31 janvier 2011

Retired at 35 [Pilot]

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Pilot // 2 o1o ooo tlsp.

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What About ?

David, un brillant jeune homme d'affaires, décide de quitter la jungle new-yorkaise pour se rapprocher de sa famille, en Floride. L'occasion rêvée pour faire un bilan sur sa vie, retrouver son meilleur ami, Brandon, et renouer avec une ancienne conquête, Jessica, toujours aussi sublime. Et puis il y a ses parents...

Who's Who ?

Créée par Chris Case. Avec Johnathan McClain, George Segal, Jessica Walter...

So What ?

Après Hot In Cleveland, la chaîne câblée américaine TV Land lance sa deuxième création originale dans l'esprit old school des sitcoms qu'elle rediffuse à longueur de journée. Encore qu'à mon sens, 3ème planête après le soleil, Cheers ou le Cosby Show, c'était autre chose. Mais c'est la nostalgie qui parle sans doute. En fait, Retired at 35 me fait un peu le même effet que le retour de Dorothée. Je sais que je m'aventure dans un chemin sinueux mais ce que je veux dire par là c'est que Dorothée, j'en suis fan absolu depuis tout petit, elle a bercé mon enfance, c'est un monument à mes yeux, presque-j'ai bien dit presque- une deuxième mère. Mais son nouvel album, je le vomis. Pourquoi ? Parce que j'ai envie d'entendre les anciennes chansons que je connais toujours par coeur, que j'ai écouté mille fois avec mon tout petit coeur tendre de petit garçon. Et c'est d'ailleurs ce qui s'est passé avec son concert à Bercy dernièrement, qui m'a ravi malgré l'aspect extrêmement cheap de la soirée. Retired at 35, c'est la même chose : je préfère voir pour la énième fois un épisode d'Une nounou d'enfer que l'épisode inédit d'une sitcom qui veut se la jouer comme à la grande époque ! Au fond, ce n'est pas mauvais, c'est juste hors-sujet, sans l'aspect nostalgique qui peut tout changer.

Mais je reconnais que si Retired ne me parle pas à moi, elle peut parler à beaucoup d'américains qui ont grandi devant les films cultes de George Segal ou dans les années 90 avec la sitcom Voilà! (Just Shoot Me!) dont il était l'une des stars. C'est sûrement un plaisir pour eux de le retrouver. Et c'est vrai qu'il est plutôt bon. Tout comme Jessica Walter, que je connais déjà un peu plus grâce à son rôle génial dans Arrested Development. Forcément, à coté, ce qu'on lui donne à jouer dans Retired c'est du pipi de chat. Comment ne pas être déçu par sa prestation ? A la limite, même dans 90210 elle était plus drôle ! Quant au héros, Johnathan McClain, j'avoue que je ne comprends pas bien pourquoi lui. Il est ni bon ni mauvais, mais il n'est pas très charismatique et face à George Segal, ça fait un peu tâche. On se retrouve plus ou moins avec la même problèmatique que dans Shit My Dad Says tiens. Sauf que William Shatner, c'est autre chose. Jonathan Sadowski : not so much. Si je préfère mille fois Hot In Cleveland, qui partage pourtant le même goût pour les décors cheap et les situations téléphonées, c'est bien grâce aux actrices, Betty White et Wendy Malick en priorité. Elles ont toutes une force comique séparément, et réunies, forcément, ça envoie ! Il manque cette énergie à Retired malgré les efforts des uns et des autres. Je vais donc passer mon tour cette fois-ci, en croisant les doigts pour que le prochain projet de TV Land avec Fran Drescher voit le jour. Celui-là, je l'attends comme le messie !      

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28 janvier 2011

Tueurs En Séries [Episode du 28 Janvier 2011]

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Au programme cette semaine : Des news de "Braquo", "Xanadu" et du spin-off de "Bones", les "Cosmocats" du 21ème siècle, le casting des "Invincibles" au micro, Jerry Seinfeld va prendre le contrôle sur le monde...

27 janvier 2011

Le Million ! Le Million !

