30 août 2010

The Big C [1x 02]

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Summer Time // 1 o7o ooo tlsp.

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   Lorsqu'un pilote nous souffle, on a toujours peur que le deuxième épisode ne soit pas à la hauteur. Et dans 90% des cas, il ne l'est effectivement pas. Pas avec The Big C. J'ai été traversé à nouveau par le même enthousiasme et la même émotion. Je risque de me répéter énormément dans les prochaines reviews mais je tiens à le dire : Laura Linney est époustouflante. Il se passe un milliard de choses dans le plus simple de ses sourires. Et ils ne se ressemblent jamais. Madame sait s'adapter à la situation. Normal, madame est une grande actrice et il est temps que le monde entier s'en rende compte. Ce rôle lui colle à la peau. Il l'inspire. Et puis on ressent son bonheur de jouer. C'est communicatif. The Big C ne m'offre pas ce que j'attendais. Je me doutais qu'il ne s'agirait pas d'une série déprimante comme beaucoup ont pu le craindre, mais je ne pensais pas qu'elle me donnerait à ce point le sourire...

   J'avais quelques réserves quant au fait que Cathy choisisse de ne pas révéler tout de suite son cancer à ses proches. Je n'en ai plus. J'ai saisi la nuance et tout l'intérêt : ce qu'elle veut par dessus tout c'est profiter de la vie, la vie de tous les jours, la vie simple, la vie qu'elle aurait dû avoir si elle ne s'était pas laissée aller, si elle l'avait prise à bras-le-corps; et à partir du moment où elle annoncera sa maladie, on ne la traitera plus comme une femme normale mais bien comme une malade. Et alors, elle ne profitera plus de rien car elle ne lira que de la tristesse et de la pitié dans les yeux de ceux qui l'entourent. Elle a donc encore plus de mérite et de courage. Notamment quand elle bataille avec son fils pour qu'il reste près d'elle car elle sait que cet été-là est peut-être son dernier sur cette Terre. Elle s'expose à sa rage et à sa haine mais comme elle le dit : elle sait qu'il l'aime et qu'il l'aimera quoi qu'il arrive au bout du compte. Le message final peut paraître facile mais il est présenté au sein de la série de manière subtile. C'est moins qui suis facile. Et Dieu que cette série est subtile !

   Si sa copine de Showtime Tara a de multiples personnalités, Cathy n'est pas en reste. Elle est multi-facettes et chacun des protagonistes qui gravitent autour d'elle en représente une. Elle est la mère, je l'ai déjà évoqué; mais elle est aussi la femme, et son duo atypique avec son mari fonctionne à merveille, plus encore dans cet épisode que dans le pilote. Elle est la soeur, "judgmental" mais bienveillante car ce n'est pas incompatible. Là encore, le duo est plus que convaincant. Individuellement, lui ne serait peut-être pas très intéressant mais avec elle, c'est l'alchimie parfaite. Je note que c'est le premier clodo que je trouve désirable. Sans doute parce qu'on nous épargne l'odeur, de fait. Cathy est aussi une éducatrice et c'est peut-être là que ça coince si l'on veut être tâtillon. Elle adopte plus ou moins les mêmes méthodes avec Andrea qu'avec son fils. Où est la valeur ajoutée ? Quoiqu'il en soit, Gabourey Sidibe m'éclate ! C'était très marrant de la voir débarquer à chaque fois avec sa boisson fluo ou son paquet de chips. La course-poursuite façon Paintball était pas mal non plus. C'était délirant mais pas au point d'être ridicule. Enfin, Cathy est une voisine future-amie en devenir. Ses rapports avec Marlene restent difficiles mais la mégère finira par se laisser apprivoiser à coup sûr ! Mais une vraie amie de Cathy manque quand même un peu au tableau. J'attends Cynhtia Nixon de pied ferme.   

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// Bilan // "I Want To Do It In The Grass" "What ? You Want Me To Do You In The Ass ?!" Brilliant !


Weeds [6x 02]

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Felling And Swamping // 1 o4o ooo tlsp.

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   Aujourd'hui, les scénaristes de Weeds, Jenji Kohan en tête, peuvent bien faire ce qu'ils veulent : on leur pardonne tout. La série a atteint un tel niveau d'improbabilité que plus rien ne nous choque vraiment. Ca pourrait être problématique mais pas tellement puisque l'écriture des dialogues est toujours le gros point fort, associé au talent des acteurs. Le Season Premiere était de bonne facture et ce deuxième épisode l'est tout autant. La série se ré-invente sous nos yeux et de manière un peu plus crédible que lors de la saison 3. Tout va évidemment très vite et la chance, si l'on peut dire, est une fois de plus du coté des Botwin Newman ! Dans un grand moment d'inspiration, c'est ainsi qu'Andy a choisi de renommer la famille. Il devient Randy, Nancy Nathalie (à la française s'il vous plaît, avec le bel accent de Mary-Louise Parker), Shane devient Shawn et Silas... Mike ! Avec une facilité déconcertante, tout le monde obtient de nouveaux papier d'identité et de nouveaux permis de conduire et c'est parti pour une nouvelle vie. L'option Canada me plaisait bien, mais les blagues sur la prononciation des mots américains à la canadienne nous auraient vite gavé. L'Alaska ? J'aurais adoré ! Je suis fan de cet état. Je veux y finir mes jours et y mourir paisiblement. Bon, c'eut été un peu extrême comme changement de décor mais nettement plus dépaysant ! Ce sera finalement Seattle et sa pluie. C'est autre chose que la Californie et le Mexique mais je suis sûr que ça aura son charme aussi. L'ambiance sera peut-être plus tournée vers la nostalgie, la saison sera peut-être plus dépressive... Ma foi, pourquoi pas ?

   L'épisode est truffé de moments amusants qu'il serait inutile de retranscrire mais je tiens quand même à mentionner la leçon de morale de Nancy à l'encontre de Shane que l'on attendait plus ! Elle s'est complètement foirée, sans surprise. Elle n'est tellement pas légitime. Elle ne l'a jamais vraiment été d'ailleurs. La petite tape dans les fesses pour finir, c'était ridicule. Eh bien malgré tout ça, je reste fana de Nancy. Enfin Nathalie. Tant qu'elle enlève sa perruque grunge... Moi qui suis par contre moins fan de Silas habituellement, il m'a agréablement surpris. C'est un peu le boulet dans l'histoire mais pas parce qu'il est collant ou idiot (quoique des fois, il est pas très malin). Non, c'est parce que c'est le plus sensé de tous ! Il l'a bien prouvé dans cet épisode mais il choisit de suivre sa famille malgré tout. Jolie scène quand il a les larmes aux yeux, prêt à les abandonner. Hunter Parrish a grandit sous nos yeux et il est devenu bon. Et beau. Deux épisodes et il n'a pas encore enlevé sa chemise. Ca ne tourne pas rond ! Andy : rien à redire. Sans Audrey, il redevient celui que l'on adore. Et puis il y a le cas Shane. Il est super énervant, son jemenfoutisme est particulièrement agaçant, mais c'est le personnage qui a le plus évolué depuis le début. Et quelle évolution ! Sinon, la menace Esteban en fin d'épisode : mouais. Y'avait sans doute mieux pour terminer l'épisode. On se doute bien qu'il est à la recherche de Nancy ! Toujours pas de Doug. Et il ne me manque pas. Isobel et Celia en revanche...

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// Bilan // Weeds se ré-invente et ré-invente ses personnages au cours d'un road-trip amusant, parfois émouvant, qui inaugure de bonnes choses pour la suite. La saison 6 ne sera a priori pas la saison de trop...