06 janvier 2009

Brothers & Sisters [3x 11]

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A Father Dreams // 9 2oo ooo tlsp.

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   Je me demande parfois si les scénaristes qui ont recours aux rêves pour pimenter leurs intrigues savent véritablement de quoi ils parlent, s'ils ont eux-même déjà rêver ou cauchemarder. On le sait tous : ce monde à part est souvent très flou, il marche par codes, par significations cachées. Dans les séries, le protagoniste voit toujours très bien ce qui se passe et distinctement les visages de ceux qui l'entoure, il fait toujours parti de son propre rêve et, surtout, tout est clair comme de l'eau de roche. Ca se passe rarement ainsi dans la réalité (alternative). Pourquoi j'en parle là ? Parce que ça m'a un peu agacé dans cet épisode. Déjà, le fait que les scénaristes de la série aient recours à ce procédé est assez étonnant dans une série si réaliste. Ca ne me choque pas quand Grey's Anatomy le fait. En revanche, ça ne colle pas à l'esprit de Brothers & Sisters pour moi. En plus, c'était assez mal maîtrisé, bâclé, facile. Kevin vit mal le fait de savoir qu'il est le père biologique d'Elizabeth. Il commence alors à rêver, la fièvre aidant (et on sait tous que la fièvre fait délirer et non voir des choses si proches de la réalité), et à péter un boulon qui le fait quitter mère et mari pour une escapade avec son frère Justin. Je crois que quitte à utiliser les rêves, autant aller jusqu'au bout et pousser à fond le délire. Là, c'est finalement assez plan plan et à peine drôle. Ca aurait pu l'être beaucoup plus. Le dernier rêve -salvateur- arrive comme un cheveu sur la soupe : Kevin mange une glace avec Elizabeth qui a bien grandi et se rend compte qu'il n'a pas à avoir peur, que tout va bien se passer. Trop facile et pas crédible du tout. Vient se greffer à cela un Balthazar Getty Tommy insupportable qui nous sort le grand jeu pour s'affirmer en tant que père d'Elizabeth puisqu'il demande à Kevin de signer un papier qui lui retire la paternité de la petite fille. Réaction qui ne m'étonne pas de lui. Et puis il y a aussi Scotty qui tente de trouver sa place dans tout ça, tant bien que mal. Kevin et lui envisagent d'avoir un enfant un jour. Bien mignonnet, comme d'hab'. Bref, cette intrigue aurait mérité d'être narrée différemment même si on sent bien que les scénaristes ont simplement voulu faire original sans y parvenir réellement.

   A coté de ça, on a plein de mini-intrigues traitées un peu à la va-vite mais pas inintéressantes du tout. Justin, par exemple, se rend compte qu'il est temps pour lui de quitter môman afin de trouver sa voie après qu'il se soit rendu compte que son neveu, le petit Cooper, le considérait comme un branleur qui passait ses journées devant sa console de jeux. Ce qui est vrai. Il parle alors de ses peurs de quitter le nid et de retomber dans la drogue puisque la dernière fois qu'il a tenté cette expérience, il s'est retrouvé en cure de désintox' ! C'était touchant et Justin est un personnage terriblement humain, qui inspire toujours beaucoup de compassion (je n'ai pas dis pitié !). Dommage que Rebecca ne soit pas inclus à cette storyline. Elle avait quand même son mot à dire ! Je suppose qu'elle donnera son avis dans le prochain épisode. Une fois de plus, les frères et soeurs se sont réunis pour aider du mieux qu'ils le pouvaient leur petit frère, notamment Sarah, et c'est le genre de scène qui fait chaud au coeur.