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   Je n'aurais jamais imaginé dépasser un jour le million de pages vues, mais je vous l'annonce : c'est fait ! Le million de visiteurs en revanche, ce n'est pas pour tout de suite. Evidemment, je tenais à vous remercier chaleureusement pour votre fidélité. Certains lisent peut-être le blog depuis le début. Ca fait plus de 3 ans maintenant. C'est étrange : d'un coté, j'ai l'impression que c'était hier que je l'ouvrais; et de l'autre, j'ai l'impression de l'avoir toujours eu près de moi. Sans doute parce qu'avant, c'était dans ma tête que j'écrivais mes articles... J'ai souvent des doutes, l'idée d'arrêter m'effleure régulièrement l'esprit. Vous imaginez bien que ça me prend un temps fou, d'autant que je ne fais pas que ça de ma vie (contrairement à ce que certains pourraient penser). Cette passion pour les séries est dévorante, la flamme ne s'éteindra sans doute jamais. Le blog en revanche... il faudra bien y songer. En attendant, je vous ai concocté un petit bilan :

La série que j'ai pris le plus de plaisir à détruire : le moment de l'aveu est venu. Même si je répéte que j'aurais préféré en dire plus de bien si l'on m'en avait donné la possibilité, c'est clairement Desperate Housewives. Je crois que la saison 5 avec Dave l'albinos est celle que j'ai pris le plus mon pied à commenter tant elle était mauvaise. Ca en devenait presque trop facile ! Cela dit, vous êtes tous témoins : quand un épisode me plait (et ça arrive encore de temps en temps) je n'hésite pas à le dire. Après avoir redoublé d'imagination pour que mes critiques ne se ressemblent pas trop épisode après épisode, j'avoue qu'en cette saison 7, j'ai un peu tendance à baisser les bras. Ce n'est plus si amusant de casser du sucre sur le dos de Susan. Je me prends de pitié pour elle et les autres... C'est un peu la même chose avec Californication en fait. Sauf qu'elle était mauvaise depuis le début et que Hank Moody m'a toujours été très antipathique. Pour terminer : spécial décidace à SérieStreaming, sans doute le commentateur qui a engendré le plus de commentaires et qui me fera toujours bien rire... par son absurdité !

  La série que j'ai pris le plus de plaisir à défendre : Men In Trees ! C'est typiquement le genre de petite série que j'ai pris à coeur de défendre, non pas parce qu'elle était injustement critiquée, mais parce qu'elle était tout simplement injustement oubliée ! Rien que de savoir que j'ai pu donner envie à une dizaine de personnes de la regarder, ça me fait plaisir. C'était le but. Men In Trees m'a offert mes moments de télévision les plus sympathiques et apaisants de ces dernières années. Je n'ai jamais dit que c'était une série superbement écrite, réalisée et interprétée, mais elle était faite avec tellement de coeur qu'elle me touchait énormément. Et puis il y a des choses qui ne s'expliquent pas. C'est ainsi. J'aurais pu citer Eli Stone dans cette même catégorie.   

La série que j'ai le plus de mal à commenter : sans hésitation et à égalité, Big Love et Breaking Bad. Qui font aussi partie de mon top 5 de mes séries préférées des deux saisons passées. La raison est très simple : j'ai le sentiment de ne pas être à la hauteur de leur excellence. Je complexe un peu en fait. Je trouve mes critiques bien dérisoires face à de tels monuments de télévision. Non, je n'ai pas peur des mots. Mais vous devez le savoir maintenant. Ces deux séries me laissent souvent sans voix et sans mots.

La série que j'ai mis le plus du temps à commenter : Lost. Sur les saisons 5 et 6, je sentais une vraie pression de votre part. Il fallait que je sois bon. J'ai fait ce que j'ai pu pour l'être. Mais ça m'a pris un temps fou. Je crois bien qu'il m'est arrivé de passer plus de trois heures sur une même critique de Lost. C'est exténuant. Mais vos compliments me motivaient. Et puis j'avais vraiment l'impression d'apporter quelque chose au final, ma petite pierre à l'édifice, et ça c'était très satisfaisant. Après, ça restait un vrai plaisir. Et je ne voudrais pas non plus réduire la série à cette catégorie. Elle était bien plus que ça.

