25 septembre 2011

How I Met Your Mother [7x 01 & 7x 02]

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The Best Man (Season Premiere) // The Naked Truth

11 000 0000 tlsp. // 12 220 000 tlsp.

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    Après une saison 6 médiocre, gâchée par Jennifer Morrison et des scénaristes à court de bonnes idées mais pas d'idées, How I Met Your Mother débute sa saison 7 sans véritable pression étant donné qu'elle a déjà été renouvelée l'an passé pour deux saisons supplémentaires. A moins d'une catastrophe audimatique, on devrait donc avoir une saison 8. La voix-off de Ted s'en amuse d'ailleurs en insistant par deux fois sur le fait que ses enfants, et donc nous aussi, ne sommes pas prêts de connaître le fin mot de l'histoire. Le second degré, tout ça, c'est bien, mais moi, là, ça ne m'a pas fait rire. Cela m'a surtout donné envie de pleurer... C'est pourtant un véritable atout pour l'équipe ce double renouvellement car ils peuvent ainsi écrire les arcs scénaristiques non pas sur une mais deux saisons. J'ai le sentiment que c'est bien ce qu'ils sont en train de faire mais tout semble malheureusement cousu de fil blanc. 

   Dans le Season Premiere intitulé The Best Man, après un court flashforward qui ne nous a rien apporté par rapport à ce que l'on savait déjà (mais c'est désormais une habitude), retour sur le mariage de Punchy, un des événements annoncés depuis la saison dernière. Comme prévu, il ne s'y est rien passé d'extraordinaire. Les bases de la saison sont néanmoins posées : on parlera beaucoup de la grossesse de Lily et Marshall, mais c'était une évidence; et le triangle amoureux Robin/Barney/Nora va tenter de nous passionner jusqu'à ce que monsieur choisisse l'une de ses deux prétendantes pour se marier, vraisemblablement dans le final. Il ne faut pas rêver, ça n'arrivera pas avant. Il ressort ici de ces deux intrigues, une scène chorégraphiquée parfaitement exécutée par Neil Patrick Harris et Cobie Smulders -qui n'avaient plus rien à prouver dans ce domaine- qui était un peu gratuite mais plaisante; et un gag récurrent amusant quant à savoir comment Marshall allait ruiner le mariage de Punchy. La réponse était surprenante ! Les blagues sur les discours de Ted étaient en revanche ratées et lourdingues. Un épisode correct en somme.

   Dans le second épisode, The Naked Truth, Marshall reprend ses mauvaises habitudes avec des gags un peu ratés qui consistent à faire jouer à Jason Segel le mec bourré et exhibitionniste, soit, en gros, ce qu'il fait dans tous ses films au cinéma. Mais même au-delà de ça, ça n'apporte pas grand chose, à part gagner du temps en attendant de rentrer dans le vif du sujet : il va devenir papa et cela lui fait peur, il ne se sent pas prêt. Je suppose que ce sera bientôt à Lily de se poser ce genre de questions, de manière plus inspirée cette fois j'espère. En attendant, Alyson Hannigan fait de la figuration, tout comme Cobie Smulders, reléguée au second plan le temps que Barney réussisse à reconquérir sa Nora. Evidemment, lorsque la boîte à blagues se transforme en amoureux éperdu, on rit nettement moins. Surtout quand il a en face de lui cette Nora qui n'a vraiment rien à offrir à la série. Elle n'est ni drôle, ni attachante, ni agréable. Bref, encore raté ! C'est sans doute en se rendant compte qu'ils étaient incapables d'écrire de nouveaux personnages féminins intéressants que les scénaristes ont décidé de recycler de vieux protagonistes à commencer par Victoria, la seule vraie surprise de cet épisode (qui a bien grossi on dirait). Elle nous ramène à une époque où la série était vraiment bonne et inventive. Espérons que dans le prochain épisode, la magie opère à nouveau grâce à son retour. Je ne déteste pas l'idée et il fallait bien que ça arrive de toute façon. On n'était jamais revenu sur son cas... L'apparition de l'excellent Martin Short sur un fond vert hideux (assumé ?) m'a un peu déçu mais on est amené à le revoir. 

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// Bilan // "Les enfants, on y est presque... enfin non, on en est encore en loin !" Cela fait bien longtemps que How I Met Your Mother ne me fait plus beaucoup rire et c'est pour cela que j'ai décidé cette année de regarder les épisodes non pas un par un mais par blocs, en espérant ainsi apprécier davantage la saison 7. Je vous donne donc rendez-vous dans quelques semaines pour l'épisode d'Halloween avec Katie Holmes et je reviendrai à ce moment-là aussi sur les épisodes précédents. D'ici là, enjoy


Breaking Bad [4x 09 & 4x 10]

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Bug // Salud

1 890 000 tlsp. // 1 800 000 tlsp.

