche des comics dont la série est adaptée et c'est sans doute mieux comme ça.

   Après la mort extrêmement choquante de Sophia, la barre était bien trop haute pour que l'on soit à nouveau stupéfaits, d'autant que cette fois-ci, on l'avait largement vu venir, mais la mort de Shane a quand même fait son effet. Il a été achevé par le petit Carl et non par Rick. Ce n'est pas rien. En général, je ne suis pas très fan des enfants dans ce type de série parce qu'ils deviennent rapidement têtes à claque mais je n'ai pas encore eu ce ressentiment envers Carl. Bien sûr, sur le coup, quand il s'amuse à torturer un pauvre zombie sans défense, on se dit qu'il n'est vraiment pas malin. Puis en y réfléchissant bien, on se dit qu'il agit exactement comme le ferait 50% des gamins, ceux qui sont plutôt du genre intrépides. Il repousse les limites, il joue à se faire peur... C'est humain ! On l'a tous fait à plus ou moins grande échelle. Mais je reconnais que les coups de fil anonymes que l'on passait à 8 ans un mercredi après-midi pluvieux étaient nettement moins dangereux ! Je ne sais pas ce qu'il va advenir de Carl mais son évolution risque d'être passionnante à suivre. Tout comme celle de Rick l'a été au cours des derniers épisodes. Plus Shane devenait fou, plus les décisions et les paroles du héros faisaient sens. On avait presque envie de l'encourager à persévérer. L'affinement du personnage, par chance, s'est accompagné d'une évidente amélioriation du jeu d'Andrew Lincoln, qui laissait franchement à désirer auparavant. On ne peut pas tellement en dire autant de sa compagne, Sarah Wayne Callies, mais pour des raisons que j'ignore, je ne lui en veux pas. Ca vient peut-être du fait qu'on ne lui donne ici vraiment pas matière à briller...

   Au cours de ces derniers épisodes, les intrigues ont été ressérées, quitte à ce qu'il n'y en ait plus qu'une seule véritable. Certains personnages ont sciemment été mis de coté, ce qui a permis de moins s'éparpiller. On pourrait ainsi regretter l'absence quasi systématique de T-Dog, qui aurait pu crever à n'importe quel moment sans que cela ne suscite la moindre émotion aussi bien à l'intérieur de la série que de l'autre coté du téléviseur. Mais il n'est pas le seul : les 3/4 des membres de la famille d'Hershel ne servaient qu'à préparer les repas et occuper l'espace. Il y a toutefois eu un passage très intéressant sur l'une de ses filles qui voulait mettre fin à ses jours. Le parallèle avec la situation d'Andrea m'a plu et, pour une fois, il s'est dit des choses profondes, les dialogues étaient bons et l'émotion était là. Andrea elle-même s'est faite relativement discréte. Quoiqu'il arrive, c'est pourtant son sort à elle qui nous importe le plus. On aimait bien le sage Dale et son caca nerveux avant sa mort était plus que justifié -il s'est dit, là encore, des choses passionnantes, qui avaient une véritable résonance avec l'actualité- mais est-ce que sa mort nous a vraiment bouleversifiés ? Pas vraiment. Elle avait le mérite d'être surprenante en tout cas. Il faut croire qu'il n'y avait pas la place pour deux séniors ! La petite romance entre Glenn et Maggie en est restée au stade de "mignonne". C'est à dire que c'est toujours sympa de voir que des gens arrivent encore à avoir des moments de bonheur, même courts, dans ce monde de souffrance. Oh et puis il y a Carol. Elle a cessé de pleurnicher maintenant et elle gagne en intérêt. Je ne pense pas qu'elle survivra encore bien longtemps mais elle ne me dérange pas. Un peu comme Daryl et sa grosse Harley. Il est là, il a son utilité de temps à autres, mais on se passerait de lui tout aussi bien. J'ai envie de croire que la saison 3 se focalisera davantage sur ces personnages maintenant que Shane n'est plus. Il monopolisait l'attention.

   Les trois ou quatre derniers épisodes étaient vraiment bons et ressemblaient à peu près à ce que j'attendais de la série à la base. Mais j'ai été déçu par le cliffhanger en revanche. Les auteurs ont du mal à s'adresser à la fois aux initiés des comics et aux téléspectateurs fidèles ou occasionnels, forcément plus nombreux. Pour moi, le plan de fin sur la prison, il s'adresse aux fans mais exclut les autres. Franchement, si je n'avais pas su qu'une majeure partie de la saison 3 allait se dérouler dans une prison, je n'aurais probablement pas deviné que c'en était une sur le plan large final. Pas mal d'américains ont dû se demander ce que c'était que ce cliff obscur. En revanche, je suis assez fan de l'introduction du personnage de Michonne, totalement inattendue. Elle m'a fait forte impression et m'a troublé. Hâte de découvrir véritablement ce personnage apparemment adoré.. et heureux de quitter cette fichue ferme pour de bon ! 

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// Bilan // Les débuts de The Walking Dead auront été laborieux mais après une saison et demi de quête identitaire matinée d'ennui profond, la série phénomène semble avoir enfin trouvé sa voie. On peut même dire qu'elle mérite maintenant ses audiences hallucinantes ! Certains -gros- problèmes subsistent, comme la faiblesse du casting, mais j'ai de grands espoirs pour la saison 3. Elle s'annonce épique !


