31 décembre 2011

Mes DNES Awards 2011

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   Ce n'est pas parce que je n'ai pas organisé de DNES Awards en 2011 que je ne compte pas en décerner du tout ! Pour fêter comme il se doit la fin de cette belle année pour les sériephiles, voici donc les quelques prix que je tenais à remettre (avec plusieurs gagnants dans chaque catégorie parce que c'était trop difficile de choisir et que c'est mes awards après tout donc je fais ce que je veux. Na !) (Afin d'éviter toutes polémiques dans la catégorie comédie qui comprend des dramédies : sachez que j'ai mélangé les deux non pas par conviction mais pour pouvoir nommer tous les gens que j'avais envie de nommer ! Re-na !)

 

AWARD DE LA MEILLEURE ACTRICE DANS UN DRAMA

1. Claire Danesparce que la carrière prometteuse qui l'attendait après la fin d'Angela 15 ans a mis du temps à se déclencher mais le moment semble être enfin venu ! Merci Temple Grandin et surtout Homeland. Si la demoiselle ne nous fait pas un doublé Golden Globe/Emmy, ça va chauffer !

2. Jessica Lange, parce qu'elle a été absolument fascinante dans American Horror Story et que les femmes de son âge sont trop souvent ignorées à la télévision (c'est pourquoi je tenais aussi à souligner la belle performance de Kathy Bates dans Harry's Law)

3. Mireille Enos, parce que les rousses aussi ont droit d'être de bonnes actrices ! Et qu'elle était parfaite dans The Killing, bien entendu. 

-Calista Flockhart, Sally Field, Ginnifer Goodwin, Chloe Sevigny, Jeanne Tripplehorn, Sandra Oh, Julianna Margulies, Anna Torv, Lauren Graham, Christine Baranski, Archie Panjabi, Madeleine Stowe, Glenn Close et Rose Byrne n'ont pas démérité-

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AWARD DE LA MEILLEURE ACTRICE DANS UNE COMEDIE

1. Laura Linney, parce qu'elle est d'une justesse incroyable. Je n'en connais pas de meilleures !

2. Toni Collette, parce qu'elle est parvenue à passer d'un registre à l'autre avec une facilité déconcertante pendant les 3 belles saisons de United States Of Tara (et que je ne pourrais plus jamais la nommer, pour ce rôle en tous cas). 

3. Laura Dern, parce qu'elle a tout donné dans Enlightened et qu'il était temps qu'elle obtienne un rôle majeur à la télévision !

-Amy Poehler, Betty White, Tina Fey, Mary-Louise Parker, Maya Rudolph, Kat Dennings, Beth Behrs, Cheryl Hines, Martha Plimpton, Cobie Smulders, Casey Wilson, Sofia Vergara et Julie Bowen n'ont pas démérité-

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AWARD DU MEILLEUR ACTEUR DANS UN DRAMA

 1. Bryan Cranston, parce que la saison 4 de Breaking Bad a beau être un peu moins bonne que les précédentes, sa prestation à lui reste absolument impeccable ! 

2. Bill Paxton, parce que dans les derniers instants de Big Love il est parvenu à être encore plus impressionnant que dans les premiers ! Et parce qu'un rôle comme le sien se doit d'être récompensé d'une manière ou d'une autre. 

3. John Noble, parce que jouer dans une série fantastique/de science-fiction empêche apparemment d'être nommé aux grandes cérémonies de récompense et c'est totalement injuste au regard de ses prestations à lui, toujours à fleur de peau.

-Damian Lewis, Mandy Patinkin, Peter Krause, Aaron Paul, Giancarlo Esposito, Dean Norris, Michael C. Hall et William H. Macy n'ont pas démérité-

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AWARD DU MEILLEURE ACTEUR DANS UNE COMEDIE

 1. Ty Burrell, parce que de tous les hommes de Modern Family, c'est lui qui me fait le plus rire !

2. Eric Stonestreet, parce que Modern Family sans lui, ce serait vraiment pas aussi bien.

3. Jesse Tyler Ferguson, parce que sans lui Eric Stonestreet ne serait peut-être pas aussi bon !

 -Ed O'Neill n'a pas démérité et si vous vous demandez pourquoi je ne cite que des acteurs de Modern Family, sachez que c'est essentiellement parce que ce sont les femmes qui sont au pouvoir en matière de comédies ces derniers temps et, à mon sens, peu d'hommes réussissent à leur tenir tête dignement à par ceux-là. Mais si vous insistez vraiment, oui, je pourrais citer Neil Patrick Harris, Jason Segel, Garret Dillahunt, John Corbett, Justin Kirk, Aziz Ansari, Nick Offerman, John Benjamin Hickey et Adam Pally-

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AWARD DU MEILLEUR DRAMA

1. Big Love 

2. Breaking Bad 

3. The Good Wife

-Brothers & Sisters, Fringe, Damages, Grey's Anatomy, The Vampire Diaries, True Blood et Parenthood n'ont pas démérité-

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AWARD DE LA MEILLEURE COMEDIE

1. The Big C

2. United States Of Tara

3. Raising Hope

-Modern Family, Cougar Town et Parks And Recreation n'ont pas démérité-

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AWARD DU MEILLEUR NOUVEAU DRAMA

1. Homeland

2. The Killing US

3. Once Upon A Time

-American Horror Story, Shameless US et Revenge n'ont pas démérité-

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AWARD DE LA MEILLEURE NOUVELLE COMEDIE

1. Awkward

2. Enlightened

3. Happy Endings

-Suburgatory et 2 Broke Girls n'ont pas démérité-

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AWARD DE LA MEILLEURE SERIE ETRANGERE

1. Misfits

2. The Slap

3. Downton Abbey

-Pour être très franc, je n'ai pas terminé la deuxième et la troisième mais je pense qu'elles le méritent déjà au stade où j'en suis; et puis c'est un peu par défaut aussi : les quelques autres séries étrangères que j'ai vu ne m'ont pas autant voire pas du tout plu (Marchlands, Beaver Falls...)

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AWARD DE LA MEILLEURE CHAINE AMERICAINE

ABC. Parce qu'il s'agit à nouveau du network ayant proposé les meilleures nouveautés de la rentrée, parce que c'est celui qui ose le plus le feuilletonnant -et évite aussi le plus les cop-shows- et parce qu'il possède désormais de très bonnes comédies (ce qui n'était pas le cas il y a quelques années).

-Showtime n'a vraiment pas démérité non plus du coté des chaînes payantes !-

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AWARD DE LA MEILLEURE CHAINE FRANCAISE

ARTE, parce que ses créations originales n'ont pas obtenu le succès qu'elles méritaient mais elles ont eu le mérite d'exister et de tenter de sortir des sentiers battus; et parce qu'elle possède une belle programmation en matière de séries étrangères. 

