22 septembre 2009

Californication [3x o1]

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Wish You Were Here (Season Premiere) //

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   Cela devient un rituel à chaque rentrée : je me force à regarder le Season Premiere de Californication en repensant à la bien mauvaise saison précédente et j'en ressors convaincu, persuadé que les scénaristes ont compris leurs erreurs et repartent du bon pied. Ce début de saison 3 ne déroge pas à la régle : j'ai apprécié ce premier épisode. Il nous renplonge efficacement dans le bain avec une scène d'introduction plutôt réussie, qui inaugure une Becca sans doute un peu plus trash cette saison. La voilà qui pique l'herbe de son père ! Elle n'aurait jamais fait ça en saison 1. Ensuite, il a fallu se coltiner le générique de la série, toujours aussi mauvais. Et puis les scénaristes ont su introduire la rimbabelle de nouveaux personnages efficacement tout au long de l'épisode. Leur atout majeur est d'être interprété par des acteurs de renom, parmi lesquels Peter Gallagher (Newport Beach), Kathtleen Turner, Jason Beghe et Diane Farr. Pas mal ! On met en place doucement l'intrigue qui va sans doute occuper une partie de la saison et qui a été annoncée via le poster promotionnel de la saison : Hank va devenir professeur à l'université (et va se taper ses jeunes et jolies étudiantes). Je suis curieux de voir ce qui va amener le doyen Stacy Koons à l'engager alors qu'a priori, ils se détestent déjà ! Je veille à la cohérence puisque ce n'est pas le point fort de la série...

   Parmi les nouveaux personnages, la femme qui résiste à Hank (une espèce rare) me plaît déjà beaucoup. Elle est maligne, ça va le changer des belles idiotes qu'il a l'habitude de "fréquenter". En revanche, l'ancien alcoolique qui replonge par la faute de Hank m'agace déjà beaucoup. On dirait une resucée du bien lourd Ashby de la saison 2. Son petit délire en plein dîner avait pour unique but de remplir le quota de gens à poil de l'épisode. Et puis il y a la nouvelle patronne de Charlie qui m'inspire beaucoup de bonnes vibes. Elle est vieille, libertine, vulgaire, imposante et elle devrait secouer un peu les intrigues ronflantes du meilleur pote de Hank. Tout ce que j'espère, c'est que sa période porno est loin derrière lui parce que c'était sûrement l'une des plus mauvaises storylines de la saison 2. J'aime toujours autant Marcy et son franc-parler agrémenté d'inombrables "fuck". J'espère qu'on la verra un peu plus cette saison. Inévitablement, il a fallu que Karen apparaisse dans les dernières minutes. L'occasion de rabacher une fois de plus les mêmes lieux communs sur sa relation avec Hank. Ce n'est pas elle que je déteste, c'est elle avec Hank. Leur couple a toujours été intéressant mais il tourne en rond inlassablement. J'aimerai qu'elle reste à New York un petit moment, de façon à ce que la série évolue enfin. C'est elle qui l'en empêche. Et désolé pour Natascha McElhone. Elle n'y est pour rien.

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// Bilan // C'est plein d'espoir que je complimente ce Season Premiere de Californication. Il met en place de nouvelles intrigues et de nouveaux personnages qui pourraient permettre enfin à la série d'évoluer positivement. Le tout est ni trop vulgaire ni pas assez, un bon équilibre à conserver. 


Bored To Death [Pilot & 1x o2]

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Stockholm Syndrome // The Alanon Case

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What About ?

La vie mouvementée mais drôle d'un écrivain alcoolique et dépendant à la drogue qui prêtend être détective privé, à l'image des personnages de ses romans. Déprimé depuis que sa petite-amie l'a quitté, il ne lui reste plus que ses "amis", tout aussi paumés que lui...

Who's Who ?

