21 avril 2009

Prison Break [4x 17]

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The Mother Lode // 3 4oo ooo tlsp.

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   Comme souvent, j'ai lancé l'épisode de Prison Break avec la peur de m'ennuyer profondément et, comme il était tard, de carrément m'endormir. Vous serez certainement ravi d'apprendre que je suis allé au bout des 42 minutes sans bailler et je me suis même surpris à être pris dans l'action, parfois. La série ne m'a absolument pas manqué pendant son absence de quatre mois, j'espérais même secrétement que la FOX décide de ne pas diffuser ces derniers épisodes, ce qui m'aurait permis d'avoir une bonne excuse pour ne pas les commenter ! Mais elle est revenue, dans l'indifférence générale, et je me dois d'aller jusqu'au bout. Pour vous ! Regardez comme je me dévoue. Si les prochains épisodes sont de la même trempe que celui-ci, alors ça devrait être un peu moins insoutenable que prévu...

   La vraie bonne idée de cette fin de série, c'est l'arrivée de la mère de Lincoln et Michael. Kathleen Quinlan est convaincante dans son rôle et il est suffisamment mystérieux pour mériter notre intérêt. Comme avec beaucoup de personnages de la série, on ne sait pas si l'on a affaire à une bonne ou à une méchante. Elle mène des doubles voire triples jeux qui font que l'on ne s'est pas absolument pas comment la situer. Je pense quand même que in the end, elle sera bonne. Pour le moment, on nous la présente comme une femme très intelligente, peut-être même plus que Michael, et sans pitié, contrairement à lui. Elle n'hésite pas une seconde à faire tuer des hommes pour arriver à ses fins. Il semblerait même qu'elle sera prête à voir Lincoln mourir pour que son plan fonctionne. Je suppose que c'est encore un cliff mensonger qui va être résolu par un battement de cil ou un claquement de porte dans les premières secondes du prochain épisode. A coté de ça, Lincoln fait encore et toujours preuve d'une grande stupidié. Il est définitivement irrécupérable. Le trio formé par T.Bag, Mahone et Self est sans grand intérêt. Petite question : qui est la femme sur la photo destiné à Self ? Sa femme ? Parce que sa mère, pas possible, trop jeune. Sa soeur peut-être, mais elle n'a pas un visage porcin, ce serait un drôle de choix de casting. Pas de traces de Gretchen sinon. De toute façon, on peut être sûr de la voir débarquer incessament sous peu. Puis l'escapade en camion de Michael et Sara était à peu près palpitante. Je n'ai pas compris comment l'homme de main de Cristina a pu les retrouver. Soit on aura jamais d'explication à ça, soit on en aura une pas du tout crédible. Et pour une fois, j'ai ressenti une légère complicité entre Sarah Wayne Callies et Wentworth Miller. Je n'irai pas jusqu'à parler d'alchimie !   

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// Bilan // Contre toutes attentes, cet épisode de retour n'était pas entièrement à jeter. Les grosses ficelles sont toujours là, la musique insupportable aussi, mais le personnage de Cristina apporte un petit plus pas négligeable.

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Desperate Housewives [5x 19]

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Look Into Their Eyes and You See What They Know // 13 65o ooo tlsp.

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   Ils l'ont fait ! Ils ont tué Eddie Britt ! Une impression de déjà-vu ? C'est normal. Ma précédente review commençait mot pour mot comme ça. J'y mettais un petit bémol car on ne sait jamais ce qui peut se passer à Wisteria Lane. J'enlève trois semaines après le bémol : elle est bien morte et ses cendres virevoltent entre les herbes et les picket fences du quartier qu'elle a tant aimé. Pour l'occasion, l'entiéreté de l'épisode lui est consacrée. C'est la moindre des choses. On reprend à peu de choses près le système utilisé pour le 100ème épisode il y a peu de temps, qui reprenait lui-même le concept de l'épisode Mirror, Mirror, encore un peu plus tôt dans la saison 5. Pour l'originalité, on repassera. Cependant, c'était le meilleur moyen de rendre hommage au meilleur personnage de la série. Celui qui ne nous a jamais déçu et qui a su se faire une place dans nos coeurs petit à petit. Elle va nous manquer Eddie. Je dirais même que la série ne sera plus tout à fait la même sans elle. Et comme elle n'est plus que l'ombre d'elle-même depuis quelques temps, le pire est à venir...