La série que je regrette ne pas avoir pu critiquer : Dawson, qui est et restera ma série préférée de tous les temps, d'abord et surtout parce que c'est la première qui m'a à ce point passionné et touché; ensuite parce qu'elle représente mon adolescence, une période forcément marquante pour tous et les personnages étaient là pour m'accompagner dans cette dure épreuve. Alors j'aurais aimé pouvoir écrire des critiques de chaque épisode à l'époque.

La série que je n'aurais jamais dû critiquer : 90210. J'ignore encore ce qui m'a pris de commencer. J'ai arrêté au bout de 7 épisodes et j'en suis fier. Je crois que j'avais un infime espoir qu'elle soit à la hauteur d'un Newport Beach... Alors je sais qu'il paraît qu'elle s'est largement améliorée depuis. Je n'en doute pas. Mais je n'aurai pas le courage de reprendre !

La série que je prends le plus de plaisir à commenter : Brothers & Sisters, parce que les Walker font un peu partie de ma famille dans ma tête. Parce que j'adore parler d'eux comme si je les connaissais, comme s'ils existaient vraiment. Je reconnais que c'est un peu flippant dis comme ça, mais je vous rassure : j'ai encore toute ma tête. Je suis juste tombé amoureux d'eux.

  Que les séries que je n'ai pas citées ne se vexent pas. Elles font partie de l'histoire elles-aussi. Et vous aussi. Encore merci.

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26 janvier 2011

Fringe [3x 10]

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The Firefly // 4 87o ooo tlsp.

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  Jusqu’ici, j’ai toujours trouvé les Observers extrêmement fascinants mais ma curiosité commence à s’émousser. Je m’attendais vraiment à ce que l’on en apprenne enfin davantage sur eux et ça n’a pas du tout été le cas. Du tout du tout. En fait, on nous a rabâché à longueur d’épisode ce que l’on savait déjà, dont le fameux discours sur l’effet papillon et les actes de Walter qui ont eu d’évidentes conséquences. Dès lors, le parallèle avec Roscoe Joyce, qui a lui aussi perdu son fils, paraissait trop facile. Jusqu’à ce que les histoires se rejoignent tardivement, mais le mal été fait. Bien sûr, il y avait une belle émotion entre John Noble et le guest du jour, Christopher Lloyd, qu’on prenait beaucoup de plaisir à revoir d’ailleurs et qui était particulièrement juste, mais on joue encore et toujours sur le même thème, le frisson n’est plus le même. La place des Observers dans tout ça n’était pas très claire, leur plan trop flou. Je sais que le mystère et le suspense sont deux ingrédients essentiels de la série et pourtant, cette fois, ça ne passait pas. J’avais trop envie de savoir, trop envie de comprendre tout, tout de suite. Pardonnez-moi.

   Pour la première fois depuis bien longtemps, Olivia est passée au second plan. Son traumatisme se lit toujours sur son visage et sa douleur vis-à-vis de Peter est flagrante. Il y avait un joli dialogue entre les deux « amoureux », si toutefois on peut les considérer comme tels. Au-delà de ça, disons qu’on sent que la situation ne va pas évoluer tout de suite de façon à faire un grand coup d’éclat en fin de saison, dans un sens ou dans un autre. Que doit-on retenir de cet épisode au final ? Pas grand-chose, si ce n’est que les Observers vont peut-être s’installer plus durablement dans le paysage et nous offrir enfin des réponses. Mais pas tout de suite. Pas encore.

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// Bilan // Au regard de cette excellente saison 3, cet épisode n’est pas au niveau. Il se laisse regarder quoi. Un peu comme si les scénaristes avaient cru que la seule présence exceptionnelle de Christopher Lloyd suffirait à captiver.

24 janvier 2011

Fairly Legal [Pilot]

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Pilot // 3 88o ooo tlsp.

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What About ?

Kate Reed est l'une des meilleures avocates du barreau de San Francisco. Mais, révoltée par toutes les injustices du système judiciaire dont elle est le témoin , elle change de métier, quitte la cabinet de son père à la mort de ce dernier et devient l'anti-avocat par excellence : une médiatrice...