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    C'est sur une goutte de sang que s'ouvre l'épisode Bug, sous la forme d'un bref flashforward à mon sens bien inutile, comme dans 90% des cas (la bagarre n'aurait pas été moins intense si elle avait été surprenante, au contraire même). Mais cela a le mérite de rappeler les premières saisons, lorsque ce système était quasi-systématiquement utilisé par les scénaristes de Breaking Bad. On pouvait très bien imaginer qu'il s'agissait non pas de l'annonce d'un combat pour Walt mais du retour en force de son cancer. Jusqu'au bout, je m'étais fait à cette idée pour m'éviter d'être déçu. Il n'était finalement pas du tout question de sa maladie (ce que l'on pourrait d'ailleurs déploré dans d'autres circonstances mais on a trop attendu que la saison décolle pour se plaindre !). Bien qu'il soit au centre de l'attention dans les premières secondes de l'épisode, Walt se fait à nouveau voler la vedette par Hank ! Il est toujours obsédé -à juste titre- par Gus, il est même sur la piste de l'entrepôt désormais. Mais il est tout seul à y croire, et Walt tente comme il peut de lui mettre des bâtons dans les roues. Etonnamment, lorsque son beau-frère lui demande de se calmer, il ne bronche pas et s'exécute. Il semble en fait évident que les auteurs attendent d'être plus proches de la fin de la saison pour le faire entrer en scène. Une question de timing. Ils auraient pu trouver meilleure excuse, mais notre attente sera certainement récompensée. Pendant ce temps-là, Gus teste la confiance de Jesse en l'invitant chez lui, comme il l'avait fait avec Walt la saison dernière. La scène est longue et intense. De l'art... Puis de son coté, la vie de Skyler qui redevenait presque paisible est bouleversée par le retour de Ted. Il n'est jamais loin celui-là. Ce personnage n'a rien de particulièrement enthousiasmant mais les réactions qu'il provoque chez Skyler sont toujours intéressantes. Ici, elle assure surtout le quota comédie de l'épisode et cela lui va très bien. Les scénaristes devraient se servir d'elle à cet effet plus souvent...

   Dans Salud, ce n'est pas que la tension est montée d'un cran : elle a carrément explosé ! Pas dans les scènes avec Skyler et Ted, prenantes, certes, mais les plus faibles de l'épisode quand même. Bonne idée toutefois de se servir de Saul. Pas non plus dans celle entre Walt et son fils, qui est magnifiquement interprétée, qui m'a fait frissonner et qui explique beaucoup, mine de rien, sur ce qui a poussé notre héros à agir comme il le fait depuis le premier épisode. Non, c'est bien entendu à Jesse, Gus et Mike qu'il faut faire confiance en la matière. Si le plan de l'empoisonnement s'avère au bout du compte assez prévisible, la mise en scène suffit à faire douter et à faire trembler en même temps que les protagonistes. On a beau savoir comment les choses risquent de tourner, rien ne dit qu'ils vont tous sortir vivants de ce stratagème ô combien risqué. J'ai bien cru que Gus allait y rester, et en même temps, j'ai beaucoup de mal maintenant à imaginer la série sans lui. Alors j'ai pensé à Mike, qui n'est pas indispensable même si je l'aime beaucoup. Mais je pense qu'il y a encore des choses à dire sur lui, peut-être moins sur Gus dont on connaît un peu le passé maintenant. A mon avis, Gus et/ou Hank mourront en fin de saison. Des fois je me dis que Marie ferait un bon dommage collatéral mais aucun élément ne semble être mis en place actuellement pour en arriver à cette conclusion. Et puis j'imagine davantage Marie veuve... 

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// Bilan // Que de satisfactions au cours de ces deux épisodes : un Hank brillant, un Gus impressionnant par son sang froid, sa maîtrise et son obstination, un Walt au bord de la dépression mais bavard, un Walt Jr. qui n'aura jamais eu meilleure scène (quoique la fois où son père l'a copieusement insulté...), une Skyler inventive et plus borderline que jamais, un Jesse de plus en plus charismatique et doué... et du suspense, de la tension, de l'émotion... Tout y est. Breaking Bad a son plus haut niveau retrouve ainsi toutes ses lettres de noblesse. 

24 septembre 2011

The Playboy Club [Pilot]

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 Pilot // 5 020 000 tlsp.

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What About ?

Un groupe de femmes, toutes plus jolies les unes que les autres, travaille dans les années 60 pour le club "Playboy" à Chicago, devenu rapidement un lieu incontournable de la nuit. Maureen est la petite nouvelle au passé mystérieux; Carol Lynne est la star établie du club, qui sait que ses jours sont comptés face aux nouvelles arrivantes et qui doit donc agir en conséquences pour assurer ses arrières; Nick Darlton est un habitué des lieux et leur dénominateur commun...

Who's Who ?

 Créée par Chad Hodge (RunawayTru Calling). Avec Eddie "Poissard" Cibrian (Sunset Beach, New York 911, Vanished, Invasion...), Laure Benanti (Eli Stone), Amber Heard (Hidden Palms), David Krumholtz (Numb3rs), Leah Cudmore, Naturi Naughton, Wes Ramsey...