   Enfin, Nora, grâce à Saul, retrouve un vieil "ami" à elle, Roger, avec qui elle avait flirté il y a bien longtemps lorsque son mariage avec William n'en était qu'à ses balbutiements. Il lui rappelle combien elle était soumise et mise à l'écart à l'époque. Alors elle le déteste. Nulle doute qu'elle va très vite en faire son quatre heures ! Saul aurait bien aimé en faire autant d'ailleurs. Alors le concernant, c'est bien simple : les scénaristes n'en finissent plus de faire traîner en longueur la rencontre avec son petit-ami. On entend parler de lui mais on ne le voit pas ! Il faudrait se décider ... Toujours à l'écart du reste, bien qu'ils rendent visite à Kevin, Kitty et Robert refont équipe le temps que le conseiller en com' se remette et ils se souviennent alors combien c'était bien à l'époque. Bon, c'était il y a trois mois en réalité, pas de quoi tomber dans la nostalgie. Mais c'est l'occaison de refaire l'amour sauvagement, chose qui semblait manquer à Robert. Bon, ça ne servait pas à grand chose mais c'était relativement sympathique.

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// Bilan // Les intrigues importantes de la saison sont toujous mises de coté pour traiter de choses mineures, d'où une certaine frustation. Ce n'est pas mauvais mais ce n'est pas le B&S que j'adore.

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Eli Stone [2x o9]

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Two Ministers // 3 8oo ooo tlsp.

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   C'est ainsi qu'Eli Stone nous quitte provisoirement : sur un saignement de nez. C'est triste je trouve. Voilà une série qui méritait bien mieux que ses piètres performances depuis la rentrée. D'ailleurs, elle est la 14ème série préférée des critiques US pour le deuxième semestre de l'année 2008, devant Desperate Housewives, Fringe, Californication, The Mentalist ... et derrière House, Dexter, Pushing Daisies, 30 Rock ... Plutôt pas mal pour une série méconnue. Comme pour Dirty Sexy Money et Pushing Daisies, il va falloir (longuement) patienter pour découvrir les 3 derniers épisodes de la série. L'été prochain ? Sans doute. Plutôt rageant.

   L'épisode n'était pas parmi les meilleurs. Dans un sens, c'est pas plus mal. Ca permet de regretter un peu moins la série et de rendre l'attendre légèrement plus vivable. D'un autre coté, la quitter sur une belle note est appréciable aussi. Donc un peu déçu. Le problème, c'est que, pour une fois, tout était très prévisible. Je l'avais d'ailleurs dit dans ma précédente review : si Beth ne se marie finalement pas avec Nate, c'est à cause d'Eli et des sentiments qu'elle a toujours pour lui. C'était couru d'avance, l'idée perd donc de son charme. Elle était pourtant assez bonne ! L'engeulade finale entre Nate et Eli était très forte, aussi forte qu'injuste d'ailleurs. Nate s'en prend à son frère et on le comprend mais Eli n'y est pour rien. Au contraire même, Nate lui doit beaucoup. Le personnage de Beth est un peu trop lisse à mon goût et pas très intéressant. Mais la bonne surprise c'est que l'on ignorait qu'elle savait si bien chanter ! Joli moment musicale bien que la chanson en question soit dégoulinante de bons sentiments. Je pensais que le fils de Beth allait entrer dans l'intrigue à un moment donné mais non. Dommage, ça aurait pu être une piste intéressante.

    Le reste de l'épisode est partagé entre deux storylines mollassonnes : Taylor et Matt s'inquiétent pour leur bébé qui semble avoir quelques problèmes (on apprend à la fin que tout va bien) et le duo Eli/Keith qui reprend du service sur une nouvelle affaire finalement assez classique où une femme pasteur a fraîchement changé de sexe pour devenir un homme, chose que sa paroisse n'accepte pas, il s'est donc fait remercier. Quand je dis que cette histoire est classique, c'est dans le sens où toutes les séries judiciaires ont eu au moins une fois une affaire similaire. Ally McBeal en a eu, je m'en souviens, et d'autres également. C'est très bien d'en parler mais on tombe systématiquement dans les même discours. Keith a montré un point de vue très limite assez représentatif d'une partie de la population et c'est le seul truc "original" que je retiens de cette affaire. Il y a aussi les apparitions de Stéphanie Niznik (Everwood, Life Is Wild ...) en avocate qui ont retenu mon attention. Elle est vachement plus crédible les cheveux bruns n'empêche ^^

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// Bilan // Un épisode qui me semble avoir été un peu bâclé. Il était prometteur, vu le cliff' du précédent épisode, et il n'a finalement été que très prévisible. A dans quelques mois, Eli ...