21 mars 2012

Breaking In 2.0.

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The Contra Club // 3 600 000 tlsp.

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What's About Now ?

Le quotidien d'une équipe de brillants informaticiens qui travaillent au sein d'un firme spécialisée dans la sécurité high tech. Tous officient pour un chef manipulateur et sont parfois amenés à prendre des mesures -très douteuses- pour vendre leurs systèmes de sécurité. Mais rien n'est plus tout à fait pareil depuis qu'une nouvelle employée extravangante a intégré l'équipe...

Who's Who Again ?

 Comédie créée par Adam F. Goldberg (Aliens In AmericaUne Famille Presque Parfaite). Avec Christian Slater (The ForgottenAu Nom de La RoseMy Own Worst Enemy), Odette Yustman-Annable (Brothers & Sisters, October RoadDr. House), Bret Harrison (ReaperV), Megan Mullally (Will & Grace), Alphonso McAuley...

So What ?

   Breaking In est probablement l'une des séries du moment dont on parle le moins. Elle avait commencé l'année dernière dans une certaine indifférence, y compris la mienne (j'avais mis plusieurs semaines à voir le pilote et quelques semaines supplémentaires pour en écrire une review très succincte). Après avoir été annulée par la FOX -sans que cela ne déclenche une vague de contestations- puis sauvée par la chaîne -sans que cela ne remplisse de joie qui que ce soit- la voilà enfin de retour pour une saison 2 remaniée. Je vais être honnête avec vous : je n'ai pas rattrapé les six épisodes de la saison 1 que j'ai manqués. Peut-être que la petite comédie a évolué dans le bon sens au fur et à mesure. Après tout, la base n'était pas mauvaise. Elle était juste moyenne, avec quelques zones de progression évidentes. Je vais donc me contenter de comparer le pilote avec ce pilote 2.0. 

   Histoire de ne pas perdre les éventuels nouveaux téléspectateurs de Breaking In -qui n'existent pas en réalité- ce premier épisode de la saison replace efficacement le contexte, le concept même et les personnages principaux. Nécessaire. Puis les auteurs s'amusent à moquer le parcours de la série en quelques répliques lorsque le big boss, Oz, rencontre... "Mr. Fox". Amusant. Mais tout décolle à partir du moment où Megan Mullally, LA Megan Mullally que je vénère, entre en scène dans un rôle à peu près équivalent à tous ceux qu'elle a joué précédemment, que ce soit pendant 8 ans dans Will & Grace ou en guest dans tout un tas de séries (Parks And Recreation, Happy Endings... pour ne citer que ses plus récents exploits). La bonne nouvelle, c'est qu'elle ne vient pas juste redynamiser la série pour la rendre plus drôle -ce dont elle avait indéniablement besoin, c'est vrai- mais aussi pour bouleverser un peu l'ordre établi. Il se trouve qu'elle ne joue pas une simple nouvelle recrue farfelue mais une femme influente -et farfelue bien  entendu- qui envisage de racheter la société mais qui préfère d'abord assurer l'investissement en l'infiltrant incognito. Enfin au départ. Elle est vite découverte et il se trouve qu'Oz est dans le coup. Bref, la suite peut être sympa partant de ce principe, surtout qu'Oz va avoir quelqu'un de plus puissant face à lui et il avait besoin de descendre de son piédestal pour gagner, espérons-le, en humour. Dans mon souvenir, Christian Slater était beaucoup moins convaincant que cela, cela dit. Le reste de la bande est assez fidèle à lui-même il me semble : Melanie est relativement insipide mais Odette Annable ne sera pas présente dans les 13 épisodes de la saison 2 à cause de -ou plutôt grâce à- ses engagements dans Dr. House; Cameron ne m'inspire pas grand chose; Cash a quelques bonnes répliques qui se perdent dans la masse; et Dutch a disparu. Je me rappelle que c'est le seul personnage à qui je trouvais du potentiel dans le pilote. Je ne sais pas ce qu'il est devenu mais son absence est regrettable à mon sens. L'assistante de Veronica pourrait être amusante elle aussi, si on lui donne l'occasion de s'exprimer. 

   Breaking In m'a presque donné envie, avec ce nouvel épisode, de lui donner une seconde chance. Mais en faisant appel à Megan Mullally, il ne pouvait en être autrement ! La série évolue clairement dans le bon sens mais son statut de cause perdue rend l'entreprise bien vaine...

How ?

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20 mars 2012

Ringer [1x 17]

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 Par UglyFrenchBoy

What We Have Is Worth The Pain // 1 110 000 tlsp.

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   Je pourrais m’attarder sur Andrew dans cette critique, souligner l’évolution du personnage, son ambivalence, mais aussi sa capacité à être touchant. Je devrais forcément citer « I don't care how much you hate me right now. I'll accept it ‘cause I believe that what we have is worth the pain.» Je pourrais difficilement éviter d’évoquer la dernière scène, plutôt surprenante. Je préfère cependant aborder cet épisode à travers le prisme de trois femmes : Juliet,  Siobhan et… Regina Spektor !

