10 janvier 2009

La vie est à nous [Interview]

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J'ai eu la chance d'interviewer pour le site Allociné Séries quelques acteurs de La Vie est à nous, ainsi que le producteur et le scénariste...

AlloCiné Séries : Comment avez-vous réagi quand vous avez appris que "La vie est à nous" serait diffusée dans la case historique de "Sous le soleil" ?
Nicolas Berger Vachon (alias Nicolas) : Avec beaucoup d'humour ! Non... (rires) On l'a su il y a deux mois à peu près donc ça n'a pas joué sur l'écriture de la série. En termes de longévité, on espère avoir le même succès évidemment !

Peut-on faire un rapprochement entre les deux séries ?
Thomas Seraphine (alias Mathieu) : On a eu plus de liberté je crois. Les conditions de tournage ne sont pas les même. On a eu plus de temps pour tourner nos épisodes. Puis nous, les acteurs de la série, nous nous sommes vraiment impliqués. On n'a pas simplement récité nos textes appris par coeur. On y a mis un peu de nous.

La série s'inscrit-elle dans le renouveau de la fiction française dont on parle beaucoup en ce moment ?
Marc Chayette (producteur) : Oui, déjà ce n'est pas une série policière ! Le ton est résolument moderne, les thèmes traités et le langage des personnages est très actuel.

Avez-vous parfois improvisé au niveau des dialogues ?
Thomas Seraphine : Ils ont été tellement bien écrits par Stéphane Keller que l'on a pas eu à modifier nos textes ! Il nous est arrivé de changer deux-trois choses mais de là à parler d'improvisation, non.

Comment avez-vous choisi vos personnages, vous avez dû suivre un cahier des charges particulier imposé par la chaîne ?
Stéphane Keller (scénariste) : Non. Au début, il y a eu toute une période de tâtonnement où l'on ne savait pas très bien encore s'il s'agissait de la suite de La Vie devant nous ou d'une toute autre série. Ayant beaucoup travaillé sur la première série, dans ma tête, au début, il s'agissait des même personnages. Par la suite, quand on a changé leurs prénoms, j'ai pu passer à autre chose et ne plus penser aux premiers personnages mais bien aux nouveaux. Ceux-là sont plus matûres, leur psychologie est différente malgré des similitudes.

Pourquoi pas la suite de "La vie devant nous" justement ?
Marc Chayette : Il y avait un décalage d'âge donc on ne pouvait pas faire exactement une suite. C'est une suite sans en être une. C'est un spin-off, une série dérivée en quelques sortes. Puis il y a de nouveaux comédiens qui ont rejoint la première équipe et d'autres qui sont partis.

Comment définiriez-vous cette nouvelle série ?
Thomas Seraphine : Ce n'est pas une série manichéenne. Il n'y a pas les bons d'un coté, les méchants de l'autre. Tous les personnages font des erreurs à un moment donné. C'est à la fois grave et léger. C'est proche de la vie, la vraie. Les histoires ne sont pas trop extravagantes. Puis c'est moderne. On évoque les rencontres sur internet à travers mon personnage par exemple. La série est fine, bien ficelée.
Stéphane Keller : Les personnages sont vrais sans être caricaturaux. Puis sur 24 épisodes, ils ont le temps d'évoluer, de grandir. Ils deviennent de plus en plus riches intérieurement et de plus en plus attachants. De plus en plus soudés aussi malgré les disputes et les divergences d'opinion. Ils ne se polissent pas, ils prennent des aspérités.

Quelquepart, ils refusent tous de grandir, non ?
Stéphane Keller : C'est le propos de départ. Ils savent tous qu'il leur faut sauter le pas. Ils ne sont pas dupes. "Est-ce qu'on se met en couple ? Est-ce qu'on fait un enfant ? Profitons de nos derniers instants d'insouciance !" Voilà un peu leur état d'esprit. Ils sont tous dans une période de transition dans leurs vies. Ce moment un peu magique que l'on a tous vécu.
Marc Chayette : Il y a une vraie difficulté pour la nouvelle génération à entrer dans la vie active. Le chômage, trouver un logement... C'était la demande de la chaîne de traiter de ces sujets, d'être au plus proche des réalités. C'est aussi pour ça que l'on s'est démarqué de la première série. A l'époque, il s'agissait de jeunes lycéens du 16ème qui vivaient dans un cocon. Là on est dans un éclatement social. Ils doivent se débrouiller tous seuls. Ils n'ont plus papa maman derrière eux. La série est donc parfois légère mais toujours ancrée dans une réalité sociale.
Charlie Nune : C'est pas facile d'avoir 30 ans aujourd'hui. Tous les personnages réagissent différement face à cette réalité qui les opressent. Certains sautent le pas, d'autres refusent. Certains retournent même en arrière.

