02 octobre 2010

My Generation [Pilot]

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Pilot // 5 17o ooo tlsp.

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What About ?

Dix années peuvent-elles faire la différence ? En 2000, un documentaire suivait le quotidien d'un groupe de jeunes du lycée de Greenbelt, à Austin. Dix ans plus tard, découvrons ce qu'ils sont devenus... L'écart entre les espoirs des futurs diplômés et la vie réelle peuvent être énormes, certains n'ayant pas suivi le chemin escompté. Ce retour vers leur passé pourrait faire ressurgir des regrets. Mais il n'est peut-être pas trop tard pour retenter sa chance et réviser ses priorités...

Who's Who ?

Créée par Noah Hawley (producteur de Bones). Avec Michael Stahl-David (Cloverfield, The Black Donnellys) dans le rôle de Steven Foster, Jaime King (The Class, Kitchen Confidential) dans le rôle de Jackie Fox, Mechad Brooks (True Blood, Desperate Housewives) dans le rôle de Rolly Marks, Kelli Garner dans le rôle de Dawn Barbuso, Keir O'Donnell (Sons Of Anarchy) dans le rôle de Kenneth Finley, Julian Morris (24, Pretty Little Liars, Urgences) dans le rôle de Anders Holt, Daniella Alonso (Friday Night Lights, Les Frères Scott) dans le rôle de Brenda Serrano et Anne Son dans le rôle de Caroline Sung.

So What ?

  A l'heure où j'écris cette review, My Generation vient d'être annulée par ABC après la diffusion de seulement deux épisodes et des audiences extrêmement basses. Triste ? Oui, un peu, mais pas autant que pour Lone Star. Le point commun de ces deux séries c'est qu'elles ont fait le pari de l'originalité. Lone Star surtout sur le fond, My Generation surtout sur la forme. Sur les grands networks, clairement, ça ne paye pas malgré quelques bonnes surprises de temps en temps comme Modern Family l'an passé. Le succès de la sitcom n'est sans doute pas étranger à la naissance de My Generation dans le sens où elle utilise elle aussi l'aspect documentaire pour se différencier du simple drama sur une bande de trentenaires, là où Modern Family tentait d'échapper à la sitcom familiale classique. On ne parlera pas de "mockumentary" ici puisqu'il ne s'agit pas de faire rire (encore que le passage The Bachelor m'a bien fait marrer) mais de montrer combien les destins de ces personnages ont dévié de la voie qui leur était toute tracée, et combien la vie est imprévisible.

D'un point de vue purement esthétique, bien que les allers et retours entre le passé et le présent soient clairement présentés, je trouve que My Generation manque un peu de "grâce". Ils auraient pu soigner davantage la représentation de la chronologie. Et ce n'est pas un détail étant donné qu'on y a droit toutes les cinq minutes ! Par contre, ils s'en sortent très bien pour nous faire croire que l'on est devant un documentaire : interviews face caméra, voix-off, images d'archive, perchiste dans le champ, regards fuyants... Je suis vraiment rentré dedans et je me suis attaché à certains personnages. On joue beaucoup sur la nostalgie, forcément, et la série s'adresse à tous ceux qui ont vécu leur jeunesse dans les années 2000. J'en fais partie, donc les chansons de Britney Spears en fond sonore, ça me parle et pas qu'un peu (oui, j'ai tous ses albums et même quelques singles !). Les personnages sont tous très caricaturaux mais c'est complètement assumé et c'est un point de départ intéressant puisqu'ils sont tout l'inverse 10 ans plus tard. C'est quand même un peu dommage qu'aucun ou presque n'ait "réussi", comme on dit. C'est même un peu déprimant. Et puis chapeau aux scénaristes pour avoir réussi à intégrer des éléments plus sérieux de l'actualité de l'époque dans le récit, comme le 11 Septembre évidemment ou des fraudes financières qui ont poussé au suicide. Ca ne fait que renforcer le réalisme de la série. J'ai eu un plus de mal avec l'engagement en tant que soldat de l'un des personnages mais ça vient sûrement de mon point de vue Européen.

