21 avril 2010

Fringe [2x 18]

dnes_season4_fringe_bishopd

White Tulipe // 6 62o ooo tlsp.

44030377


vlcsnap_23667

  C’est fou le nombre de points communs que Lost et Fringe partagent quand on y pense. C’était particulièrement flagrant dans cet épisode à travers le thème du voyage dans le temps motivé par la perte de l’être-aimé. Dans des univers éloignés et avec des circonstances très différentes, les deux séries traitent du même sujet, à chaque fois avec beaucoup de subtilité et un regard nouveau. J’aime à penser que J.J. Abrams et son équipe ont eu l’idée de créer Fringe lorsqu’ils travaillaient sur Lost, en comprenant qu’ils tenaient là quelque chose de fort et de déclinable. Le clin d’œil, s’il n’est pas que dans ma tête, se poursuit lors de la conversation passionnante entre Walter et Peck où les termes « man of science, man of faith » sont prononcés. J’arrêterais là de parler de Lost mais il faut reconnaître que l’œuvre de J.J. Abrams est tout de même absolument incroyable et riche qu’on l’observe de près ou dans son ensemble. J’espère que la prometteuse Undercovers s’inscrira aussi dans cet élan.

   J’ai beaucoup aimé cet épisode je dois dire et pourtant, il n’apportait rien à la mythologie de la série malgré les apparences et il n’a pas tellement fait avancer le problème. Peter sera-t-il mis au courant de ses origines avant la fin de la saison ? Je commence vraiment à en douter tant elle est proche. Le surplace émotionnel que vit Walter reste néanmoins infiniment émouvant. Le voir écrire sa lettre, à plusieurs reprises, avec autant de conviction que de doutes, était touchant. Chaque regard entre John Noble et Joshua Jackson est intense et nous voilà comme suspendus dans une émotion qui ne cesse plus d’exister. Et je me prends tout à coup pour un poète… La vérité, c’est que je ne sais pas comment combler cette review sans la bourrer de lieux communs et sans faire un inventaire de tout ce qu’il y avait de fort dans cet épisode. C’est étrange mais la série a pris un drôle de virage qui me plaît et qui m’angoisse à la fois : elle est passée de complexe et fascinante à émotionnellement éprouvante. Le complexe et le fascinant me manquent un peu, et les efforts sont pourtant faits pour qu’ils ne soient jamais trop loin, mais je ne peux plus me passer de cette émotion et je me demande comment les scénaristes vont pouvoir gérer l’après révélation… Eux-mêmes ne le savent peut-être encore, c’est pour ça qu’ils retardent l’échéance !

vlcsnap_8647


// Bilan // A nouveau un très bel épisode, parfaitement écrit et parfaitement joué. Il serait irréprochable s’il ne nous éloignait pas un peu plus de ce que l’on attend depuis une vingtaine d’épisodes maintenant… 

Posté par LullabyBoy à 14:43 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , ,


Breaking Bad [3x 03]

dnes_season4_bb_walter_mini

I.F.T. // 1 33o ooo tlsp.

44030377


vlcsnap_225837 vlcsnap_238554

   L’épisode précédent m’avait déçu, j’ai retrouvé dans cet épisode tout ce que j’aime dans Breaking Bad : cette suite de scènes fortes, tendues comme des strings, ces fulgurances de mise en scène, cette violence, cette émotion… J’aurais pu me plaindre du peu de temps d’antenne dont a encore bénéficié Jesse mais je ne le ferais pas car j’ai trouvé chaque seconde de ses apparitions nécessaires et douloureuses. Il a beau avoir pris sa revanche envers ses parents, il est maintenant seul dans sa grande maison à pleurer la perte de l’être-aimé. Il ne sait que faire. Il tourne en rond et il écoute inlassablement le message de répondeur de Jane jusqu’à ce qu’il s’efface et le libère quelque part de l’emprise qu’elle avait encore sur lui au-delà de la mort. Il peut désormais revenir à ses bonnes vieilles habitudes, encouragé par Saul. On attend fébrilement que Walter le rejoigne. Et tout rentrera dans l’ordre.

   Si les affrontements entre Walter et Skyler commençaient à me lasser, ils ont pris une toute autre envergure dans cet épisode, nous offrant des scènes incroyables de tension poussées à leur paroxysme. Je ne peux pas ne pas évoquer le passage d’une dizaine de minutes à la mise en scène brillante, où Walter, contre le gré de Skyler, reprend ses quartiers dans la maison familiale. Plutôt que de souligner le jeu parfait de Bryan Cranston, bien qu’on ne s’en lasse pas, je tirerais mon chapeau à Anna Gunn qui lui tient tête admirablement. La peur de Skyler était palpable, son désarroi aussi. Comprenant que sa stratégie ne fonctionne plus, elle en change et nous surprend tous je crois en couchant avec son patron. Cela la démangeait depuis longtemps, et lui aussi. Mais se servir de cela pour pousser Walter dans ses derniers retranchements était juste l’idée la plus intelligente qui soit. Cette femme est loin d’être idiote. Je n’en ai jamais douté mais je tenais à le dire quand même.

   La drogue peine à retrouver une place au sein de la série mais les scénaristes égrènent les pierres en attendant de se lancer dans la construction de l’édifice. La scène introductive de l’épisode était d’une violence rare et revenait sur les circonstances qui ont amené de bien malfaisants personnages à fixer la tête du mafieux Tortuga sur une tortue ! Souvenez-vous qu’elle a explosé la saison dernière, nous laissant avec un Hank traumatisé. C’est sur cela que l’on revient surtout car Hank ne va visiblement pas mieux. Il aura lui-même un accès de violence choquant dans un bar, manquant de tuer ses adversaires. Pendant ce temps-là, les choses s’éclaircissent autour des compères bottés, qui sont en fait les cousins de Tuco (aurais-je dû le comprendre plus tôt ?), et sur l’implication de Gustavo dans l’affaire. Pour le moment, il protège Heisenberg dont il attend encore quelque chose. Mais pour combien de temps ? Pas sûr que les cousins soient très patients…

vlcsnap_243843 vlcsnap_235401


// Bilan // J’ai le sentiment que des trois premiers épisodes de la saison 3 de Breaking Bad, c’est ce dernier qui ressemble le plus à la série que j’aime tant. Les intéractions entre les personnages sont plus nombreuses et plus fortes, l’émotion déborde et tout semble se remettre en marche de tous les cotés. Et puis le réalisateur n’a pas paressé ! De magnifiques plans à nouveau, de belles couleurs. Breaking Bad c’est aussi un plaisir esthétique de tous les instants.