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AWARD DE LA SERIE QUI M'A LE PLUS MANQUE

1. Lost

2. Lost

3. Lost

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30 décembre 2011

Misfits [Saison 3]

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    Mais que fait la police bon sang ? Nos Misfits tuent depuis trois saisons leurs probation workers successifs, sans compter de nombreuses autres victimes collatérales de leur so fucked-up life, et aucune enquête de police n'est ouverte ? Tous ces gens meurent (dont une bande de cheerleaders - "Kill The Cheerleaders, Save The World!") et personne ne s'en soucie ? Vous voyez, c'est le genre de questions qu'il ne faut pas se poser devant cette comédie fantastique toujours aussi divertissante et différente mais qui manque de crédibilité dès qu'il s'agit de parler du monde réel. Alors que le sujet des parents, de la famille et des amis avaient été évoqués lors de la première saison -et de manière plutôt pertinente d'ailleurs, à la Skins- et très furtivement en saison 2 via Nathan et son frère sorti de nulle part, les héros n'évoluent maintenant plus que dans leur bulle et toujours du coté du community center. Comme si rien d'autre n'existait. C'est perturbant mais je comprends ce désir de les mettre à part et surtout de les réunir ensemble. Ils ne peuvent plus que compter les uns sur les autres et le reste du monde ne semble pas pouvoir les comprendre. Alors quoi bon ? Autant explorer l'essentiel. Et puis avec si peu d'épisodes de toute façon, inutile de se perdre en digressions. Les auteurs s'en sont tout de même permis une de taille : l'épisode 4, dans lequel la bande voyage dans le temps afin de tuer Hitler ! Cet ambitieux projet a parfaitement tenu la route, même si on se demande bien au bout du compte quel était vraiment l'intérêt ? 

   En saison 3, les cartes sont redistribuées pour les Misfits : ils doivent désormais avancer sans Nathan (disparu au cours d'un webisode à Las Vegas assez pitoyable) et avec des pouvoirs différents. L'idée n'était pas mauvaise afin de casser la routine mais les nouveaux pouvoirs ont parfois peiné à se révéler pertinent. Je pense notamment à celui de Kelly, qui était un bon ressort comique au départ, qui a vraiment été utilisé une fois (dans l'épisode Hitler justement) puis qui n'a plus eu aucun intérêt. Le pouvoir du petit nouveau, Rudy, en est-il d'ailleurs vraiment un ? Se dédoubler, OK, ça peut servir (et ça a servi) mais c'est tout de même plus une malédiction qu'autre chose. En même temps, en regardant bien, c'est un peu le cas de tous les pouvoirs... Rudy donc. Le pire était à craindre : comment les scénaristes allaient-ils réussir à remplacer le bienaimé Nathan ? La réponse est finalement assez simple : en créant un personnage possédant le même humour gras et sans limite ! On ne peut pas dire que Rudy et Nathan soient des clônes pour autant mais cela ne se joue pas à grand chose. C'est là que le pouvoir du nouveau revient sur le tapis : à travers son alter-ego, il dévoile une autre partie de lui, plus tendre et touchante, qui contrebalance bien avec les airs de débile-obsédé qu'il se donne à longueur de temps. On peut donc dire que le pari est réussi ! Joe Gilgun est d'ailleurs très convaincant. 

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   Deux autres "nouveaux" personnages ont permi à cette 3ème saison de changer la donne, à commencer par la version fémine de Curtis puisque son pouvoir, tel Ranma 1/2 pour les connaisseurs, est de se changer en femme ! L'idée a été super bien exploitée au départ et, d'ailleurs, Melanie est devenue bien plus intéressante que Curtis, qui a toujours été le maillon faible des Misfits. Chapeau aux casteurs pour avoir trouvé cette excellente actrice qui ressemble énormément Nathan Stewart-Jarrett. Mais la tournure des événements a été telle que le personnage a été tué dans l'oeuf, de même que sa grossesse. Ca ne m'aurait pas particulièrement dérangé que Curtis disparaisse advitam eternam personnellement ! Et puis après tout, il aurait très bien pu réapparaitre une fois le bébé né ! Je pensais que les scénaristes iraient au bout de leur idée mais c'était sans doute trop de chamboulements et ça voulait dire aussi qu'il fallait aussi prévoir une intrigue sur le long terme. On sait que ce n'est pas leur fort ! Du coté du dealer de pouvoirs, Seth, il a fallu être très patient puisque c'était en quelque sorte un fil rouge tendu sur toute la saison -il y en avait au moins un !- mais qui se résumait plus à l'évolution de sa relation avec Kelly qu'à autre chose. Notre patience n'a même pas été récompensée puisque l'histoire sur son ex était tout à fait prévisible (même si elle a donné lieu à un épisode zombie de qualité et qui renouait un peu avec le gore de la première saison) et on a finalement rien appris de plus sur ce qui l'a poussé à dealer les pouvoirs en premier lieu. Certes, son ex est en partie la réponse, mais je ne pensais pas qu'il allait falloir se contenter de ça ! J'imaginais quelque chose de plus grand derrière, une organisation secréte... quelque chose d'un peu plus ambitieux quoi ! 

   Et puis il y a le couple maudit, Simon-Alisha, qui n'a vraiment pas été épargné ! La colère des fans de la série gronde depuis la diffusion du final et la mort des deux personnages (enfin je résume hein...). Il fallait oser tuer les deux favoris du public, surtout après avoir perdu la saison précédente LE préféré de tous les préférés. Je ne comprends pas ce qui leur est passé par la tête. Si c'est l'envie d'éviter à tous prix le happy-end, je les pardonne. Encore que. Je crains que ce ne soit que momentané et que dans la saison 4, ou plus tard, une issue heureuse pour le couple vienne tout effacer car, basiquement, tout est possible dans Misfits grâce aux pouvoirs des uns et des autres. Si le but était de renouveler le casting de manière moins brutale que ne peut le faire Skins par exemple, je leur en veux car il ne me semble pas que ce soit nécessaire ici. Et surtout pas en gardant les personnages les plus faibles qui plus est ! J'aime bien Kelly, mais elle n'apporte pas grand chose. De même que Curtis. Alors Rudy a beau être sympathique, ça ne va pas me suffir ! Et puis Simon quoi... Autant je peux me faire à l'idée de perdre mini-Rihanna, même si je l'aimais beaucoup, autant perdre Simon, c'est beaucoup plus grave. En clair, ils ont merdé ! Ils sont capables, je pense, de s'en sortir quand même mais je doute que les meilleures années de Misfits soient à venir...