   J’ai une théorie selon laquelle une chanson de Regina Spektor peut conférer de l’émotion (quelle qu’elle soit) à n’importe quelle scène. Depuis longtemps, les titres de l’égérie de l’ « anti folk » sont diffusés dans les séries américaines. Fidelity dans Grey’s Anatomy, Better quand Ted comprend que Stella est plus heureuse sans lui, lors de la quatrième saison de How I met your mother, ou encore Human of the year, en fin du pilote d’Enlightened. Bien sûr, il arrive que la chanteuse soit utilisée à mauvais escient, mais elle pourrait même être capable de faire verser quelques larmes lors d’un épisode de Recherche appartement ou maison. J’ai souvenir, malgré mon aversion pour la franchise des Experts, avoir eu l’épiderme de gallinacé lors d’une scène avec Melina Kanakaredes sur Samson. Pourquoi s’attarder de la sorte sur cette artiste ? Tout simplement parce que son single All the rowboats a fait l’objet d’une promotion un peu inhabituelle, avec une annonce en fin d’épisode, mais surtout la citation de l’interprète par Juliet (« Go back to your Katy Perry, princess.» « For your information, it's Regina Spektor »). La scène en question, quand la fille d’Andrew fait la connaissance d’un garçon, n’était pas spécialement intéressante et débouchait sur la révélation de l’agresseur de Tessa de manière peu subtile et très prévisible. Qu’importe, le morceau fait tout le travail et l’épisode confirme mon attachement pour le personnage incarné par Zoey Deutch.

   What we have is worth the pain, réalisé par le père de l’actrice, met en valeur Juliet. Certaines de ses répliques font mouche, lorgnant du côté de Veronica Mars (« It’s a little break in the education system. I like to call it Saturday »), tout en ayant un air faussement hautain particulièrement appréciable (« Do I know you ? » « No » « Okay. Let’s keep it that way! »). L’archétype de la « pauvre petite fille riche à papa » a évolué. Insupportable, vicieuse (car manipulée par sa mère), elle montre une autre facette d’elle, et l’on sent cette fois une certaine sincérité. On peut d’ailleurs voir un lien entre les paroles de All the rowboats et plusieurs personnages de la série. La chanson évoque en effet des œuvres d’art dans un musée où toutes les peintures sont prisonnières des cadres et se contentent d’être affichées alors qu’elles pourraient être libres. Loin de moi l’envie de comparer Ringer à une œuvre d’art, mais les personnages deviennent  progressivement  moins unidimensionnels, sortant du descriptif strict que l’on a bien voulu leur donner, et ce, pendant trop longtemps. À ce stade, Juliet est l’exemple parfait de cette évolution, même si la palme devrait revenir à Siobhan.

   Ses intentions étaient peut-être déjà connues, mais celle que l’on pouvait réduire à « la méchante jumelle » est devenue un peu plus humaine lors de ses aveux à Henry.  Le personnage affirme avoir droit au bonheur après les épreuves traversées. Je dois avouer que son discours m’a fait penser à une scène de Sexe Intentions où Kathryn Merteuil s’autoproclame « la plus grande baisée pour compte des beaux quartiers ». Toutes deux forcent le respect (à leur manière) au vu des stratagèmes mis en place pour arriver à leurs fins. Siobhan tient ainsi Bridget responsable de la mort de son fils et est incapable de lui pardonner. On peut alors comprendre le cheminement de pensée d’être remplacée par sa sœur face à un mari particulièrement menaçant, aussi tordu cela soit-il. Après tout, cette dernière est recherchée par un ponte de la mafia du Wyoming, et donc condamnée. Dans sa démarche, Siobhan compte également dénoncer les manigances financières de Martin/Charles et semble le faire autant par conviction que par vengeance. Un sens de la justice très particulier qui ne fait qu’accroitre l’intérêt autour de ce personnage, à défaut peut-être de trop d’empathie. 

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// Bilan // Au vu des réactions sur Twitter, je ne pense pas être le seul à avoir apprécié cet épisode. Les fameux « OMG moments » ne manquaient pas, les personnages s’étoffaient davantage et la bande son était une nouvelle fois plaisante. On assistait à une jolie montée en puissance avec des références à des anciens épisodes et quelques incohérences justifiées. Malgré les nombreux sarcasmes dont Ringer fait objet, il parait évident que le tout est plus maitrisé que ce que l’on pourrait penser !

19 mars 2012

Grey's Anatomy [8x 17]

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One Step Too Far // 9 620 000 tlsp.

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   Une série prend toujours de gros risques quand elle entraîne certains de ses personnages principaux sur des voies où l'on aurait préféré ne jamais les retrouver. Grey's Anatomy ne fait pas partie de celles où l'on a envie d'en "adorer détester" un. C'est plutôt réservé aux guilty pleasures et elle n'en est pas un. On se retrouve par contre à devoir détester "pour de vrai" un des héros parfois. Et ce n'est pas facile à accepter. Je m'étais fait une raison pour Derek. J'aime le couple qu'il forme avec Meredith mais je n'aime pas ce qu'il représente individuellement. Plus le temps a passé et plus son charme a fané. Je n'y ai jamais été sensible pour tout dire mais je me rends bien compte de la différence entre hier et aujourd'hui malgré tout. Il avait toutes les bonnes raisons d'être en colère contre Lexie et Meredith cette semaine. Elles ont sérieusement merdé. Mais rien n'y fait, c'est à lui qu'on en veut quand même ! D'un point de vue scénaristique, l'objectif est simple et clair : Meredith avait déjà compris qu'il valait mieux qu'elle laisse tomber la neuro pour éviter les disputes professionnelles avec son mari qui ont forcément des répercussions sur leur vie affective, mais pas Derek. Maintenant, il devrait avoir appris sa leçon. Le plus moche dans tout ça -hormis l'état de cette pauvre patiente bien entendu- c'est la descente aux enfers de Lexie, à qui il n'arrive rien de bien depuis un bon bout de temps ! Les auteurs ont parfaitement le droit de la maltraiter mais j'aimerais qu'ils le fassent... mieux. 

