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137 Sekunden // 9 ooo ooo tlsp.

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   Pour son troisième épisode, FlashForward nous fait voyager ! Et j'aime ça. Etant donné que le blackout a été mondial, il est bon de le rappeler en montrant régulièrement d'autres pays que les Etats-Unis d'une manière ou d'une autre. Le premier voyage nous a transporté à Munich en Allemagne, à la rencontre d'un prisonnier de guerre, Nazi, qui prétend posséder des informations capitales sur le blackout. Je dois dire que j'ai beaucoup pensé à un épisode de la saison 1 de Fringe, lorsqu'Olivia et Peter partent à la rencontre de David Robert Jones. Petite sensation de déjà-vu donc, mais une intrigue qui débouche sur une révélation intéressante : les corbeaux meurent. Mais avant cela, nos deux agents du FBI, Mark et Janis, se posent des questions d'éthique, classiques, qui ralentissent sans doute un peu le rythme mais qui sont nécessaires dans un pareil cas. Le fait d'évoquer le nazisme puis la kaballe ancre la série dans une réalité de croyances, de folies sans doute, et cela correspond tout à fait à l'idée que je me fais d'elle. Elle prouve ainsi qu'elle est capable de parler à la fois au grand public et à un public peut-être plus pointilleux, en quête d'un sens plus profond à cette grande histoire. La suite nous dira si cela n'était qu'esbrouffe...

   Le second voyage est directement relié au premier. Il nous emmène au Sud de la Somalie... en 1991 ! Là-bas, comme lors du blackout de 2009, il y eut un jour où les corbeaux sont tous morts au même moment. Un petit garçon berger a pu le constater et a également vu dans le ciel une forme suspecte, qui ressemblait à un corbeau géant mais blanc. Tout cela nous amène à une conclusion très simple : il y a déjà eu un blackout en 1991 mais localisé dans un petit village d'Afrique. Il devait s'agir d'un test grandeur nature de la part de ceux qui sont à l'origine du blackout. Mais les villageois ont-ils eu un flashforward à cette occasion ? A en croire l'expression de l'enfant, non. Il ne s'est pas écroulé. Mais peut-être était-il légèrement en dehors de la zone touché ? L'idéal serait que Mark vienne enquêter dans ce village dès le prochain épisode mais je ne sais pas pourquoi, je ne le sens pas.

   A coté de cette grosse intrigue relativement passionnante, il y avait toutes les petites intrigues, celles qui servent à montrer que la série sait aussi se faire tendre voire romantique car l'amour est tout ce qu'il nous reste en ce bas monde. Oui, le message est aussi simple que cela. Demetri retrouve sa petite-amie (interprétée par la magnifique Gabrielle Union) et celle-ci lui annonce qu'elle s'est vue en robe blanche sur une plage à ses cotés dans son flashforward. Et là, il y a comme un problème. Soit c'est une grosse menteuse, et c'est pour le moment l'hypothèse qui me paraît la plus crédible, soit Demetri est vraiment un être hors-norme qui n'a pas vécu la même chose que le milliard d'autres terriens. En admettant qu'elle mente, quelle en est l'utilité ? Se rassurer ? En tous cas, le morceau de flash que l'on nous montre ne comprend pas Demetri. Elle est seule et sa robe blanche pourrait ne pas être une robe de mariée. Peut-être a-t-elle un peu extrapôler, tout simplement ? Les petites-amies et femmes sont à l'honneur puisque celle du chef s'est vue dans un flash mère d'un petit garçon de six-sept ans alors qu'elle n'en a pas à l'heure actuelle, 6 mois plutôt donc. Vraisemblablement une adoption, celle de l'enfant d'un des collègues morts de son mari. Pour le moment, je ne vois pas trop où cela peut nous mener et en quoi c'est intéressant. Et puis il y a le pote de Mark des alcooliques anonymes qui est toujours persuadé que sa fille est vivante puisqu'il l'a vue dans son flash. Et là, stupeur : elle est bel et bien morte. WTF ? En tous cas, niveau émotion, les scénaristes ont assuré. Ce n'est pas forcément ce que l'on préfère dans la série mais c'est bien aussi d'en avoir un peu.

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// Bilan // Un troisième épisode de FlashForward un peu moins rythmé que les deux précédents, qui se perd dans des histoires secondaires trop sentimentales sans doute nécessaires, mais qui continue d'intriguer et même de fasciner.