06 septembre 2011

Revenge [Pilot]

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 Pilot // 10 020 000 tlsp.

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What About ?

Une jeune femme retourne vivre dans les Hamptons où elle a grandi sous le pseudonyme d'Emily Thorne, avec pour objectif de détruire ceux qui ont brisé son enfance et gâché la vie de son père. Elle est prête à tout pour le venger...

Who's Who ?

Créée par Mike Kelley (Swingtown). Avec Emily VanCamp (EverwoodBrothers & Sisters), Madeleine Stowe (Le Dernier des Mohicans), Connor Paolo (Gossip Girl), Gabriel Mann, Joshua BowmanAshley Madewke (Secret Diary Of A Call Girl), Henry CzernyChrista B. Allen, Nick Wechsler...

So What ?

   "This is not a story about forgiveness" nous martèle celle dont la vengeance est un plat qui se mange... empoisonné. Blonde ou brune, douce ou torturée, nostalgique ou haineuse, Amanda Clarke devenue Emily Thorne pourrait bien nous conter la plus soap des séries de l'année. Très librement adaptée du Comte de Monte-Cristo de notre cher compatriote Alexandre Dumas, Revenge reprend les ingrédients qui ont fait le sel de tous les plus grands feuilletons, en y ajoutant une pincée de modernité et de douceur-amère. Habilement construit, lorgnant du coté de Damages, ce pilote nous dévoile d'abord les événements tragiques se déroulant à la fin de l'été pour mieux revenir ensuite sur les prémices de la vengeance entamée 5 mois plus tôt. Orchestré par une Emily VanCamp inspirée, prête à dévoiler une nouvelle facette de son talent, plus sombre, il est rythmé par les surprises, les faux-semblants, les premiers mystères, les premiers indices et les douces mélopées d'Angus & Julia Stone, particulièrement bien insérées dans le récit, qui enveloppent de tendresse et de nostalgie une héroïne troublante et déjà attachante. Les vagues de l'océan, prisonnières à l'infini, n'auront pas suffit à effacer les souvenirs et les douleurs de cette enfant meurtrie...

   Non loin de Point Pleasant mais bien plus proche de Newport Beach, Revenge ou le conte de fées qui a très mal tourné possède sa méchante reine, une dénommée Victoria, incarnée par la charismatique Madeleine Stowe. A elle seule elle cristallise tout le mal qu'une communauté fortunée peut faire à un honnête homme, perdu au coeur d'une spirale infernale. Si Emily a visiblement plus d'un tour dans son sac, elle a trouvé une rivale de taille à laquelle se mesurer. La confrontation s'annonce enthousiasmante même si l'on sait qui gagnera à la fin, si conclusion il y a. Romeo & Juliet semblent aussi s'inviter à la table de Revenge, tant il semble qu'une opposition va se former au fil de l'histoire entre la famille Grayson, et plus particulièrement le prétentieux Daniel, fils prodige, et la famille Porter, menée par Jack, le romantique et doux rêveur. Si seulement les acteurs choisis ne paraissaient pas si insipides...

   Avec Revenge, ABC a toutes les cartes en main pour nous offrir un soap-opera digne d'intérêt, comme on en attendait plus, qui n'a pas vocation à durer des années et qui aurait d'ailleurs sans doute fait une meilleure mini-série estivale qu'un drama de pleine saison. La mise en place de l'intrigue est efficace et faussement complexe. Elle parvient ainsi à capter notre attention du début à la fin sans en avoir l'air. Les personnages principaux prennent un peu plus d'épaisseur au fur et à mesure, même s'il reste encore beaucoup de boulot pour certains. Je n'ai désormais plus qu'une hâte: que les secrets profondément enfouis dans le sable des Hamptons des prochaines victimes de la machination d'Emily soient déterrés. 

What Chance ?

Face aux Experts, à l'Unité Spéciale et à l'American Horror Story, entre autres, Revenge n'a pour ainsi AUCUNE chance de survie. Si toutefois ABC parvient à la garder à l'antenne jusqu'au 13ème épisode, elle pourrait malgré tout obtenir une fin satisfaisante. Et peut-être que ce serait mieux comme ça...

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How ?


05 septembre 2011

Necessary Roughness [Pilot]

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Pilot // 4 670 000 tlsp.