   Doit-on détester Owen pour ce qu'il a avoué avoir fait ? Oui. Oui. Oui. Il multiplie les erreurs depuis qu'il est devenu chief (même si ça n'a rien à voir a priori) et celle-là, plus que toutes les autres, a quelque chose d'impardonnable, surtout au sein d'un couple déjà à ce point fragilisé. On pourrait bien lui trouver des circonstances atténuantes, c'est vrai. La détresse, la haine, le désarroi. On pourrait, mais on ne peut pas. On ne peut que se ranger du coté de Cristina et ce depuis le début de leurs frictions transformées en failles puis en gouffre. Leur histoire ne peut plus repartir. En théorie, la prochaine phrase de Cristina sera "Avec qui ?" Car oui, dans ces cas-là, c'est ce que l'on veut savoir. Même si on ne connait pas cette personne. Ce n'est donc pas l'infirmière Emily (qui a parlé dans cet épisode, houra !). Qui d'autre ? Une fille rencontrée au hasard, que l'on a jamais vu et que l'on ne verra peut-être jamais ? Ou bien une de nos héroïnes ? Et là, si on commence à faire des hypothèses, on se rend vite compte que le champ est réduit. Eliminons d'office Bailey, Meredith, Lexie et Arizona. Malgré un rapprochement récent et douteux avec Callie, je pense que l'on peut tuer l'idée dans l'oeuf. Il nous reste donc : April et Teddy. Cela fait quelques temps que la première n'a rien apporté -j'entends les médisants au loin dire qu'elle n'a jamais rien apporté et je ne vous soutiendrais pas !- et ce serait extrêmement complexe de le justifier s'il s'agissait de la seconde. Pourtant, je crois bien que c'est l'option la plus probable. Deux âmes perdues qui se sont aimées par le passé... la ligne si fine entre l'amour et la haine... peut-être que dans un grand moment de faiblesse commun, ils se sont laissés aller. Ce serait absolument terrible mais je vois très bien Grey's Anatomy oser. On est manque d'intrigue coup de poing en ce moment en plus... Avant d'arriver à cette conclusion choquante, on a eu droit à des scènes correctes mais pas formidables entre Cristina et Emily. Le parallèle avec le cas médical manquait vraiment de subtilité. 

   J'attendais avec impatience le retour probable de Catherine, la mère de Jackson, après sa venue tonitruante au Seattle Grace plus tôt dans la saison. Ce n'était pas aussi fun et tendre que la première fois, mais Debbie Allen a quand même réussi à être géniale et elle me donnerait presque envie de lancer une pétition pour qu'elle rejoigne la série à plein temps la saison prochaine. Tiens, elle ferait une très bonne chief ! Non ? Un autre personnage a été introduit pour l'occasion mais je suis moins sûr d'avoir envie de la revoir même si elle m'a fait plutôt bonne impression. Asha est jolie, sympathique et elle a réussi à décoincer Avery. Elle envisage de poursuivre son apprentissage dans cet hôpital... Les graines sont plantées. On verra si elles germent. Ca ne ferait pas de mal à Jackson en tout cas ! Catherine est le genre de personnage qui est capable d'avoir une bonne alchimie avec à peu près tout le monde, en partie grâce à son humour et son énergie, et son duo avec Richard était particulièrement réussi. Le thème de l'épisode était le flirt et c'est le leur qui avait le plus de sens. Heureusement, il n'a pas abouti. C'eut été vraiment moche pour cette pauvre Adele. Le flirt entre Alex et Morgan ne m'inspire rien de positif. Callie n'en veut pas. Arizona n'en veut pas. Nous n'en voulons pas non plus ! Laissez cette femme repartir et offrez un rôle de plante verte à Karev !

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// Bilan // En principe, à ce stade de la saison, Grey's Anatomy connait un petit creux -comme beaucoup d'antres- juste avant que les enjeux de fin de saison ne se mettent en place. En partant de là, on peut dire que cet épisode est correct. 

18 mars 2012

The Vampire Diaries [3x 16]

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1912 // 2 640 000 tlsp.

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  Bien que cet épisode rempli de flashbacks sur l'année 1912 donne bien plus l'impression de faire du remplissage que de permettre à la saison d'avancer, il valait le coup pour les intéractions entre les personnages et pour les quelques moments de fun et d'émotion qui en ont découlé. J'ai par exemple beaucoup apprécié la petite discussion post-footing d'Elena et Matt. Elle aurait dû avoir lieu il y a bien longtemps, certes, mais il n'est jamais trop tard après tout. Le duo Damon/Stefan était central dans cet épisode et c'était bien agréable d'avoir, dans le présent en tout cas, Rebekah entre eux deux pour détendre l'atmosphère. Elle est vraiment géniale ! J'aimerais vraiment qu'elle reste dans la série au-delà de cette saison, quitte à ce que ce soit la seule Original restante à Mystic Falls. Pas de Klaus cette semaine, on ne s'en plaint pas. Pas de Caroline non plus, et je ne vais pas faire la liste de tous les absents... mais un épisode peut visiblement tenir debout sans la plupart des personnages secondaires. Je ne sais pas comment on doit l'interpréter... Une petite nouvelle nous a été introduite dans les flashbacks : Sage (qui fait apparemment partie des romans). Pour le moment, je n'ai pas vraiment d'avis sur elle. Je ne la trouve pas particulièrement attachante, pas fun non plus. Mais il y a une certaine alchimie entre Ian Somerhalder et Cassidy Freeman. Je suppose que la jeune femme réapparaîtra dans le présent prochainement. On aura donc l'occasion de voir ce qu'elle vaut vraiment... 

