18 février 2011

Tueurs En Séries [Episode du 18 Février 2011]

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Au programme cette semaine : Michael Rosenbaum revient pour la fin de Smallville, Adrianne Palicki est la nouvelle Wonder Woman, Paul Wesley parle de la France, que sont devenus les acteurs de Malcolm ?, et les premiers extraits en exclusivité de La Chanson du Dimanche, la série, avec Victoria Abril en guest !


Private Practice [4x02 à 4x 11]

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   Shonda, pardonne-moi. Mais tu l’as bien cherché ! Pourquoi ai-je abandonné Private Practice pendant plusieurs mois ? Par manque de temps d’abord, il a fallu faire du tri et je me suis rendu compte que le drama médical ne faisait pas partie de mes priorités. Par déception ensuite, parce que le Season Premiere était calamiteux. Je ne suis pas du genre à abandonner aussi vite d’habitude, mais là, l’envie n’y était pas. Je me suis quand même rattrapé depuis et je ne le regrette pas le moins du monde. Si la saison a très mal commencé avec deux ou trois épisodes de flottement, où les scénaristes ne savaient visiblement pas vers quoi se diriger, la suite a été exceptionnelle ! La saison 4 est en passe de devenir la meilleure de la série à ce jour. Et quand on pense qu’en parallèle la saison 7 de Grey’s Anatomy est d’un bon niveau et la première saison d’Off The Map disons… à mon goût, on peut dire que Shondaland, c’est un peu le pays des merveilles !

Avant de parler de l’intrigue avec un grand I, je tenais à dire que les cas médicaux depuis le début de la saison sont particulièrement réussis et touchants. Ils devenaient redondants la saison précédente, et c’était là son gros point faible. Le tir a été rectifié. Ma mémoire me faisant un peu défaut, je vais être incapable de vous faire une liste exhaustive de ceux qui m’ont plu et de ceux qui m’ont moins plu, mais dans ceux qui m’ont marqué –le fait de m’en souvenir encore n’est pas anodin- il y a cette jeune fille, incarnée par Allie Grant de Weeds, qui doit s’occuper de sa mère malade en fin de vie. C’était intéressant de voir la comédienne dans un autre registre. Les casteurs ne se sont pas ratés non plus en engageant Rockmund Dunbar de Prison Break dans le rôle d’un homme marié qui se voit dans l’obligation d’avouer son homosexualité à sa femme alors qu’il est amoureux d’un jeune prostitué. C’était too much, on est bien d’accord, mais impossible de ne pas se laisser emporter par cette histoire terrible. Le jeu des uns et des autres était parfait. Et puis dans un genre très différent, moins dans l’émotion, il y a eu cette droguée qui pondait enfant sur enfant afin de toucher de l’argent qu’Addison a défendu bec et ongle avant de se rendre compte de sa bêtise. Ce n’était pas banal et franchement révoltant. Quand on réussit à créer une telle réaction de dégoût et de colère chez le téléspectateur, on peut dire qu’on a fait du bon boulot je crois. Dans les intrigues moins réussies, voire pas réussies du tout, je pense aux deux cas dont Addison s’est occupée avec le sexy Dr. Rodriguez (Cristiàn de la Fuete). C’était ultra classique et ennuyeux, et je n’ai pas ressenti l’alchimie recherchée entre les deux médecins.

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En parlant de rectifier le tir, les scénaristes ont eu la présence d’esprit de revenir sur le cas de Betsy, la fille de Dell, qui avait été totalement zappée du Season Premiere. Cela a donné un excellent épisode, poignant, où Amy Brenneman a été bouleversante. Addison aussi, mais je suis content qu’ils n’aient pas cédé à la tentation de la faire adopter Betsy. Ça n’aurait pas sonné juste. Coté couples, Violet et Pete sont devenus moins agaçants, voire même mignons, même si l’intrigue liée à la famille de Pete n’était pas des plus passionnantes et est venue parasiter leur relation inutilement. Sam et Addison m’ont étonnamment laissé indifférent, mais ils ne m’ont pas dérangé. Le thème du désir d’enfant non partagé est épuisé, il serait de bon ton de passer à autre chose. L’aveu de leur relation à Naomi a été traité avec une certaine sobriété à travers des non-dits intéressants, plus profonds que les engueulades à rallonge auxquelles on s’attendait tous. L’implication d’Amelia à ce moment-là et ses petites conversations avec Addison étaient d’ailleurs de bons moments. Je regrette qu’Amelia soit à ce point sous-utilisé, alors même qu’une place était vacante puisque Audra McDonald a été absente un petit moment (sans que ça ne dérange personne). On ne peut pas dire non plus que le passage au statut de régulier ait beaucoup servi à Sheldon mais il fait partie de l’équipe, il a son mot à dire et il m’amuse. Mais venons-en au fait…

Peu de séries ont osé aborder le sujet du viol de manière aussi frontale, sans doute parce qu’on ne peut pas le traiter à la légère et que c’est… comment dire… plombant ! Je me souviens de Kelly dans Beverly Hills par exemple. C’était… Beverly Hills quoi. Ou encore dans Buffy, c’était… choquant. Le cri de Sarah Michelle Gellar… Private Practice l’a fait à sa manière, avec beaucoup de courage et sans maladresse, et cette intrigue a fait basculer la saison dans une toute autre dimension. C’est sûr qu’à partir de l’épisode « Did You Hear What Happened To Charlotte King? », on ne rit plus beaucoup, voire plus du tout. L’épisode en lui-même était bouleversant, il m’a laissé sans voix et avec quelques larmes. J’ai passé 42 minutes le cœur serré et le ventre noué. C’était une excellente idée de ne traiter que de ça et rien d’autre. La prise de risque a payé avec une jolie audience à la clé. La prestation de KaDee Strickland a été exceptionnelle. Je suis obligé de le dire : elle mérite un Emmy pour ça ! Mais tous ont été parfaits, de Nicholas Brandon, très crédible en violeur, en passant par Kate Walsh dans cette scène horrible à l’hôpital, quelques minutes après le drame, ou Paul Adelstein. Mais en ce qui le concerne, c’est plutôt dans les épisodes suivants qu’il m’a bluffé. Même si je ne m’attendais pas à ça de la part de Private Practice, on aurait pu imaginer que cette intrigue n’avait été créée que pour faire un peu de buzz autour de la série, puisqu’elle n’en a pour ainsi dire jamais eu depuis son lancement, mais tout ce que ça changé pour tous les personnages et toutes les répercussions que ça a eu dans les épisodes suivants prouve que tout a été brillamment réfléchi. Non vraiment, j’ai été épaté et je le suis encore puisque l’affaire est loin d’être bouclée. Et dire que je trouvais que le couple Charlotte/Cooper tournait en rond… Était-ce judicieux d’ajouter à cela le retour de la mère d’Addison aux cotés de sa compagne mourante ? Too much drama kills drama.

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// Bilan // Passé les premiers épisodes douteux, cette saison 4 est, jusqu’ici, tout bonnement excellente. Je suis heureux que Private Practice ait enfin pu montrer ce qu’elle avait dans le ventre. Il a suffit d’une intrigue, incroyablement bien menée et d’une intensité rare, pour qu’elle passe de série anecdotique que l’on regarde nonchalamment à drama d’envergure. Bien sûr, ce n’est pas maintenant que les yeux de ceux qui lui sont infidèles vont se tourner à nouveau vers elle mais pour les téléspectateurs, comme moi, qui n’ont jamais lâché, c’est une belle récompense.

Posté par LullabyBoy à 01:03 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
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