Jason Schwartzman, qui interpréte le héros de la série, Jonathan Ames, gagne vraiment à être connu ! Je l'avais adoré dans l'excellent film de Wes Anderson Darjeeling Limited. et surtout dans le court-métrage qui précédait le film, Hotel Chevalier, un bijou ! C'est donc avec grand plaisir que je le retrouve dans Bored To Death, dans un rôle pas très éloigné de celui qu'il tenait dans ce film. Il a un charme fou, et ce malgré sa coupe hideuse de chien mouillé. A ses cotés, on retrouve un acteur formidable qui a prouvé grâce à son rôle dans Damages qu'il valait bien mieux que celui du marrant de service dans diverses sitcoms de plus ou moins bonne qualité (Cheers, Becker, Help Me Help You) : le grand Ted Danson. Il interpréte ici le patron et ami de Jonathan, qui a tendance à se servir de lui comme d'un passe-temps car lui aussi s'ennuie à mourir... On a dû mal à oublier Frobisher mais ça viendra sans doute. Et puis le troisième rôle important de la série est tenu par Zach Galifianakis, vu très récemment dans le carton du cinéma américain The Hangover (Very Bad Trip). C'est le meilleur ami de Jonathan, un peu paumé mais sans doute plus censé. Quelques guests-stars féminines sont attendues au cours de la saison 1, parmi lesquelles la divine Parker Posey ! Autant dire que HBO a réussi à réunir un beau casting.      


So What ?

Après Hung cet été, HBO mise à nouveau sur le format 26 minutes qui réussit tant à Showtime depuis quelques années. Moi qui n'en suis pas vraiment fan, j'avoue que je commence à m'y habituer. Il faut dire que Bored To Death, outre son casting, a de beaux atouts pour convaincre, à commencer par son atmosphère extrêmement chaleureuse. Le quartier New Yorkais de Brooklyn est trop rarement utilisé à la télévision, il a pourtant un pouvoir incroyable quant il s'agit d'installer les personnages dans un décor intime et feutré. Grâce à cela et à bien d'autres choses, on se sent tout de suite proche du personnage principal et on entre dans sa vie discrétement, avec une certaine pudeur. Tout commence par une rupture puis en découle une forme de dépression singulière, qui passe par l'alcool et la marijuana, et par un fantasme de devenir quelqu'un d'utile au monde. Le choix de Jonathan de se tourner vers la profession de détective est amené de manière peu subtile et sans véritable explication. Il faut dire que les scénaristes ont également choisi de ne pas trop en dire, notamment sur les personnages secondaires, en nous laissant deviner qui ils sont vraiment pour le héros. En cela, le pilote est assez déstabilisant et manque de peu d'être raté.

S'il s'agit bien d'une comédie, le ton choisi est délibérément loufoque, surtout dans le second épisode lorsque les personnages de George et Ray se dévoilent davantage. L'un accepte de faire une coloscopie par amour (oui oui) tandis que l'autre tente en vain de gérer son addiction pour le viagra et cherche un moyen de cacher son herpès (rien que ça). Plusieurs scènes sont donc irrésistiblement drôles et l'on s'attache très rapidement à ce trio de choc. Les dialogues sont soignés, amusants et intelligents à la fois. Les deux premières enquêtes de Jonathan m'ont grandement rassuré. J'avais peur que tout ce bel apparat cache un cop-show simpliste mais on en est loin. Ce n'est pas Castle par exemple. L'intérêt ne réside pas tellement dans les affaires que traite Jonathan mais dans sa manière de les traiter ! Totalement inexpérimenté, il fait bourdes sur bourdes et sa maladresse est très touchante. Après avoir visionné les deux premiers épisodes, je n'ai qu'une envie : voir les huit suivants ! Il y a étrangement quelque chose d'addictif dans cette nouvelle série...

 

En bref, Bored To Death était prometteuse sur le papier et en images, elle ne déçoit pas une seule seconde. Le pilote est un peu bancal mais le second épisode est un délice. Elle réussit à imposer ses personnages et son univers en très peu de temps et, sauf mauvaise surprise, elle devrait faire partie de la short-list des séries de l'automne à ne rater sous aucun prétexte !

 


 

// Bonus // Une bande-annonce...

 

Posté par LullabyBoy à 12:20 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
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