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What About ?

Une psychologue sexy de Long Island, fraîchement divorcée, intervient auprès d'une équipe de football professionnelle afin de boucler ses fins de mois. Très vite, d'autres sportifs, musiciens ou politiques viennent la voir pour qu'elle les aide à supporter les affres de la célébrité...

Who's Who ?

Créée par Elizabeth Kruger (Les téléfilms des soeurs Olsen) et Craig Shapiro (Miami Medical). Avec Callie Thorne (Sur Ecoute, Prison Break, Rescue Me), Marc Blucas (Buffy), Mehcad Brooks (True Blood, Desperate Housewives), Amanda Detmer (What About Brian, Private Practice, Man Up), Scott Cohen (Gilmore Girls), Hannah Marks (Weeds), Concetta Tomei (Providence), Patrick Johnson...

So What ?

    Les femmes tentent de prendre le pouvoir sur USA Network après quelques années de suprématie masculine. L'Annie Walker de Covert Affairs et la Kate Reed de Fairly Legal ont ainsi été rejointes cet été par Dani Santino, l'héroïne de Necessary Roughness. Moins jeune que ses acolytes, elle ne se distingue quasiment que par son âge et sa profession, puisqu'elle est évidemment, comme les autres, brillante et amusante. C'est ce que l'on appelle communément "une femme forte" avec tous les clichés que cela implique. Lorsqu'elle découvre que son mari la trompe, elle le quitte en jettant tous ses costumes Prada par la fenêtre (littéralement). Elle reste seule et triste une heure ou deux, se décide à sortir avec sa meilleure amie puis rencontre très vite un homme qui fait chavirer son coeur. Cet enchaînement est sans surprise, mais le charme de Callie Thorne opère. Elle n'est pas aussi pétillante qu'une Sara Shahi, ou aussi badass qu'une Piper Perabo, mais elle se défend bien. C'est peut-être lorsqu'elle assume son rôle de mère qu'elle est la plus attachante. Mais sa nouvelle situation familiale est, là encore, cousue de fil blanc. On connait tout de suite les tenants et les aboutissants. Les enfants sont très caricaturaux, la mère aussi mais elle a le mérite d'être drôle.

   Si USA avait déjà ses agents de la CIA, ses détectives en tous genres, son voleur, son médecin et ses avocats, elle manquait d'une fine psychologue. Dani est celle qui leur fallait. Mais des psy à la télé, il y en avait déjà plein. Il a donc été décidé de la faire évoluer dans le monde du sport, histoire de bousculer l'ordre établi. Le premier cas auquel elle est confrontée offre évidemment ses moments drôles, le patient étant du genre flambeur, bling bling et capricieux. Mais aussi des passages plus sérieux, complètement ratés tant ils sont traités de manière naïve et simpliste. Le footballeur étant en plus incarné par Mehcad Brooks, l'un des comédiens les plus mauvais de sa génération, cela n'arrange rien à l'affaire. La voix-off de l'héroïne n'aide pas non plus, tant elle dit des banalités à base de "Mon père me disait que la vie, c'est comme le football. Il y a des gagnants et des perdants (...)". Peut-on encore écrire cela en 2011 ? Je vois mal le monde du sport comme un terrain fertile pour raconter des histoires très différentes à chaque épisode. La discipline aura beau changer, les problèmes reviendront sans doute souvent au même. Curieusement, c'est le cas "normal" que Dani traite au cours de l'épisode qui m'a le plus séduit. C'était paradoxalement plus original.

   Necessary Roughness poursuit la tradition de la chaîne USA, qui propose des séries sympathiques, colorées et rythmées, en y ajoutant ici une touche féminine bienvenue mais qui ne parvient pas à rendre la dramédie plus originale ou passionnante que ses consoeurs. On est désespérement en terrain connu et rien ne surprend jamais. Il faut ne pas avoir grand chose d'autre à regarder pour s'attacher à Necessary Roughness... 

