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Saison 2 // 2 080 000 tlsp. en moyenne

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    Parmi les qualités impérativement requises pour devenir le parfait petit sériphile, il faut assumer tous ses plaisirs, même les plus inavouables, et oublier même le sens du terme "Guilty Pleasure", désormais utilisé à tort et à travers et qui ne signifie donc plus grand chose. Je confesse ainsi sans la moindre once de honte que je prends beaucoup de plaisir non-coupable à suivre les tribulations des colocataires plus du tout has-been de Cleveland. La saison 2 de la sitcom "Numéro 1" du câble, dixit la chaîne TV Land, n'est pas meilleure ou moins bonne que la première. La proposition est la même : on y adhère ou on y adhère pas. En revanche, le succès aidant, on sent que quelques moyens supplémentaires ont été apportés. Concrétement, de nouveaux décors ont été construits (quitte à ne les utiliser qu'une fois) et le budget costumes, botox et maquillage a explosé ! Cela n'empêche pas Hot In Cleveland de rester cheap et ringarde dans l'âme, cela fait partie de son ADN et c'est aussi tout pour cela qu'on l'aime. Tout comme les répliques que l'on sent venir à dix kilomètres...

   A coté des épisodes lambdas, les scénaristes se sont amusés à concocter des épisodes spéciaux mettant en scène les héroïnes dans une ferme amish par exemple, et cela a donné l'un des meilleurs épisodes de la saison, ou en musiciennes et chanteuses pour une "battle of the bands" beaucoup moins réussie. Je me souviens aussi du début de la saison avec Betty White au tribunal puis en prison, avec quelques moments mémorables à la clé. Victoria Chase s'est grimée en "Grand-Mère Elka/Yeta", Melanie a pris quelques cuites tandis que Joy a cherché par tous les moyens à ne pas se faire expulser des Etats-Unis. Les invités se sont à nouveau succédés, parmi lesquels Joe Jonas, dont la confrontation avec Betty White était tout à fait savoureuse, mais aussi Jennifer Love Hewitt, qui formait un sacré duo avec Wendie Malick, une apparition très brève de Mary Tyler Moore pour le clin d'oeil, et quelques autres encore. Le pasteur incarné par Cedric The Entertainer aura peut-être droit à son spin-off. Même si le personnage était effectivement très marrant, je le vois mal faire tenir une sitcom sur ses épaules. Par contre, qu'il revienne régulièrement dans Hot In Cleveland, pourquoi pas ? 

   C'est autour du remariage d'Elka que tournent les derniers épisodes de la saison, une bonne idée qui permet à nouveau d'utiliser un maximum les talents de Betty White, sans qui la série n'aurait certainement pas la même saveur. On a d'ailleurs pu le constater lors de deux épisodes auxquels elle n'a pas ou peu participé. Je me suis inquiété pour sa santé. Mais peut-être était-elle seulement occupée sur un film ? On s'est même retrouvé avec un épisode best-of au beau milieu des inédits, qui était d'ailleurs assez sympathique, mais cela sous-entend qu'il y a bien eu un problème. Simple retard dans la production ? La saison 3 est attendue dès le 30 Novembre prochain (un beau cadeau pour mon anniversaire en somme) et j'ai vraiment hâte de retrouver la petite bande ! Il y a des séries que l'on regarde simplement pour la bonne humeur qu'elles dégagent. C'est exactement cela que me procure Hot In Cleveland, avec un brin de nostalgie aussi. Les Big Bang Theory et autres Oncle Charlie valent ce qu'elles valent (pas grand chose pour moi mais beaucoup pour d'autres), mais elles n'auront jamais ce "petit truc" en plus qui fait toute la différence : Betty White !