23 janvier 2011

Skins US [Pilot]

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Tony (Series Premiere) // 3 3oo ooo tlsp.

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What About ?

La vie de jeunes adolescents américains dans la banlieue de Baltimore.

So What ?

   Après Shameless (et Being Human, que je ne reviewerai certainement pas vu la nullité de l’originale), c’est au tour de Skins de se faire adapter par MTV à la sauce américaine. A la ligne de dialogue près en ce qui concerne le pilote. C’est bien de vouloir respecter l’œuvre originale mais à ce point-là, c’est juste inutile. Et puis ce n’est pas comme si le pilote de base était parfait. Il avait beaucoup de défauts et je dirai même que c’est le plus mauvais épisode de la saison 1. Ils auraient donc pu l’améliorer plutôt que de le copier bêtement. Cela dit, il y a quelques différences. Je vous laisse juger de leur pertinence.

  Tournage au Canada oblige –bien que l’action soit censée se dérouler à Baltimore- il y a de la neige. Le personnage de Maxxie, le danseur gay, a été purement et simplement supprimé et remplacé par Tea, une cheerleader lesbienne, et j’aimerais bien savoir pourquoi. Il n’y a concrètement rien qui puisse le justifier, à part peut-être un besoin de ne pas faire fuir le public très masculin de MTV ? Excuse stupide. Un des arcs les plus réussis de la première saison de la série originale était justement la relation entre Maxxie et Anwar, compliquée par les croyances de ce dernier. Sinon, le détail qui tue mais qui veut dire beaucoup : la housse de couette de Tony ne représente plus un corps de femme nue mais… des araignées ! C’est tout de suite moins amusant. En réalité, malgré les promesses de la chaîne et des producteurs, il s’agit bien d’une version édulcorée et beaucoup plus lisse, jusque dans la réalisation un peu moins inspirée. Le fond du discours reste le même et les personnages restent fidèles à ce qu’ils étaient mais ils sont d’emblée moins attachants. Peut-être parce qu’ils sont tous plus beaux, non ? L’identification marche tout de suite moins facilement. Et puis les acteurs sont a priori moins bons. Mais là-dessus, comme ce sont des débutants, laissons-leur la chance de s’améliorer au fil des épisodes. Jusque là, ils n’ont pas fait preuve de médiocrité.

   Comme on pouvait s’y attendre, ce remake n’a aucun intérêt pour qui a suivi et aimé la série originale. Ce pilote ne fait que ressortir de manière encore plus flagrante les défauts du premier en trouvant même le moyen d’en ajouter. La suite sera peut-être meilleure, sans doute même, mais elle se fera sans moi. Je préfère consacrer mon temps à la troisième génération de la version britannique, qui revient très bientôt et que l’on attend forcément au tournant

Posté par LullabyBoy à 14:46 - - Commentaires [11] - Permalien [#]
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Off The Map [1x 02]

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Smile. Don't Kill Anyone. // 5 79o ooo tlsp.

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  Ce deuxième épisode d’Off The Map n’est pas très différent du premier, que j’avais aimé, sauf qu’il est davantage centré sur les cas médicaux et qu’il brouille légèrement les pistes sur les personnages que l’on croyait bien connaître. Je prendrais pour exemple Mina, qui est à mon sens celle que l’on a le plus de mal à cerner. Je m’excuse d’avance pour les comparaisons mais je ne peux pas m’empêcher de prendre Grey’s Anatomy comme point de repère. Dans le pilote, j’avais l’impression d’une Izzie Bis, moins jolie et moins diva. Dans cet épisode, elle était plus proche de Cristina, hautaine et désagréable. Moi qui avais imaginé qu’elle serait l’atout comique de la série, je suis tout d’un coup saisi d’un gros doute, et un peu déçu j’avoue. Ce personnage mériterait un portrait plus approfondi. On l’a d’ailleurs peu vue dans cet épisode. Et puis sa compagne de galère, Ryan, lui a volé la vedette. Une histoire de charisme peut-être, Rachelle Lefevre en a pas mal. Et elle est mille fois plus jolie, mais c’est une autre histoire. Je suis sûr que Mamie Gummer vaut mieux que ça ! Quant à Tommy, il m’a paru moins amusant que dans le pilote, beaucoup trop proche d’Alex Karev dans sa multiplication de conquêtes et son ton désinvolte. J’avais eu un coup de cœur pour lui et là encore je doute. Son intrigue était en tous cas intéressante et mettait parfaitement en avant les différences entre la médecine occidentale et la médecine non conventionnelle, à base d’esprits et de croyances locales. Ce qui est encore plus appréciable, c’est qu’il n’y a pas réellement de moral au final et plutôt un arrangement à l’amiable. Content de revoir Cheech Marin sur l’île de Lost sinon (vous savez, il jouait le père de Hurley).

   Le personnage de Lily n’est pas encore totalement attachant mais c’est en bonne voie. On ne sait juste pas si l’on doit la considérer comme l’héroïne. Elle est en tous cas mieux mise en avant que les autres puisqu’elle part sur le terrain pour la deuxième semaine consécutive. Cette fois, un photographe est prisonnier d’un anaconda qui, paradoxalement, le maintient en vie. C’est sûr que ce n’est pas le genre d’intrigues que l’on retrouverait au Seattle Grace. Off The Map marque clairement sa différence, sans tomber dans le cheap. Je n’arrive toujours pas à savoir si le serpent que l’on voit est réel ou une image numérique. Donc soit je suis aveugle et con, soit c’est plutôt pas mal fait ! Les choses avancent doucement mais sûrement entre Lily et Ben, qui vont clairement former LE couple phare de la série si on lui laisse le temps de s’installer. Les quelques scènes « hors médical » sont celles qui me plaisent le plus, d’autant que le réalisateur profite particulièrement bien des magnifiques décors. La douche dans la cascade, le petit bar en bord de mer… Tout ça me plaît beaucoup. Le gros point noir à l’heure actuelle, et pardon pour le jeu de mot maladroit, c’est Otis et accessoirement sa copine Zee. Ils sont transparents, indéfinis. Il va falloir s’attaquer à eux.

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// Bilan // Ce second épisode confirme que Off The Map est une série très sympathique qui ne demande qu’à devenir attachante. Mais pour cela, il va falloir se préoccuper davantage des héros et un peu moins des patients. Rendez-vous en fin de saison pour une review complète !