Who's Who ?

Créée par Michael Sardo. Avec Sarah Shahi (Life, The L Word), Michael Trucco (Battlestar Galactica), Virginia Wiliams, Baron Vaughn...

So What ?

   Après avoir accordé une large place de son antenne à des personnages de sexe masculin (les héros de Burn Notice, Psych, Royal Pains, White Collar…), USA Network tente d’apporter une touche de féminité à ses soirées. Cet été, l’héroïne de Covert Affairs a plutôt pas mal rempli sa mission et c’est au tour de Kate Reed, l’héroïne de Fairly Legal, de mettre son grain de sel. Les séries de USA Network sont lisses mais bonnes. La petite nouvelle ne déroge pas à la règle et elle n’a que le genre auquel elle appartient –le judiciaire- pour se distinguer. Au sein même de son genre, elle a le mérite de ne pas s’intéresser en premier lieu à une avocate mais à… une médiatrice. Mais qui est une ancienne avocate, et qui est entourée d’avocats puisque son père en était un, brillant, ainsi que sa belle-mère et son ex-mari. Le bluff ne dure donc pas bien longtemps.

   Une partie du pilote cherche à nous présenter de la façon la moins laborieuse et didactique possible ce qu’est vraiment une médiatrice, en quoi ce métier a une importance capitale. Il fallait bien passer par là. Le résultat est contrasté : les deux cas de médiation qui nous sont présentés ne sont pas des plus convaincants. Il y a le cas « sérieux », qui ne l’est pas tant que ça, et le cas « amusant » qui ne l’est pas tant que ça non plus, surtout sur la fin avec une conclusion facile et ridicule. Le talent de Kate ne fait aucun doute et le charme de Sarah Shahi est envoutant. Il nous aide à tenir pendant cette longue heure. Car le plus grand défaut des pilotes de USA, c’est indéniablement leur durée. Ce n’est pas faute de le répéter à chaque fois… Cela dit, le rythme est soutenu et on n’a bien souvent pas le temps de s’ennuyer. Les plans très rapprochés caméra à l’épaule sont originaux et audacieux pour une chaîne qui fond toutes ses séries dans le même moule mais je crois bien que niveau originalité, ça s’arrête là. Les personnages secondaires n’offrent rien de bien excitant, même si on apprécie la manière de les présenter, à travers les personnages du Magicien d’Oz qui s’affichent sur l’écran de portable de l’héroïne lorsqu’ils l’appellent. A la limite, l’assistant est sympathique, surtout quand il est à l’origine de quelques références pop bien choisies (Buffy notamment), mais il ne faudra certainement pas attendre beaucoup plus de lui. La belle-mère est caricaturale mais elle laisse peu à peu entrevoir à la fois sa force et ses failles. Le frère est inexistant et la figure du père est un peu trop présente à mon goût, mais sa mort étant toute fraîche, ça peut encore se comprendre. Voir Reed parler à ses cendres m’a tout de même laissé de marbre. Je n’ai pas eu envie de rire, mais l’émotion n’était pas là pour autant. On a vu ça tant de fois… Je n’aime pas du tout Michael Trucco, c’est physique, je n’ai donc pas du tout apprécié le duo d’ex qu’il forme avec Kate. Erreur de casting ! Sinon, j’ai particulièrement apprécié l’atmosphère très bien retranscrite d’un San Francisco chaleureux et coloré.

   Avec sa good vibe et son héroïne haute en couleur mais pas très crédible, Fairly Legal ne révolutionnera pas les séries judiciaires ni la grille de USA Network mais elle pourrait bien, tout comme Harry’s Law, nous faire passer de bons moments. Le charme de Sarah Shahi est ravageur.


Harry's Law [Pilot]

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Pilot // 11 1oo ooo tlsp.

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What About ?

Harriet, une vieille avocate têtue et bornée qui vient de se faire renvoyer de son cabinet, fait la rencontre de Malcolm, un jeune homme qui a besoin d'elle pour le représenter dans une affaire criminelle. Elle décide alors de fonder son propre cabinet, avec une assistante excentrique et un jeune avocat un peu fou. Tous ensemble, ils vont prendre un nouveau départ... dans une boutique de chaussures abandonnée !