So What ?

    Chers amis, si vous attendez de moi une critique assassine de The Playboy Club et une comparaison accablante avec Mad Men, vous avez cliqué au mauvais endroit. Vous m'en voyez désolé. Non, ici, on défend la série, bien que l'on puisse déjà la considérer comme une cause perdue. Je ne peux nier l'évidence. Loin de moi l'idée de réduire ses qualités à son ambiance, ses décors, ses costumes et sa réalisation classe et soignée, mais c'est quand même en grande partie ce qui m'a fait apprécier le pilote. Cela pourrait paraître superficiel et léger de ma part, mais je suis vraiment admiratif du travail réalisé pour créer une identité propre à la série et un univers qui n'appartient qu'à elle. Le sujet était évidemment propice à cela mais le résultat visuel aurait pu ne pas être à la hauteur et il l'est pourtant. Musicalement, The Playboy Club sonne juste. Celle qui est censée incarner la Tina Turner des années 60 ne lui ressemble vraiment pas beaucoup et l'imitation n'est pas du tout convaincante mais la musique est bonne et c'est l'essentiel. La scène où toutes les bunnies se mettent à danser au son d'un air connu m'a énormément plu. Elle était même trop courte. Il s'en dégageait une liberté et une joie de vivre intense et communicative, et ça fait du bien.

   Là où le bât blesse, c'est que le scénario n'est pas à la hauteur de l'apparat. Il n'est pas mauvais, il est juste classique. The Playboy Club avait besoin de s'affirmer comme une série singulière jusqu'au bout. Elle ne l'est finalement qu'en surface. Trop rapidement, un triangle amoureux se met en place entre la nouvelle bunny, la bunny en chef et un des clients du club qui les fait toutes tomber. Amber Heard, dans le rôle de Maureen, signe une composition fadasse, qui consiste surtout à faire la tronche parce qu'elle a quand même failli se faire violer et a tué accidentellement son agresseur. Elle ne le vit pas si mal que ça et c'est un peu embarrassant. Elle ne pense qu'à coucher avec Nick Darlton, lequel n'a que cette idée en tête aussi. Mais nous sommes sur NBC, pas sur HBO, AMC ou Showtime. Il n'est pas question de faire dans le sulfureux. Une série qui se déroule dans un tel milieu -même s'il n'est pas question de call-girls ou de prostituées- se devait d'être sensuelle souvent et sexuelle de temps en temps. Elle ne sera apparemment ni l'un ni l'autre. Pas un bout de têton, pas la moindre paire de fesse. Si Maureen et Nick doivent coucher ensemble, ce ne sera pas en notre présence ou alors les lumières éteintes et les draps épais et remontés. Se priver de belles chevauchées entre Amber Heard et Eddie Cibrian, ça c'est criminel ! Le personnage de Carol Lynne nous offre Dieu merci un peu plus d'espoir de ce coté-là et Laura Benanti est parfaite, mais ne me prenez pas pour un pervers surtout ! Soyez juste francs : vous vouliez regarder Playboy Club parce qu'elle s'annonçait chaude et sexy. Vous ne l'avez pas aimé en grande partie parce qu'elle ne l'était pas !

   The Playboy Club s'adresse finalement bien plus aux femmes qu'aux hommes, tous clichés sur le public mis à part. Ce qui semble intéresser le créateur de la série, c'est bien plus l'émancipation de la femme à cette époque que tout ce qui a attrait à la mafia, l'argent sale, la corruption, les petites magouilles et les grands complots. L'intention est parfaitement louable mais à trop vouloir plaire à tout le monde, on ne plait à personne ! Toutes ces bunnies ont beau avoir l'air amusantes -et je suis persuadé qu'elles peuvent rapidement devenir attachantes- on préférerait les voir s'effeuiller au sens propre comme au sens figuré. On aurait aimé apprendre à les connaître davantage dans ce pilote. Pour tout le reste, Mad Men et Boardwalk Empire -je sais que l'époque n'est pas tout à fait la même- remplissent déjà parfaitement leurs contrats. On voulait autre chose et on ne l'a pas vraiment obtenu. Reste alors les pompons, les paillettes et l'odeur de cigarette.

What Chance ?

 Je crois que l'audience du pilote se suffit à elle-même. Aucune remontée miraculeuse n'est envisageable. Par contre, une baisse continue est tout à fait possible ! Les petites lapines ne passeront pas l'hiver... et Eddie Cibrian n'aura pas perdu sa réputation de chat noir ! 

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How ?

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Weeds [7x 11 & 7x 12]

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Une mère que j'aimerais baiser // Qualitative Spatial Reasoning

750 000 tlsp. // 520 000 tlsp.

