25 octobre 2011

Grey's Anatomy [8x 06]

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Poker Face // 9 540 000 tlsp.

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    Le thème de cet épisode intitulé Poker Face est intéressant : souvent, dans la vie, on préfère se voiler la face, repousser les échéances parce que le conflit fait peur, parce que le conflit fait mal, parce que le conflit peut amener loin dans le rancoeur et le ressentiment et que l'on n'en ressort jamais totalement indemne malgré le soulagement que cela peut procurer sur le moment. Nos héros vont donc choisir de ne pas se parler, de toujours dédramatiser en espérant vivre enfin une journée normale, sans bouleversements, sans heurts. L'entreprise était donc fichue d'avance : comment retenir notre attention quand il ne se passe pas grand chose ? Que serait Grey's Anatomy sans ses grands discours, ses larmichettes, ses moments de complicité ? Une série médicale bien fichue mais ennuyeuse. C'est exactement ce qu'est cet épisode : bien fichu mais ennuyeux.

   Je ne sais pas si le retour en force des cas médicaux en ce début de saison est un choix délibéré pour cacher d'autres faiblesses ou le simple désir de revenir aux fondamentaux mais, au bout de huit saisons, il est nécessaire que les scénaristes comprennent que si les patients qui nous sont présentés ne sont pas attachants d'une façon ou d'une autre alors c'est inutile de leur accorder plus de temps d'antenne. Franchement, le papy fringuant de Karev m'a amusé dans sa première scène mais tout le reste le concernant était royalement chiant. Le patient de Callie et Cristina aurait pu être super intéressant mais il a vite été réduit aux engueulades répétitives de ses parents. Cela illustrait très bien le propos de l'épisode mais on en attendait forcément plus. Quant aux recherches de Bailey avec April et leurs souris, elles m'emmerdent profondément ! On nous a imposé cette intrigue sans intérêt tout à coup, on veut en faire un grand arc de la saison alors qu'il n'y a visiblement rien à en dire ! Je ne vois pas où ils veulent en venir. Alors oui, là encore, c'était marrant par moment et c'est devenu un peu plus intéressant lorsque Meredith est entrée en scène mais il n'y a rien sur quoi on puisse vraiment s'accrocher... 

   Miracle : Lexie est enfin de retour ! Mais depuis quand Derek la déteste au juste ? Pas compris. Awkward April a encore fait des siennes. Moi, je suis client, mais je sais que c'est loin d'être le cas de tout le monde. Je ne sais pas si elle réussira à se faire aimer par ses collègues et par les téléspectateurs un jour mais je la soutiendrais jusqu'au bout ! Sa lente évolution m'amuse et Sarah Drew a l'air de bien s'éclater. Cela dit, j'espère qu'à un moment donné, les auteurs traiteront ce sujet d'un point de vue moins léger, plus dramatique. Cette fille a quand même de vrais problèmes qui la handicapent. Ce serait bien d'en parler avec justesse et émotion. Le trio Callie/Mark/Arizona a été très en retrait depuis la rentrée et il semblerait que l'on se penche sur leur cas à partir de maintenant. Les deux mamans retrouvent enfin un semblant de vie conjugale pendant que le papa joue au baby-sitter. Il a besoin de tirer son coup, clairement, mais personne dans les parages ne peut actuellement devenir sa partenaire de jeu. Un nouveau personnage féminin ne devrait donc pas tarder à faire son apparition... Les quelques interventions de Richard au sein du couple Cristina/Owen m'ont bien fait marrer. Le chief n'a jamais été aussi bon que depuis qu'il n'est plus chief !

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// Bilan // Chaque saison depuis deux-trois saisons, on a droit à deux-trois épisodes hyper médicaux où les frasques des héros sont mises entre parenthèses pour privilégier la médecine. Ce sont souvent les moins bons car ils ne correspondent absolument pas à nos attentes. On dirait qu'il ne sont que des alibis pour prouver à qui veut l'entendre que Grey's Anatomy malgré les coucheries et les bonnes blagues, c'est bel et bien une série médicale ! Wake Up : personne ne la regarde pour ça, personne !


Ringer [1x 05]

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Par UglyFrenchBoy

A Whole New Kind Of Bitch // 1 710 000 tlsp.

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   On peut pardonner beaucoup de choses à Ringer. Au vu de la genèse du projet, de son diffuseur et surtout de son interprète principale (dont l’aura et le capital sympathie sont incommensurables), il est facile de faire abstraction de quelques maladresses. Suite à un récent débat avec Btvs27, celui-ci est venu à la conclusion suivante: « La surconsommation des séries a eu le mauvais effet d’annihiler toute patience aux spectateurs et tout repère. A force de tout voir tout de suite, ils attendent de chaque série la même chose ». Une question se pose alors : qu’attendre de Ringer ? Un thriller efficace ? Pas vraiment. Une série novatrice ? L’originalité n’est pas l’une de ses qualités. Un divertissement de bonne facture ? Il est certes encore trop tôt pour se prononcer, après tout seuls six épisodes ont été diffusés, mais à ce stade, celui-ci a eu moins le mérite de créer une forme de frustration à chaque fin d’épisode. Un bon cliffangher peut-il pour autant pallier des défauts toujours présents ? J’ai décidé d’arrêter de me lamenter chaque semaine sur le dispositif du loft de Siobhan (au moins il a le mérite de rester identique depuis l’épisode 2)  ou de la réalisation et de me concentrer sur d’autres points, à commencer par le contenu…