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// Bilan // Tout portait à croire que cette 3ème saison de Misfits allait avoir beaucoup plus de mal à convaincre que les précédentes entre le retrait du créateur de la série -qui a quand même signé 6 des 8 épisodes !- et le départ de Robert Sheehan/Nathan. Pourtant, la casse a été plus que limitée et on peut dire que ces nouvelles aventures ont été à peine moins bonnes. L'humour continue d'être l'atout principal de la série, de même que certains de ses personnages; l'aspect un peu trop "formula" de la saison 2 s'est estompé pour laisser place à plus d'éléments feuilletonnants; mais Misfits a pourtant perdu en ambition, paradoxalement, et a aussi clairement perdu beaucoup de points lors de son final, osé mais décevant, révoltant et même bancal. La saison 4 part avec une énorme balle de pied. Bon courage pour l'extirper !

29 décembre 2011

Ciné Mix [Novembre - Décembre 2011]

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CONTAGION. Soderbergh a oublié d'injecter à son film le sérum de l'émotion, ce qui en fait plus un reportage documentaire, clinique et glaçant, qu'un récit haletant ou passionnant. Loin du film catastrophe traditionnel, certes, mais loin aussi de ce que l'on était en droit d'attendre du cinéaste. INTOUCHABLES. Pourquoi cette comédie aux ressorts classiques et parfois faciles a-t-elle rencontré un si grand succès ? Sans doute parce qu'elle raconte avec humour, tendresse et sincérité une histoire émouvante et universelle d'amour et d'amitié. Tout le reste n'est que hasard du calendrier, coup de chance et promotion savamment orchestrée. On ne peut en tous cas que se réjouir d'un tel phénomène lorsque l'on repense aux "Ch'tis" qui sont parvenus à faire mieux avec beaucoup mais vraiment beaucoup moins de talent.

 

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LES ADOPTES. Pour son premier film en tant que réalisatrice, Mélanie Laurent met sa poésie et son imaginaire, sa sensibilité aussi, de femme, d'actrice, de soeur, de rêveuse un peu naïve, au service d'une histoire intime, qui n'est pas la sienne, qui n'est pas forcément la nôtre non plus mais qui nous touche assurément. Prometteur. CARNAGE. On a beau s'appeler Roman Polanski, avoir une distribution parfaite -le tandem Jodie Foster/Kate Winslet est jubilatoire- et une mise en scène brillante, quand on n'a qu'un semblant d'histoire à raconter et pas de fin correspondante, on fait un film parfois enthousiasmant qui tient debout, certes, mais qui ne tient pas toutes ses promesses pour autant. Une oeuvre mineure dans la carrière du cinéaste. Parfois, les pièces de théâtre devraient rester des pièces de théâtre.

 

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HOLLYWOO. Quand on aime Florence Foresti, on pardonne forcément à cette comédie pas totalement ratée mais pas franchement réussie non plus certains de ses gags lourds qui ne font rire que leurs auteurs et l'équipe technique et ses interventions Debbouziennes souvent ratées. Les moyens n'ont malheureusement pas été mis dans les idées, mais il y en a et ça se voit ! SHAME. Un petit chef d'oeuvre dépressif sur la solitude de l'homme moderne, pour qui la chair est faible et triste et la vie un gouffre de désespoir. Michael Fassbender se donne corps et âme, tantôt séduisant et animal, tantôt troublant et inquiètant, tandis que les lumières de New York la nuit défilent puis s'éteignent, nous laissant un goût amer de vide, de sang et de sperme.

 

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DES VENTS CONTRAIRES. Evitant l'écueil du larmoyant, ce film signé Jalil Lespert n'en est pas réussi pour autant : facile, naïf, trop peu bavard, souvent joué approximativement -Benoît Magimel et Isabelle Carré mis à part- il avance sans but, un peu comme son héros. On s'ennuie à ses cotés, on se demande quand tout cela va se terminer mais comment, ça on ne s'y intéresse guère.Si l'action ne s'était pas déroulée au bord de la mer, il n'aurait même pas été beau. Pêtri de bonnes intentions mais anecdotique. HAPPY NEW YEAR. Cette comédie romantique ultra classique et sans prétention passe souvent à coté de tout ce qu'elle entrepend. Malgré un humour approximatif et une émotion facile, elle parvient à nous faire passer un bon moment grâce à son défilé de stars, dominé par les prestations très réussies de Robert De Niro et Hilary Swank. On aurait presque envie de citer aussi Zac Effron mais il doit beaucoup -tout ?- à sa partenaire, Michelle Pfeiffer, que l'on prend un plaisir incommensurable à retrouver.

 

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LA DELICATESSE. Ce si joli film pouvait-il porter un nom plus adéquat ? Le début d'une histoire d'amour, raconté avec fantaisie, est chassé par la mort, brutale, puis le deuil, lent, jusqu'à la renaissance, bouleversante. Deux êtres perdus qui se découvrent, lorsque deux acteurs à la sensibilité exacerbée se rencontrent. Une Audrey Tautou toujours formidable, un François Damiens étonnant. Un duo tout en délicatesse. Tout en élégance. Sublimé par les doux instruments et la voix pure d'Emilie Simon. Inoubliable.

28 décembre 2011

CinéBox [Top 2011]

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Je n'ai pas encore publié mes critiques des films de Novembre et Décembre mais aucun d'entre eux ne figurera dans ma liste des meilleurs films de l'année, donc la voici !

 

1- Melancholia de Lars von Trier

 

"Divisé en deux parties -l'une trop longue mais fascinante, l'autre parfaite, sidérante et poignante- ce Lars von Trier mêle le drame familial intime et l'onirisme à toute la grandiloquence que requiert organiquement une toile de fond comme celle de la fin du monde. On en sort... soufflé."

 

2- Black Swan de Darren Aronofsky

 

"Un film inclassable qui vous entraîne dans un tourbillon d'émotions face à une descente aux enfers obsédante. Profond. Noir. Sublime."

 

 

Affichette (film) - FILM - The Tree of Life : 1322443- The Tree of Life de Terrence Malick

 

"Malgré la présence, parfois insoutenable, de la religion, cet arbre de vie est une des plus belles choses qu'il m'ait été donné de voir au cinéma à ce jour. Les images sont sublimes, gracieuses, éblouissantes. C'est ce que l'on retient au bout du compte. Tant pis pour les défauts et les longueurs. "

 

4- Polisse de Maïwenn

 

"Un quotidien sinistre, étouffant, anxiogène qui réussit pourtant à devenir fascinant, drôle et touchant grâce à une réalisation nerveuse et des acteurs saisissants. Maïwenn ne se censure jamais et veut tant dire qu'elle déborde."

 

 

5- Les Bien-aimés de Christophe Honoré

 

"Et si l'excellent Les Chansons d'amour n'était que le brouillon de ces Bien-Aimés ? Christophe Honoré n'a pas pris de risques (même thématiques, même acteurs, même compositeur -Alex Beaupain-) mais il a encore frappé fort. De ces films qui vous passionnent et qui vous touchent. Et qui vous marquent..."

 

6- Rabbit Hole de John Cameron Mitchell

 

"C'est avec peu de mots que Nicole Kidman et Aaron Echkart, au diapason, composent une partition parfaite. Dramatiquement beau."