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    Alors que les deux épisodes précédents de Weeds me faisaient craindre le pire pour la fin de la saison, les auteurs se sont rattrapés bien que l'on soit toujours en droit d'espérer mieux. Je n'ai pas beaucoup ri, mais j'ai admiré la mécanique bien huilée mise en place à l'approche du final. Toutes les intrigues se rejoignent, ainsi que la plupart des protagonistes importants que l'on a croisé ou recroisé cette année, et l'ensemble donne une impression de cohérence. Une mère que j'aimerais baiser, le premier épisode au titre sulfureux même s'il ne veut techniquement rien dire chez nous, nous replonge dans du Weeds classique où il est question de se moquer de la bonne société et de ses paradoxes. Le décor est cette fois-ci planté dans les Hamptons. Un vent de fraîcheur nous envahit à mesure que Nancy nous démontre ses incroyables talents et Andy son penchant pour les Long Islands Ice Tea. Les langues se délient forcément et un nouveau conflit éclate entre la femme et et son beau-frère. Rien de bien nouveau, malheureusement, mais une scène tout de même très bien écrite et excellement interprétée par Justin Kirk et Mary-Louise Parker. Un bien plus grand conflit encore est né depuis la saison dernière avec Silas et il sera visiblement au centre de la fin de la saison. Un choix intéressant qui peut donner du bon comme du mauvais. Disons qu'on est habitué à ce que Nancy se retrouve face à des menaces plus inquiétantes. Même si Silas a bien grandi, il n'est toujours pas au niveau de sa mère en terme de malice et de manipulation, et il ne l'atteindra même sûrement jamais. Mais il se bat et ça fait plaisir à voir. Sans ichelle Trachtenberg à ses cotés, ce serait encore mieux ! Faite qu'elle ne revienne pas la saison prochaine ! 

   Le second épisode est surtout marqué par la montée en puissance de la bataille menée par la mère et le fils, avec tous les personnages secondaires qui sont amenés à choisir un camp. Andy préfère ne pas rentrer dans ce petit jeu, mais ne va-t-il pas être obligé au final ? L'idée du split-screen n'a rien de révolutionnaire mais elle est utilisée avec pertinence. Mais je me suis aussi rendu compte par la même occasion que la musique était devenue plus qu'optionnelle dans la série. Il n'y en a quasiment plus. C'était pourtant l'une de ses forces par le passé. Que s'est-il passé ? Est-ce vraiment un choix artistique ? Peut-être pour la première fois de la saison, j'ai trouvé les passages au bureau de Doug corrects. La présence de Nancy a dû bien aider. Heylia et Dean ne sont pas revenus par la grande porte mais il était plaisant de les retrouver. Leur couple reste hautement improbable mais il a son charme. Ils me touchent je ne sais pas trop pourquoi. Amusante la scène de braquage avec les masques de Sarah Palin ! Enfin un petit quelque chose d'irrévérencieux.

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// Bilan // Deux épisodes de Weeds plutôt bons qui mettent en place habilement le final de la saison 7, et suffisamment subtilement pour que l'on ne sache pas vraiment à quoi ça attendre. C'est vrai : je ne vois vraiment pas où les scénaristes veulent en venir. Je serai bien tenté de dire que Nancy va faire du mal, physiquement cette fois, encore plus que moralement, à Silas. A moins qu'on le fasse pour elle, ou que ce soit l'inverse ? Curieux de découvrir ce dernier épisode, et pendant ce temps-là, on attend toujours que Showtime se décide à renouveler la série. Ce n'est pas dans ses habitudes de nous faire patienter... Parce qu'elle compte annoncer que la saison 8 sera la dernière ? J'espère...

23 septembre 2011

Tueurs En Séries [Episode du 23 Septembre 2011]

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Au programme cette semaine : Des renouvellements et des annulations chez ABC Family - Dean Norris de Breaking Bad dans Castle - Le Dr House s'occupe du cas Wentworth Miller - Des projets adaptés d'"Hannibal" et "Source Code" - Le casting de Glee nous parle de la saison 3 - La bande-annonce de la saison 3 de Misfits - On répond à vos questions : Chuck, NCIS & Fringe - Graham Yost, le créateur de Justified nous parle de la saison 2 - Retour sur les Emmy Awards.

 



Ringer [1x 02]

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par UglyFrenchBoy

She's Ruining Everything // 1 940 000 tlsp.

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   D’aucuns ont reproché à Ringer un début « poussif », auquel le terme « introductif » aurait été plus adéquat.  Pour ce deuxième épisode, la série donne raison à ses détracteurs, si un tant soit peu une œuvre peut avoir des « détracteurs » après seulement deux semaines d’existence. Force est de constater que le pilote de la série a divisé le public, tout comme cette suite. Mais si certains peuvent voir une progression ou une régression, il est surtout ici question de rupture. Sans doute livré clé en main à The CW par CBS, pour laquelle la série été développée en premier lieu, Ringer est désormais exclusivement entre celles du diffuseur de 90210, des Frères Scott et de Gossip Girl. L’aura que possédait le pilote a disparu au profit d’une production dans la lignée de cette dernière. Quant à l’atmosphère et aux références à Douglas Sirk / Otto Preminger et Alfred Hitchcok, ils laissent leur place à une inspiration pour le travail de  Josh Schwartz et Stéphanie Savage. On ne peut qu’exprimer une certaine forme de déception.