My Generation était vouée à l'échec et son concept limitait naturellement son existence (sans en tous cas tomber dans le drama classique) mais c'est une jolie tentative. J'aurai aimé pouvoir suivre cette poignée de personnages attachants un peu plus longtemps...      


The Big C [1x 06]

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Taking Lumps //

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   A mesure que l'héroïne de The Big C s'ouvre au monde, le charme de la série disparaît. J'aimais bien sa solitude, il ne lui reste plus que le poids du mensonge. Enfin je ne vais pas non plus dire que je suis terriblement déçu et que j'ai passé un mauvais moment devant cet épisode. C'est juste qu'il manque le petit plus qui faisait jusqu'ici toute la différence. Il y avait sans doute trop d'intrigues dans cet épisode pour commencer. Les scénaristes n'ont pas pris le temps de les approfondir et de les sublimer. La liaison entre Cathy et le peintre au gros outil aurait mérité un peu plus que ça. Il y a un court dialogue qui a retenu mon attention (celui où elle dit qu'elle ne peut pas faire ça à Paul, qui est un homme bien qui ne l'aurait jamais trompée - et elle se trompe sans doute) mais c'est tout. En revanche, cette histoire ne va visiblement pas s'arrêter là et ça, ça me plaît. Je préfère mille fois voir Cathy avec n'importe quel autre homme que Paul. Je n'ai foncièrement rien contre lui mais il me dégoûte quand même un peu. Puis il n'est pas si drôle. Puis Cathy a besoin d'explorer une vie sans lui avant de mourir. Comptait-elle lui avouer son infidélité ou son cancer au moment où il lui avoue de son coté le handjob -qui n'en est pas un techniquement (c'était drôle ça) ? L'infidélité très certainement, ce qui rend sa réaction encore plus absurde mais tellement humaine...

  Cette histoire de course de baignoire m'a un peu saoulé. Disons que pour réunir tous les protagonistes, si c'était le but, ils auraient pu trouver mieux, plus significatif, plus fin. Comme dans les épisodes précédents quoi. Non, ce qui était amusant, c'est le comportement de Marlene. Elle passe son temps à râler mais elle est super heureuse d'être là, et le prouve quand elle applaudit à tout rompre la victoire des Jamison. Plus intéressant encore, ce court instant à la fin de l'épisode où son âge la rattrape. Elle a oublié de venir chercher Cathy à l'hôpital et elle constate qu'elle a laissé une pantoufle dans son frigo. Le désastre de la vieillesse. C'était super émouvant en quelques secondes seulement. Un moment de grâce dans cet épisode moyen. Par contre, je suis assez "content" que le cancer commence tout doucement à envahir la vie de Cathy autrement que dans l'idée, la menace abstraite. C'est plus crédible. On avait presque tendance à oublier depuis deux-trois épisodes que The Big C, c'est ça aussi.

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// Bilan // C'est un peu triste de constater que The Big C se complait dans une certaine facilité dans cet épisode. Elle vaut bien mieux que ça et l'a déjà prouvé.

Weeds [6x 06]

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A Shoe For A Shoe //

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   Le précédent épisode de Weeds nous avait laissé sur un cliffhanger haletant et prometteur et en trois minutes de temps il a été résolu de manière totalement surréaliste et facile mais, comme je le disais pour le Season Premiere, on pardonne tout à cette série. Elle s'en sort toujours très bien pour nous faire avaler n'importe quoi tant que c'est burlesque. Et cet épisode l'était carrément ! Nancy réussit donc à se débarrasser sans problème des services sociaux dans une scène qui m'a fait beaucoup rire grâce au langage des signes. Ca sortait de nulle part mais c'était une excellente idée. Où vont-ils chercher tout ça ? Beau travail d'Andy également qui sait toujours parfaitement baratiner. En fait, le seul truc qui est un peu triste c'est qu'on ne sera a priori pas amené à revoir cette belle brochette de personnages secondaires, de la femme de ménage badass à la blonde housewife perturbée et nympho. On ne reverra pas non plus la serveuse du diner qui était excellente dans son genre. Genre difficile à définir d'ailleurs. Genre Weeds quoi.