   Que doit-on penser du twist autour d'Alaric, qui n'est pas mort et qui serait le nouveau serial killer de Mystic Falls ? Je dirais que l'idée est intéressante et cela explique très bien les dysfonctionnements de la bague, annoncés depuis un moment. Ce qui m'a dérangé, c'est d'abord l'implication toujours très nébuleuse du Dr. Fell. On a beaucoup de mal à la croire, quoi qu'elle dise. Et Torrey De Vitto m'agace un peu. Et puis aussi ce passé violent d'Alaric, créé de toute pièce pour justifier son nouveau statut alors que ce n'était absolument pas nécessaire. La bague à elle seule suffisait d'expliquer le pourquoi du comment. Maintenant, Fell a peut-être menti aussi... Elle ne peut pas agir seulement par bonté d'âme de toute façon ! A part ça, le parallèle entre l'attitude de Damon vis à vis de Stefan entre aujourd'hui et 1912 n'avait rien de palpitant mais cela a débouché sur une jolie scène entre les deux frères où Damon avoue que Stefan est tout ce qui lui reste et qu'il est hors de question qu'il l'abandonne. Ce n'est pas vraiment nouveau, ça a toujours été sous entendu, mais c'était bien de le clamer haut et fort. 

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// Bilan // En repensant à la saison 3 de The Vampire Diaries, cet épisode ne nous reviendra certainement pas à l'esprit. Hormis les révélations finales sur Alaric, il était tout à fait moyen. On retiendra quand même quelques jolies scènes avec les personnages principaux.


17 mars 2012

Tueurs En Séries [Episode du 16 Mars 2012]

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Au programme cette semaine : "Skins", "Foudre" et "Coeur Océan" annulées - Les dates de retour de "Dexter" et "Homeland" - Le dernier épisode de "Desperate Housewives" c'est pour quand ? - La bande-annonce de la saison 2 de "The Killing (US)" - Projets en série : David Cronenberg, un spin-off pour "Primeval", etc. - Castings : Sigourney Weaver, Chad Michael Murray - On répond à vos questions : "Les Piliers de la Terre", "Teen Wolf" - Le retour de "South Park" en images - Notre rencontre avec Steven Moffat, le co-créateur de "Sherlock" avec aussi du "Doctor Who" à l'intérieur - Les stars se mobilisent contre le spoiler !


16 mars 2012

Avant-première: Missing [Pilot]

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Pilot // Article publié à l'origine le 14 Octobre 2011

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What About ?

 Une ancienne agent de la CIA dont la vie a été bouleversée par un événement tragique voit le sort la frapper à nouveau dix ans plus tard lorsque son fils disparait dans d'étranges circonstances alors qu'il suit des études à Rome. Commence alors pour elle une course contre la montre dangereuse à travers l'Europe...

Who's Who ?

 Créée par Gregory Poirier (Benjamin Gates, Fausses Rumeurs...) et produite par Gina Matthews (Jake 2.0., The Gates). Avec Ashley Judd (Heat, Le Collectionneur, Double Jeu...), Cliff Curtis (Die Hard 4, Les rois du désert, Training Day, Trauma), Adrianno Giannini (Ocean's Twelve, A la dérive), Sean Bean (Game Of Thrones, Le Seigneur des Anneaux), Nick Eversman, Keith Carradine...

So What ?

   Ce que vous allez lire là, je vous le dis avec fierté mais en toute humilité : c'est de l'EXCLU MONDIALE. J'ai fouiné un peu sur la toile et je n'ai pas encore trouvé d'autres reviews du pilote de Missing à ce jour. La série ne débutera qu'à la mi-saison sur ABC (mais l'été reste encore une option plus qu'envisageable). Le pilote a été projeté en avant-première à une poignée de privilégiés il y a quelques jours lors du MIPCOM (marché international des contenus audiovisuels) à Cannes et j'ai eu la chance d'être de la partie. La première saison, dont le tournage s'est achevé il y a seulement deux semaines, ne comprend que 10 épisodes et c'est certainement l'une des plus grandes forces de la série qui, dès le pilote, ne perd pas de temps pour faire avancer sa trame principale à un rythme effrené. 