   Le changement de network, même si tous deux appartiennent au même groupe, se ressent en premier lieu à l’image. La directrice de la photographie du premier épisode n’est désormais plus créditée. Richard Shepard, réalisateur lauréat d’un Emmy Award, cède sa place (comme il est souvent coutume pour un réalisateur de pilote) à une nouvelle équipe dont les CV semblent témoigner une aptitude à s’adapter à un cahier de charges strict plutôt qu’à celle d’imprégner une quelconque identité visuelle. Résultat, She's Ruining Everything (notons le titre évocateur) semble sorti tout droit du daytime. L’influence soap est présente, les personnages sont presque nimbés de lumière lors de la cocktail party. Certes, on ne distingue pas encore le halo qui caractérise si bien Les Feux de l’amour, mais la confrontation entre Henry et Gemma (et les reflets dans la chevelure rousse de celle-ci) pourrait se passer telle quelle à Genoa City. Comme tout bon soap qui se respecte, le rythme est ici assez lent. L’épisode ne répond guère aux questions soulevées par l’énigmatique Siobhan à Paris et son coup de fil lapidaire à la fin du pilote, et se focalise sur le corps de l’agresseur de Bridget à New York. Les premières réactions du public reprochent d’ailleurs une intrigue quasi exclusivement centrée sur celui-ci, ou du moins ce qu’il en reste. Je dirais cependant que les conséquences de l’acte de l’héroïne constituent l’atout majeur de l’épisode. Généralement, dans le cas d’un meurtre, savoir ce que devient le corps de la victime se traduit par une ellipse. Si l’on regrette que la culpabilité ne soit que si brièvement exprimée, la réaction de Bridget n’en est pas moins intéressante. On se retrouve à avoir de l’empathie et exprimer en même temps une forme d’angoisse, au point où nos réactions peuvent se confondre avec celle de l’héroïne.  On regrettera néanmoins les seconds rôles croisés sur sa route, en particulièrement un Nestor Carbonell qui n’a pour seul intérêt que l’application de son eye liner.

   Là où l’influence des cols blancs de The CW se ressent est dans un équilibre son / image très différent du pilote, une introduction trop explicative, la répétition de scènes diffusées 10 minutes auparavant en flash, sans doute pour situer le téléspectateur somnolant, ou encore l’étalage de la richesse et toutes les caricatures inhérentes à cet exercice empruntés à Gossip Girl. Le loft utilisé lors du premier épisode, réellement tourné à New York, est ici vulgairement reconstitué en studio, sans le moindre miroir (dont la présence massive était pourtant liée au thème de la série) et avec une chambre à coucher qui ne respecte ni la disposition, ni le style de celle occupée en premier lieu.

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// Bilan // Sarah Michelle Gellar fait preuve d’une classe folle dans un simple "Je voudrais retirer de l’argent s’il vous plait" lors de son escapade parisienne. Un Paris qui se résume à l’accueil d’une banque mais à lui seul plus crédible que le déménagement, en coulisses, de la série de la côte Est pour s’installer à Los Angeles. En changeant de lieux de tournage, Ringer dépayse involontairement ses téléspectateurs. Une transposition décevante à l’écran qui trouve ici une résonance toute particulière…

2 Broke Girls [Pilot]

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Pilot // 19 350 000 tlsp.

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What About ?

 Max est une serveuse un peu désabusée qui n'a jamais eu beaucoup d'argent mais assez de malice pour s'en sortir dans la vie. Caroline est une fille à papa d'apparence superficielle, qui se retrouve du jour au lendemain sans un sou mais qui reste optimiste. Ce drôle de duo va alors devoir travailler ensemble et partager un appartement pour le meilleur et pour le pire, en attendant de réaliser leurs rêves...

Who's Who ?

 Créée par Whitney Cummings (Whitney) et Michael Patrick King (Sex & The City, Will & Grace, The Comeback). Avec Kat Dennings (Urgences, Thor), Beth Behrs, Noah Mills, Garrett Morris, Jonathan Kite...

So What ?

    Whitney Cummings est très forte : elle aura réussi pour sa première saison télévisuelle à créer et jouer dans la pire sitcom de l'année, Whitney, et co-créer la meilleure, ou l'une des meilleures, 2 Broke Girls. A moins que tout le mérite ne revienne à Michael Patrick King, Mr. Sex & The City, dont on retrouve ici indéniablement la patte. Dans un univers fortement féminin, il est à nouveau parvenu à créer des personnages forts -clichés certes mais Carrie, Samantha, Miranda et Charlotte l'étaient aussi mais avec de plus jolies tenues- et aux répliques assassines et diablement efficaces ! Car l'un des particularités de cette sitcom multi-caméra qui aurait bien mérité un traitement visuel plus soigné, c'est qu'elle n'hésite pas à aller loin dans les blagues, quitte à ce qu'elles paraissent racistes, super vachardes voire déplacées. Il y en a notamment une sur le handicap du physicien Stephen Hawking qui m'a fait halluciner. Je ne m'attendais pas à ça. Mais à partir du moment où tout le monde en prend plus ou moins pour son grade, quelque soit la minorité à laquelle il appartient, je n'y vois aucun inconvénient. Et c'est le cas ici ! La pop culture est passée au crible. Le résultat n'est pas toujours très naturel mais tant que c'est amusant... Les héroïnes semblent elle-même dotées de second degré. Il n'y a rien de pire dans une comédie que des personnages qui se prennent trop au sérieux.