 

 

7- La Couleur des sentiments deTate Taylor

 

"Le titre français d'une niaiserie sans nom est trompeur : The Help est un excellent film, très émouvant mais pas tire-larme, extrêmement drôle aussi. Toutes les actrices, sans exception, y sont formidables et elles méritent toutes d'être récompensées avec autant de ferveur. Autant toutes les citer : Viola Davis, Octavia Spencer, Emma Stone, Jessica Chastain, Bryce Dallas Howard, Anna Camp et Allison Janney."

 

8- Le Skylab de Julie Delpy

 

"Le cinéma de Julie Delpy est d'une étonnante richesse : elle parvient avec son Skylab à raconter une histoire de famille simple et chaleureuse et d'une justesse incroyable avec une facilité déconcertante. Les comédiens sont d'un naturel désarmant. Il s'en dégage une grande tendresse et une sacrée intelligence."

 

9- Beginners de Mike Mills

 

"Raconter les hauts et les bas d'une histoire d'amour aussi singulière qu'universelle, ce n'est pas nouveau et ce sera encore fait mille fois. Mais avec beaucoup d'imagination, d'humour et de fantaisie, on parvient à faire original : la preuve. Un des plus beaux rôles d'Ewan McGregor au passage."

 

Affiche - FILM - Super 8 : 18154110- Super 8 de J.J. Abrams

 

"Des scènes d'action spectaculaires parfaitement maîtrisées, des hommages appuyés au meilleur du cinéma américain des années 80, un film dans le film... Un scénario simpliste, certes, mais J.J. Abrams ne triche pas et émeut avec simplicité. "

 

 

Mentions spéciales : J'aime regarder les filles, Les Adoptés, La Guerre est déclarée, Le Gamin au vélo et... Bad Teacher !

 

Attentes pour 2012: Amour, Hunger Games, L'Amour dure trois ans, Albert Nobbs, Young Adult, My Week with Marilyn, Dark Shadows, Chroniques sexuelles d'une famille d'aujourd'hui...

 

(Extrait du dossier des Tops 2011 de la rédaction d'AlloCiné que je vous invite à consulter ICI)

Posté par LullabyBoy à 12:05 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

27 décembre 2011

Awkward. [Saison 1]

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Saison 1 // 1 980 000 tlsp.

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   Alors que l'année 2011 se termine doucement, un constat s'impose : la meilleure surprise de l'année, ce n'est pas Homeland ou American Horror Story (parce qu'on s'y attendait) ni même New Girl (ah ça certainement pas, mais on en reparlera). Pour moi, c'est Awkward ! C'est l'outsider que personne n'avait vu venir, dont personne n'avait même entendu parler en amont (MTV oblige). Elle est arrivée là, en plein de mois de Juillet, comme si de rien n'était et petit à petit, le bouche à oreille a fonctionné : elle est alors devenue dans le petit monde des sériephiles LA série à ne surtout pas manquer l'été dernier. Comme toujours dans ces cas-là, ceux qui se sont réveillés fin Octobre pour la découvrir ont trouvé qu'on en avait fait tout un foin pour pas grand chose mais que voulez-vous ? Ca se passe toujours comme ça...

  Il ne m'a pas fallu trois ou quatres épisodes pour adorer Awkward. Ma critique des deux premiers épisodes peut d'ailleurs fièrement en témoigner (elle est ICI). La voix-off toujours très inspirée de l'héroïne donne le ton de cette série atypique aux personnages tous plus attachants les uns que les autres, qu'il s'agisse des copines pas toujours très malines de Jenna, de sa mère cinglée, de ses prétendants bizarrement charmants, de sa pire ennemie -une pauvre fille finalement très mal dans sa peau qui se venge comme elle peut- ou de l'incroyable conseillère d'orientation de son lycée, Valerie, qui est sans doute l'un des personnages les plus drôles créés cette année ! Les auteurs l'ont d'ailleurs très bien compris en usant et abusant d'elle, si bien que sur la fin de la saison, après avoir guetté chacune de ses apparitions, on espère juste qu'elle va disparaitre un peu pour mieux revenir. Hormis cette légère overdose, les excentricités de chacun des personnages passent comme des lettres à la Poste et nous surprennent toujours ! Les coups fourrés de Sadie sont toujours bien trouvés, de même que les répliques de sa meilleure amie/toutou, prototype de la blonde sans cervelle. Les caricatures ont beau être accentuées, les portraits parviennent aussi à être fins. Je pense à Matty en particulier, qui n'est pas qu'un beau gosse pas fûté. Il est sans doute la meilleure surprise sur la longueur sans tomber nécessairement dans le pathos. Certes, son frère est diminué mentalement mais on n'en fait pas tout un fromage non plus. Certes, le regard des autres lui fait souvent prendre les mauvaises décisions mais il en a conscience, au moins.

   Contrairement à beaucoup d'ados qui se cherchent, ceux d'Awkward semblent s'être trouvés et s'assument tels qu'ils sont. Ils font souvent preuve de recul et de second degré, quitte à ne pas toujours se prendre au sérieux. Il ne s'en dégage pas forcément un grand réalisme au final mais il y a suffisamment de matière à laquelle s'accrocher pour tenir à eux quand même et, probablement, s'identifier. D'ailleurs, il n'est pas nécessaire d'être ado ou post-ado pour apprécier la série. Je crois que tous les âges peuvent s'y retrouver. Le charme opère sur tout le monde ! Jenna parle comme une vieille fille aigrie/Daria bis parfois ? Pas grave. La scène suivante, elle se comporte comme une ado" normale" avec ses grands et petits tracas. Lacey est étouffante au possible et embarassante ? Oui mais elle sait aussi être tendre et émouvante. Bref, je ne vais pas vous faire un dessin : les protagonistes, contrairement aux apparences, ne sont pas undimensionnels (enfin pas tous). C'est aussi à cela que l'on repère une série bien écrite, aussi divertissante et pas prise de tête soit-elle, l'un n'empêchant pas l'autre. Awkward ne tombe pas dans la facilité non plus du coté de ses intrigues. Un des principaux enjeux de la première saison est évidemment de savoir avec qui Jenna va "finir" : le populaire Matty ou le nerd Jack ? Difficile d'ailleurs de choisir un camp, ils ont tous les deux leurs défauts et leurs qualités et sont quelque part complèmentaires. Jenna devrait sérieusement proposer un ménage à 3 ! On comprend en tous cas son trouble. Pour autant, les scénaristes n'ont pas choisi de terminer la saison sur ce suspense mais plutôt sur la révélation de l'identité de la personne qui lui avait envoyé une lettre anonyme. Ce n'est pas une énorme surprise puisque la liste des suspects s'était considérablement réduite au fil de la saison mais tout de même... Ca donne indéniablement envie d'en savoir plus, sur les motivations du personnage notamment, même si on les devine, et sur l'impact que cela va avoir. 