Y'a-t-il une scène qui vous a particulièrement marqué ?
Charlie Nune : Oui, le coming-out de Kelly par exemple. C'est une scène formidable, énorme en comédie et en émotion. Mais il y en a beaucoup d'autres. Certains épisodes sont mémorables.

Propos recueillis le 11 Décembre 2008 pour le site AlloCiné Séries


Grey's Anatomy [5x 1o]

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Wish You Were Here // 13 7oo ooo tlsp.

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   Les épisodes se suivent et ne se ressemblent pas. Je louais la qualité de l'épisode précédent, All By Myself, car les scénaristes avaient réussi à construire un ensemble cohérent en utilisant à bon escient les nombreux personnages de la série. Pour celui-ci, c'est presque le contraire. Il y a tant de personnages qui ne servent plus à rien ! George évidemment, mais on sait maintenant que c'est une punition pour son comportement exécrable sur le plateau, et puis Sadie, la petite nouvelle qui a dû mal à se faire une place bien à elle. Elle reste encore un mystère qu'il me tarde de percer. Depuis que tout ou presque va bien dans leur couple, Meredith et Derek ne servent pas à grand chose non plus. Surtout Derek. Je préfère ça plutôt que de les voir se séparer tous les trois épisodes mais il serait bon de leur trouver une intrigue ensemble intéressante. Celle qui est développée dans cet épisode partait d'une bonne idée mais le résultat n'est pas fameux. Ils doivent s'occuper d'un patient serial-killer à ses heures perdus et le traitement que Derek lui réserve n'est pas habituel. Il refuse de lui donner de la morphine alors qu'il souffre le martyre. Meredith n'est pas d'accord avec ce choix et le fait clairement savoir. Hunt et Cristina s'en mêlent et comme les deux médecins ne peuvent plus se sentir (comprendre Cristina et Meredith) cela complique forcément les choses. C'était pas si mal ficelé mais ça ne donne rien de transcendant. Ni émotion, ni agacement. Puis la raison de Derek pour expliquer son comportement tombe comme un cheveu sur la soupe. Son père a été tué tragiquement bla bla bla. Depuis le temps qu'ils sont ensemble, Meredith devrait déjà le savoir ! Quant à la relation de Hunt et Cristina, elle continue de stagner ! Un coup c'est lui qui fait a gueule, un coup c'est elle. Eh ben on n'est pas avancé !

    Ensuite bien-sûr, il y a le cas Izzie et son fantôme. Une fois de plus, les scénaristes repoussent l'explication de ses hallucinations à plus tard et ça commence à devenir plus qu'énervant. Une telle histoire n'aurait jamais dû durer si longtemps. Le pire, c'est que j'ai l'impression que ça va encore durer un moment ! Alex, toujours aussi con, ne se rend compte de rien. Izzie lui fait part de ses troubles et il prend ça à la rigolade. J'avais envie de le baffer. On dirait qu'il le fait exprès, c'est insupportable ! Puis alors le Denny qui est toujours dans un coin en arrière-plan, c'est plus possible non plus. Mettez un terme à cette mascarade et vite ! Si j'avais tendance à défendre l'idée au départ, pour son coté impossiblement romantique, je ne peux plus. Du coté de Lexie et Sloan, ça se confirme : ils vont bientôt former un couple officiel ! On attend toujours la réaction de Derek et de Meredith. Le duo Callie/Sloan m'a beaucoup amusé. Pas d'avancement en revanche pour l'éventuel couple Callie/Sadie. La dernière continue d'aguicher la première. La première résiste encore.

   Encore un nouveau personnage ! Eh oui. Un médecin que l'on avait jamais eu auparavant a eu une attaque et est mort sur le coup. Il a donc fallu le remplacer. Elle s'appelle Arizona Robbins (j'adore ce nom) et elle est interprétée par Jessica Capashaw. Sa seule intéraction dans l'épisode est avec Bailey, qui voit son arrivée d'un mauvais oeil. C'est un peu dommage car on a un peu de mal à la situer dans tout ça du coup. Pour combien de temps est-elle là ? Point de Dr Dixon en revanche cette fois. Dommage, je l'aime bien. Et puis maintenant que je me suis mis à Battlestar Galactica, ça me fait plaisir de découvrir Mary McDonnell dans un autre rôle. Un dernier truc qui m'a plutôt plu dans cet épisode : les peurs de Richard. Comme il le dit si bien, son hôpital est en train de tomber en ruine et il ne sait pas quoi faire pour arranger les choses. Espérons qu'il trouve la solution vite car les audiences aussi tombent en ruine !

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// Bilan // Cette 5ème saison de Grey's Anatomy est décidement très inégale. Les bons, les mauvais et les moyens épisodes se succèdent et on ne comprend plus très bien ce qui se passe. Où est passée la redoutable efficacité de la série ?

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