   Le défaut de ce pilote est tout simple : ses cinq ou six premières minutes, hyper caricaturales, qui servent à planter grossièrement le décor sans aucune originalité. Max nous est tout de suite présentée comme LA fille rebelle, qui ne se laisse pas marcher sur les pieds, un peu féministe sur les bords et on se dit qu'il y a un gros risque pour qu'elle nous gonfle rapidement. Puis, à partir du moment où Caroline débarque, tout devient plus drôle, pas nécessairement plus original, mais plus efficace en tous cas. La complicité entre les deux actrices semble être une évidence. Les producteurs ne se sont vraiment pas plantés en les choisissant. La dynamique est instantanément convaincante. Les one-liner fusent et 80% d'entre eux font au minimum sourire, et la plupart du temps bien plus que ça. En revanche, les personnages secondaires sont d'une pauvreté affligeante et je redoute déjà toutes les scènes dans le futur qui inclueront le cuisto lourd. Le boss et l'hôte d'accueil me donnent un peu plus d'espoir. Il faudra peut-être se rabattre sur les clients du diner... 

   2 Broke Girls bénéficie d'un pilote globalement réussi, qui prouve que même avec un casting de débutants, trois bouts de ficelle et des idées pas révolutionnaires, on peut offrir un divertissement de qualité. Il suffit d'un peu de talent, en fait... L'uniforme des deux serveuses va devenir culte !

What Chance ?

 Avec un lancement comme celui dont elle a bénéficié -après l'épisode de Mon Oncle Charlie à 28 millions- la sitcom a "samplé", comme on dit dans le jargon, très largement, plus que n'importe quelle autre série de CBS -ou d'une autre chaîne d'ailleurs- depuis plusieurs années. Ce serait vraiment pas d'bol si elle perdait la moitié de ces curieux en l'espace de seulement quelques épisodes. J'ai bon espoir pour elle, surtout quand on voit que Mike & Molly a réussi son pari l'an passé...

How ?

22 septembre 2011

Beaver Falls [Saison 1]

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Saison 1 // 440 000 tlsp. en moyenne

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What About ?

Flynn, A-Rab et Barry, trois amis d'enfance anglais, décident de passer l'été dans un camp pour jeunes américains fortunés après avoir obtenu leur diplôme. Ils doivent alors encadrer ces fêtards invétérés bien décidés à leur mener la vie dure...

Who's Who ?

 Créée par Iain Hollands. Avec Sam Robertson (Coronation Street, Push), John Dagleish (Lark Rise To Candleford), Arsher Ali (Affaires non classées), Kristen Gutoskie (Being Erica), Jon Cor (Being Erica), Natasha Loring, Todd Boyce (Coronation Street), Alison Doody...

So What ?

    Après Skins et Misfits (et Shameless et The Inbetweeners que je n'ai pas vu), la chaîne anglaise des d'jeuns E4 lançait cet été Beaver Falls, au thème rappelant vaguement un mélange entre Young Americans (chère à mon coeur), Huge et les séries suscitées. Je m'attendais à ce que la légéreté côtoie la profondeur et que les héros se révélent au fur et à mesure des six épisodes de la saison comme des êtres très imparfaits mais rudement attachants. J'en espérais clairement trop ! Le premier épisode, qui posait efficacement les bases, avait une sérieuse tendance à enfoncer les portes ouvertes, notamment dans les comparaisons entre les riches et les pauvres, et les anglais et les américains. Il fallait bien poser les bases et, ma foi, l'entreprise n'était pas désagréable à suivre. Puis le second épisode est arrivé et il a fallu se rendre à l'évidence : la série a préféré se complaire dans la facilité et dans le déjà vu, cher aux comédies potaches américaines de ce type, sans pour autant forcer les traits de la caricature. Si le camp, comme dans tous les institutions scolaires américaines, est divisé entre les populaires, les plus forts, et les geeks et obèses, les plus faibles, ce n'est pas vraiment le propos de la série. A vrai dire, elle n'a pas vraiment de propos et se contente finalement de suivre les aventures romantico-ridiculo-burlesques des trois personnages principaux, entre dragues lourdes, petites tromperies et obsessions sexuelles. Malgré le nombre restreint d'épisodes, les situations ont tendance à stagner et on baille souvent aux corneilles en attendant un peu d'action, en vain. 