Who's Who ?

Créée par David E. Kelley. Avec Kathy Bates (Misery, Titanic, Six Feet Under, The Office), Brittany Snow (Mes Plus Belles Années, Hairspray), Nate Corddry (United States Of Tara), Aml Amleen, Beatrice Rosen, Paul McCrane...

So What ?

 En grand fan devant l’éternel de David E. Kelley, j’attendais avec beaucoup d’impatience Harry’s Law. Oui, encore une série judiciaire. En même temps, c’est ce qu’il fait de mieux au regard de ses quelques échecs. C’est ce qu’on attend de lui, c’est visiblement aussi ce qu’il a envie de faire, pourquoi bouder son plaisir et le notre ? Harry’s Law est plus proche d’une version cinquantenaire d’Ally McBeal que d’un The Practice. C’est l’absurde qui prime. Les premières scènes nous plongent parfaitement dans une ambiance cartoonesque qui rappelle vaguement les délires d’E. Kelley avec les langues qui pendent, le bébé qui danse et la grenouille numérique. Les deux accidents coup sur coup et les passages à l’hôpital qui ont suivi m’ont éclaté. Bien sûr que c’est n’importe quoi mais c’est précisément ce qui est génial !


 

 

 Dans ce registre, et pas seulement, Kathy Bates excelle ! C’est un plaisir de la voir évoluer dans ce Cincinnati (et non pas Boston, David s’est trahi !) de petites frappes, au beau milieu d’un magasin de chaussures abandonné, entre deux cadavres de Louboutin et de Jimmy Choo. Elle n’en fait pas des tonnes (malgré son poids) et réussit à nous faire croire en cette femme brillante qui n’a jamais vraiment eu l’occasion d’exploiter tout son talent, coincée dans une branche de la justice qui l’ennuie, et qui possède une vision plutôt originale de la vie. En assistante un brin dérangée, Brittany Snow alias Jenna ne démérite pas. Le personnage n’est pas très creusé pour le moment, c’est le moins que l’on puisse dire, mais dans le pilote elle a une fonction très particulière : elle représente les téléspectateurs. Ses réactions et les expressions sur son visage sont celles que nous avons tous. Elle ne peut clairement pas se limiter à ce rôle mais c’est une idée intéressante. Adam, incarné par Nate Corrdry, forme un duo amusant avec Harriet même si leur rivalité est somme toute assez classique. Malcolm est probablement le personnage qui m’accroche le moins, je ne vois pas en lui un grand potentiel. Mais je ne demande qu’à être convaincu puisque tout le reste me plait ! La première plaidoirie d’Harriet face au monument Paul McCrane (Romano dans Urgences), d’ailleurs trop rare, valait son pesant d’or. Là encore, il ne fallait pas chercher un quelconque réalisme mais juste du pur divertissement. Le pari est totalement réussi !


 

 

 Si l’on doit comparer Harry’s Law aux œuvres judiciaires précédentes de David E. Kelley, le constat ne peut pas être positif : l’écriture est plus grossière, les dialogues plus classiques et l’ensemble manque de fond. Mais si l’on ne tient pas compte du passé, Harry’s Law est une sympathique dramédie qui promet de nous faire passer de très bons moments en compagnie d’acteurs talentueux.

23 janvier 2011

Skins US [Pilot]

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What About ?

La vie de jeunes adolescents américains dans la banlieue de Baltimore.

So What ?

   Après Shameless (et Being Human, que je ne reviewerai certainement pas vu la nullité de l’originale), c’est au tour de Skins de se faire adapter par MTV à la sauce américaine. A la ligne de dialogue près en ce qui concerne le pilote. C’est bien de vouloir respecter l’œuvre originale mais à ce point-là, c’est juste inutile. Et puis ce n’est pas comme si le pilote de base était parfait. Il avait beaucoup de défauts et je dirai même que c’est le plus mauvais épisode de la saison 1. Ils auraient donc pu l’améliorer plutôt que de le copier bêtement. Cela dit, il y a quelques différences. Je vous laisse juger de leur pertinence.