   De tous les flashbacks de cet épisode, c'est celui avec Lynette qui m'a le plus marqué. C'était le plus émouvant et il a réparé, de manière forcément superficielle, une grosse erreur de la saison 4 : avoir traité le cancer de Lynette comme s'il s'agissait d'une vilaine grippe. On sent vraiment qu'elle est affaiblie et qu'elle a perdu goût à la vie. C'est là qu'Eddie vient lui remonter le moral de la manière la plus Britienne qui soit : un bar, des mecs en chaleur et de la musique. Et le tour est joué ! C'était drôle et touchant, je retiendrais cette petite phrase : "You are the strongest person I know. You're even stronger than me (...) Screw cancer ! You are Lynette Scavo." A contrario, le flashback avec Bree était sans doute le moins réussi. On sentait bien le rafistolage parce qu'il fallait bien raconter quelque chose sur elles deux. Alors on invente qu'Eddie, lorsqu'elle a été bannie de Wisteria Lane, s'est retrouvée à habiter à quelques kilomètres de la prison où était incarcéré Orson et en a profité pour lui rendre quelques visites puisque Bree, elle, ne le faisait pas. Et d'une certaine manière, c'est elle qui a permis au couple Hodge de ne pas mourir malgré cette terrible épreuve. Soit... Et je retiens cette ligne de dialogue : "My boobs are impressive but they can't bend iron bars".

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   Le flashback d'Eddie et Gabrielle était amusant, dans un premier temps, et émouvant, dans un second temps. Le petit concours de bitch pour savoir laquelle des deux réussirait à se faire le plus payer de verres en une heure était drôle. C'est peut-être la seule fois où l'on a vu la "vraie" Eddie de l'épisode. Je veux dire par là la Eddie que l'on a daigné nous montrer depuis 5 ans. Parce que même si elle a su montrer de temps en temps un peu d'humanité et de compassion, notamment en fin de saison 3, lorsqu'elle a été chargée de combler l'absence de Bree/Marcia Cross, de manière générale, on retient surtout d'elle ses bons mots, ses footing moites et ses jupes raz-la-salle-de-jeux. On veut presque nous la faire passer pour une sainte maintenant. J'aurais aimé voir davantage de cette Eddie-là avant qu'elle ne meurt. Pour ça, il aurait fallu lui accorder plus de temps d'antenne... Toujours est-il que lorsqu'Eddie parle de sa jeunesse qui s'enfuit, de sa peur de la mort et de cette conviction depuis qu'elle est tout petite qu'elle ne vivra pas au-delà de 50 ans, l'émotion est à son apogée. Et Nicollette Sheridan est convaincante, ce qu'elle n'est pas toujours dès qu'il s'agit de jouer sur la corde sensible. "I'm never gonna be old (...) Live it up today cause you're not gonna have a lot of tomorrows".

   Le flashback partagé avec Susan est à l'image de leur relation : de l'amour à la haine. Cela a toujours été ainsi. Elles se détestent mais au fond elles s'adorent. On découvre qu'à l'arrivée d'Eddie dans le quartier, elles étaient amies. Mais ça n'a pas duré bien longtemps puisque Susan lui a vite reproché ses penchants pour les hommes mariés. C'est d'ailleurs elle qui lui annonçait que Karl la trompait avec sa secrétaire... "Hi ! I'm the whore that lives down the street. Can I borrow a cup of condoms ?". A coté de ça, l'idée du road-trip pour lier tous ces flashbacks était bonne. Peut-être aurait-elle mérité une réalisation un peu moins académique et étouffée mais il ne fallait pas trop rêver. Ca fait un moment que ce genre de détails n'est plus tellement soigné par les réalisateurs de la série. Au bout du compte, les housewives, accompagnée de Mrs McCluskey (autre bonne idée mais qui coulait presque de source puisque c'était elle sa vraie meilleure amie !), se rendent à l'école de Travers, le fil d'Eddie qui a bien grandi (un peu trop même, non ?) pour lui annoncer la terrible nouvelle. Il ne semble pas plus affecté que ça puisqu'elle ne s'est jamais vraiment occupée de lui. C'était l'occasion d'un dernier flashback émouvant avec Mrs McCluskey, sur la perte de leurs fils : Eddie parce qu'elle savait qu'elle ne ferait pas une bonne mère et Karen par le coup du sort. L'épisode se termine par la dispersion des cendres d'Eddie sur Wisteria Lane. Toute l'émotion est dans la voix-off, celle d'Eddie exceptionnellement (si seulement elle pouvait prendre la place de Mary Alice !!!). "As I look down on the world, I began to let go off it. I let go off white picket fences, cars and driveways, coffee cups and vacuum cleaners. I let go off all those things which seem so ordinary. But when you put them together, they make up a life. A life that really was a one of a kind. I tell you something : it's not hard to die when you know you have lived. And I Did. Oh, hell I lived !". **larmes** 

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// Bilan // Les quelques mots des housewiwes définissant Eddie résument bien cet épisode : "Sexy", "Perceptive", "Strong", "Beautiful"... "One of a kind" ! Une page se tourne à Wisteria Lane... Pourquoi ai-je l'impression que c'est ici que s'achève la série ?

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