   Beaver Falls a tout de même des qualités indéniables, qui se résument à sa plastique de rêve ! Tournée en Afrique du Sud (alors qu'elle est censée se dérouler en Californie), la série nous offre des paysages absolument magnifiques avec de superbes couleurs. Certains plans sont absolument divins, notamment dans le dernier épisode, même si la réalisation à proprement parlé reste assez classique. On pourrait d'ailleurs aisément se croire dans une série américaine. Il n'y aucune différence, contrairement à Skins ou Misfits qui ont un cachet qui rappelle d'où elles viennent, plus souvent pour le meilleur que pour le pire. Du coté du casting, on ne peut pas dire que les prestations soient bluffantes mais le scénario ne le permet de toute façon pas. Sam Robertson n'est pas profondément mauvais mais son jeu est très limité. Les autres se débrouillent. Alison Doody, par contre, interpréte à la perfection la cougar ! Son personnage est d'ailleurs l'un des mieux écrits. Il est plus complexe qu'il n'y parait et se dévoile petit à petit, alors que les autres ne changent pas vraiment du premier au dernier épisode. 

   Beaver Falls est une véritable déception tant il y avait matière à faire une vraie bonne série. Elle est totalement passée à coté de son sujet et de ses héros, restant systématiquement en surface; elle n'est pas vraiment parvenue à faire rire; et a toujours priviligé la paresse sur tout le reste: paresse dans l'écriture (les dialogues sont dramatiquement pauvres), dans le jeu des acteurs, dans la réalisation... Premier échec pour E4 !

How ?

 Le teaser, très réussi (bien plus que la série elle-même) :

21 septembre 2011

Mon Oncle Charlie [9x 01]

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Nice To Meet You, Walden Schmidt (Season Premiere) // 28 740 000 tlsp.


   Il existe des événements incontournables dans la vie d'un sériphile et, qu'on le veuille ou non, quoi que l'on pense de Mon Oncle Charlie, ce Season Premiere de la sitcom numéro un aux Etats-Unis en était un. Après les innombrables frasques de Charlie Sheen, qu'il est inutile de répéter ici, son renvoi qui a fait grand bruit et le choix d'Ashton Kutcher pour le remplacer, la curiosité, plus que l'attente, était énorme. Comme 28 millions d'américains, dont une quinzaine qui représentent le noyau dur des fans, et un certain nombre de petits français, j'ai donc visionné ce fameux épisode. Dois-je vous préciser que je déteste cette série ? C'est le degré zéro de l'humour pour moi. Non seulement les blagues sont faciles et prévisibles, mais, en plus, elles sont systématiquement vulgaires et je m'étonne d'ailleurs encore de son succès incroyable auprès d'un public pourtant réputé prude. En même temps, c'est aussi le pays où les films de Judd Apatow font un carton. Paradoxe quand tu nous tiens !

   Cela dit, j'ai choisi de ne pas noter l'épisode pour la simple et bonne raison que je ne me sens pas légitime à critiquer un épisode qui joue, en grande partie, sur la nostalgie et qui s'adresse donc, avant tout, plus aux fans qu'aux téléspectateurs occasionnels. Il faut savoir que mes connaissances en Mon Oncle Charlie se limitent au générique (que j'ai toujours trouvé ridicule mais original et horriblement entêtant) et à deux épisodes visionnés dans l'avion, parce que je n'avais pas vraiment le choix (enfin si, mais je n'aime pas non plus The Big Bang Theory, bien que ce soit plus supportable, et il faut bien les occuper les 12 heures de trajet...). J'ai quand même compris, par exemple, que la scène de l'enterrement mettait en scène toutes les anciennes conquêtes du héros. Une bonne idée, sans doute, mais pas super bien exploitée. Si l'on ajoute à cela le fait que seule la mère de Charlie soit peinée -et encore- par la mort de son fils, cette ouverture ne possédait strictement aucune émotion. C'est un choix, que je n'apprécie guère même s'il est forcément singulier, qui prend surtout la forme d'un réglement de compte entre Chuck Lorre -le créateur et producteur de la sitcom- et Charlie Sheen. Le personnage est mort comme une merde, explosé par le métro de Paris. Oui, carrément ! L'épisode est coupé en deux parties distinctes, la première étant consacrée à l'ancien héros, et la deuxième au nouveau.

