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   "Tu vas voir, Battlestar Galactica est une série absolument géniale, une des meilleures de ces dernières années ! Puis c'est pas que de la science-fiction". Voilà en gros ce que j'entends et lis depuis plusieurs années maintenant sur la fameuse Battlestar Galactica, remake d'une série des années 70 du même nom. Profitant de la trève hivernale, je me suis donc lancé dans le visionnage du copieux pilote de la série. 3h ! En réalité, à sa diffusion, le téléfilm a été divisé en deux épisodes d'1h3o. Mais ça, je l'ignorais à ce moment-là. Je me suis donc enfilé les 3 heures du pilote d'affilée et je dois dire que ce fut long, très long. Mais bon aussi, plutôt bon. Je précise d'abord que je ne suis pas un habitué des séries de science-fiction. Je n'ai pas vu le moindre épisode de Star Trek, ou tout autre série se déroulant dans un vaisseau spatial. Ca ne m'a jamais attiré, allez savoir pourquoi. J'avais donc quelques appréhensions qui se sont vite envolées. Comme un geek en devenir, j'ai même ressenti une sorte d'excitation à l'idée de montée à bord du vaisseau Galactica. Mais alors, de quoi ça parle ? 

18462883_w434_h_q80   Le commandant Adama est sur le point de partir à la retraite et son vaisseau spatial, le Battlestar Galactica, également. Il va être transformé en musée, mémorial d'une guerre qui a opposé la race humaine aux Cylons, des robots créées par les humains qui se sont retournés contre leurs maîtres il y a 50 ans. Un beau jour, sans que l'on sache pourquoi, ils rompent cet armistice et attaque les douze colonies humaines à coups d'explosions nucléaires. Le Battlestar devient alors le refuge des derniers humains, dont la dernière chance de survie est de trouver une légendaire planête appelée la Terre. J'espère avoir été à peu près clair. Difficile de résumer les enjeux d'une pilote si dense. Un élément à ne pas négliger et qui risque d'avoir de l'importance dans la suite de la série, c'est que les Cylons peuvent prendre une apparence humaine. Il en existe précisément 12 modèles, dont un particulièrement marquant : le numéro 6, qui prend la forme d'une blonde pulpeuse interprétée par Tricia Helfer. On découvre d'autres modèles dans le pilote mais je ne peux pas vous en dire plus. Je vous en ai même déjà trop dis !

   Malgré ou grâce à ses longueurs, le pilote plante parfaitement l'histoire et l'atmosphère de la série. Tout est relativement simple à comprendre alors que sur le papier, cela semble alambiqué. On n'échappe évidemment pas aux scènes de science-fiction typiques où les vaisseaux spatiaux s'entrechoquent, se suivent et se poursuivent, explosent ou se désintégrent. Ces scènes censées être prenantes sont certainement celles qui m'ennuient le plus. D'autant que les personnages sont encore trop frais pour être déjà tués. On n'a pas vraiment peur pour eux. Les conversations avec le commandant de bord, les ordres, les communications qui se brouillent ... tout ça a tendance à plus m'agacer qu'autre chose et ça représente une partie non négligeable de ces 3 heures. Je suppose qu'il va falloir faire avec car ce ne seront pas les dernières. L'autre petit point négatif que j'aimerais mettre en avant concerne les personnages. Outre le fait qu'il y en ait beaucoup, j'ai eu bien du mal à m'attacher à eux pour le moment. Hormis l'ancienne ministre de l'éducation devenue présidente des douze colonnies, Laura Roslin (Mary McDonnell, actuellement dans Grey's Anatomy), et peut-être Numéro Six, absolument fascinante, les autres m'ont laissé de marbre. Starbuck par exemple (Katee Sackhoff), qui s'impose déjà comme une des figures les plus emblématiques de la série, m'agace par bien des cotés. C'est certainement ce cliché de la fille masculine, qui n'a peur de rien et qui fonce. Elle est présentée de manière trop caricaturale à mon goût. Les jeunes hommes du vaisseau ne me sont pas très sympathiques. Le fils du commandant notamment, beaucoup trop prétentieux. Dans le genre illuminé paumé, Gaïus Baltar pourrait me plaire. Pour le moment, le "fantôme" de Numéro Six qui le suit partout me gène un peu. Par contre, Billy, l'assistant de Roslin me plaît bien. Je l'aurai bien vu interprété par Adam Brody d'ailleurs. Je dis ça comme ça. Puis Seth était fan de la série si je me souviens bien ^^

   Ce qui m'a le plus séduit, c'est ce sentiment d'assister à quelque chose de grand, de réfléchi (je me trompe peut-être sur ce point) et d'intelligent. Déjà dans le pilote, certains thèmes, spirituels notamment, sont évoqués. On sent que la série a des choses à dire, au-delà simplement de l'action et des rebondissements. On sent aussi que les relations amoureuses ("il faut commencer à faire des bébés") seront au premier plan. L'émotion devrait donc être au rendez-vous. Elle est déjà effleurée dans cet épisode à travers cette relation distante et pudique entre le commandant et son fils. A la fin de ces 3 heures, et le cliffhanger a forcément aidé, je n'avais qu'une envie : me jeter sur la suite ! Voilà, j'ai fais le premier pas et je ne le regrette pas. Battlestar Galactica m'a pris aux tripes. J'espère que la suite me plaira.