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If This Boat Is A Rockin' // Put Yourself Out There

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   Trop d'émotion tue l'émotion. Avec tous ses personnages à fleur de peau, toujours au bord des larmes, Parenthood est en train de tomber dans l'émotion facile, accompagnée de jolies petites musiques folk pour souligner la simplicité des événements. Pour que moi, qui suis hyper client de ça habituellement, je le reproche, c'est bien qu'il y a quelque chose qui cloche ! Trop c'est trop. Par exemple, j'en ai marre que Lauren Graham pleure une scène sur deux. En l'occurence, elle s'en moque elle-même dans une de ses séquences avec Mae Whitman/Amber mais ça n'en reste pas moins lourd, surtout quand les gens autour d'elle fondent en larmes également ! Ca donne l'impression de revoir encore et toujours les mêmes scènes. Heureusement, ça n'enlève rien au talent des interprétes. Si les scénaristes ont conscience de ce défaut, qu'ils le mettent en sourdine ! De la même façon, était-ce bien nécessaire que Camille verse une larme lorsque Haddie se confie à elle sur son crush ? Les Braverman sont vraiment trop sensibles ! Je suis content que l'on se soit penché sur le cas d'Haddie depuis quelques épisodes, parce que Sarah Ramos a un talent fou. Son jeu me fait un peu penser à celui de Calista Flockhart. C'est troublant parfois. Son histoire avec Alex met du temps à se mettre en place et c'est appréciable. Ca change des personnages qui se tombent dans les bras à une vitesse folle. Ravi aussi que Camille retrouve momentanément la lumière, elle qui est en général transparente. Ses scènes avec Zeek étaient superbes, en particulier celle où elle lui reproche d'être incapable de changer. C'était presque injuste tant Zeek a fait des efforts. Mais dans le fond, elle a raison. IL ne changera jamais vraiment. A elle de l'accepter ou de le laisser filer. C'est assez rare que l'on traite à la télévision la séparation d'un couple âgé. C'est fait avec beaucoup de justesse ici.

   Kristina aussi fait partie des personnages qui pleurent dès qu'ils le peuvent. On comprend que la situation de Max, très pesante, conduise à ce genre d'état. Adam en est aussi victime, bien qu'il ne craque pas aussi facilement. J'émet toujours quelques réserves quant au traitement de cette intrigue dans le sens où elle sonne juste la plupart du temps mais elle est trop répétitive. J'ai le sentiment qu'on a fait le tour de la question mais Max ne va pas redevenir un petit garçon normal tout à coup. Quand on tente d'amener Adam sur d'autres terrains, c'est moins passionnant. Kristina, elle, n'a pas eu cette chance. On la cantonne à son rôle de mère. Tout comme on cantonne Joel à son rôle de père d'ailleurs. Oui, je sais. La série s'appelle Parenthood. Mais les personnages ne peuvent pas être que des parents ! Dans ces deux épisodes, c'est à peine si l'on voit Julia. A la place de l'actrice, je me sentirais un peu mise à l'écart quand même... L'intrigue de Crosby et de son bateau qu'il doit quitter est celle qui m'a le plus touché au cours de ces deux épisodes. J'en avais déjà parlé mais je trouve ça triste qu'il lui faille abandonner ses rêves et sa singularité pour entrer dans le rang et mener une vie semblable à celle de ses frères et soeurs. C'est ça grandir paraît-il... Alors c'est drôlement triste de grandir, non ? 

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// Bilan // Le charme de Parenthood opère toujours. Ses défauts en font partie. Malgré leur maladresse et leur hyper-sensibilité, je tiens un peu aux Braverman.