   L'introduction de Walden Schmidt se fait de façon symbolique. Alan, effrayé par son apparition derrière la fenêtre, jette les cendres de Charlie au beau milieu du salon. Puis suivent des scènes pas du tout inspirées qui ne parviennent même pas à faire sourire -ou alors très timidement- pour justifier le fait que le personnage de Kutcher achète déjà la maison de Malibu (il est riche, il vient de se faire larguer...). Le poster promo de la saison  (voir ci-dessous) et la venue de l'acteur dans le talk-show d'Ellen De Generes à poil trouvent une justification dans l'épisode puisqu'apparemment, Walden est quelque peu exhibitionniste. Les producteurs auraient eu tort de se priver de profiter du corps de Monsieur Demi Moore. C'est peut-être l'occasion d'attirer un public plus féminin que d'habitude et puis, franchement, on n'aurait pas aimé voir Charlie Sheen faire de même à l'époque de son règne ! J'ai l'impression que cela va devenir un gimmick mais je ne serai pas là pour en attester. Un petit mot quand même sur le "petit" Jake, dont l'interpréte, Angus T. Jones, est quand même payé 350 000 dollars pour littéralement lâcher un pet (lequel n'est même pas le fruit de ses efforts - du moins je l'espère) et ce sera son seul fait d'arme de l'épisode. Je le croyais attaché à Charlie, mais il n'a pas du tout l'air peiné ma foi.  Le seul truc qui m'a vraiment fait plaisir en fait, c'est l'apparition surprise et fidèle aux personnages de Dharma & Greg (autre série culte de Chuck Lorre), qui viennent visiter la maison. Quant au "To Be Continued" de fin, il est un peu honteux : cet épisode se suffit amplement à lui-même. Mais je comprends que CBS essaye d'en profiter un maximum...

   J'ignore si Ashton Kutcher apportera une dynamique différente dans Two and a half men et parviendra vraiment à la renouveler étant donné que son personnage a l'air finalement assez proche de Charlie, mais l'humour, lui, n'évoluera clairement pas. Rien d'étonnant à cela : pourquoi changer une formule qui marche (quand il suffit de prononcer le mot "pénis" pour rendre la salle hilare) ? Cette sitcom restera définitivement un grand mystère pour moi. Elle est médiocre, à mon sens, et le restera. Je me demande combien de téléspectateurs ont apprécié sur les 28 millions...

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The Vampire Diaries [3x 01]

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The Birthday (Season Premiere) // 3 090 000 tlsp.

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   "Previously On Vampire Diaries". Cela aurait pu être le titre de cet épisode de reprise puisqu'il se contente de résumer la situation exposée dans le dernier épisode de la saison 2, personnages par personnages, sans aller beaucoup plus loin, malgré un cliffhanger étonnant et intrigant donc efficace. Ainsi, Elena passe son épisode à se morfondre de l'absence de son cher et tendre alors qu'elle devrait faire la fête pour ses 18 printemps. En même temps, à sa place, j'aurais déjà mis la tête dans le four depuis longtemps. La mort de ses parents, adoptifs et biologiques, la mort de sa tante, le départ de son chéri... même sa meilleure amie, Bonnie, avait mieux à faire que d'être à ses cotés en ce jour important ! Je sens que ça va pas être son année à elle non plus... Pendant ce temps-là, Katherine se fait plus que discréte (à tel point que je ne me souviens plus très bien où nous l'avions laissée). Tandis que Damon recherche son frère en cachette, celui-ci fait la tournée des grands ducs avec son nouveau maître, Klaus, qui lui rappelle combien la chair fraîche est alléchante. C'est l'occasion pour le réalisateur de se lâcher dans le gore et de massacrer, pour notre bonheur à tous, un des fils Camdem de 7 à la maison. Je suis toujours étonné que la série puisse passer sans difficultés à 20h. Certes, personne ne regarde la CW mais quand même...

   La scène de sexe finale entre Caroline et Tyler était assez chaude dans son genre. Oh, c'est pas True Blood mais ça se joue à très peu de vêtements et de draps près ! Car oui, ces deux personnages sont là pour rappeler que l'on regarde une série dont le coeur de cible est les ados. On a tendance à l'oublier, tant Vampire Diaries a élargi son univers depuis le premier épisode. Le ton de leurs scènes tranche avec le reste et ça fait du bien, l'ambiance étant super lourde du début à la fin. On perd en cours de route le personnage d'Andy mais je ne m'attendais même pas à la revoir personnellement. Qui se souciait d'elle ? Heureusement, les scénaristes n'en ont pas trop fait autour de sa mort. Cela aurait été suspect que Damon soit plus touché que ça. De leurs cotés, Matt et Jeremy tentent de se faire une place dans les intrigues et la bonne idée -la seule pour le moment- est de les rapprocher. Les différentes visions de Vicky -qui est la soeur de Matt, ce que j'oublie toujours- et Ana sont redondantes et sans grand intérêt. Vicky a besoin qu'on l'aide, tiens donc. A venger sa mort pour qu'elle puisse reposer en paix ? Si l'on se dirige vers cela, le truc super classique donc, ça risque d'être bien ennuyeux. J'en attendais plus... Alaric ? Oh, il est bien malheureux lui aussi et il ne se sent pas capable de s'occuper d'Elena et de Jeremy. Ca tombe bien : confier des ados complètement détruits à un dépressif, ce n'est pas ce qu'on  peut appeller l'idée du siécle !

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// Bilan // Si un premier épisode de saison est par nature introductif et a souvent pour fonction de ré-exposer les enjeux, celui-ci le fait sans grand panache et sans offrir quoi que ce soit de plus. Vampire Diaries n'ayant pas l'habitude du surplace, c'est d'autant plus étonnant de sa part. Il n'y a toutefois pas encore péril en la demeure. La saison commence mollement, la suite a tout intérêt à nous surprendre !



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