Ciné Mix [Août 2011]

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LES SCHTROUMPFS. Beaucoup moins ridicule que prévu, la version 3D des nouvelles aventures des sympathiques petits êtres bleus divertit efficacement sans jamais surprendre. Le couple Neil Patrick Harris/Jayma Mays est très convaincant, mais leurs talents comiques sont sous-exploités (et je ne parle même pas de celui de Sofia Vergara !) SUPER 8. Des scènes d'action spectaculaires parfaitement maîtrisées, des hommages appuyés au meilleur du cinéma américain des années 80, un film dans le film... Un scénario simpliste pour un grand film (Lire la critique complète).

 

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MELANCHOLIA. Divisé en deux parties -l'une trop longue mais fascinante, l'autre parfaite, sidérante et poignante- ce Lars Von Trier mêle le drame familial intime à l'onirisme et à toute la grandiloquence que requiert organiquement une toile de fond comme celle de la fin du monde. On en sort... soufflé. LA PLANETE DES SINGES: LES ORIGINES. Bien que ce reboot se refuse à verser dans le tout spectaculaire, les scènes les plus réussies sont celles qui utilisent les excellents effets-spéciaux mis à la disposition du réalisateur, pas celles qui tentent de donner une leçon bien connue à l'humanité. L'émotion réussit à poindre de temps à autres, qui plus est. Efficace en somme, mais la révolution n'a pas eu lieu. Peut-être dans le prochain numéro ?

 

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MES MEILLEURES AMIES. Judd Apatow a bien fait, pour une fois, de faire confiance aux femmes (et quelles femmes ! Kirsten Wiig, Maya Rudolph, Melissa McCarthy et la divine Rose Byrne forment un sacré quatuor). Cette comédie ne se contente pas d'être trash, elle est aussi plus profonde qu'il n'y paraît et elle touche finalement bien plus que l'on aurait pu l'imaginer. COMMENT TUER SON BOSS ? Ce film est la preuve, s'il en fallait une, qu'un bon casting ne suffit pas à faire une bonne comédie. Malgré l'idée de départ originale, il se complait dans un humour vulgaire et paresseux et dans des situations téléphonées et il s'achève de manière totalement bâclée. Reste le plaisir de découvrir Jennifer Aniston dans le rôle d'une nympho qui n'a vraiment honte de rien.

 

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LES BIEN-AIMES. Ou "Vaut-il mieux aimer que d'être aimé ?" Quel beau (et long) film ! Et si l'excellent "Les Chansons d'amour" n'était que le brouillon de ces "Bien-Aimés" ? Christophe Honoré n'a pas pris de risques (même thématiques, même acteurs, même compositeur -Alex Beaupain-) mais il a encore frappé fort. De ces films qui vous emportent et qui vous touchent. Et qui vous marquent... UN JOUR. Les petites et grandes contrariétés d'une histoire d'amour-amitié, vieille comme le monde, entre Paris et Londres, rythmées par la bande-son des années 80,90 et 2000. Ecraser une larme. Puis continuer sa vie.

04 septembre 2011

Tueurs En Séries [Episode du 2 Septembre 2011]

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Au programme cette semaine : Quelles sont les nouveautés de la rentrée les plus attendues des internautes d'AlloCiné ? Le classement à découvrir; le retour de Chad Michael Murray dans Les Frères Scott; les premières images de John Goodman dans Community et celles de la saison 2 de Sherlock; Castle est de retour sur France 2; Aaron Paul dans un vrai/faux film...

 

 munity, john goodman, sherlock, chad michael murray, castle,

03 septembre 2011

Death Valley [Pilot]

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Pilot // 1 858 000 tlsp.

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What About ?

Les exploits d'une unité des forces spéciales de la police de Los Angeles, fondée en 2009 lorsque la vallée de San Fernando a été envahie par des zombies, des vampires et des loups-garous. Alors que les scientifiques cherchent encore une réponse à la cause de ce chaos, les membres de cette équipe d'intervention sont chargés d'éradiquer les monstres, ou du moins les contenir dans la vallée...

Who's Who ?

Créée par Spider One. Avec Tania Raymonde (Lost, Cold Case, Malcolm), Charlie Sanders, Bryan Callen (How I Met Your Mother), Bryce Johnson (Popular, Pretty Little Liars),  Caity Lotz (Mad Men), Toby Meuli...

So What ?