  Tournage au Canada oblige –bien que l’action soit censée se dérouler à Baltimore- il y a de la neige. Le personnage de Maxxie, le danseur gay, a été purement et simplement supprimé et remplacé par Tea, une cheerleader lesbienne, et j’aimerais bien savoir pourquoi. Il n’y a concrètement rien qui puisse le justifier, à part peut-être un besoin de ne pas faire fuir le public très masculin de MTV ? Excuse stupide. Un des arcs les plus réussis de la première saison de la série originale était justement la relation entre Maxxie et Anwar, compliquée par les croyances de ce dernier. Sinon, le détail qui tue mais qui veut dire beaucoup : la housse de couette de Tony ne représente plus un corps de femme nue mais… des araignées ! C’est tout de suite moins amusant. En réalité, malgré les promesses de la chaîne et des producteurs, il s’agit bien d’une version édulcorée et beaucoup plus lisse, jusque dans la réalisation un peu moins inspirée. Le fond du discours reste le même et les personnages restent fidèles à ce qu’ils étaient mais ils sont d’emblée moins attachants. Peut-être parce qu’ils sont tous plus beaux, non ? L’identification marche tout de suite moins facilement. Et puis les acteurs sont a priori moins bons. Mais là-dessus, comme ce sont des débutants, laissons-leur la chance de s’améliorer au fil des épisodes. Jusque là, ils n’ont pas fait preuve de médiocrité.

   Comme on pouvait s’y attendre, ce remake n’a aucun intérêt pour qui a suivi et aimé la série originale. Ce pilote ne fait que ressortir de manière encore plus flagrante les défauts du premier en trouvant même le moyen d’en ajouter. La suite sera peut-être meilleure, sans doute même, mais elle se fera sans moi. Je préfère consacrer mon temps à la troisième génération de la version britannique, qui revient très bientôt et que l’on attend forcément au tournant

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Off The Map [1x 02]

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Smile. Don't Kill Anyone. // 5 79o ooo tlsp.

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  Ce deuxième épisode d’Off The Map n’est pas très différent du premier, que j’avais aimé, sauf qu’il est davantage centré sur les cas médicaux et qu’il brouille légèrement les pistes sur les personnages que l’on croyait bien connaître. Je prendrais pour exemple Mina, qui est à mon sens celle que l’on a le plus de mal à cerner. Je m’excuse d’avance pour les comparaisons mais je ne peux pas m’empêcher de prendre Grey’s Anatomy comme point de repère. Dans le pilote, j’avais l’impression d’une Izzie Bis, moins jolie et moins diva. Dans cet épisode, elle était plus proche de Cristina, hautaine et désagréable. Moi qui avais imaginé qu’elle serait l’atout comique de la série, je suis tout d’un coup saisi d’un gros doute, et un peu déçu j’avoue. Ce personnage mériterait un portrait plus approfondi. On l’a d’ailleurs peu vue dans cet épisode. Et puis sa compagne de galère, Ryan, lui a volé la vedette. Une histoire de charisme peut-être, Rachelle Lefevre en a pas mal. Et elle est mille fois plus jolie, mais c’est une autre histoire. Je suis sûr que Mamie Gummer vaut mieux que ça ! Quant à Tommy, il m’a paru moins amusant que dans le pilote, beaucoup trop proche d’Alex Karev dans sa multiplication de conquêtes et son ton désinvolte. J’avais eu un coup de cœur pour lui et là encore je doute. Son intrigue était en tous cas intéressante et mettait parfaitement en avant les différences entre la médecine occidentale et la médecine non conventionnelle, à base d’esprits et de croyances locales. Ce qui est encore plus appréciable, c’est qu’il n’y a pas réellement de moral au final et plutôt un arrangement à l’amiable. Content de revoir Cheech Marin sur l’île de Lost sinon (vous savez, il jouait le père de Hurley).