   Si je devais classer la série dans une catégorie, je dirais qu'elle est un "thriller d'action" comme on en a peu vu à la télévision jusqu'à maintenant; et si je devais jouer au petit jeu des comparaisons, je dirais qu'elle se rapproche plus de 24 et de Prison Break dans la forme mais sa vraie source d'inspiration, c'est clairement le cinéma d'action des années 90 dont Ashley Judd, l'actrice principale, était justement l'un des visages féminins les plus connus. Plus proche de nous, disons qu'on est assez proche d'un Taken. C'est typiquement le genre de programme qu'il faut regarder en mettant son cerveau au placard, chose que je n'ai pas totalement réussi à faire. Les maladresses et surtout les facilités sont nombreuses au cours de ce premier épisode. L'héroïne tombe par exemple pile sur ce qu'elle cherche lors du visionnage d'une vidéo de surveillance alors que l'événement en question s'est déroulé plusieurs jours plus tôt. Beaucoup de chance... Les scénes de course-poursuites et de combats sont nombreuses. Ashley Judd -enfin sa doublure- fait de la moto à toute vitesse dans les rues de Rome, se fait balancer avec une violence inouïe contre des armoires, assomme un homme, en tue un autre... tout ça en l'espace de quelques minutes ! J'avais très peur que la réalisation soit cheap du fait qu'il s'agisse d'une coproduction et c'est souvent ce qui est arrive malgré les sommes engagées mais mes craintes ont vite été balayées. Tout est convaincant, à défaut d'être bluffant. Absolument rien n'a été tourné en studios avec fonds verts. L'équipe a vraiment sillonné l'Europe, l'idée étant de visiter une ville par épisode sachant que le pilote se déroule déjà entre la capitale italienne et Paris. Tous les décors sont donc naturels, bien filmés et pas trop clichés. Cela change d'un Alias qui ne bougeait pas de Los Angeles (no offense). Ashley Judd -soeur cachée de Katherine Heigl ?- est plutôt bonne, aussi bien quand elle doit courir après les méchants que quand elle doit pleurer, mais les scènes d'émotion restent grossièrement écrites et ça, elle n'y peut rien. Les personnages masculins ont tendance à être trop unidimensionnels et leurs relations avec l'héroïne hyper clichées. 

   Missing aura certainement beaucoup de mal à se faire une place sur ABC car la chaîne ne possède pas d'autres séries équivalentes à l'heure actuelle et le drama s'adresse peut-être à un public plus masculin que d'habitude, mais elle pourrait en tous cas être un divertissement efficace, pas prise de tête et possiblement addictif. 

How ?

15 mars 2012

Luck [Post-Mortem]

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What About ?

Un regard provocateur sur le monde de la course hippique à travers les yeux de divers protagonistes qu'ils soient parieurs, coureurs, organisateurs...

Who's Who ?

 Créée par David Milch (Deadwood, John From Cincinnati). Produite par Michael Mann (Ali, Public Enemies, Heat...). Avec Dustin Hoffman, Nick Nolte, Kevin Dunn, Jill Hennessey, Jason Gedrick, Dennis Farina, Kerry Condon, John Ortiz, Ian Hart...

So What ?

   La bête est morte. Luck n'est plus. Dans le panthéon des séries annulées pour des raisons tout à fait étonnantes et improbables, la série de HBO vient de se trouver une place de choix en stoppant sa production définitivement suite à la mort de trois chevaux sur le tournage. Je ne critique pas cette décision, qui est même assez courageuse si l'on fait abstraction du fait que personne ne regardait le programme (400 000 abonnés en moyenne) et que, quelque part, c'est sans doute aussi un soulagement pour les dirigeants de la chaîne qui ne savaient pas trop quoi en faire -mais l'abus de cynisme est dangereux pour la santé- toujours est-il que beaucoup de questions se posent. La production ne pouvait-elle pas prévoir qu'un tel tournage risquait de conduire à ce type d'accident ? Toutes les précautions ont-elles vraiment été prises ? Une enquête de la PETA est déjà lancée... En attendant, cette annulation est-elle une grande perte pour la télévision ? Doit-on pleurer Luck éternellement ?

   Cela fait depuis le mois de Décembre et la diffusion du pilote que je repousse l'échéance du visionnage. Lorsque le projet a été annoncé, j'étais assez enthousiaste vu les grands noms associés et le simple fait que le thème n'ait jamais été abordé à la télévision auparavant. Et puis le temps a passé, ma curiosité s'est émoussée et l'absence totale de buzz a fini par m'achever. Il a fallu que la série soit annulée pour que je me décide enfin à regarder le pilote. Et vous savez quoi ? Je ne regrette pas de ne pas m'être lancé plus tôt et je ne regarderai pas les épisodes suivants. Luck m'a mis en colère pour tout dire. Michael Mann a fait du très bon boulot du coté de la réalisation, il n'y a pas à dire. Le générique (et le morceau choisi pour l'illustrer) m'a bien plu. Les acteurs sont tous impeccables. Tout ça, on le savait de toute façon déjà sans même avoir vu la moindre image de la série. Le contraire était impossible. Ce que je n'avais pas prévu, c'est que je m'ennuie à ce point pendant ces 60 minutes ! Je vais être sincère : je n'ai quasiment rien compris aux enjeux et pas parce que je suis bête mais parce que le monde de la course hippique m'est totalement étranger et que les scénaristes n'ont pas cherché à un seul moment à le rendre accessible aux non-initiés. Certes, on est sur HBO et ses dramas n'ont pas pris pour habitude de prendre les téléspectateurs par la main à tout instant, ce qui est une force en soi, mais il y a des limites. Luck se coupe sciemment de toute une partie du public avec une certaine arrogance. Plus l'épisode avance, plus les tenants et les aboutissants s'éclaircissent mais les zones d'ombre et d'incompréhension restent nombreuses au bout du compte. Vraiment trop nombreuses. Et les personnages peinent à être attachants. J'avais vraiment envie de découvrir cet univers qui, j'en suis sûr, peut tout à fait être le terreau idéal pour raconter des destins passionnants, mais on m'en a empêché. Je me suis senti exclu. La mort de Luck est triste mais à qui manquera-t-elle à part à Pierrette Brès et Omar Sharif ? La course, c'est pas mon dada.