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// Bilan // Même si maintenant mon visionnage de la saison 1 de Awkward est loin dans le temps, il est encore vif dans mon esprit. Sous ses airs de ne pas y toucher, c'est une série qui marque par son originalité mais aussi, paradoxalement, par sa simplicité. Je me souviens très bien que j'attendais cet été chaque nouvel épisode avec une grande impatience alors qu'ils ne se terminaient pas forcément sur de grands cliffhangers. Son format court (22 minutes) et son efficacité font qu'on ne peut que en redemander ! LA surprise de l'année, donc. 


26 décembre 2011

30 Rock [Saison 5]

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Saison 5 // 5 300 000 tlsp. en moyenne

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    Désormais, les saisons de 30 Rock se suivent et se ressemblent. Et elles m'ennuient un peu. Heureusement que je me les enfile en marathon. Les bonnes idées n'accouchent pas toujours de bons épisodes. Par exemple, cette saison, le "Queen of Jordan" show, une parodie de télé-réalité qui a fait l'objet de tout un épisode, était assez indigeste sur le fond comme dans la forme. J'étais pourtant le premier à réclamer les années précédentes de voir davantage Mme Tracy Jordan, jouée par Sherri Shepherd. Mais certainement pas comme ça. Du coup, le personnage a un peu été foutu en l'air. Dommage. L'épisode "Crime de l'orient express" était assez réussi, en revanche. Et puis il y a évidemment l'épisode en direct ! NBC en a fait une tradition. Will & Grace était passée par là à deux reprises et s'en était très bien sortie. 30 Rock s'est pas mal débrouillée, c'était ingénieux et ludique, mais pas vraiment tordant. Certaines idées n'ont pas été poussées jusqu'au bout, comme l'utilisation de Julia-Louis Dreyfus en Liz Lemon. D'autres n'étaient juste pas bonnes, comme un Kenneth hilare de bout en bout sans que l'on sache trop pourquoi. L'initiative reste louable en tous cas et le résultat était loin d'être médiocre. Il y a eu d'autres épisodes un peu spéciaux mais je crois que je préfère définitivement ceux qui sont plus traditionnels même si, clairement, les auteurs ont fait le tour de la question (au sujet des coulisses du TGS surtout). Les blagues sur NBC et l'auto-critique sont toujours sympathiques mais vu que la situation de la chaîne n'évolue pas dans un sens ou dans un autre, là aussi, tout semble avoir été dit. L'ironie sur l'annulation de Law & Order m'a bien marrer par contre. Les multiples réfèrences à Lost aussi, notamment dans la dernière scène du final. Si on me prend par les sentiments évidemment...

   Les grands arcs développés au cours de la saison ne m'ont pas tous convaincu mais, parmi les plus réussis, je retiendrai la fusion avec Kabletown, rien que pour le patron de celle-ci qui m'a vraiment fait beaucoup rire (incarné par Ken Howard); ou encore la relation de Liz avec Carol, même si le fait d'avoir choisi le très occupé (et très cher) Matt Damon pour l'intrépréter a eu l'effet pervers ne pas voir souvent le couple réuni. J'ai été carrément moins fan de tous ces épisodes passés à tenter de faire revenir Tracy Jordan au TGS (alors que l'acteur était en convalescence après un accident). Le 100ème épisode, d'une durée exceptionnelle d'une heure, y était d'ailleurs en grande partie consacré et je l'ai trouvé franchement laborieux, pour ne pas dire pas drôle. Mais comme toujours, il y avait suffisamment de bonnes trouvailles pour que tout ne soit pas à jeter ! En tous cas, les quelques épisodes sans Tracy Jordan étaient bien plus agréables à suivre ! Les propos homophobes tenus récemment par l'acteur n'ont malheureusement pas entraîner son éviction du show. On avait pourtant tout à y gagner ! Je ne sais pas s'il en question en saison 6 mais un peu de sanf neuf -hors guests- ferait du bien. On connait vraiment trop les personnages par coeur maintenant, même s'ils arrivent toujours à nous surprendre (mais pas toujours dans le bon sens). Question invités justement, la saison a été peut-être un peu moins riches que les précédentes, mais on a tout de même eu droit à Michael Keaton, Queen Latifah, Robert de Niro (même si ce fut très court), John Slattery, Kelsey Grammer... La plus surprenante, c'était quand même Condoleezza Rice qui s'est vraiment prêtée au jeu ! Globalement, les invités étaient mieux intégrés. Ils donnaient moins l'impression de sortir de nulle part. Bon et puis Elizabeth Banks a été très présente mais ce personnage ne m'inspire vraiment pas et tire souvent Jack Donaghy vers le bas (alors que le reste du temps, il est extra). L'intrigue de sa captivité avec Margaret Cho en Kim Jong-Il (marrant comme l'actualité rejoint la fiction) était poussive. Alors oui, c'est osé mais si ce n'est pas drôle, à quoi bon ? Une saison 5 moins centrée sur les misères affectives de Liz Lemon que sur sa relation presque touchante avec Jack Donaghy, c'est ce que j'en retire de plus positif au final. 

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// Bilan // Je déteste écrire mes reviews saisonnières de 30 Rock, je n'ai jamais rien à dire de très intéressant. La série ne m'inspire pas vraiment. Je ne l'ai jamais détesté mais jamais adoré non plus. Elle vit trop sur ses acquis depuis deux-trois saisons je trouve et n'apporte plus autant de piquant qu'au tout début. Ou alors on s'y est habitué... Du coup, je la regarde machinalement mais sans grande envie ni impatience. Une bonne comédie qui se fait vieille en somme. C'est sans doute ce qui attent aussi une certaine Modern Family...

24 décembre 2011

Tueurs En Séries [Best Of 2011]

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Découvrez le meilleur et le pire de 2011 ! Avec les tops et les flops de l'année, les grands retours, les grandes et les petites annulations, les épisodes sympas, les moments WTF? et notre rétrospective souvenirs en musique...


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23 décembre 2011

American Horror Story [1x 12]

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Afterbirth (Season Finale) // 3 220 000 tlsp.

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    Voyez-vous, après avoir écrit ma review des deux épisodes précédents, je m'en voulais un peu de ne pas avoir attendu le final pour déclarer mon amour pour American Horror Story. Tout compte fait, ce n'était pas une bêtise car ce n'est pas après cet Afterbirth que j'aurais pu dresser les mêmes éloges, même si je ne retire pas un mot de ce que j'ai dis. Je l'ai pensé sur le moment et je le pense toujours. C'est juste que Birth, avec une demi-heure supplémentaire sans doute, aurait été un final bien plus satisfaisant et marquant. Finalement, aucune nouvelle réponse ne nous a été donnée. Nous savions déjà tout. Du moins tout ce que les auteurs voulaient que l'on sache. Le reste... ma foi, le reste n'a pas beaucoup d'importance. Pourquoi vouloir à tout prix expliquer des choses inexplicables ? La "Murder House" n'a plus de secrets pour nous. Les protagonistes, morts ou vivants, non plus.

