23 février 2011

Grey's Anatomy [7x 15]

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Golden Hour // 10 24o ooo tlsp.

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   Après la parenthèse « docu-réalité » et avant l’intermède musical, Grey’s Anatomy troque à nouveau sa formule traditionnelle contre un peu d’originalité. La saison 7 est celle de toutes les expériences visiblement. Si l’objectif est de faire revenir les téléspectateurs perdus, c’est raté. Mais s’il est de distraire et de contenter les fidèles, mission amplement réussie ! Meredith est donc au cœur de cet épisode « en temps réel » qui se concentre sur la fameuse « golden hour », cette heure cruciale après un traumatisme où tout peut basculer de la vie à la mort. Parce que l’on n’est pas dans 24 heures Chrono, on ne nous impose pas un gros compteur stressant à l’écran mais la tension n’en est pas moins palpable et de plus en plus au fil de l’épisode jusqu’à une apothéose bouleversante. De façon parfaitement réaliste, notre héroïne déambule dans les couloirs croisant tour à tour chacun de ses collègues sans qu’ils ne lui volent la vedette. Certains ont plus de temps d’antenne que d’autres. Bailey aura ses quelques minutes de gloire, en passant pour la première fois par la salle de « repos » des médecins où l’on fait tout sauf se reposer, tandis qu’une April ou un Owen se contentent du strict minimum sans que ce soit choquant ou frustrant.


 Quelques personnages bénéficient quand même d’un traitement plus approfondi, en particulier le Chief dont la femme, Adele, est admise aux urgences suite à une mauvaise chute. Les choses se compliquent pour elle lorsque l’on se rend compte qu’elle est bien plus déboussolée qu’elle ne devrait l’être. Est-elle elle aussi atteinte de la maladie d’Alzheimer ? Richard ne contourne pas la question face à une Meredith interloquée et inquiète, mais il nie. Honnêtement, après le cas Ellis, ça fait beaucoup pour un seul homme. Mais admettons. J’étais quand même déçu de ne pas retrouver la Adele que j’adore et qui me fait beaucoup rire d’habitude. Teddy a retrouvé son petit mari le temps de cet épisode, lequel a clairement développé des sentiments à son égard. Elle ne semble pas encore s’en rendre compte et préfère partir diner avec un inconnu que l’on n’a pas tellement pris la peine de nous présenter mais qui, au premier abord, ne provoque pas de sympathie particulière. Avec un peu de chance, on ne le reverra plus. Mais c’est bien de temps en temps de rappeler que nos médecins peuvent faire des rencontres en dehors de l’hôpital. L’épisode étant consacré en majeure partie à Meredith et ses patients, Derek trouve une place confortable dans le récit. La scène dans l’ascenseur était particulièrement… piquante !


 Mais qu’en est-il alors de cette fameuse « Golden Hour » ? Le concept n’a sans doute pas été utilisé comme on s’y attendait, c’est-à-dire de manière très dramatique et trop rythmée, c’est sans doute ce qui m’a le plus convaincu au final. Pourquoi faire dans la surenchère quand on peut être efficace avec simplicité ? Chaque cas médical, du moins important au plus développé, avait sa raison d’exister. Il y avait celui qui était drôle (le mec bourré avec un couteau planté dans le crâne), celui qui faisait pitié (ce pauvre homme fiancé à la pire des égoïstes) et celui qui nous a déchiré le cœur (le père qui espère rejoindre son fils au plus vite mais qui meurt en cours d’opération). Toute cette attention exceptionnelle sur un même patient et une même opération a permis de redonner une force à des passages obligés auxquels on était trop bien habitué, comme l’annonce de l’heure de la mort par exemple. Pire encore : l’annonce funeste aux proches. Ellen Pompeo était très juste dans cette scène. La preuve que c’est possible, et de plus en plus souvent en plus !

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// Bilan // Une heure touchante, amusante et prenante en compagnie d’une Meredith qui n’a jamais été aussi bonne dans son métier ET dans son rôle d’héroïne.