     Après la réussite de Teen Wolf (Lire la critique), MTV refait confiance aux so fashion loups-garous, en les accompagnant des classiques vampires et des so lame zombies, dans une comédie horrifique et gore qui remplit parfaitement son contrat : nous divertir une vingtaine de minutes. Ni plus ni moins. A la manière d'un Reno 911 ou d'un Bienvenue à Zombieland, elle traite sous forme de mockumentary les péripéties d'une bande de bras cassés face à un quotidien qui n'est pas si éloigné de notre réalité. C'est là que naît le plus intéressant décalage mis en place par la série : dans le monde de Death Valley, il est normal de croiser un loup-garou en pleine transformation à un feu rouge et de le traiter comme un alcoolique au volant; et on ne s'étonne pas de voir une prostituée vampire échanger ses charmes contre quelques gouttes de sang. Le danger est suffisamment grand pour que l'on s'inquiète un minimum pour les personnages. Le rythme est maintenu tout du long, même si certains duos sont plus amusants à suivre que d'autres, et, étonnamment, ce sont le femmes qui s'en sortent le mieux malgré le machisme ambiant. L'humour n'est pas fin mais ce n'est absolument pas ce que l'on attend de la série de toute façon. En revanche, les blagues se répétent déjà au cours du premier épisode. De mauvaise augure pour la suite ?

   Ainsi, on ne rit jamais aux éclats devant Death Valley, mais on prend du bon temps. Les acteurs ont l'air de s'éclater (et certains se font d'ailleurs bien éclater) tandis que leurs personnages sont des caricatures sans jamais tomber dans le ridicule ou le too much. Coté effets-spéciaux, les maquillages sont aussi réussis que ceux de The Walking Dead à mon sens et l'ambiance nocturne sonne très Southland, ce qui est indéniablement une qualité. Malgré toutes ces louanges, je suis assez pessimiste sur l'avenir de la série tant j'ai le sentiment que l'essentiel a été dit et montré dans le pilote. Oh, il y aura forcément quelques bonnes trouvailles dans les prochains épisodes mais l'ensemble risque de devenir très rapidement répétitif !

 How ?

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02 septembre 2011

Le Classement des Séries [Saison 2010/2011]

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Chaque été, le Blog TV News et Cole avaient pris l'habitude de nous offrir leur Classement Impitoyable des séries de la saison, auquel j'ai participé à l'occasion. Cette année, c'est le site Audiences USA qui prend le relais, sous la houlette de Robin et Boby, pour une version allégée du classement. J'y ai également apporté mon aide, ainsi que mes éminents comparses Claire, Tony, Florian, Shoone, Delromainzika... Vous pouvez retrouver dès aujourd'hui les critiques des 5 derniers du top : Hellcats, Shit My Dad Says, Desperate Housewives, Gossip Girl et Californication. Ca se passe par ICI. Et j'en profite pour vous indiquer que mon classement final de la saison 2010/2011, incluant les séries d'été, sera dévoilé dans quelques jours... Bonne lecture !

Posté par LullabyBoy à 12:08 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

01 septembre 2011

Shameless US [Saison 1]

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Saison 1 // 1 020 000 tlsp.

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    Je vous ai déjà parlé de Shameless US à deux reprises sur le blog, d'abord pour l'excellent pilote (ICI) puis pour le deuxième et le troisième épisode (ICI). Tout au long de la saison 1, les qualités de la série de Showtime sont restées les mêmes, ce qui rend ma tâche difficile puisque je n'ai pas grand chose de nouveau à en dire. Je dois quand même avouer que j'ai trouvé le schéma de certains épisodes un poil répétitif, surtout en milieu de saison. Mais c'est, je crois, la seul critique que je sois capable de faire. Tout le reste sera dithyrambique. Je garde néanmoins toujours en tête qu'il s'agit d'un remake, pour le moment assez proche de l'original paraît-il. Le mérite est donc moindre.