How ?

 

14 mars 2012

Once Upon A Time [1x 15]

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Red Handed // 9 290 000 tlsp.

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   J'attendais cet épisode de Once Upon A Time comme le messie car, depuis le lancement de la série, le slutty Chaperon Rouge m'a tapé dans l'oeil. Et elle me faisait de l'oeil aussi. A moins que ce ne soit mon imagination ? Bref. Je n'ai pas été déçu par l'actrice, Meghan Ory, à qui je prédis un bel avenir; je n'ai pas été déçu non plus par l'histoire du personnage et les divers rebondissements, mais j'ai été déçu par deux choses : le fait que Ruby/Red ne soit finalement pas si rebelle et chaude comme la braise que ça et, qu'en plus, elle termine l'épisode en semblant s'assagir encore un peu plus (adieu les méches rouges). C'était pourtant l'occasion de nous présenter un personnage de contes de fée un peu moins lisse. Elle a malheureusement les mêmes rêves d'évasion et d'émancipation que toutes les princesses du royaume, et les mêmes préoccupations amoureuses. Elle aurait pu être une mangeuse d'hommes (ce qui aurait très bien collé avec la révélation de fin d'épisode), elle aurait pu s'acoquiner à Emma à Storybrooke (laquelle est de plus en plus butch)... Non, au lieu de ça, elle a choisi de tomber amoureuse d'un garçon pas très charismatique (oh, ça nous change !) et de quitter son poste d'adjoint du shérif pour retourner dans son dinner. Autant dire qu'il y a de très fortes chances pour que le personnage retourne dans l'ombre. Une colocation temporaire avec Mary Margaret et Emma aurait quand même eu de la gueule ! Tant pis. Le Dr. Whale est toujours dans les parages et semble cacher bien des secrets. Ruby pourrait bien être sa nouvelle proie...

   L'attrait principal de Red Handed provenait donc bien entendu des flashbacks à Fairy Tale Land où la scénariste Jane Espenson s'est fait un plaisir de creuser le parallèle évident entre le cycle menstruel des femmes et la malédiction du Petit Chaperon Rouge (et celle de Mère Grand par extension qui, en veillissant, a perdu son "pouvoir" car vive la ménopause !). C'est une lecture tout à fait premier degré du conte d'origine mais je ne m'en plains pas. Dans un twist que je n'avais pas vraiment vu venir -je pensais que le Loup était Granny- on apprend que Red EST le grand méchant loup. Du coup, je me demande si ce n'est pas également elle le loup de Storybrooke qui rôde de temps en temps dans les rues et qui empêche les villageois de partir. Rien ne le sous-entendait en tout cas. La partie la plus sympathique de l'aventure était sans conteste la rencontre entre Red et Snow White et leur amitié naissante. Le passage où cette dernière cherche d'ailleurs confusément à cacher sa véritable idendité en proposant tour à tour les prénoms Margaret puis Mary était un clin d'oeil amusant, comme on les adore. Dans leur ensemble, les dialogues étaient un peu faibles par contre, notamment lorsque Red est avec son chéri. Se sont vraiment pas foulés. Le prix à payer pour toucher un public le plus large possible ? Je commence à le croire...

   A Storybrooke, la présence de Ruby a permis d'égayer un peu l'investigation d'Emma sur la mort de Kathryn. Ce n'était pas encore hyper passionnant mais il y a du mieux. Le cliffhanger ne m'a pas particulièrement surpris mais j'ai aimé voir David dans une telle détresse. Cela lui apporte une certaine profondeur dont il manquait cruellement jusqu'ici. C'est plutôt intéressant de voir un Prince Charmant constamment au bord des larmes. De là à en déduire qu'il s'agit d'un constat sur l'homme moderne... La douce Mary Margaret va donc passer par la case prison ! Pendant que Kathryn complote avec Belle dans sa cellule au sein de la prison spéciale de Regina ?

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// Bilan // J'ai pris beaucoup de plaisir à suivre cet épisode de Once Upon A Time, qui n'était pas qu'intéressant dans le monde des contes de fée mais à Storybrooke aussi. Un peu. Je savais que le Petit Chaperon Rouge ne me déceverait pas...

13 mars 2012

Desperate Housewives [8x 16]

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You Take For Granted // 8 290 000 tlsp.