   Le personnage de Lily n’est pas encore totalement attachant mais c’est en bonne voie. On ne sait juste pas si l’on doit la considérer comme l’héroïne. Elle est en tous cas mieux mise en avant que les autres puisqu’elle part sur le terrain pour la deuxième semaine consécutive. Cette fois, un photographe est prisonnier d’un anaconda qui, paradoxalement, le maintient en vie. C’est sûr que ce n’est pas le genre d’intrigues que l’on retrouverait au Seattle Grace. Off The Map marque clairement sa différence, sans tomber dans le cheap. Je n’arrive toujours pas à savoir si le serpent que l’on voit est réel ou une image numérique. Donc soit je suis aveugle et con, soit c’est plutôt pas mal fait ! Les choses avancent doucement mais sûrement entre Lily et Ben, qui vont clairement former LE couple phare de la série si on lui laisse le temps de s’installer. Les quelques scènes « hors médical » sont celles qui me plaisent le plus, d’autant que le réalisateur profite particulièrement bien des magnifiques décors. La douche dans la cascade, le petit bar en bord de mer… Tout ça me plaît beaucoup. Le gros point noir à l’heure actuelle, et pardon pour le jeu de mot maladroit, c’est Otis et accessoirement sa copine Zee. Ils sont transparents, indéfinis. Il va falloir s’attaquer à eux.

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// Bilan // Ce second épisode confirme que Off The Map est une série très sympathique qui ne demande qu’à devenir attachante. Mais pour cela, il va falloir se préoccuper davantage des héros et un peu moins des patients. Rendez-vous en fin de saison pour une review complète !

22 janvier 2011

V [2x 03]

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Laid Bare // 5 7oo ooo tlsp.

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  Tyler n’est pas fini ! Il lui manque un gros bout (d’ADN) : ça explique tout ! Là je tire mon chapeau aux scénaristes qui ont réussi en trois tours de passe-passe à expliquer pourquoi Tyler était si con depuis le début, et si attiré par les visiteurs aussi. Mais en redevenant plus sérieux, j’ai trouvé le parallèle entre les relations développées par Tyler et Anna, et Lisa et Erica assez intéressant. Ca donne un peu de consistance à l’écriture. En plus de ça, l’intrigue de Lisa est prometteuse. Elle va devenir la reine, son corps est déjà en train de changer. Comment va-t-elle se comporter vis-à-vis de sa mère ? Va-t-elle réussir à lui prendre sa place intégralement et la pousser vers la sortie ? Ou l’enfermer dans la cave du vaisseau elle-aussi ? Cela dit, le concept de « mère » chez les lézards me dépasse toujours sachant qu’elle pond des milliers d’œufs comme on l’a vu la saison dernière. Pourquoi Lisa est sortie du lot ? Et Anna par rapport à Diana ? A ce propos, les scènes avec Jane Badler deviennent beaucoup moins passionnantes maintenant que l’on sait l’essentiel. Pourquoi ne cherche-t-elle pas à s’enfuir ? Certes, depuis le temps, elle a dû abandonner. Mais j’ai hâte de la voir se balader dans le vaisseau et sur Terre, si toutefois on ne la laisse pas dépérir là. Concernant la relation entre Tyler et Anna, il n’y a pas grand-chose à dire pour le moment et je ne suis pas certain qu’il y ait grand-chose à dire un jour. Anna a bien trop d’occupations à coté pour se concentrer sur cette vermine. Je ne comprends d’ailleurs toujours pas ce qu’elle attend de lui concrètement. De féconder Lisa simplement ? On remarquera qu’Erica semble prête à sacrifier son fils pour le bien de l’humanité. Enfin c’est ce qu’on veut nous faire croire…