   Si Doug reste toujours pour moi le boulet dans l'histoire (il ne m'a pas fait beaucoup rire hormis sa crise d'anémie), les autres étaient au top, même Silas qui est devenu celui qui apporte un peu d'émotion par petites touches. Nancy en apporte aussi beaucoup mais on commence à s'habituer au bout de six ans à ses soudaines crises de larmes. La dernière scène et son message à Esteban n'en était pas moins touchant. Ensuite, tout est anecdotique, un ensemble de plein de bonnes petites idées et de bons petits dialogues. Le passage au diner avec les deux revolvers pointés sous la table était assez intense j'ai trouvé et j'adore la résolution, typique de la série et plus particulièrement du personnage de Mexicain très imprévisible. Sa concurrence avec Shane pour savoir lequel est le plus creepy m'a amusé, et la scène du coup de téléphone à la femme de Caesar était pas mal non plus ! J'espère qu'Esteban est loin maintenant. Qu'il nous lâche la grappe encore quelques épisodes (car je le vois mal ne pas revenir à un moment donné).   

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// Bilan // "No More Spanish". Une nouvelle page de Weeds se tournerait-elle enfin définitivement ? La structure de la saison est étrange mais c'est peut-être justement ce qui la rend aussi sympathique et surprenante ! La cavale continue...

Posté par LullabyBoy à 14:20 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
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How I Met Your Mother [6x 02]

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Cleaning House // 9 ooo oooo tlsp.

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  A coté du désastreux Season Premiere, cet épisode de How I Met Your Mother ne réussit même pas à passer pour un chef d'oeuvre. J'ai eu un mal de chien à décider du nombre d'étoiles alors qu'habituellement, la note s'impose à moi. Il y avait vraiment autant de bonnes que de mauvaises idées, sachant que les bonnes n'étaient pas vraiment bonnes et les mauvaises, pas vraiment mauvaises. D'où ces deux étoiles. Revenir sur l'enfance de Barney et l'absence de son père fait partie des bonnes idées. En plus, on n'avait jamais eu l'occasion de le voir réuni avec et sa mère et son frère. Malheureusement, une fois de plus, le talent de Frances Conroy a été gâché par une paresse d'écriture qui confine à la bêtise. Heureusement qu'elle est bonne actrice parce qu'avec une autre, plus mauvaise, la scène finale ne serait pas du tout passée ! Là, c'était presque mignon. J'ai bien dit presque. Parce que c'était assez ridicule aussi, comme à chaque fois qu'How I Met s'essaye à l'émotion de toute façon (depuis la saison 3 en tous cas). Ca sonne faux, ça sonne sitcom cheap des années 80 avec morale à la fin. Ca sonne creux. Et puis Neil Patrick est excellent dans la comédie mais quand il faut être sérieux de minutes, il n'est pas crédible une seule seconde. Les retrouvailles entre le frère de Barney et son vrai père semblaient presque hors-sujet. Un peu comme la naïveté soudaine de Barney, qui n'apparaît que lorsque ça les arrange. Le reste du temps, il est plutôt malin.

   Quelques passages m'ont quand même plu, notamment quand Barney s'incruste dans Stand By Me. Là, Neil Patrick Harris était excellent. Mais ce qui m'a fait le plus rire en fait c'est Cobie Smulders au fond de la pièce qui avait l'air d'être au spectable, juste ravie d'être là. On voyait l'actrice, pas Robin. Je trouve toujours ça amusant. Son intrigue SMS avec Ted n'était pas des plus réussies mais sa légéreté contrastait bien avec la lourdeur du reste. Puis j'aime bien leur duo en général. Si vous avez vu Lily et Marshall faire autre chose que bouffer, faites-moi signe ! Dans mes souvenirs, il n'y a que ça. Oh, ils ont bien dû ouvrir la bouche une fois ou deux mais ce n'était vraisemblablement pas pour dire des trucs drôles. C'est dingue comme How I Met ne fonctionne plus, comme la mécanique est rouillée. Ils ne sont plus capables d'écrire pour plusieurs personnages à la fois. Il en faut un en vedette, qui tourne, et les autres ramassent les miettes.

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// Bilan // C'est fou comme How I Met devient une sitcom commune, facile, déjà vue...

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