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Le beau Mitchell est un homme de ménage dans un hôpital, où son timide ami geek George y est quant à lui brancardier. Tous deux aimeraient aller en ville et traîner avec d'autres personnes, mais un petit problème s'oppose à leurs désirs : Mitchell est un vampire, et George un loup-garou ! Les deux jeunes hommes se rapprochent de leurs rêves lorsqu'ils emménagent ensemble et passent leurs soirées devant la télévision, dans leur canapé, bière à la main, comme les autres hommes de leur âge. Malheureusement, ils n'avait pas compté sur la présence d'Annie, le fantôme de la locataire précédente ! Ce trio surnaturel a une chose en commun : un désir désespéré d'être humain. (AlloCiné)

   "Not everything about 'being human' is nice." Cette phrase prononcée par l'un des héros de Being Human a retenu mon attention. Pas pour sa signification au sein même de l'histoire mais parce qu'elle exprime parfaitement mon ressenti quant à la qualité de la série. Tout n'est pas bon dans Being Human et j'irai même jusqu'à dire que pas grand chose ne vaut le coup d'oeil. Je sais que c'est un peu dur mais je ne peux rien y faire. Les six épisodes que compte la première saison m'ont profondément ennuyé. Je suis d'ailleurs assez fier d'avoir tenu jusqu'au bout. Il faut reconnaître que les deux derniers étaient meilleurs et que l'on sent poindre un petit quelque chose qui pourrait devenir intéressant si la saison 2, qui a débuté hier soir, ose prendre plus de risques mais il y a du boulot !

   D'abord, le format BBC n'aide vraiment pas : des épisodes de 60 minutes, c'est juste interminable. Ensuite, je trouve les acteurs assez moyens. Russell Tovey, dans le rôle du loup-garou, est celui qui s'en sort le mieux. Aidan Turner, le vampire, est mono-expressif, et Lenora Crichlow a beau être jolie, elle n'est pas bonne et son personnage de fantôme est juste insupportable. Le ressort comique est très exploité dans la série, et heureusement, mais la plupart du temps les blagues tombent à plat et elles sonnent faux. On voit les acteurs jouer, réciter leurs dialogues. On ne voit pas vraiment les personnages. Ce qui les sauve, et encore, c'est qu'il y a une certaine alchimie à l'écran. Leur complicité ne semble pas feinte. L'autre gros souci vient des personnages eux-même et de leur différence. George est bien sympathique mais il en fait des tonnes. Dans le genre lourdaud, il se pose là. Du coup, même quand il est touchant, il m'agace. Le fait d'être un loup-garou est finalement assez peu exploiité puisque sa transformation n'est censée avoir lieu qu'une fois par mois. Le reste du temps, il est un être-humain comme un autre. J'ai presque envie de dire que comparé aux deux autres, il n'a pas à se plaindre. Mitchell, le vampire, est certainement celui qui est le plus exploité à chaque épisode. Il est trop lisse. Il est tiède. Il a été méchant, il est aujourd'hui gentil, et son tiraillement entre l'ancien lui et le nouveau est mal exploité. La série fait ici preuve d'un grand manque d'ambition. Habitués à des séries comme Buffy, The Vampire Diaries ou True Blood, passez votre chemin ! Vous ne trouverez pas votre dose de mythologie nécessaire. Il n'y en a quasiment pas. Et quand il y en a, c'est très cliché, pas inspiré du tout. Quant à Annie, elle est chiante. Elle passe son temps à se lamenter. Au début, on est compréhensif. Ca ne doit pas être évident d'être un fantôme. Mais au bout d'un moment, on a juste envie de la claquer. Elle se bouge sur la fin mais c'est trop tard. Et puis le nouveau "pouvoir" qu'elle se découvre ne me dit rien qui vaille. Du déjà-vu. Concernant les intrigues de chaque épisode, elles sont très redondantes, lentes et souvent trop faciles. Je pense notamment à cet épisode où tout le voisinage croit que Mitchell est un pervers pédophile. Le message sur la différence était si peu subtil que ça en devenait ridicule.

So What ?

   En bref, Being Human ne fait pas partie des grandes séries anglaises du moment. Elle pourrait le devenir si les scénaristes remettaient en question leur travail sur la saison 1 mais on part de loin. Le fait d'avoir vu Misfits juste avant ne doit pas aider dans mon jugement. Visuellement, il n'y a rien d'intéressant. Musicalement, on n'essaye même pas. Scénaristiquement, ce n'est pas ambitieux du tout. On ne peut même pas dire qu'à défaut de profondeur, la série serait un bon divertissement pop-corn puisque l'ennui domine chaque épisode. L'action est réduite à son strict minimum et, il faut bien le dire, le budget ne semble pas très élevé. La BBC aurait pu faire un petit effort. Vous aurez compris que je n'ai pas du tout accroché et que je ne compte pas voir les saisons suivantes dans l'immédiat. En revanche, le remake américain que prépare actuellement SyFy pourrait m'intéresser. La savoir-faire à l'américaine pourrait permettre de transformer l'essai...


// Bonus // Un trailer de la saison 1.