    La résistance gagne encore un peu plus en crédibilité en… agissant ! Oui, c’était très simple au fond mais les scénaristes n’y avaient pas pensé avant. La capture de Malik leur permet donc de s’exercer en matière de torture, même si une fois de plus tout est brouillon. Rien que le combat avec Erica n’était pas crédible. Malik était censée être plus forte, on apprend même plus tard que toutes les femmes visiteurs sont pourvues de queues. Pourquoi ne l’a-t-elle pas utilisée à ce moment-là ? Et pourquoi pas après non plus, avant que Ryan ajoute cette information ? En parlant de lui, je crains qu’il ne soit qu’un gros boulet, même sans Valerie. J’ai beau essayé, je ne réussis pas à m’intéresser à lui. Il m’ennuie. Et puis serait-ce vraiment dans l’intérêt d’Anna de tuer le seul bébé hybride qu’elle a en sa possession à l’heure actuelle ? Clairement non. Ca enlève encore un peu pus d’intérêt à cette rivalité entre Ryan et sa reine. En revanche, Jack prend enfin de l’importance maintenant qu’il est l’unique visage connu de la résistance. Par contre, je n’ai pas compris pourquoi il refusait que Chad prouve qu’il n’était pas qu’un prêtre assoiffé de violence et de vengeance. Encore un plan bizarre… Chad aussi gagne en intérêt, même si j’aurais préféré le voir du coté des visiteurs. A bien y réfléchir, il fallait trouver un moyen d’équilibrer un peu plus les forces et ça ne pouvait que passer par son recrutement. On va enfin pouvoir voir Scott Wolf évoluer avec le reste du casting, et pas seulement avec Morena Baccarin. Je vais terminer en parlant du truc le plus ridicule que la série nous a offert jusqu’ici : la machine à voler les âmes. Je ne me souviens pas si dans la série originale, la méthode employée visait le même but mais elle était beaucoup moins ridicule ! C’est bien beau de vouloir se la jouer technologique mais quand on n’a pas de moyens, mieux vaut aller vers la simplicité.

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// Bilan // A force de rester bloqué sur la médiocrité quasi-intégrale de la première saison, j’ai l’impression de surnoter cette saison 2 qui n’est pas vraiment meilleure en fin de compte, juste plus remplie.

How I Met Your Mother [6x 14]

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Last Words // 10 54o ooo tlsp.

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   D’aussi loin que je me souvienne, je crois n’avoir jamais eu la larme à l’œil en regardant How I Met Your Mother. Je ne renie pas les jolis moments d’émotion qu’elle a pu nous faire vivre par le passé mais des comme ça, jamais ! Il y avait mille façons de parler de la mort du père de Marshall, un thème qui est relativement peu traité dans les sitcoms habituellement. Les scénaristes ont choisi «  les derniers mots », ceux que l’être cher nous laisse avant de nous quitter et dont on se souvient tout le reste de notre vie. Dans la réalité, est-ce qu’ils comptent vraiment ? Est-ce que l’on s’en souvient au moins ? Je n’en suis pas certain. Surtout quand on a, comme moi, une mémoire de poisson rouge. Mais l’idée était bonne et le résultat plus que convaincant. C’était souvent drôle, sans être hilarant, et vraiment émouvant. J’insiste mais je ne pensais pas qu’ils réussiraient.

   Ce que j’ai particulièrement apprécié c’est qu’ils aient réussi à rester crédibles et réalistes tout en ajoutant la dose habituelle de loufoquerie et d’absurde. Sur ce dernier point, je pense naturellement au duo formé par la mère de Marshall et Lily, qui n’a rien de logique dans un tel contexte, et bien-sûr aux interventions de Mary « Robin » Poppins. Ted et Barney étaient en petite forme mais illustraient bien ce souci que l’on a tous rencontré un jour : comment réconforter un ami en plein deuil ? Comment trouver les mots justes ? Comment lui changer les idées, le faire rire ? Ils se sont plantés et n’ont pas fait preuve d’une grande imagination, mais on ne peut pas leur en vouloir. Les diverses interventions des pères des uns et des autres étaient amusantes. L’occasion de comprendre la mini-polémique Neil Patrick Harris Vs. Eric Braeden. Pour rappel : ce dernier a refusé de reprendre son rôle de père de Robin sous prétexte qu’il avait trop peu de texte. Il n’a pas tort mais par loyauté envers les producteurs et le public, il aurait pu faire un effort. D’un autre coté, on ne perd pas au change : Ray Wise est mille fois meilleur acteur !

// Bilan // Touchant, cet épisode est un bel éclat de rire embué de larmes. Il semblerait que les prochains épisodes se tourneront davantage vers Barney et la recherche de son père.


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