   La pendaison de Ben est le dernier rebondissement que la saison nous offre. Le dernier, mais pas le plus surprenant. On se doutait qu'il allait mourir, rejoindre les siens, les femmes de sa vie (cette satanée Hayden compris) et faire la paix avec elles et surtout avec lui-même. On imaginait simplement qu'il mettrait fin à ses jours -ce qu'il était effectivement sur le point de faire- pas qu'il serait assassiné. Le dénouement ne m'a pas déçu, il a juste oublié de me surprendre et c'est un peu dommage dans une série qui est parvenue, tout au long de sa première saison, à instaurer un vrai suspense et créer régulièrement la surprise. Et puis les scénaristes sont allés un peu vite en besogne, bâclant la scène de retrouvailles entre Ben, Vivien et Violet. Je l'espèrais plus bouleversante. De la même manière, le dialogue entre Ben et Tate ne m'a pas autant touché que je l'aurais souhaité, même si j'ai ressenti une peine infinie pour le "jeune" homme, un monstre, certes, mais auquel on s'est abominablement attaché. Je me trompe peut-être mais je crois que tout ça est de la faute de Dylan McDermott. Ses performances ont toujours été de moins bonne qualité que celles de ses co-stars et c'était particulièrement flagrant et dérangeant ici. Connie Britton, Taissa Farmiga, Evan Peters et Frances Conroy ont énormément donné. Il n'a pas fait preuve de la même générosité. Il a du talent pourtant... En revanche, ce n'est pas de sa faute si le moment où il comprend qu'il est maintenant seul, que sa femme et sa fille ne reviendront pas, manque de puissance et d'intensité. Il n'a juste pas arrangé la chose. Au bout du compte, le "happy-end" pour les Harmon m'a plu. Il leur a fallu mourir pour l'atteindre. C'est une idée séduisante. 

   Et puis il y a tout le reste de l'épisode. Afin de faire comprendre très clairement aux téléspectateurs qui en doutaient encore que la saison 2 se concentrerait sur un nouveau mystère et une autre "story", les auteurs ont voulu montrer en accéléré -mais pas assez tant c'est laborieux- l'arrivée de nouveaux habitants, les Ramos. Juste pour voir ce que ça aurait pu donner. Les Harmon mettent ainsi tout en oeuvre pour les faire fuir dès leur première nuit dans la demeure. Et ils réussissent ! Et c'est plutôt fun pour nous. Ces pauvres gens seront sans doute traumatisés à vie. Après ça, inutile de poursuivre la série dans le même décor : les Harmon sont éternellement condamnés à protéger ceux qui tentent de s'installer dans la "Murder House" où seul la souffrance et la solitude subsistent. Tout est dit. Ou presque. Il reste quand même le cas de Constance à régler et ce n'est pas une mince affaire ! Il s'agit quand même de l'un des personnages les plus fascinants créé ces dernières années à la télévision. Je ne vais pas me lancer à nouveau dans une tirade interminable sur le talent inouï de Jessica Lange, vous savez tous ce qu'il en est. Elle l'a prouvé encore une fois à chacune de ses apparitions mais encore plus particulièrement lors de son monologue chez la coiffeuse, qui se déroule trois ans après les événements. Elle pense avoir enfin pu accomplir ses deux rêves : devenir et une star et une bonne mère ! Une star parce qu'elle élève l'antéchrist, ni plus ni moins; une bonne mère parce que celui-là, elle ne le laissera pas mourir. Dans la dernière séquence, ce n'est finalement pas Michael qui effraie mais bien elle. Quelle femme !

   Que doit-on attendre de la saison 2 désormais ? Ryan Murphy a déclaré que la plupart des acteurs principaux ne reviendraient pas, si ce n'est, très éventuellement, sous forme d'apparition ou de caméo mais dans des rôles différents. C'est ce à quoi je m'attendais et ça me satisfait pleinement ! Il était hors de question de rester dans le manoir auprès des Harmon. Je n'en vois vraiment pas l'intérêt et ceux qui se plaignent de cette décision aujourd'hui auraient été les premiers à se plaindre d'une saison 2 qui n'aurait rien eu à dire, qui aurait tourné en rond. C'est bien mieux ainsi, même si, évidemment, rien n'assure que la nouvelle intrigue sera aussi bonne. Je me demande quand même s'il y aura un lien, même infime, entre les deux saisons. Parmi les options qui me paraissent envisageables, je pense instinctivement à Billie Dean Howard. J'ai eu le sentiment lors de sa dernière apparition dans Birth qu'elle avait encore des choses à dire et raconter. Et puis il y a cette soeur de Vivien qui est évoquée très souvent mais qui n'est jamais apparue. On pourrait très bien imaginer une saison centrée sur elle et sa famille, là-bas à Boston. Autre zone d'ombre qu'il pourrait être intéressant d'explorer : le quatrième enfant de Constance, dont on a à peine entendu parler et qui n'est pas apparu. C'est l'idée qui me plait le plus car ça laisserait une porte ouverte pour un retour de la vieille dame. Bref, nous verrons bien mais Ryan Murphy assure qu'un indice sur le prochain mystère est caché dans l'un des trois derniers épisodes...

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// Bilan // Le premier cycle d'American Horror Story s'achève malheureusement sur une fausse note, mais qui ne gâche pas pour autant tout ce qui a été construit précédemment, admirablement. Cette série, aussi imparfaite soit-elle, est une curiosité portée par une excellente distribution qui méritait d'exister et qui, probablement, marquera les esprits. 

22 décembre 2011

Homeland [Saison 1]

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Saison 1 // 1 250 000 tlsp. en moyenne

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   Homeland est à l'image de son pilote (ma critique est à (re)lire ICI) : "éprouvante et passionnante". Ce ne sont pas les seuls adjectifs qui conviennent d'ailleurs, mais la liste est bien trop longue. Ce qu'il faut retenir avant tout c'est que c'est LA meilleure nouveauté de l'année sans aucune contestation possible. Vous pouvez exprimer votre désaccord en commentaires, mais ne comptez pas sur moi pour me laisser convaincre par vos arguments. Certaines séries devraient faire l'unanimité, sans discuter, et Homeland fait clairement partie de celles-là ! Ce que je trouve formidable venant de la part de certains producteurs importants de 24 qui travaillent également sur cette série (Alex Gansa et Howard Gordon pour ne pas les citer), c'est d'avoir réussi à garder un même degré d'intensité, de suspense et de surprise que dans le show de Jack Bauer mais avec tout le fond qui lui manquait cruellement et qui ne faisait de héros qu'une machine (je sais que je caricature mais avouons tout de même que 24 a toujours fait passer le pure divertissement avant tout le reste -et c'était son droit le plus strict après tout- mais moi, ça ne me suffisait pas). 