   La plus grande force de Shameless est d'avoir réussi à rendre tous ses personnages -sauf celui de Frank- instantanément attachants. Ils l'ont été du premier au dernier épisode, sans discontinuer. Je suis d'ailleurs incapable de dire qui sont mes préférés. Ils sont tous différents mais tous excellents, et les acteurs offrent des prestations formidables à tous les coups ! Si je devais fonctionner par affinités, je dirais que celui qui me parle le plus est Ian. J'ai d'ailleurs adoré le passage, dans le final, où il fait son coming-out à sa grande soeur. Le "I Know" de cette dernière pour seule réponse, accompagné d'un sourire bienveillant, se suffisait à lui-même. Puis, après un long silence, elle n'a pas oublié d'ajouter "You're still on my shit list", et on reconnaît bien là l'humour de la série, toujours présent aussi sérieux soit le sujet abordé. Même le suicide du père de Karen, autre moment fort du final, a quelque chose d'"amusant". Ce choix de se jeter dans l'eau gelée, un poids autour des pieds... Bon d'accord, dis comme ça, c'est juste glauque. Mais Shameless racontée "juste comme ça", de toute façon, c'est effectivement glauque. Il faut le voir pour le croire : le rythme, l'énergie, la musique, le montage et la modernité contribuent à faire de cette série un rendez-vous télévisuel complet, un plaisir large et riche. On est aussi ému qu'hilare tout au long des épisodes. Il n'est JAMAIS question de misérabilisme et, malgré tout ce que les Gallagher peuvent vivre de dur et de négatif, ils ont un don pour rester positifs et bienheureux.

   Un des épisodes les plus marquants de la saison est celui du retour de la matriarche. J'espérais que les producteurs fassent appel à une actrice connue pour l'interpréter. Dans mes fantasmes les plus fous, j'aurais adoré qu'ils réunissent William H. Macy et Felicity Huffman (mari et femme) à l'écran mais je suppose qu'il n'en a jamais été question pour tout un tas de questions financières et logistiques. N'empêche que ça aurait eu de la gueule ! Pour tout dire, je n'ai même pas retenu le nom de l'actrice choisie mais sa prestation ne m'a pas impressionné. J'en attendais davantage. En même temps, à la base, je ne m'attendais pas du tout à ce qu'on découvre ce personnage dès la saison 1. Je pensais qu'ils garderaient cette cartouche pour plus tard. D'ailleurs, j'ai beau adorer la série, je me demande comment ils vont faire pour tenir aussi longtemps que la série originale si, d'aventure, elle va jusqu'à la saison 8 (voire plus) ! Pour revenir à cet épisode un instant : la fin était parfaitement bouleversante. Le couple formé par Fiona et Steve a connu bien des rebondissements au fil des épisodes mais il n'a jamais perdu de son piquant et de son romantisme. Emmy Rossum et Justin Chatwin sont vraiment très convaincants ensemble. Je ne serais pas étonné qu'ils forment aussi un couple dans la vie... Concernant Lip, je n'ai pas eu un coup de coeur immédiat pour lui mais sa relation avec Karen a pris de l'ampleur au fur et à mesure et, dans le final, ils m'ont définitivement conquis !

   Et puis il y a Frank. Et il me pose vraiment problème. Je ne peux pas dire que je ne l'aime pas, ni même que je le déteste. Il ne me laisse pas indifférent non plus. C'est juste qu'il est... Frank. Je n'ai jamais vu à la télévision un père aussi peu digne et aussi vulgaire. Mais il n'est pas bête ! Il a même de la suite dans les idées quand il est à peu près lucide (donc rarement). Jamais les scénaristes ne portent de jugement sur son comportement. Au contraire même, puisqu'ils le laissent aller toujours plus loin. Il couche quand même avec la petite amie mineure de son fils ! Cette liberté scénaristique-là n'a pas de prix, même sur le câble. C'est très très fort. Les moments où j'aime le plus Frank sont ceux où il est accompagné de Sheila. Cette dernière vaut de toute façon le coup quelles que soient les occasions. L'adjectif "cinglée" ne lui suffit même pas. Elle est incroyable. Je l'adore. Joan Cusack s'éclate et ça se voit. Bon et puis il y a les voisins, Kevin et Veronica, qui ne sont pas indispensables mais qui m'amusent pas mal aussi. 

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// Bilan // Shameless US aurait pu se contenter d'être drôle et très irrévérencieuse et elle aurait déjà été très bonne. Mais elle a eu la bonne idée d'être aussi intelligente et fine, émouvante sans être larmoyante. Cela fait d'elle non seulement l'une des meilleures nouvelles séries de la saison 2010/2011 mais aussi l'une des meilleures séries familiales jamais créées. N'ayons pas peur des mots !



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