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  Au risque de passer pour le râleur de service ou l'éternel insatisfait -ce que je suis de toute façon- je vais vous dire franchement ce que je pense de cet épisode "événement" : il était terriblement paresseux. Ce qui ne veut pas dire qu'il était mauvais. Il aurait juste pu être mille fois meilleur. Le fait de nous annoncer dès l'ouverture qu'un personnage allait mourir au cours de l'épisode sans que l'on sache son indentité n'était pas nouveau il me semble. Je ne le jurerai pas mais je crois que ce procédé narratif avait déjà été utilisé lors de la tempête. Et c'était cette pauvre Ida Greenberg qui était morte (sans compter les deux personnages récurrents du moment dont on a eu vite fait se de débarrasser à cette occasion). Bref, c'était franchement décevant. Cette fois-ci, ce n'est pas l'idendité de la victime que je remets en cause car pour qui n'a pas été spoilé avant de visionner l'épisode -et c'était mon cas, j'ai tenu coûte que coûte- c'était une vraie surprise. J'avais émis cette hypothèse dans ma précédente review cela dit mais ce n'était pas une conviction ni une intuition, juste une pensée furtive. Je ne me targuerai donc pas de l'avoir "deviné". Non, le problème vient vraiment des choix qui nous étaient offerts et des intrigues qui allaient avec...

   Qui a sérieusement cru que Juanita allait tomber du toit des Solis et se tordre le cou ? Absolument personne. Enfin j'espère. Il n'y avait pas le moindre suspense là-dedans. Dois-je vous rappeler qu'Ida Greenberg -encore elle- était morte parce qu'elle était partie chercher son chat en croyant pouvoir braver la tempête ? Eh bien même un prétexte aussi ridicule, on trouve le moyen de nous le décongeler ! Le plus grave dans tout ça de toute façon, c'était de faire le lien entre cet accident et la nouvelle lubie de Carlos : rendre aux pauvres tout ce que sa compagnie et lui leur ont volé pendant des années. Pourquoi grave ? Parce que ça n'avait aucun sens. C'était tiré par les cheveux, et la peau commençait à partir avec. Le propos "égoiste" et assumé de Gaby avait au moins le mérite de nous faire sourire au milieu de ce foutoir artistique mais je m'en voulais presque de tomber encore dans le panneau. C'est vraiment trop facile de refaire encore et toujours les mêmes blagues... 

   La mort de Karen était l'option la plus logique à la base et donc forcément la moins surprenante. En temps normal, les scénaristes de Desperate n'auraient pas hésité une seule seconde pour partir là-dessus. Mais comme c'est la dernière saison, que dans 5 épisodes tout est plié, ils se sont dit qu'il pouvaient enfin oser ! La mission de Bree a donc été d'empêcher Mrs McCluskey, dont elle n'a jamais été proche comme la vieille femme le fait malicieusement remarquer, de se tuer d'une manière ou d'une autre. Desperate étant incapable ne serait-ce que d'évoquer l'avortement, c'était presque un petit miracle que l'euthanasie soit traitée, même aussi superficiellement. Ce qui était totalement impossible en revanche, c'est que Bree passe à l'acte. Dès lors, on savait pertinemment que Karen survivrait. Les intéractions entre elle et Bree étaient vraiment excellentes. La partie émotion ne sonnait pas toujours très juste mais je suppose que voir ce mignon petit couple s'embrasser suffisait à toucher en plein coeur. 

   Du coté de chez les Scavo, pas de décès en vue. Jane a bien failli s'étouffer et Lynette a bien falli ne pas lui venir en aide -ce qui était tout de même un peu too much- mais pas de quoi s'inquiéter outre mesure. Non, ce qui est mort c'est la si belle histoire d'amour entre Tom et sa femme. A chaque épisode, les scénaristes affirment un peu plus fort que le couple phare de la série appartient passé. Et, à chaque épisode, on y croit sur le moment parce que Felicity Huffman est formidable puis on revient très vite à la raison car c'est tout simplement impossible de ne pas les imaginer avoir leur happy-end ensemble. Encore plus maintenant qu'une des voisines est veuve. Elles ne peuvent pas toutes finir malheureuses et suicidaires. Enfin je suppose... On était une fois de plus dans la redite pénible avec cette storyline mais l'émotion l'emporte toujours à la fin. Puis les incrustes de Lynette sur les photos de Penny et Jane étaient hilarantes !

   Le moment est donc venu de parler de... Mike. Le regain d'intérêt des auteurs pour lui depuis quelques temps était louche. Toutes les louanges qu'il a reçues lors de cet épisode sonnaient comme une longue éloge funèbre. Sa dernière scène avec Susan, touchante c'est vrai, ne pouvait pas déboucher sur autre chose que cette fin tragique. C'est dommage qu'un personnage de série -et de Desperate plus particulièrement- ne puisse pas passer de vie à trépas comme dans la réalité : sans préparation préalable. L'effet de surprise aurait été bien plus énorme sans cette conversation des Delfino sur le pas de leur maison. Imaginez que le coup de feu parte juste avant un "Je t'aime" et un long baiser. Bien sûr que c'eut été cruel... mais on parle du mari de Susan là ! C'est un cadeau que la vie -ou plutôt la mort- lui a fait ! Vous voyez, j'ai envie d'être méchant avec la Mayer mais le coeur n'y est pas. La mort de Mike m'a quand même attristé. La mise en scène a fait son petit effet. C'était un peu rude. Il nous fallait bien ça.

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// Bilan // On attendait depuis trop longtemps que la saison 8 de Desperate Housewives nous offre un moment marquant, dont on se souviendrait après la fin de la série. Un moment que l'on classerait parmi les plus forts du show. Il est enfin arrivé dans cet épisode. Il sera peut-être même suivi de quelques scènes intenses dans le prochain, en toute logique. C'est malheureusement à peu près tout ce qu'il y avait à retenir de You Take For Granted