   Là où le bât blesse c’est l’incohérence de certains éléments importants, et dans le cas suivant un élément presque fondamental. Selon Sarah Michelle Gellar, le script du pilote de Ringer était déjà écrit en 2009. Une série en préparation depuis deux ans et qui repose sur l’usurpation d’identité entre deux jumelles n’a semble-t-il pas prévu de signe distinctif entre les deux sœurs. Il semble évident que tôt ou tard celui-ci aurait été exploité. Les producteurs, eux, assurent que depuis le début un plan sur trois saisons a été élaboré. On ne peut donc être que déçu par cette brûlure au poignet dans un cours de cuisine particulièrement étonnante puisque ni Andrew ni Henry n’ont remarqué son absence au bras de Bridget. Sans compter que cette facilité scénaristique a été totalement improvisée à la dernière minute : le bras droit de Siobhan n’a aucune trace dans ses scènes parisiennes comme l’atteste la capture d’écran ci-dessous…

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   Abstraction faite de cette incohérence, place à l’inconséquence des personnages. Dans ce cinquième épisode, notre chère Bridget doit ainsi faire face à deux nouvelles menaces. En plus de la mafia sur son dos et d’un agent du FBI pour le moins entreprenant, elle doit affronter sa belle-fille, Juliet. Celle que l’on avait laissée dans les bras de sa belle-mère à côté d’une cuvette de toilette (présentée de la sorte la scène peut paraître tout sauf touchante…), revient à la charge plus provocante et indisciplinée que jamais. La raison ? La demoiselle a appris de la bouche de sa mère qu’Andrew avait une liaison avec Siobhan alors qu’ils étaient toujours mariés. Le jeu du « Je te déteste moi non plus » devient lassant surtout quand la résolution du problème se résume à quelques mots, pas forcément convaincants, et surtout déjà formulés. A croire qu’entre le début et la fin de l’épisode Bridget est devenue persuasive puisqu’il en sera de même avec Gemma, la « deuxième menace » donc, désormais au courant de la liaison entre son mari et Siobhan. On notera qu’une relation adultérine de plusieurs années a été découverte seulement deux semaines après l’arrivée de Bridget dans la peau de sa sœur. A croire que le mensonge n’est pas son fort.

   Tout au long de l’épisode, Gemma va changer d’attitude et d’approche. D’abord, elle réfute l’identité de Bridget, puis accepte un déjeuner avec elle avant d’y couper court et de l’envoyer paitre. Puis, se rend à son domicile et lui propose de coucher avec Henry pour prouver son infidélité. Ainsi, elle pourra empêcher son futur ex-mari de toucher le moindre centime ou d’obtenir la garde des enfants (toujours absents à l’écran) puisque les deux tourtereaux avaient prévu une  « infidelity clause » sur leur contrat prénuptial. La rousse s’improvise donc demi-proxénète. Après une première tentative d’excuses vaines, Bridget rencontre son nouveau sponsor. A nouveau un lien est fait entre l’addiction aux substances illicites et sa situation d’usurpation d’identité. Le parallèle n’est pas toujours évident à comprendre, mais le conseil prodigué est: quel que soit le choix à faire, il faut toujours garder sa dignité. Siobhan, elle, ne l’aurait pas appliqué n’hésitant pas à utiliser son corps pour parvenir à ses fins, comme en témoigne ses prouesses parisiennes. Même si on ne sait pas si Bridget fait réellement l’amour avec Andrew, celle-ci ressent, à la différence, des sentiments à son égard. Dans le cas présent, elle décide donc de rester « digne » et refuse le chantage de Gemma. En lieu et place, elle propose de nouvelles excuses, à peu près similaires à celles faites quelques heures auparavant. Curieusement, celles-ci ont l’effet escompté. Gemma renonce… Du moins jusqu’à ce qu’elle apprenne que Henry a été mis au courant de ses intentions. Un cercle sans fin ? Pas vraiment, l’éventuel décès de la jeune femme viendra clore cet épisode. Mais Gemma est-elle vraiment morte ? L’actrice Tara Summers n’étant, contrairement à ce que l’on aurait pu penser, pas régulière, une réponse affirmative est envisagée. Force est de constater que les scénaristes ont réussi à attiser notre curiosité pour une semaine supplémentaire et le téléspectateur se pose de nouvelles questions. N’est-ce finalement pas là les prémices d’un divertissement réussi ?  

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// Bilan // Toujours des incohérences. Les relations entre les personnages sont souvent mal exploitées. Mais, au milieu de ça, ou du moins à la fin, les scénaristes proposent une nouvelle surprise. La série a au moins le mérite de réussir la plupart de ses cliffanghers. A ce stade, ces ruses permettent de faire abstractions des maladresses. Jusqu’à quand ?