   Je pourrais écrire un paragraphe entier sur les performances incroyables des acteurs principaux mais ce serait une perte de temps : vous savez déjà qu'ils méritent tous les awards de la Terre ! Notons tout de même que s'il ne fallait retenir qu'un épisode pour Claire Danes ce serait l'avant dernier, The Vest, où elle a joué la folie avec un naturel désarmant. On apprend ainsi que notre héroïne n'est pas simplement un peu dérangée et surmenée, elle est carrément bipolaire ! "Emmy Material", les amis. Elle était aussi très impressionnante lors de son face à face avec Dana, la fille de Brody, ou face à Brody lui-même dans le final. Bref, Claire Danes était déjà excellente dans Angela, 15 ans et, depuis, elle n'a cessé de s'améliorer. Elle n'a pas eu jusqu'ici la carrière qu'elle méritait au cinéma mais c'est bon de constater que la télé est capable de lui offrir des rôles peut-être encore plus gratifiants car ils s'inscrivent dans la longueur. Du coté de Damian Lewis, clairement, le Season Finale est SON épisode. La scène dans le bunker où il est prêt à se faire exploser est certainement l'une des plus intenses que j'ai vu, toutes séries et années confondues. Mon coeur battait à un rythme fou et je crois même qu'il s'est arrêté une bonne dizaine de secondes. La mise en scène était telle qu'elle ne pouvait qu'être réussie mais la prestation de Damian Lewis est ce qui lui a permis de se transformer en très grand moment de télévision. Bon et puis Mandy Patinkin a été très bien aussi tout du long, notamment à travers sa relation si particulière avec Carrie. Mais je crois que j'ai encore plus aimé voir Saul face à sa solitude, lorsque sa femme a fini par le quitter. Je n'arrive d'ailleurs pas à m'enlever de l'idée qu'il y a quelque chose là-dessous qui va au-delà de la lassitude du couple... Ce n'est certainement pas ce que la saison nous a offert de plus intéressant et pourtant, même ça, c'était fort. Morena Baccarin a été parfaite dans son rôle de femme bafouée mais pas vaincue; l'acteur qui jouait Walker, avec sa froideur implacable, était flippant; et puis j'ai beaucoup aimé Virgil. Je sais qu'il est au final très anecdotique mais il a quelque chose de rassurant grâce à son humour et une sorte d'insouciance. J'ai beaucoup aimé sa réplique dans le final d'ailleurs, au sujet de Carrie : "You're crazy and you know you are". Tellement drôle, triste et vrai à la fois... Je l'ai écrit finalement mon paragraphe sur les performances des acteurs !

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   Je parle beaucoup du final parce qu'il est encore tout frais à mon esprit et qu'il m'a de toute façon soufflé, mais la saison dans son ensemble est une très très belle réussite et, pourtant, ce n'était vraiment pas gagné. A plusieurs reprises, j'ai cru que le charme des débuts allait être rompu. J'ai d'abord douté lorsque Carrie a dû faire retirer les caméras de chez les Brody. On s'était habitué à ce système très excitant où l'on devenait finalement nous aussi des voyeurs. On attendait LE moment où Nicholas allait flancher, et ce moment n'est jamais arrivé. Je pensais alors que la série ne serait plus jamais la même mais je me suis lourdement trompé. Elle n'en est devenue que plus exaltante. Lorsque Carrie et Nick se sont embrassés puis ont couché ensemble, je me suis dis que les scénaristes avaient (déjà) "sauté le requin" comme on dit. Que nenni. En l'espace d'un épisode "road trip", ils ont balayé mes inquiétudes. La relation entre les deux héros est alors devenue encore plus complexe et passionnante et elle a précipité la "chute" de Carrie. Et puis on nous a fait croire que Sergeant Brody n'était en fait pas du tout un terroriste. Que Carrie s'était lourdement trompée. Que sa folie avait bien gagné. Là, je ne voyais plus très bien où Homeland pouvait nous amener mais je savais juste que ça ne m'intéressait plus. Sauf qu'un épisode plus tard, tout est rentré dans l'ordre : finalement si, il s'agit bien d'un terroriste et ses motivations nous ont été dévoilées. Elles laissent d'ailleurs un peu à désirer au fond. Un homme serait-il vraiment capable de mourir au nom d'un enfant qui n'était même pas le sien ? Bien sûr, ça va bien au-delà de ça mais je reste dubitatif devant une telle dévotion, un tel sacrifice. Mais c'est justement ce qui est fascinant et ce n'est pas comme si la série avait inventé le concept. Les kamikazes existent vraiment après tout. Les kamikazes américains qui trahissent leur propre pays, c'est plus rare en revanche... En tous cas, la série n'a jamais cessé au cours de cette première saison de nous surprendre en nous amenant là où on ne l'attendait pas. En 2011, quand on est sériephile, ce plaisir de ne pas savoir, de ne pas pouvoir deviner ce qui va se passer, est rare et précieux.  

   Les perspectives pour la saison 2 sont aussi réjouissantes qu'inquiétantes. Les auteurs ont beau nous avoir livré une première salve d'épisodes parfaite, on sait pertinemment que cet état de grâce est fragile. Carrie ne travaille désormais plus à la CIA et si elle devait être ré-engagée, bon courage pour le justifier ! Du coup, Saul devrait jouer un rôle encore plus grand et ce n'est pas pour me déplaire. Combien de temps avant que l'entourage de Brody ne trinque pour ses actions ? Je pense que ses enfants sont à l'abri, même Dana qui flirte avec la vérité sur son père, mais Jessica... je ne la vois pas survivre encore très longtemps. Si le thème de la politique a pris plus d'importante dans les derniers épisodes, il ne fait aucun doute que ce sera l'un des thèmes centraux de la saison 2. Cela devrait permettre d'ajouter de nombreux protagonistes, d'autant qu'Elizabeth Gaines ne fait désormais plus partie du paysage. Je me demande d'ailleurs s'il fallait faire confiance à cette femme. Si Abu Nazir savait que Brody allait se voir proposer un poste, c'est peut-être parce que Gaines était de mèche avec lui et pas seulement parce que ça coulait de source. Il était ensuite préférable de l'éliminer une fois sa mission remplie. Des tas d'autres questions se posent, notamment sur la taupe au sein de la CIA. Il y en a forcément une. Le mystère reste entier au sujet du rasoir, même si la piste Brody est toujours celle que je privilégie. Peut-être n'avons nous pas encore rencontré cette taupe? Ce serait même préférable d'alleurs, histoire de ne pas se lancer dans le jeu du "je retourne ma veste dix fois" propre à des séries comme Prison Break. Homeland vaut mieux que ça. 

