06 novembre 2011

Revenge [1x 02 > 1x 07]

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Trust // Betrayal // Duplicity // Guilt // Intrigue // Charade

8 230 000 tlsp. en moyenne

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    Le 6 Septembre dernier, je découvrais avec ravissement le pilote de Revenge et vous faisais part de mon excitation, tout en vous confessant mes craintes sur sa longévité (ICI). Deux mois plus tard, jour pour jour, non seulement la série est toujours à l'antenne d'ABC et fonctionne convenablement mais, en plus, elle tient plus que jamais la route et s'avère absolument... passionnante. Attention, n'attendez pas de moi que je qualifie Revenge de guilty-pleasure -je suis toujours fâché avec ce terme- mais je suppose que c'est ce qu'elle est pour nombre de ses fidèles. Addictive aussi ? Oui. Comme pouvait l'être un bon soap dans les années 80 et 90. On ne peut pas vraiment dire que la série modernise le genre ou lui rende hommage, elle prend simplement le parti d'en reprendre les ingrédients les plus savoureux en espérant que la sauce prenne. Et elle prend étonnament bien. 

   L'épisode 2 mis à part -qui se perdait dans une intrigue à Wall Street lourde et ennuyeuse- chaque nouvel opus de cette première saison est meilleur que le précédent, avec un taux de bitchiness en constante progression ! Au fur et à mesure que le public accroche et que les masques des personnages tombent, les auteurs se permettent de se lâcher un peu plus. S'il y a bien un personnage qu'il faut remercier pour cela, c'est Tyler, incarné par Ashton Holmes. C'est la petite ordure par excellence, mauvaise et terriblement vicieuse, prête à tout pour parvenir à ses fins. Jouant subtilement sur son ambiguïté sexuelle, les scénaristes sont même allés jusqu'à le faire coucher avec un autre homme -l'excellent mais parfois trop pratique Nolan (Gabriel Mann)- pour illustrer cela. C'est surprenant et agréable de voir que ce n'est pas une femme, pour une fois, qui joue de ses charmes pour réussir. D'une certaine manière, Revenge joue avec les codes. Dans l'épisode 7, il semblerait que la trop lisse Ashley ne soit pas si bonne qu'elle en a l'air. Son duo avec Tyler pourrait faire des ravages... en écho et en oppositon à celui formé par Emily et Nolan, qui fonctionne déjà à merveille. C'est d'ailleurs par duos que la série marche le mieux et à ce petit jeu-là, c'est évidemment lorsqu'Emily et Victoria se retrouvent face à face que l'on s'amuse le plus. Les dialogues sont suffisamment bien écrits pour que cela ne sonne pas trop cliché. Madeleine Stowe semble s'éclater comme une petite folle. Ce rôle lui va à ravir, d'autant que Victoria sait être touchante aussi, à sa façon...

   Revenge a toutefois ses faiblesses et la première me parait grave pour un soap : les cliffhangers ne sont pas assez efficaces, quand il y en a. Il suffit de repenser à ceux de Melrose Place à la grande époque pour s'en convaincre. Il y a pourtant matière à en faire d'excellents. J'espère que les scénaristes soigneront davantage les fins d'épisode par la suite. Et puis il y a cette opposition riches/pauvres, ennuyeuse à souhait, qui plombe certains épisodes. On s'attache forcément petit à petit à Jack Porter -la scène de l'épisode 6 où il se fait copieusement jeter par Emily était d'ailleurs très émouvante et réussie- mais Declan est LE boulet de la série, comme s'il en fallait forcément un (d'autant que Connor Paolo n'est pas très juste). Sa romance avec Charlotte est vouée à l'échec et n'apporte rien à l'ensemble. Peut-être est-ce un moyen d'attirer davantage du coté des jeunes mais est-ce que ça marche vraiment ? Ce que je trouve dommage aussi, et ce sera ma dernière plainte, c'est que les auteurs ne soient pas plus radicales. J'aimerais qu'ils tuent. J'aimerais qu'ils osent davantage. Peut-être ont-ils un super plan par la suite pour Lydia, je l'ignore, mais pour le moment, je suis persuadé que sa défenestration aurait été plus forte si elle en était morte. Le personnage ne paraît pas indispensable... J'attends également avec impatience que Victoria se salisse un peu les mains. Jusqu'ici, elle donnait des ordres du haut du balcon de son palais et, souvent, Frank les exécutait. Avec sa disparition, elle passera peut-être enfin elle-même à l'action ! Je terminerai en saluant la performance d'Emily VanCamp, tout à fait crédible et suffisamment charismatique dans son rôle d'héroïne au double visage, ce qui n'était pas forcément gagné. 

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// Bilan // Diablement efficace et rythmée, savoureusement tordue, cette Revenge est assurément l'une des meilleures surprises de la rentrée ! En osant encore un peu plus, elle pourrait faire date !