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Breaking The News // 9 6oo ooo tlsp.

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   Après un Season Premiere plutôt léger et amusant, ce second épisode nous plonge dans ce que les scénaristes de la série savent faire le mieux : nous émouvoir... jusqu'aux larmes. Brothers & Sisters est officiellement la première série de la saison à m'avoir fait verser quelques larmes et, à vrai dire, ça ne m'étonne pas d'elle. Kitty a donc bien un cancer. Un lymphome. Précision importante car beaucoup de séries ont tendance à sortir la carte "cancer" comme s'il s'agissait d'une seule et même maladie alors qu'il y en a malheureusement une variété infinie. Pour le moment, on ne se lance pas dans des grandes prédictions utilisant les mots "rémission", "incurable" et autres joyeusetés. Et c'est bien bien mieux ainsi. Chaque chose en son temps. La réaction de Kitty est troublante car réaliste. Elle ne s'effondre pas, elle se pose même des questions futiles mais normales ("What about my hair ? I love my hair ! Are they gonna come back curly ? ") et elle ne sait pas comment annoncer la nouvelle à son mari si occupé. Pour la première fois depuis longtemps, Robert a réagi de manière censée et j'espère qu'il en sera ainsi tout au long de la maladie de Kitty. Je pense même qu'il pourrait, à un moment donné, si cela est nécessaire, laisser tomber la course à la place de gouverneur. Ce serait une belle preuve d'amour et il en a beaucoup de retard. Parallèlement à ce bouleversement, il doit gérer une crise inévitable : la crise cardiaque qu'il avait tant tenu à cacher à l'opinion est dévoilée par son principal concurrent. C'est l'occasion d'un nouvel affrontement entre Kevin et Robert, assez réussi dans son genre, et un retour de la politique dans les intrigues principales de la série. Ca m'avait un peu manqué mais c'est sans doute provisoire.

   Par ailleurs, Kevin tente toujours de convaincre Scotty qu'un enfant leur ferait le plus grand bien. La tournure que prennent les choses me paraît déjà plus cohérente que lors du précédent épisode. En réalité, si Scotty émet des doutes sur ce big step, ce n'est pas parce qu'il a peur de la responsabilité que cela représente mais parce qu'il n'est pas certain que Kevin soit prêt. Il travaille beaucoup, Scotty aussi, y'a-t-il alors de la place pour ce bébé ? Comme prévu, Kevin réussit à le rassurer et dans quelques épisodes, un nouveau bébé Walker devrait faire son apparition. J'ai un peu peur honnêtement. Ce n'est pas comme si l'intrigue avait déjà été traitée plusieurs fois, certes sous des angles différents... J'ai beaucoup aimé le dialogue entre Nora et Scotty à ce sujet. Ils partagent rarement des scènes ensemble mais elles sont toujours très belles. Au même titre que les scènes que Nora partage avec son frère Saul d'ailleurs. La dernière, lorsqu'elle s'effondre dans ses bras, est celle qui m'a fait craquer. Comment réagir autrement lorsque l'on apprend que son enfant est malade ? Dire qu'elle le méritait plus parce qu'elle est plus vieille est tellement juste... Je veux dire : c'est évidemment la première chose que n'importe qui penserait à sa place.

   Là où l'épisode est moins réussi, c'est concernant Ojaï. A chaque saison sa nouvelle intrigue autour de l'entreprise, qui finit d'ailleurs toujours pas des révélations fracassantes sur William Walker, décidément une belle ordure. Les scénaristes nous en promettent de nouvelles par le biais d'un personnage mystérieux qui a connu William et qui semble lui en vouloir encore. Et c'est ce bon vieux Ryan qui lui sert d'indic'. Lui aussi est donc bien une saleté. Je pensais qu'il allait éventuellement faire sa rédemption à son retour mais c'est tout le contraire, il en rajoute. Vivement que Rebecca se rende compte de tout ça (je suppose que ce sera la première) ! Je reste quand même très étonné par l'attitude de Ryan. Je ne comprends pas cette haine. Pour moi, elle n'a jamais été suffisamment bien justifiée donc ça sonne faux. Ce n'est de toute façon pas le coté soap de la série que les scénaristes gérent le mieux.

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// Bilan // J'avoue que j'attendais avec une certaine impatience que Brothers & Sisters se frotte au thème de la maladie et ça devait de toute façon arriver tôt ou tard. Et comme prévu, elle le fait avec justesse et émotion, sans blagues vaseuses, sans fantômes, pas comme les autres quoi. C'est (entre autres) pour cela qu'on l'aime.

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