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// Bilan // Homeland est une série kamikaze, qui n'a pas eu peur de prendre des risques tout au long de sa première saison et qui nous a constamment donné l'impression qu'elle se tirait une balle dans le pied, avant de toujours se relever et en sortir même grandie. S'il ne fallait retenir qu'une seule série en 2011, c'est inconstablement celle-là. La barre est désormais très très haute. Il ne sera pas aisé de maintenir un tel degré d'excellence par la suite mais le pari s'annonce exaltant !

20 décembre 2011

Dexter [6x 12]

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This Is The Way The World Ends (Season Finale) // 2 230 000 tlsp.

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    "I can't stay here much longer if you're gonna stink like that !" Cette réplique du Doomsday Killer est-elle un cri du coeur d'un des scénaristes de Dexter ou une simple coïncidence ? Non parce que la série commence effectivement sérieusement à sentir mauvais et le moins patient des sériephiles aurait toutes les bonnes raisons de quitter le navire alors que le naufrage est déjà bien entamé. Il n'y a bien que le cliffhanger qui sert de branche à laquelle se raccrocher. Mais cette scène, aussi exaltante soit-elle dans l'idée, est arrivée un an trop tard et sans cérémonial, sans mise en scène à la hauteur de la révélation. On nous l'a jetée à la figure vulgairement et c'est impardonnable. Ils n'avaient pas le droit. On ne méritait pas ça. Mais, petit retour en arrière d'abord sur le plus ennuyeux des finals de la série, alors que celui de la saison 5 avait pourtant déjà mis la barre très haut !

   La fin du monde ? Ah ah. Laissez-moi rire. A aucun moment les auteurs n'ont cherché à installer une ambiance s'en rapprochant. Même si tout ça n'était que dans la tête de Travis, il fallait sortir le grand jeu ! Clairement, une simple eclipse solaire ne pouvait pas faire l'affaire, d'autant qu'elle a à peine été mise en avant. C'est ce que nous attendions pourtant : l'apothéose ! Pourquoi le réalisateur a-t-il filmé aussi paresseusement une script déjà bien fade ? J'imagine bien qu'il ne devait pas se sentir très inspiré face à cela mais quand même... C'est son boulot après tout, non ? La prestation de Colin Hanks, à nouveau, ne m'a pas convaincu. Il était un méchant parfaitement risible, souvent ridicule. Il ne faisait vraiment pas le poids à coté de Trinity, mais c'est presque de la triche de le citer lui. La comparaison avec Jordan Chase lui serait certainement plus avantageuse. A coté de Miguel Prado alors ? Cela se discute... Bref, je n'ai pas eu peur une seule seconde pour Harrison lorsqu'il s'est retrouvé en vadrouille avec le serial killer. Et je peux même dire que je ne me suis jamais inquiété pour Dexter, la construction de la saison 6 étant semblable aux précédentes. La seule variante -le fait qu'il y ait deux tueurs- ayant été abandonnée en cours de route histoire de relancer l'intérêt -alors que cela a eu l'effet inverse- tout portait à croire que l'épisode se terminerait sur l'exécution de Travis, emballé dans du plastique. L'immuable conclusion... D'ailleurs, là encore, aucun soin n'a réellement été apporté pour rendre cette scène cohérente avec les grands questionnements du héros sur la religion qui ont pourtant occupé une bonne partie de la saison. Je n'ai pas eu peur pour Debra non plus, elle gérait parfaitement les opérations sans être vraiment sur le terrain. Il ne pouvait rien lui arriver, pas même d'être virée. Je n'ai pas eu peur pour Laguerta -redevenue soudainement gentille- ni pour Batista et encore moins pour Quinn, qui ne veut définitivement pas mourir alors que ce n'est que ce que tout le monde souhaite vivement. Je sais pas, ils auraient pu au moins tuer la soeur d'Angel, histoire de proposer quelque chose quoi. C'est pas comme si on s'intéressait vraiment à elle de toute façon. Mais fallait pas rêver : elle est bien trop pratique d'un point de vue scénaristique afin que Dexter puisse poursuivre ses oeuvres sans être inquiété. Je ne suis pas nécessairement pour qu'un personnage meurt absolument à chaque final, comme si c'était le seul moyen de nous faire un temps soit peu vibrer, mais là, vu tout ce que l'on nous a proposé à coté : oui, c'était bien le seul moyen de nous faire vibrer ! Il y a bien Louis qui est un personnage prometteur mais il faudra attendre la saison prochaine et une possible intrigue de copycat pour en juger...

   Les facilités se sont accumulées tout au long de l'épisode, je pense notamment à Dexter qui découvre avant tout le monde, sur la scène du crime, la fresque de Travis dont il est la star, et qui a donc le temps d'en détruire la partie la plus révélatrice à coups de marteau sans que personne ne se rende compte de rien. Way too easy ! Je pense aussi à ce sauvetage en mer tout à fait improbable, auquel on rajoute une couche de stupidité lorsque Dex sauve les pauvres malheureux d'un vilain pirate. Tout à coup c'était Zorro/Jack Sparrow. N'importenawak les gars. La fin de l'enquête en elle-même est bâclée. La police de Miami a toujours eu un énorme train de retard sur Travis et a assisté, bien impuissante, aux meurtres successifs et là, tout à coup, ils se réveillent et trouvent la bonne piste tout de suite. Il fallait bien ça pour ne pas les faire passer pour de totales quiches mais c'était précipité. Bon et puis il y a cette connerie abyssale de transformer Debra en incestueuse soeurette. Je croyais naïvement qu'elle allait retrouver la raison très vite mais non, elle s'enfonce dans sa connerie, aidée par sa thérapeute décidément bien étrange (mauvaise ?). En soit, les justifications apportées ne sont pas totalement farfelues et on serait presque tenté d'y croire mais le vrai problème, c'est la facilité et la vitesse avec laquelle Debra digère l'information. Sérieusement, qui dans cette situation irait courir dans les bras de son frère pour lui dire ses sentiments juste après les avoir découverts ? Personne ! Quitte à vraiment traiter le sujet, il fallait en faire un poison qui ronge. Si la manoeuvre est de rendre Debra vulnérable au point d'accepter la vraie nature de son frère, alors là je rends les armes. 

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// Bilan // Oh God ! Si on m'avait prévenu que le final de Dexter serait si mauvais, je crois que je ne l'aurais pas cru. Pas mauvais à ce point-là en tous cas. C'est bon pour les ménagères fans des Experts: Miami ça, pas pour les fidèles de la série depuis le premier jour ! Où est passée la série subtile des débuts ? Qu'a-t-on fait de nos personnages, des principaux aux secondaires ? Ce cliffhanger que l'on attendait plus ? Un os tendu par les scénaristes. Et nous, comme des (cons de) chiens, on sera là, fidèles au poste, pour l'attraper le moment venu. Encore une fois. Plus que deux saisons ? Faites qu'elles réparent toutes les erreurs commises ces deux dernieres années et qu'elles nous délivrent du Mal !